• Accueil
  • > FEMMES
  • > Les femmes et l’homme: le pluriel et le singulier

Les femmes et l’homme: le pluriel et le singulier

Posté par nofim le 18 février 2014

 

La fascination des femmes pour le support papier

Par  Jacques  Halbronn

 

Poursuivant nos recherches de redéfinition du masculin et du féminin, nous apportons de nouveaux critères de distinction qui devraient mettre à mal le discours ambiant dominant sur le fait que nous serions tous un mélange des deux sexes, ce qui sous-tend l’idée répandue d’un certain androgynat qui nous semble totalement mythique et  dont l’émergence est actuellement ressassée en boucle, ce qui ne suffit pas à en faire une vérité.

Il est vrai qu’il est aisé de disserter sur le mélange de l’animus et l’anima quand on n’a pas pris la peine de commencer par définir ce qu’on entendait par là, en s’appuyant sur quelques clichés qui du fait même qu’ils sont censés être dépassés n’ont pas à être précisés. On est là aux antipodes d’une démarche scientifique et l’on reste ainsi prisonnier d’une sémantique séculaire. Autrement dit, on recourt à une tactique assez courante consistant non pas à définir un objet mais à contester ce qui est dit de cet objet. Une fois que l’on a dit que tel objet n’était pas ceci ou cela,  on peut ainsi aller de l’avant sans autre forme de procès ! Or, la vraie recherche ne se réduit certainement pas à une telle démarche expéditive de dénonciation des erreurs. On est dans la critique négative mais on fait l’impasse sur la critique positive. Tout se passe comme si l’on se contentait de neutraliser l’objet étudié pour pouvoir en  dire et en faire ce qu’on veut.

Nous nous attacherons ici au rapport des femmes au support écrit (dans une perspective évidemment comparative) et nous nous intéresserons notamment à la résistance du papier face à Internet, depuis le début du présent siècle. On note, en effet,  une résistance qui n’avait probablement pas été prévue du secteur papier face à l’édition « en ligne » qui reste sous certains angles et critères assez marginale puisque les éditeurs papiers et les journaux papier (notamment les « gratuits ») continuent à prospérer et que cela n’est pas prêt de finir en dépit des enjeux écologiques dus au gaspillage du papier aux dépends de la « nature », sans parler des déchets occasionnés. Pourquoi un média aussi propre que le « on line » ne l’a pas totalement emporté, à l’heure du smartphone pour tous. ?..

Notre explication- rarement proposée par d’autres – est la suivante : les femmes –en tant que récepteurs mais non en tant qu’émetteurs – (et la nuance est d’importance) préfèrent le papier à tout ce qui est oral ou éphémère, mouvant. En revanche, elles échangent l’écrit  qu’elles empruntent contre de l’oral, ce qui correspond à un processus de transformation assez comparable à ce qui se passe avec la circulation sanguine, au niveau physiologique. Quand nous disons d’ailleurs les  femmes, nous employons ici sciemment un pluriel car cela ne fait guère sens d’être une femme au singulier  alors qu’au contraire, en face il y a de fortes individualités masculines qui sous-tendent le leadership masculin sur tant de domaines, depuis des siècles. Derrière les femmes, cherchez l’homme et en cela notre Humanité  comporte une minorité dominante  et une majorité activée par la dite minorité et ce sur tous les plans (création et procréation)

Or pour qu’une minorité/élite domine, il faut qu’elle jouisse d’une certaine forme d’ubiquité que l’écrit lui permet avec notamment l’invention de l’imprimerie, mais bien avant sous des formes plus frustres. L’écrit est un instrument de pouvoir déterminant sur les femmes.  Une femme qui ne sait pas lire échappe peu ou prou à ce joug masculin et il est remarquable que les femmes d’aujourd’hui ne l’aient pas compris, ce qui montre qu’elles se connaissent bien mal. L’écrit est leur chaîne mais c’est aussi le canal par lequel elles captent les énergies dont elles ont besoin de la part des hommes. D’où l’importance persistante de l’écrit en ce début de XXIe siècle et ce en dépit des réserves que nous avons signalées plus haut.

On peut dire que les femmes sont des plagiaires  qui d’instinct s’emparent de ce que les hommes produisent. Elle « volent » de façon compulsive ce qui passe par l’écrit ou l’inscrit, le  gravé sur quelque support palpable et surtout figé, c’est dans leur nature, elles s’en nourrissent. Et les hommes sont voués, de leur côté, à produire de l’écrit mais c’est de moins en moins vrai depuis quelque temps et cela fait problème pour les femmes face au Web. Certes, on peut faire du copié-collé à partir d’un écrit sur Internet mais  ce qui est sur Internet n’est jamais totalement figé, cela peut se renouveler ou carrément disparaitre (au niveau de la matrice, du master, du magister, du maître, du pattern, du patron (pater), ce n’est pas un support stable mais bien vivant  alors que le support papier est mort ne bouge plus. Nous dirons que la mort rassure les femmes au sens de ce sur quoi l’homme ne peut plus rien. L’écrit est comme un testament. La femme qui lit un texte est comme un notaire qui lirait les dernières volontés d’un décédé, elle se pose en héritière, elle est dans une logique de succession, de celle qui vient, arrive après (la bataille).

C’est l’homme qui tue le vivant et les femmes qui redonnent vie  à ce qui est inanimé. Pour qu’il y ait renaissance, revival, il faut qu’il y ait mort – telle est la loi cyclique que l’on retrouve avec les saisons. On dira que l’homme tue les animaux  qu’il chasse, il prend les fruits des arbres – et ce faisant leur ôte vie et les apporte à la femme qui va leur donner une seconde vie, en quelque sorte. Là aussi il y a cyclicité avec le passage de la vie à la mort et de la mort à la vie. L’homme transmute le vivant en mort pour que les femmes puissent en faire usage. En linguistique, on appelle cette opération le passage du signifiant au signifié et du signifié au signifiant. Le signifiant est le signifié mort et les femmes transforment le signifiant en signifié. A partir d’un même signifiant peuvent sortir un grand nombre- illimité- de signifiés  et c’est cette multiplicité des versions (conversions) qui est le domaine des femmes, ne serait-ce que sur le plan sexuel (polygamie. Il ne peut y  avoir de polyandrie car une femme ne peut porter qu’un enfant à la fois et cela lui prend près d’un an. Le signifiant  se prête bien plus à l’écrit que le signifié mais l’homme sait revenir au signifiant à partir de la diversité des signifiés issus d’un même signifiant d’une même source.

On aura compris qu’à l’instar d’une machine, les femmes ont besoin d’une stimulation très épurée, très travaillée, servie clefs en mains, sur un plateau  tandis que les hommes se débrouillent avec des données éparses, confuses, sauvages. En ce sens, comment les femmes ne dépendraient-elles pas, directement ou indirectement, des hommes ou d’un homme, d’un Gourou qui les active (cf. notre entretien avec Marc Cohen, Parapsy 2014) ? Il faut donc que les hommes purifient le produit brut  tout comme le fait l’appareil digestif en faisant passer l’aliment par tout un alambic, avec des traitements successifs et rigoureux. Mais cette réduction alchimique s’opère dans le cerveau de l’Homme et non dans celui des femmes. Les femmes qui s’essaient à l’écriture ne parviennent pas aux mêmes résultats et ne réussissent guère à  transmuter le matériau initial pour le rendre recyclable, d’où les limites de leur influence par ce biais, au prisme de la postérité  La production féminine n’active pas, ne féconde pas. Elle est un cul de sac.

Il est donc vital pour les femmes que continuent à paraitre des livres-papier car  elles ne sont  en contact avec la réalité que par le truchement de l’écrit, du signe visuel, du code. Ne serait-ce que par le plaisir qu’elles ont à lire un texte à voix haute, en lui donnant une valeur ajoutée de ce fait, même si celle-ci est assez dérisoire et relative au nombre d’utilisateurs du dit texte. En ce sens, la femme est l’ennemie de la femme car elle lui rappelle à quel point  le pouvoir masculin  se diffuse auprès des femmes et pas d’une seule. Car si l’homme ne transmettait qu’à une seule femme, cela ne ferait pas sens. Les femmes par rapport  au message masculin doivent être nombreuses et c’est d’ailleuurs par le nombre qu’elles  existent réellement par rapport à lui et le prolongent et le complètent. L’homme face aux femmes c’est 1 x n. Le rapport homme-femme sur une base 1/1  est absurde et si un homme en reste là, il se disqualifie et  signe son échec personnel. En ce sens, le couple est le refuge d’entreprises avortées de la part d’un homme qui n’a pas su assurer sa singularité. Paradoxalement, on l’a dit, plus un homme est singulier, plus il en  appelle à la pluralité.

Dans de précédents textes, nous avons  prôné l’exportation de la production masculine par-delà les frontières (par le jeu des traductions par exemple). Il est donc faux de limiter la population féminine d’un pays à ses frontières. Si l’on prend le cas des Etats Unis, il est clair que l’impact des créateurs américain ne se limite pas aux USA. Méfions-nous donc de ce que nous disent les démographes qui ne prennent pas en compte les enjeux extérieurs. Cette erreur est d’ailleurs  fort répandue. Si l’on prend le cas des langues, on ne saurait les compartimenter à une sphère de locuteurs partageant exactement et exclusivement une même langue. On doit tenir compte aussi des locuteurs « étrangers » de la dite langue mais aussi de la proportion de mots de la dite langue au sein de langues « étrangères ». C’est ainsi que la langue française nous apparait comme une langue « masculine » qui aura activé autour d’elles bien des langues « féminines » en exportant ses «mots », quand bien même ceux-ci seraient prononcés, interprétés, conjugués différemment (cas des « faux amis »)  Ces langues féminines peuvent d’ailleurs véhiculer par elles-mêmes cette langue « maîtresse » comme le fait l’anglais pour le français.

L’exemple de la musique est emblématique : quelques compositeurs activent des milliers d’interprètes avec leurs partitions qui sont le résultat d’un travail de formalisation à partir d’un matériau brut. En ce sens, l’homme est une interface entre les femmes et la réalité (non verbale). Sans l’homme, sous sa forme accomplie, les femmes sont comme débranchées  et le spectre d’une grève générale des hommes serait une épreuve de vérité surtout si les hommes cessent d’entretenir des relations exclusives avec l’une ou l’autre, ce qui les place en position de vulnérabilité, ce qui n’est pas de mis en ce siècle de mise au point du  rapport entre les sexes  pour le Troisième Millénaire.

 

JHB

18  02  14

.

 

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs