La divination au service du coaching

Posté par nofim le 28 février 2014

 

Du coaching divinatoire

Par  Jacques  Halbronn

 

De  récents reportages sur des voyants et leurs clients (cf. notre vidéo sur La  Monade, sur You Tube) nous ont permis d’avancer  au sujet des motivations des personnes qui vont consulter et celles qui accueillent leurs demande, ce qui nous a permis, pensons-nous, de mieux cerner ce que l’on peut qualifier de coaching divinatoire, qui est un coaching assez « hard » qui comporte une certaine pression sur le client/patient sinon un certain « forcing »…A qui s’adresse ce type de « suivi » et qu’est-ce plus généralement qu’un coach ?  Nous dirons que le coach est celui qui aide à faire arriver les choses que la personne qui va le consulter a en projet. Si par exemple, une femme souhaite quitter son mari, le coach « doit » l’aider à y parvenir et ce par tous les moyens. Le coach fait en sorte  que « ça » arrive.

Maintenant, le coaching « divinatoire » va être amené à « voir » la personne dans la situation qu’elle souhaite obtenir, atteindre comme si c’était déjà fait et en laissant entendre que c’était écrit et programmé. Ce qui est d’autant plus percutant si l’astrologue sort son support d’un ordinateur,  à savoir une carte du ciel dressée pour une date donnée. Le doute dès lors n’est  évidemment plus permis et donc cela ne peut qu’inciter le client à aller de l’avant. Si l’on (se) fixe une date limite, cela focalise encore plus le client sur le but à atteindre et que le coach et son client se sont fixé.  Du côté du coach, ce qu’il annonce, ce qu’il prépare a toutes les chances de se produire puisqu’il conditionne son client dans la réalisation d’un certain objectif. On demande simplement au client de faire preuve d’un peu de patience pour que cela «se fasse ». On est dans une dynamique de self fulfiling prophecy, c’est-à-dire qu’il y a un effet d’annonce et cela facilite la réalisation de la prophétie. Qu’est ce qui pourrait résister à une telle poussée ?

La différence entre l’astrologie et la psychologie d’une part et les divers « arts divinatoires » tient au fait que l’astrologie et la psychologie tiennent un discours général sur le monde avant d’aborder un cas particulier tandis que les arts divinatoires ne connaissent que des cas particuliers. Cela présente l’avantage de canaliser quelque peu les désirs des clients. Il y a des garde-fous qui n’existent pas dans les arts divinatoires où le client est « roi ». En astrologie et en psychologie, le client ne l’est pas. Il doit respecter des normes et c’est encore plus vrai en médecine et le praticien représente un certain Surmoi, au nom de sa « science » et c’est dans le « carcan », le respect de la dite science que le client pourra songer à  avancer dans son projet….On est là dans une approche statistique. L’astrologue, nous dit où l’on en est, à dans un processus de temps en cours mais aussi dans un processus d’espace qui est notre appartenance au sexe masculin et féminin, non pas en tant qu’individu unique en son « genre ». On sera surpris  de nous voir associe le sexe aux astres mais nous avons montré que les astres agissaient sur nous par le truchement de cette dualité du masculin et du féminin. Le destin astral d’une femme n’est pas identique à celui d’un homme. Cela dit, nous sommes bien conscients qu’il est des formes d’astrologie ayant des prétentions plus fortement individuelles mais elles ne peuvent néanmoins pas faire l’économie d’un certain nombre de généralités qui sont d’ailleurs traitées dans les cours d’astrologie.

En ce sens, nous dirons que l’emprise de l’astrologue sur son client sera plus faible que celle du voyant car il ne traitera le cas de son client que par le biais d’un discours sur ‘Humanité toute entière, c qui nous fait parler d’une astrophysiologie plutôt que d’une astropsychologie. L’astrologie ne nous dit pas tant quand nous obtiendrons ce que nous voulons que de vouloir c que nous pouvons raisonnablement  obtenir, au vu des circonstances. Au mieux, elle  nous dira par où on devra passer avant d’en arriver là  où l’on veut en arriver, tout en respectant une certaine séquence de temps, illustrée par   des séries  de symboles plus ou moins parlants, dont le Tarot est issu (cf. les « roues »  regroupant signes, planètes, maisons et  saisons  sous la forme de douze « tableaux », sur une base iconographique). Le

Problème du coaching divinatoire c’est qu’il n’a guère de garde fous scientifiques, il n’a que la « vérité » du praticien et le désir plus  ou moins fantasmatique de son client. Si en plus le voyant, par transmission de pensée (télépathie), « donne » les prénoms des personnes visées, alors le doute n’est plus permis, c’est bien de ces personnes qu’il s’agit pour accomplir son destin. En tout état  de cause, le voyant lui aussi fonctionne sur des généralités de son cru qui sont dues à sa propre expérience de la vie  à l’état brut. Ses clients sont un peu comme des enfants qu’il façonne à sa guise et à son image.

Ce qui nous frappe quand nous discutons avec  des personnes qui n’ont pas de formation astrologique ; ce sont des propos du type « cela ne va pas changer «.  Le client est lui-même prisonnier d’un certain discours qu’il ressasse sans prendre la mesure du changement qui se produit autour de lui. Il  a été déclenché à un instant T par tel ou tel « signal » (stimulus) et il  s’est installé une fois pour toutes dans une certaine posture au lieu de relativiser, de resituer dans le contexte, dans l’interaction du moment les choses. Le grand problème des pratiques divinatoires c’est que, paradoxalement, elles figent. Elles partent d’une situation donnée et extrapolent à partir de là alors que cette situation peut singulièrement varier au fil du temps. Que l’on se méfie des demandes des clients (et surtout des clientes), par trop marquées par l’émission et pas asssez par la réception.

 

 

 

JHB

28.02 14

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