Les aléas de la vulgarisation des arts divinatoires

Posté par nofim le 19 février 2014

 

L’autonomisation du public  dans le cas des arts divinatoires (astrologie incluse)

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Notre enquête vidéo à Parapsy  2014  nous aura permis de prendre pleinement  conscience de la question de la divulgation auprès du public des arts divinatoires, non pas tant au niveau de la consultation auprès d’un praticien que dans ce qu’on peut appeler l’auto-consultation. Nous avons été directement concernée par ce dossier avec notre Astrocyclon et notre enquête nous aura donc conduit à réfléchir à notre propre stratégie de communication.

Au cours de notre reportage (cf. sur You Tube et sur Futur Video), nous avons  interviewé des personnes qui avaient mis au point des produits que tout un chacun était censé pouvoir utiliser, de façon autonome, notamment par le biais de cartes, de « tarots » de toutes sortes. La mise en cartes des savoirs divinatoires est présentement à la mode. En principe, cela signifie que les gens peuvent  à loisir « jouer » à se tirer les cartes. Ceux qui lancent de tels produits espèrent que leurs jeux se vendront bien même si cela se fait aux dépens des praticiens patentés. C’est en quelque sorte du commerce en gros et non de détail. C’est le Tarot pour tout le monde, l’astrologie pour tout le monde etc. Et l’informatique facilité également une telle vulgarisation en numérologie et en astrologie ne serait-ce qu’au niveau des calculs. On notera d’ailleurs une baisse sensible de la scolarisation notamment dans le domaine des écoles d’astrologie, depuis une vingtaine d’années, qui est due à la facilitation de l’accès à l’astrologie. On n’a plus besoin de savoir dresser un thème, avec les outils de travail traditionnels (éphémérides, tables de maisons, régimes horaires cf. notre entretien avec Michèle Darles, You Tube). En bref, il devrait y avoir de plus en plus de gens en France équipés, formés pour consulter sur soi-même mais aussi, par-dessus le marché, sur autrui, à titre amateur voire professionnel (commercial).

Que penser d’une telle situation et d’une telle évolution ? Nous commencerons par nous demander si un tel processus est si récent que cela. Le cas du Tarot, précisément, nous semble typique d’une entreprise fort ancienne de vulgarisation, du recours au tirage de cartes pour  recourir au bénéfice  (dans tous les sens du terme) de la divination et il est donc normal que cela soit toujours le procédé préféré/ La « cartomancie » est la voie royale de la vulgarisation d’un ésotérisme appliqué. (cf. nos entretiens avec Angelo Lauria, sur You Tube)

Nous donnerons une réponse de Normand (pas de Lenormand !) à cette question. Tantôt c’est bon, tantôt cela ne  l’est pas tant que ça ! Autrement dit, c’est cyclique. Il y a un temps où il vaut mieux qu’une même personne s’occupe du plus grand nombre en agissant sur les foules (on pense à Saï Baba, en Inde, que nous avions suivi en 1976) et un temps où cela n’est plus possible et où l’on peut être amené à mettre la parole par écrit, sous forme de cartes, de livres, comme ce fut le cas pour Socrate, Jésus ou au siècle dernier pour Aïvanhov (Fraternité Blanche) et tant d’autres.

Pour nous,  une telle translation fait problème car elle correspond à une certaine forme de cristallisation et de desséchement. Car pour transmettre, il faut que les choses se refroidissent et donc  perdent de leur vitalité. Bien plus, on peut penser que sans certaines facultés médiumniques ces cartes (y compris la « carte du ciel » des astrologues) ne se suffisent pas à elles-mêmes, contrairement à ce que peuvent vouloir prétendre les vendeurs. Le problème, c’est que bien des praticiens ne sont pas dés médiums et utilisent ces « jeux » au premier degré avec des résultats mitigés.

Dans le cas de notre Astrocyclon, nous pensons toutefois, qu’il en est autrement du fait même que l’on ne se situe pas dans une démarche divinatoire,  c’est-à-dire individuelle. Car pour nous toute demande par trop personnelle appelle le divinatoire. Or l’astrocyclon n’est pas un outil d’investigation individuelle mais collective, voire universelle, au même titre que la physiologie (par opposition à la psychologie).  Un savoir pour tout  le monde doit selon nous être le même pour tout le monde comme un cours sur l’anatomie. Chacun doit se reconnaitre autour d’un seul et même exposé.

En conclusion, nous dirons –comme d’ailleurs les praticiens le reconnaissent fréquemment- que  ceux-ci ne se sentent pas toujours aussi inspirés et doivent se servir de « supports » lors d’un passage à vide. Toute la question est de savoir si ces « cartes » ont en soi un quelconque intérêt quand on les mélange et les distribue dans un ordre aléatoire  au lieu d’en respecter la structure séquentielle de base qui a une portée universelle. Pour nous, un savoir mis en cartes  est suspect car il  éparpille sa part de sagesse (sapience). Nous sommes en faveur, en tout état de cause de ce que l’on pourrait appeler un tirage séquentiel. On tire un fil et le reste suit. Il n’y a donc qu’une seule carte à tirer puisque les autres cartes s’enchainent  selon un ordre établi et qui reste inchangé (cf. nos textes sur la séquentialité).

 

 

 

 

 

JHB

19 02 14

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