L’astrologie et la prise en compte des changements

Posté par nofim le 28 février 2014

 

L’Astrologie comme science du changement

Par  Jacques  Halbronn

 

Le grand apport de l’Astrologie en ce début de Troisiéme millénaire est dans le domaine du changement, ce dont les astrologues eux-mêmes- aussi paradoxal que cela puisse sembler(ne semblent guère être conscients au regard de leur politique de communication qui est totalement à revoir.

Il est évident que l’idée même de prévision est fonction de celle de changement. S’il n’y avait point changement, à quoi servirait de prévoir puisqu’aucun élément nouveau n’interviendrait ? C’est dire qu’Ube astrologie qui ne prévoit pas fait fausse route, une astrologie qui ne situe pas les évènements d’une vie dans le temps est à côté de ses pompes (cf. Didier Geslain et son étude des chanteurs ou Stéphane Rieux , sur les criminels).

A quoi tint cette tendance de plus en plus marquée chez les astrologues (on pense notamment aux réunions de l’association Source, à  Paris, on pense aux diatribes d’Alain de Chivré (IEA, FDAF) contre la prévision astrologique), à faire l’impasse sur la succession des configurations au cours de la vie comme si ce qui se trouvait dans le thème natal suffisait pour cerner une carrière ? Quelle incurie !

Certains astrologues croient que notre psychisme est constant. Or, la constance et le changement ne font pas bon ménage, à ce qu’il nous semble. Nous avons aussi noté plus généralement que les voyants n’avaient pas intégré l’idée que les gens puissent changer  et c’est là que l’absence de l’astrologie dans le champ divinatoire apparait manifeste et choquante. (cf infra)

Cette tendance à figer les choses est typique du syndrome d’hyper-émission. Dans d’autres textes, nous avons  signalé cette tendance à émettre de façon figée et répétitive que l’on pouvait observer au niveau des machines (on pense notamment à tous les appareils émetteurs comme un lecteur de CD) mais aussi des êtres humains. Cette tendance nous apparait comme particulièrement avérée chez les femmes et en serait en fait un trait distinctif. On distinguera entre émission et transmission. Transmettre n’est pas émettre mais donner à autrui les moyens d’émettre. Si je rédige un texte qui sera lu par quelqu’un d’autre, je suis dans la transmission et cette autre personne sera dans l’émission. On peut transférer un document sans passer au stade de l’émission qui sera avant tout orale, vocale alors que la transmission est avant tout écrite, imprimée. Je peux envoyer en morse un message  qui sera « reçu » sous la forme d’un code et seulement lu en fin de parcours.

Alors que la réception exige une attention  de chaque instant à ce qui se passe autour de soi, l’émission implique simplement de s’en tenir à ce qu’on a à émettre en faisant le moins de fautes possibles par rapport au texte de référence. La notion de ‘faute » ne se situe nullement au même niveau dans les deux cas. D’un côté, je dois capter une réalité vivante, susceptible de relever de plusieurs « grilles de lecture », de l’autre, un matériau figé, « mort », « éteint » que je fois ranimer, faire revivre en quelque sorte. La transmission passe du vivant au mort et l’émission du mort au vivant.

Ainsi, celui qui est surtout dans l’émission  n’a pas à être à l’écoute mais a besoin qu’on soit à l’écoute de ce qu’il « lit » à voix haute comme un haut parleur répétant cent fois le même message même quand il n’y a personne pour l’entendre.. Cela conduit à supposer que tout est figé dans sa forme et que l’émetteur ne peut que  servir à faire  entendre une « voix » laquelle exprime comme une sorte de vérité définitive et immuable. Car suppose que le monde bouge, remettrait en question la pertinence du message et exigerait un travail d’ajustement à ce qui se  passe autour de lui dont l’émetteur sait qu’il est incapable sauf si  une nouvelle transmission intervient sous une forme « morte » à la façon d’un nouveau CD. Ce type d’émetteur est fonction de ce qu’on y met et non de ce qui se passe autour de lui. Dans le meilleur des cas, il ne réagira qu’à des signaux très limités, à certains mots mais pas à des situations complexes et non formalisés par le langage. Il est clair que si j’appuie sur la touche « off » d’un appareil, il captera le message d’arrêt mais cela n’ira pas plus loin et il est impératif que l’on communique avec l’émetteur dans la langue ou les langages qu’il pratique, qu’il est programmé à reconnaitre (scan)

On aura compris que l’hyper-émission  limite au maximum tout changement externe et suppose que le message transmis à émettre reste toujours valable indéfiniment ou en tout cas jusqu’à nouvel ordre émanant de la chaîne de commandement (formelle ou informelle)  dont il dépend.

Le grand apport de l’astrologie sera donc de fournir des équations de changement tant en ce qui concerne le processus de temps qu’en ce qui concerne la catégorie des interlocuteurs. Nous avons, en effet, indiqué, dans de précédents textes, que la pris en compte du sexe de l’interlocuteur était un donnée incontournable dont le travail astrologique ne pouvait en aucune façon faire l’économie. On ne peint pas/plus s’adresser à quelqu’un sans tenir compte de son sexe ni du cycle en cours.

L’astrologie a pour mission de délivrer ce type d’information, de norme générale permettant de baliser l’espace-temps de nos relations à autrui.  L’idée selon laquelle il faut tenir compte de chaque cas particulier est une plaisanterie si elle ne préconise pas préalablement une approche globale.

Contrairement à ce que la plupart d’entre nous affirmons, notre esprit pratique en permanence le recours aux généralités et ce sont celles-ci qui nous font gagner du temps et nous permettent de « prévoir ». Savoir les choses quand elles sont déjà arrivées ce n’est pas prévoir. Nous fonctionnons tous dans le « prévisible » et dans le « prévu », ce que l’on était en droit raisonnablement d’attendre au vu de nos statistiques personnelles. Personne ne peut fonctionner dans la vie sans disposer de critères et de repères Il n sert à rien de le nier ! Et c’est cela qui est lié à l’idée de captation, de réception.

On ne peut prévoir que dans le général. On dira que telle personne appartient à tel « type », que la situation à venir est de tel « type » et donc que l’on doit s’attendre à ce que les choses se passent de telle manière au cours d’une phase d temps bien délimitée à ne pas dépasser. Un gynécologue ne procède pas autrement avec ses patientes et l’on n’image pas qu’il n’ait pas une connaissance « générale » de l’anatomie féminine et du processus de grosses à Ss différents stades. Un scientifique, c’est quelqu’un qui sait comment les choses sont censées se passer. Cela ne l’empêchera pas, évidemment, de noter des aberrations, des anomalies, mais il ne pourra cerner une anomalie (comme son nom l’indique) que parce qu’elle se  démarque de la « norme » (énorme, énormité est ce qui sort de la norme) et il lui faudra donc confronter son bagage avec un cas concret. C’est dialectique : passage du général au participer et du particulier au général. Celui qui est dans l’hyper-émission est incapable de cadrer par lui-même, il ne peut que répondre à des ordres, que les suivre. Sa capacité réceptive est excessivement étroite. Un mot suffit à le déclencher. Il ne lui en faut pas davantage. En ce sens, paradoxalement, l’hyper-émetteur sera hyper-réactif à certains signaux mais ne saura pas appréhender une réalité complexe par lui-même.

Nous combattons ces astrologues qui tablent tout sur le seul thème natal au prétexte que nous serions immuables dans notre façon de penser et d’agir. Ces astrologues là sont étrangers à la notion de cycle ou plus exactement, l’horloge est censée avoir stoppé au moment de la naissance. Si en principe, l’astrologue dispose de certains outils « prévisionnels », ceux-ci sont tellement lourds dans leur maniement – pas tant dans les calculs qui sont dévolus à l’ordinateur qu’au niveau du suivi de l’interprétation- qu’ils tendent à être délaissés  sauf si l’on s’en tient à une date bien précise et notamment celle de la consultation ou par exemple d’une élection.. On le note même dans les conférences d’astrologie où les astrologues ne prennent même plus la peine de  s’intéresser à une succession de dates et préfèrent s’en tenir au seul thème natal.

Cela vaut aussi pour la « synastrie » qui fige les protagonistes dans leurs thèmes respectifs sans tenir compte des évolutions que ne peuvent pourtant pas ne pas avoir connues les personnes au cours du temps.. Lors de la consultation, il importe que le praticien des arts divinatoires, dispose d’un outil fiable- que seule l’astrologie est en mesure de lui fournir (cf. notre Astrocyclon). Il est notamment des périodes critiques qu’il convient de resituer dans un processus continuel d’ajustement et d’évolution de la relation. Il est regrettable que tant de praticiens enferment, emprisonnent,  leurs patients dans ce moment de crise et entérinent des décisions ponctuelles qui sont liées au fait que ce moment aura été figé et que la personne ne cesse d’émettre le même message et que le praticien s’en tienne au dit message pour travailler. On ne peut prévoir si l’on ne dispose pas d’un savoir séquentiel qui détermine des étapes, des stades. En ce sens, le prativien ne peut faire l’économie d’un enseignement  général – qui ets de l’ordre de l’émission et qu’il complétera par une perception d’éléments particuliers. Mais on ne mettra pas la charrue devant les bœufs.

 

JHB

28 02  14

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