Les empires et l’impératif d’innovation

Posté par nofim le 2 mars 2014

 

La logique impériale : les malentendus

Par  Jacques Halbronn

 

Nous pensons qu’un pays qui a un passé impérial doit en assumer les conséquences et doit préserver un certain esprit de conquête et notamment en ce qui concerne la question de l’immigration issue du dit passé impérial.

La démarche impériale doit être définie comme étant sous-tendue par une approche universaliste. En effet, dès lors que l’on refuse de respecter les anciennes frontières, cela signifie qu’on relativise ipso facto leur légitimité et cela signifie aussi que l’on  va vers une certaine forme de laïcité, même quand le mot n’existe pas encore ou n’est pas explicitement employé.

La question qui se pose est  la suivante : faut-il attendre de telle ou telle population « étrangère » qu’elle fasse effort pour s’intégrer, comme on dit ? Ou bien l’empire ou ce qui lui a succédé va-t-il le devoir de s’adapter à la dite population, d’en intégrer l’existence et la présence ?

Pour notre part, les mêmes motivations qui ont poussé autrefois à la conquête des territoires ainsi annexés doivent se maintenir dans le cadre de ce qu’il faut bien appeler un certain néo-colonialisme.

L’empire doit considérer l’hétérogénéité de sa population, qui est inhérente à un tel régime, comme un défi, une incitation à aller vers plus d’universalité et donc de science. Les anciens clivages ne doivent pas disparaitre mais doivent être recouverts par de nouveaux clivages d’une autre nature qui traversent les cultures au lieu de coïncider avec elles.

Selon une des clefs de l’intégration impériale passe par la dualité hommes-femmes qui est beaucoup plus intéressante que tout clivage culturel forcément  bien plus récent.

Nous pensons qu’un empire est condamné pour survivre à innover car l’innovation abolit les anciens clivages et introduit des défais pour tout le monde.  Il n’y a pas de politique égalitaire sans  innovation à différents niveaux.  Tout changement  conduit à un déclin des clivages anciens et génère de l’égalité car quelque part nous sommes tous égaux face au changement, par-delà les différences d’âges, de sexe ; de religion, de langue. Un empire qui n’innove pas est condamné à mort. Les régions qui ne situent pas dans une problématique impériale ont moins le devoir d’innover, de se dépasser car elles n’ont pas besoin de créer un surcroit de lien social. Cela dit, le ciment proposé pour unifier un ensemble très diversifié  peut se révéler  monstrueux. On pense notamment au recours à l’antisémitisme (Shoah) pour obtenir une forme d’unanimité de la part de populations diverse inscrites au sein d’un seul et même ensemble, notamment du fait des victoires militaires plus ou moins inespérées comme lors de la Guerre des Six Jours pour Israël (juin  1967). La nation qui constitue le noyau de tout Empire va notamment devoir se redéfinir à l’aune d’une situation impériale, de facto, qui change la donne, ce qui peut conduire à une grave  crise identitaire avec une alternance de phases allant vers le supranational et de phases de repli sur une préférence nationale.

Il est clair que la stabilité d’un empire est fonction d’innovations de toutes sortes  comme une nouvelle constitution, de nouvelles technologies, une nouvelle politique, une nouvelle économie, une nouvelle société, une nouvelle langue etc. Tout ce qui est nouveau  est en principe favorable pour la cohésion interne de l’Empire…

Ce faisant,  un empire peut ainsi  envisager de s’accroitre en abolissant certaines  frontières  dans la mesure même où il adhère à une idéologie universaliste qu’il considère comme  un progrès pour l’Humanité, dont  il se veut un vecteur majeur.

 

 

 

 

 

JHB

02. 03  14

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