Apologie du protectionnisme individuel et collectif

Posté par nofim le 27 février 2014

 

 

 

 

 

Pour un protectionnisme innovateur

Par Jacques  Halbronn

 

Il y a une alternative à une société où chacun aurait besoin de l’autre, qu’il s’agisse des individus ou des Etats. Est-ce là une apologie du protectionnisme ? On pense au développement de la betterave à sucre sous le Premier Empire du fait de la difficulté de recevoir le sucre des Antilles. (Canne à sucre).  Entendons par là qu’en renonçant à importer, on peut trouver en soi, sur son propre « territoire » ce dont nous avons besoin et c’est en cela une  puissante incitation à la recherche, au développement au progrès. Si chacun puisait dans ses propres ressources tant humaines que matérielles  ne serait-ce pas préférable ? On sait que les exportations ont ruiné certains pays du fait de la concurrence et les importations posent des problèmes comparables. Cela vaut autant pour chacun de nous que pour chaque entité territoriale, chaque ville notamment. Au lieu de puiser dans ses ressources propres, dans celles de son entourage on préfère consommer des produits qui viennent d’ailleurs.

On nous demandera : que serait une société où chacun vivrait en autarcie et se contenterait de ce qu’il a, de ce qui émane de lui  ou en tout cas de ce qui émane de son groupe, de son environnement ?

Il s’agit de ne pas vivre au-dessus de ses moyens mais surtout d’augmenter ses moyens non pas tant en vue de l’exportation mais de la consommation intérieure et personnelle en évacuant les dépendances à l’importation.  La détection des ressources humaines et autres et prioritaire. La France a développé l’atome pour être indépendante au niveau énergétique. Il y a ainsi des défis à relever. Il faut cesser d’importer un produit sous prétexte qu’il revient moins cher que s’il est réalisé sur place.  Mais encore faut-il savoir si ce produit est absolument nécessaire ou s’il est lié à des habitudes  qui pourraient être revues  et  corrigées. On pense ainsi aux transports en commun préférables aux véhicules individuels, qui correspondent à un besoin artificiel. Certains pays comme Israël sont sous-développés au niveau de leur réseau ferroviaire. Au niveau alimentaire, les habitudes peuvent aussi singulièrement être repensées

L’idée est de privilégier une approche verticale par rapport à une approche horizontale, c’est-à-dire approfondir ce quel l’on a et ce que l’on est plutôt que de faire appel à des apports extérieurs, ce qui correspond à une forme d’aliénation.

On connait l’argument des anti-protectionnisme (cf. Philippe Simonnot  L’Erreur économique.   Denoël  2004  pp 215 -216) autour du « double exemple (…) du chirurgien  et de la secrétaire ou du champion de foot  et du jardinier (..) Même si le chirurgien  a un avantage absolu sur sa secrétaire dans la frappe de son courrier et le champion de foot sur son  jardinier, ils ont l’un et l’autre  inrtéret à se consacrer à leur métier où ils gagnent  beaucoup d’argent. C’est le principe  même de la division du  travail  transposée  au niveau de n’importe quel  groupe humain : villes, régions ;  nations. Donc tout pays  a vocation à échanger avec le reste du monde »

On se doute que nous ne souscrivons pas à un tel type de raisonnment malthusien qui part du princope que nous somms tous cloisonnés et « complémentaires ». Pour nous,  une telle  présentation des choses est un leurre. Nous spmmes ce que nous devnons et non pas l’inverse.  Nous avons le devoir d’accéder à une certaine universalité  par nos propres moyens et non pas en trichant. Se faire aider par autrii ne sera jamais qu’un pis aller avec la bonne conscience de poivoir donner un emploi à autrui.  Un tel échange de « bons procédés » ne méne à rien sinon à un appaucrissemment de la valeur individuelle. On entre là dans un cercle vicieux qui nous faiy penser à une personne qui achéte un produit sans goût et qui compense par l’ajour d’ingrédients de toutes sortes au lieu de rechecher un produit de meilleure qualité. C’est une prime à la médiocrité.   On connait les dégâts causés par des exportations à vil prix sur l’économie de certains pays (notamment en Afrique)

Au plus haut niveau,  toute limitation est facheuse. Un présdent de la République ne peut faire l’impasse sur aucun domaine de son gouvernement. Toute délégation entraine une complication de la communication, des résistances, des dépendances. A nous de trouver dans chacun de nos actes une plénitude et un enseignement, sans avoir à passer par autrui ? Qui peut le plus, peut le moins ? La tendance au  cloisonnement, nous l’avons souligné à maintes reprises, est  typiquement féminine, ce qui l’apparente au fonctionnement d’une machine qui émet beaucoup mais capte de façon très schématique.  On pense à ces gens qui arrivent à monologuer dans une langue étrangère mais qui ne comprennent rien à ce qu’on leur dit dans cette langue. Quand il y   a un tel décalage entre ce qui est émis et ce qui est capté, on sort de la nature humaine pour basculer dans le monde des machines.

On aura compris que nous sommes opposés à l’emprunt, à l’endettement, au mimétisme qui démobilise. A chacun d’explorer ses propres ressources intérieures et à s’organiser par rapport à celles-ci. Il vaut mieux apprendre à chanter que d’acheter des disques, à composer qu’à interpréter  Que chacun cultive son jardin et apprenne à en vivre! Il doit en être de même d’une ville, d’une région, d’un Etat, ce qui permet de développer les spécificités et les spécialités dans les matériaux de construction par exemple  C’est cela la biodiversité.  Paradoxalement, à force d’approfondir la verticalité, on améliore l’horizontalité car « les grands esprits se rencontrent ». Nous croyons à l’universalité et c’est pour cela que nous ne craignons pas la diversité qui ne saurait être qu’une apparence, un passage vers l’unité.

Renoncer à faire appel à autrui tant pour une personne que pour un pays, c’est encourager l’exploration de nos propres ressources, ce qui est loin d’être le cas en ces périodes de mondialisation.  Comme tous ces films en version doublée qui passent à la télévision et encore, la France n’est pas la moins bien placée en termes de production nationale. Le protectionnisme  bien assumé favorise incontestablement l’innovation et ne fait sens que par l’innovation que cela induit..

 

 

 

 

JHB

27 02  14

 

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