Quelle norme générale pour l’Astrologie?

Posté par nofim le 6 mars 2014

 

 

La question de la norme en astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

Qui connait aujourd’hui la norme astrologique, qui reconnait l’existence d’un modèle général que l’on pourrait présenter au public en tant que tel ?   En réalité, tout le monde sait à quoi s’en tenir.  On pourrait dire que la répartition des gens en  12  signes constitue une norme et c’est d’ailleurs la seule que connaisse le public. Malheureusement, cette norme vaut plus au niveau psychologique au sens de non daté (sauf évidemment la date de naissance qui est déjà connue au départ et n’est donc pas une « inconnue ») qu’au niveau prévisionnel, cyclique et daté. Dans de précédents textes, nous avons expliqué pourquoi la prévision astrologique ne pouvait s’encombrer du découpage en douze surtouts dans le cas de planètes lentes. Pluton met près de deux siècles et demi pour revenir sur le même signe. Neptune a une révolution de 165 ans etc.  Si chaque signe correspond à une énergie essentielle, on ne va pas attendre des décennies, une vie humaine pour que cette énergie soit réactivée.

Or, sur le créneau prévisionnel et cyclique,  une planéte ça va, deux encore ensuite Bonjour les dégâts. Que l’on songe à l’intrication d’une douzaine de facteurs (Ascendant, luminaires et planètes du système solaire) avec chacun  son propre calendrier ? C’est un labyrinthe, un écheveau inextricable qui rencontre le problème du plein emploi et du chômage comme  dans nos sociétés. Il faut trouver du travail à chacun de ses facteurs. On bascule dans la division du travail, l’hyperspécialisation des facteurs astrologiques qui serait en quelque sorte le miroir de notre monde d’ici-bas. (cf. les travaux de Gauquelin). Cela conduit les astrologues à prétendre que leur modèle est complexe parce qu’il intègre les interférences qui pourraient le perturber. Mais  à force de signaler ce qui pourrait troubler un modèle, encore faudrait-il préciser à quoi ressemble le modèle de base. Et c’est là que l’on s’aperçoit qu’on navigue en pleine anarchie.

En fait, tout cycle comporte déjà par lui-même ses propres contradictions sans qu’il soit nécessaire de faire jouer plusieurs cycles. C’est la grande leçon de la Nouvelle Astrologie que nous prônons. Si l’on tient compte des variations que subit un cycle, on a déjà tout un scénario suffisamment sophistiqué.  Il faudrait quand même préciser à nos amis astrologues, qu’une science, quelle qu’elle soit, n’a pas à avoir de considérations de plein emploi et qu’un modèle est d’autant plus valable qu’il est  économique. Le cas de la science économique a ceci d’étonnant, c’est qu’il prend en considération cette question du chômage parmi les variantes en jeu.  Mas pour ce qui est de l’astrologie, on n’a pas à avoir d’états d’âme quand on décide qu’un seul cycle planétaire peut suffire, quitte à mettre sur la touche les autres. Mieux vaut un seul cycle bien étudié, bien balisé que dix cycles qui se croisent et se percutent. De même, sur le plan humain, mieux vaut une personne qui gère tout un ensemble que vingt personnes qui s’en répartissent la gestion. Sauf si bien entendu il y a une pénurie de chefs d’envergure.

Voilà qui nous offre une très bonne transition vers l’enjeu même du modèle qui est justement- et là nous retrouvions la science économique-  le recrutement. Car l’astrologie est en prise avec la question de la main-d’œuvre. Il y a des périodes de vaches grasses où les chefs sont à la hauteur et  des périodes de vaches maigres où le moindre mal est encore  de multiplier les portefeuilles ministériels, le nombre d chefs de service,  tout en sachant que l’efficience sera moindre que sous une direction unique, quand cela est faisable.

Qui décide que quelque chose est ou non « normal », c’est-à-dire prévisible ? On peut énormément se tromper à ce sujet. Telle personne jugera que son cas est anormal – sur la base de ce qu’elle croit être la norme car comment parler d’anormalité sans référence à une norme ?- alors que le modèle qui sous-tend la norme montrera que la chose en question est tout à fait dans les normes. Etablir une norme, cela peut changer l’idée que l’on se fait du normal et de l’anormal,   de l’exceptionnel  et du général et  du prévisible et de l’imprévisible. Cela peut réserver des surprises. Donc quand le client vient voir l’astrologue, que sait-il de ce qui est ou n’est pas « normal », unique ou partagé avec beaucoup d’autres personnes,  récurrent ou  rarissime dans sa vie ? Or, il est à craindre que l’astrologue faut de modèle se contente de suive les impressions de son client, par facilité.

Ce que nous voulons justement souligner, c’est le fait que ce que l’on croit relever de l’astrologie n’en relève pas et que ce que l’on pense qui n’en relève pas en relève. Evidemment, il y a ceux, encore nombreux, qui déclarent que rien n’est étranger à l’astrologie, ce qui ne fait pas vraiment avancer le schmilblick pas plus que ceux qui disent que rien n’en dépend. Mais les astrologues sont-ils d’accord sur ce que l’astrologie peut normalement prévoir ?  Tout dépend du modèle utilisé. Si l’astrologue utilise tout l’arsenal des maitrises, des aspects des signes, de maisons, on bascule à l’évidence dans la prédiction qui ne vaut que pour un individu donné alors que la prévision vise €toute une classe de personnes. Tel est le véritable distinguo. C’est pourquoi nous proposons que la prévision astrologique s’en tienne à des tendances générales. Mais là encore, évitons les préjugés. Ce n’est pas parce qu’une prévision est générale qu’elle ne peut pas être personnelle, contrairement à une idée fort répandue. Il y a là une sorte de paradoxe. En réalité, si A appartient à l’ensemble X, ce qui vaut pour l’ensemble X vaut, a priori pour A comme d’ailleurs pour tous les éléments du dit ensemble. Et ce qui caractérise l’ensemble X s’appelle la norme. Il nous semble donc que partir d’emblée dans l’idée d’étudier A en dehors de l’ensemble auquel il appartient est une aberration, dans tous les sens du terme ; C’est  mettre la charrue avant les bœufs. Or, on ne peut que constater que l’astrologue saure cette étape préliminaire et ne prend pas la peine d’appréhender d’abord son client sur la base de son appartenance quitte à prendre le temps de définir ce qu’elle est. La méthodologie pour valider une appartenance à quelque ensemble que ce soit consisté à étudier comment les phases du cycle planétaire utilisé se répercutent  de façon récurrente dans sa vie. Cd n’est que dans un second temps, que l’on pourra affiner et mettre en avant d’éventuelles particularités en  décalage par rapport à la norme. L’abord du thème astral ne saurait être premier mais doit venir en second. Inverser l’ordre des choses nous apparait d’ailleurs comme tout à fait significatif d’un volonté de privilégier le féminin sur le masculin et n’est donc pas le moins du monde innocent.

Là où la norme astrologique tend à annihiler une impression d’anomalie se situe probablement surtout au niveau cyclique. Le client peut se demander pourquoi telle personne a changé de comportement à tel moment. Il ne trouve pas cela « normal » parce qu’il ne maitrise pas la problématique de la cyclicité. Là encore, l’astrologue n’est pas censé aller dans le sens de ce sentiment d’étrangeté mais au contraire, dans la mesure du possible expliquer en quoi cela est normal cependant. Il y a donc une vocation chez l’astrologue à « normaliser », au sens de montrer la normalité des choses et des gens et cela il ne le fera pas sur la base du thème natal puisque le thème natal ne peut être considéré comme une norme partagé par le plus grand nombre. Nous avons entendu des astrologues déclarer que le thème natal est la « norme » de l’individu (c’est d’ailleurs peu ou prou le point de vue de Dane Rudhyar. Mais il y a là contradiction dans les termes. Une norme personnelle ne fait pas sens. La norme est ce que nous partageons avec autrui. De même nous nous nous opposons à toute  espèce de prévision articulée sur le thème natal (transits, directions) qui fixe un calendrier individuel (ce que propose Rudhyar). Le temps et non l’espace est ce qui unit l’Humanité toute entière en une seule et même cyclicité ; Saucissonner le temps, créer des couloirs de temps différents pour chacun d’entre nous est totalement délirant !

Répétons-le, l’astrologie n’est pas là pour exacerber notre sentiment de différence mais pour le résorber et ce n’est que par antithèse que l’on abordera ensuite la question de l’individuation qui nous a fait faire des choix spécifiques dictés par la société plus que par l’astrologie. Pour nous en tout cas, il n’y a pas de limites à ce que nous pouvons être, devenir. Il est donc vain de tenter de le circonscrire au moment de la naissance en pratiquant quelque « orientation professionnelle » (comme le propose Didier Geslain, par exemple ou le laisse entendre Michel Gauquelin sur la base de ses statistiques. En ce sens, l’astrologue ne doit pas chercher à deviner ce que nous sommes devenus mais à nous ouvrir éventuellement vers de nouveaux horizons, ce qui pourrait être une assez  bonne définition de la prévision. Nous sommes tous capables de nous renouveler, que ce soit  en explorant plus en profondeur nos potentialité (approche masculine), soit en  optant pour de nouveaux modèles (approche féminine)

L’astrologie a plus vocation à enlever du mystère à notre existence plutôt qu’à en rajouter. Prenons le cas des rétrogradations de Saturne qui introduisent des perturbations (apparentes au niveau visuel, depuis la Terre, mais non dans la réalité astronomique héliocentrique) dans le cours des cycles. Il n’est pas nécessaire de mettre celles-ci sur le compte d’une autre planéte mais d’exploiter pleinement ce que nous pouvons apprendre de son cycle et des stades successifs qui le constituent. L’étude des rétrogradations de Saturne – qui ont lieu chaque année terrestre (autour du Soleil), durant quelques mois- est particulièrement fascinante du fait précisément qu’’elle apporte une information plus pointue que celle qui concerne le changement de phase pluriannuel. Rappelons que Saturne (et toutes les planètes hormis donc les luminaires qui n’en sont pas)  passe par une phase « directe » (D dans les éphémérides) suivie d’une phase  de rétrogradation (R dans les éphémérides). Pour passer d’une phase à l’autre, Saturne doit « ralentir » comme une voiture qui négocierait un tournant puis peu à peu regagner de la vitesse. Or, il est intéressant d’étudier si cette accélération mais aussi cette rétrogradation affectent les comportements des populations. Si l’on s’en tient à l’image pavlovienne, il est clair que le signal s’en trouve brouillé et peut conduire à des comportements contradictoires, à des revirements, à des  atermoiements, à des oscillations.  Mais tout cela peut être qualifié de « normal » pour un être humain au regard du moins de notre astrologie.

 

 

 

 

 

JHB

06 03  14

 

 

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs