Les femmes entre la vie et la mort : le veuvage.

Posté par nofim le 22 février 2014

Les femmes et le veuvage

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Pour exprimer crument la relation qu’entretiennent les femmes avec les hommes, à notre sens, nous dirons que le veuvage reste une clef  déterminante de leur condition et chacun sait que le nombre de veuves dépasse de très loin celui des veufs. Cela tient d’ailleurs au fait que les femmes épousent  fréquemment des hommes plus âgés qu’elles. Mais nous pensons que les femmes ont vocation à succéder à leurs maris et plus généralement à leurs gourous.

Ceux qui nous lisent régulièrement savent que  les hommes tendent à passer le relais aux femmes par le biais de l’écrit qui est quelque chose qui  est mort. Ce passage de l’oral (ce qui est sur la bouche, en hébreu) à l’écrit (en arabe Mektoub) est bien connu dans l’histoire du Talmud.

Un homme qui meurt ou qui disparait en laissant derrière lui une œuvre – sous une forme ou sous une autre (une entreprise, une  doctrine, de la musique, que sais-je ?) comble sa femme (on pense aux régentes en France de, Catherine de Médicis à Marie de Médicis jusqu’à Anne d’Autriche) et plus généralement des femmes car pour nous le passage de l’homme à la femme est celui du singulier au pluriel. Ce qui fait la force des femmes, c’est leur nombre, leur capacité collective à multiplier, à diffuser. Une femme seule ne fait pas  vraiment le poids. C’est un luxe qu’elle ne peut guère se permettre, à bien des titres.

La veuve, celle dont l’époux a disparu – après avoir laissé quelque chose derrière lui (cela peut aussi être un enfant en cas de divorce) aura du pain sur la planche.

Comme nous l’avons écrit dans d’autres textes, les femmes ont vocation à redonner vie à ce qui est mort et c’est pourquoi ce qui vit ne les intéresse pas car elles se sentiraient inutiles. Inversement, l’homme préfère la vie à la mort et c’est pourquoi il préféré apprendre par lui-même, en autodidacte, en tâtonnant plutôt que de se limiter à un savoir livresque qui constitue la nourriture principale des femmes. Une femme qui ne sait pas lire est comme une machine qui  ne peut se brancher, qui ne peut se programmer. D’ailleurs, l’on parle d’un « lecteur » de cassettes, de disquettes, de CD.

Il y a dans cette démarche de reviviscence, de résurrection, comme  une forme d’imposture, de faux semblant car ce n’est pas seulement l’œuvre que l’on ressuscite mais  le mort qui semble toujours  vivant, qui se remet à parler, à agir, comme si de rien n’était. Ainsi, une femme qui lit à voix haute un poème fait revivre à travers le texte qu’elle s’incorpore son auteur. Elle a réussi ce tour de force de vaincre la mort, de la narguer, de la bafouer par le biais d’un écrit ainsi réactivé.

Mais ce texte  ainsi revit  n’en reste pas moins figer dans sa forme car la femme ne saurait  le modifier de peur de  perdre au change. Elle est dans le mot à mot, le mot pour mot. Ce texte qui revit n’en a pas moins l’air d’un zombie, d’un mort vivant. Les hommes qui laissent derrière eux des textes, des partitions etc.  Sont d’ailleurs souvent complices d’un tel subterfuge qui leur garantit, leur assure une sorte d’immortalité. On sait qu’un homme est souvent « reconnu » après sa mort car une fois qu’il est mort, il ne peut plus rien changer à son œuvre, elle ne bougera plus ou du moins elle ne bougera que selon les conditions qu’on lui imposera, au  niveau du commentaire (le signifié), de l’esprit plutôt que de la lettre (signifiant).

On aura compris que l’homme est celui qui tue et la femme celle qui fait revivre mais il ne tue que pour plaire à la femme. Par tuer nous entendons ici  une  expression dépouillée, abstraite, voire se réduisant à une formule, à un schéma.  L’homme ne songe qu’à percevoir la cohérence, l’unité derrière le désordre et la diversité des apparences (Maya). Pour prendre un exemple trivial : on pense à un homme qui ferait de l’argent pour que la femme le dépense et transforme les billets de banque en toutes sortes de parures plus affriolantes.

Nous sommes fascinés  par l’entrain dont font preuve les femmes à « mettre le ton », à lire un texte dont elles ne sont  pas l’auteur avec « vivacité » essayant de donner le change dans l’espoir – (assez vain) que l’on ne se doutera pas qu’elles ne font que lire. (Prompteur). Celui qui ne sait pas faire la différence entre un texte qui est lu et une expression « vivante » est  un grand naïf que l’on peut  faire prendre des vessies pour des lanternes.

En ce sens, il est vrai que les auteurs d’un texte n’en seront pas les meilleurs interprètes car ils ne seront pas tentés de forcer le trait  pour redonner vie à un texte mort car pour eux ils ne le voient pas sous cet angle ;  Toute lecture par trop « animée » trahit ses origines à la façon dont un plat sera d’autant plus pimenté qu’il sera fade à la base. Si l’on prend le cas de la semoule (pour le couscous), on a là un matériau « mort » – (issu de céréales) que l’on aura ranimé avec de l’’eau chaude et agrémenté de diverses additions qu’U lui donneront du « goût ».  Tout ce qui ne peut se gâter – (comme un fruit, une viande qui ont une date de péremption) est mort. Mais ce qui est vivant n’a pas besoin de tels expédients, de tels subterfuges.

Résumons-nous au regard de nos travaux sur la cyclicité (Astrocyclon) qui fait alterner la vie et la mort inévitablement. Il y a nécessairement une phase de vie, de mouvement, d’évolution qui est suivie par une forme de mort. Mais vient ensuite une phase de renaissance qui tente de redonner une illusion de vie à ce qui est mort (la Danse des Morts) et qui est comme une caricature assez grossière de la vie. On pense à ces personnes qui se maquillent outrageusement pour masquer leur déchéance, leur pâleur  (cf  Mort à Venise). Tout sonne  faux dans cette « mascarade » . Reconnaissons que de tels procédés ne sauraient être que des pis-aller en temps de pénurie, comme l’Hiver succédant à l’Eté. On est alors dans le réchauffé, dans une vie après la mort mais qui n’en est pas moins artificielle. Mais que faire d’autre quand la source se tarit, il  faut bien que le spectacle continue en attendant  que le printemps revienne, c’est-à-dire le masculin,  le féminin étant plutôt automnal. On y tue le cochon pour que l’on puisse manger lors de la mauvaise saison des salaisons ; Mais l’on sait que l’enfer est pavé de bonnes intentions et  le problème des femmes, c’est qu’au bout du compte, elles rêvent d’un monde qui se limiterait à refaire vivre le passé et d’où les vrais hommes auraient définitivement disparu. Elles s’en accommoderaient fort bien, croyons-nous car les recettes, toutes plus ingénieuses les unes que les autres, ne manquent pas pour accommoder les restes. Cette cyclicité n’est-elle pas en effet infernale qui fait ressortir cruellement le caractère factice de cette pseudo vie que les femmes parviennent à donner, faute de mieux à ce que les hommes ont laissé derrière eux.  .Vade retro Satanas !

 

 

 

 

JHB

22. 02  14

 

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