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La rencontre Astrologie-Rythmanalyse, une opportunité majeure.

Posté par nofim le 8 mars 2014

 

 

Astrologie et  Rythmanalyse : le rendez-vous manqué des années 80.

Par Jacques Halbronn

 

 

Il est un nom qui n’est mentionné par aucun astrologue (ni Nicola, ni Barbault, ni Guinard, auteur d’une thèse de philosophie traitant de l’astrologie, par exemple), celui d’Henri Lefebvre, un des grands de l’intelligentsia française de la seconde moitié du XXe siècle, mort en  1991. En 1985  Lefebvre et sa  femme Catherine Régulier avaient publié un article, « Le projet rythmanalytique » », dans la revue, Communications,  (41,  pp. 191-199). Peu après sa mort l’année suivante, parait un ouvrage  Eléments de Rythmanalyse ; Introduction à la connaissance des rythmes ;  Préface de René Lourau  Ed  Syleps

qui sera traduit en anglais sous le titre Rythmanalysis, space,Time  and  everyday’s Life  (avec la traduction de l’article de 1985). La plupart des astrologues sinon tous semblent ignorer l’existence de ces travaux de cet historien ayant appartenu à la mouvance marxiste. Quant au nom même- pourtant assez explicite- de Rythmanalyse, il avait déjà été employé par Gaston Bachelard au titre du dernier chapitre d’un  ouvrage au titre assez fort «La dialectique temporelle » (PUF  1950, Réédition 1989, donc avant la mort de Lefebvre).

Celui qui édite en 1992 les Eléments  de Rythmanalyse, René  Lourau évoque les ambitions assez puissantes associées à cette Rythmanalyse au début des années 80 : « A cette époque, le triomphalisme est de mise « Il se pourrait qu’elle complète ou supplante la psychanalyse. Elle se situe à la charnière du physique, du physiologique, du social, au cœur du quotidien «

En effet, l’idée force est de s’appuyer sur la physiologie, sur le corps animé et agité par des rythmes comme il est indiqué dans la présentatiion de l’édition anglaise (Ed Continuum 2004) dans une traduction de Stuart Elden et Gerald Moore:

 

 

 

Récemment, de nombreux textes se sont référés à la Rythmanalyse sans que cela ait été l’occasion d’un nouveau rendez-vous. En témoigne cet article  publié le 9 janvier 2013, de Pascal Michon

« Rythme, rythmanalyse, rythmologie : un essai d’état des lieux «   (in  revue  Rhuthmos, 9 janvier 2013 [en ligne]. http://rhuthmos.eu/spip.php?article644) que l’on trouve aisément  sur le Web. La revue Ruthmos  porte un titre qui renvoie explicitement au mot Rythme, en grec. Michon y explique que

« Parmi les raisons qui ont motivé la création de RHUTHMOS – je laisse ici les raisons éthiques et politiques de côté –, il y en a deux qui étaient intimement liées l’une à l’autre. La première était le désir de disposer d’une plateforme où tous les chercheurs engagés dans une approche de type rythmanalytique pourraient confronter leurs questionnements, bénéficier des avancées réalisées dans d’autres disciplines et sortir ainsi de l’isolement scientifique, et parfois institutionnel, dans lequel ils étaient confinés jusque-là. La seconde était de tester l’hypothèse selon laquelle nous serions en train d’assister, dans les sciences de l’homme et de la société, mais aussi dans les sciences de la nature, à l’émergence d’un nouveau paradigme scientifique : le « paradigme rythmique. En se donnant ces deux objectifs à la fois, RHUTHMOS posait la nécessité de ne pas séparer l’étude des différentes rythmanalyses existantes, prises dans toute leur dispersion, et la réflexion, de nature rythmologique celle-là, sur le type d’unité très particulier qui semble les rassembler malgré tout. Avec l’expérience, ce choix est apparu de plus en plus approprié à une situation que l’on ne peut comprendre qu’en tenant compte des deux aspects simultanément. Chaque rythmanalyse particulière ne révèle véritablement son potentiel, mais aussi ses limites, qu’à l’aune d’une rythmologie générale. Mais l’inverse est également vrai : une rythmologie purement spéculative ne peut aboutir qu’à des généralisations sans rapport avec la vie scientifique effective, ce qui rend absolument nécessaire pour la rythmologie de prendre en compte la diversité des approches rythmanalytiques. »

Citons ce passage de l’article :  Nous nous donnons la possibilité d’étudier tous les phénomènes temporels organisés, qu’ils soient métriques, cycliques ou qu’ils relèvent d’autres types d’organisation – aussi bien la métrique d’un poème que son organisation signifiante, les temps festifs de la vie urbaine que les flux touristiques, les cycles de l’activité neuronale que le flux de la conscience. »

 

On peut, cependant, se demander si ces chercheurs ont éprouvé un quelconque intérêt pour ce qui se passait en Astrologie actuellement étant entrendu que nul ne peut ignorer son existence, ce qu n’est pas aussi évident en sens inverse, les astrologues même les plus cultivés et avertis semblant tout ignorer du rôle d’Henri Lefebvre dans le domaine de la Rythmanalyse..On reviendra sur ce point dans un prochain article.

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Mais déjà en 1950, voilà ce qu’écrivait Bachelard (qui intéressa les astrologues pour d’autres de ses ouvrages) :

« . On en aura d’ailleurs d’abondantes confirmations en examinant, du point de vue de la Rythmanalyse, les larges rythmes qui marquent la vie humaine. Faut-il, par exemple, rappeler l’intérêt qu’une vie sage et pensive trouve à se régler sur le jour, sur la marche régulière des heures ? Faut-il dépeindre la durée bien rythmée de l’homme des champs vivant d’accord avec les saisons, formant sa terre sur le rythme de son effort ? Que nous ayons un intérêt physique à nous adapter très rigoureusement aux rythmes végétaux, c’est ce qui est de plus en plus évident depuis qu’on connaît la spécificité des vitamines : l’heure de la fraise, l’heure de la pêche et du raisin sont des occasions de renouveau physique, d’accord avec le printemps et l’automne. Le calendrier des fruits est le calendrier de la Rythmanalyse.  La Rythmanalyse cherche partout des occasions de rythmes. Elle a confiance que les rythmes naturels se correspondent ou qu’ils peuvent se superposer facilement, l’un entraînant l’autre. Elle nous prévient ainsi du danger qu’il y a à vivre à contretemps, , en méconnaissant le besoin fondamental de dialectiques temporelles ». ( Ch. VIII « La  rythmanalyse) reprenant ce terme à Alberto Pinheiro dos Santos ( 1931) Au lieu de loucher vers la Psychanalyse, pourquoi André Barbault a-t-il ignoré la Rythmanalyse  (De la psychanalyse à l’Astrologie, Ed Seuil,  1961) ?

 

Toujours est-il qu’il semble opportun de la part des astrologues de prendre langue avec le tenants de la rythmanalyse si l’on en croit la parution de textes comme ceux-là :

Pierre Lantz, dans la revue L’Homme et la Société (Ed L’Harmattan 2012/3-4 (n° 185-186, pp.  45 et seq.

 Claire Revol : »La rythmanalyse lefebvrienne des temps et espaces sociaux. Ébauche d’une pratique rythmanalytique aux visées esthétiques et éthiques »  ( in  revue  Rhuthmos, 19 février 2014 [en ligne]. http://rhuthmos.eu/spip.php?article1102)

 

On  apprend dans cette même revue qu’en mai 2011 et février 2012,  «  deux journées d’études de rythmanalyse se sont déroulées à Lyon sous la direction de Julien Lamy et de Jean-Jacques Wunenburger. Un colloque sur le rythme avait été organisé en 1995 par Pierre Sauvanet et de nouveau Jean-Jacques Wunenburger, qui avait déjà été l’instigateur en 1989 d’une décade de Cerisy-la-Salle. »

L’ironie de l’Histoire, c’est que les astrologues en France semblent  de moins en moins à l’aise avec les notions de cycles (d’où leur distanciation par rapport à la prévision) ou faut-il dire sont saturés par leur quantité devenant ingérable, trop de cycles tuant le cycle.

En définitive, c’est probablement  autour de nos travaux sur l’Astrocyclon qu’un contact pourrait être envisagé entre astrologues et rythmanalystes.  C’est d’ailleurs au niveau de la conscience que Bachelard entendait situer l’étude des rythmes, ce qui implique selon nous que l’astrologie puis présenter des modéles simples et non pas comme elle fait actuellement tarabiscotés.

Nous avions nous –mêmes récemment suggéré d’intégrer l’astrologie au sein d’une « Duologie » au champ bien plus vaste. Mais le reproche que nous ferons à ce sujet à Henri Lefebvre et à d’autres se situant dans la mouvance de la Rythmanalyse, c’est de ne pas avoir compris l’importance du Deux (notons cependant chez Bachelard la formule Dialectique temporelle). Et ce deux, il doit se situer non seulement dans le temps mais dans l’espace. La question des hommes et des femmes ne saurait notamment être ignorée de telles recherches comme il semble que cela ait le ca jusqu’à présent.  Nous rappellerons le cours de sociologie politique que nous avons suivi (à Paris II Assas) en  1965-66 de Maurice Duverger qui mettait en paralléle le bipartisme et l’altetnance . Sans bipartisme, quelle alternance ?  C’est dire que notre contribution ne saurait se limiter à la seule astrologie stricto sensu. Une synergie entre Rythmanalyse et Duologie se révélerait certainement des plus fécondes. Nous même avons souligné, récemment, que le rapport avec la physiologie était primordial et prioritaire par rapport à une approche directe de la psychologie. Or, sauf erreur, telle est bien la méthode proposée par la Rythmanalyse et qui était supposée lui conférer une supériorité par rapport à la Psychanalyse dont on sait qu’elle butte constamment sur l notion de cycle et de répétition, le temps apparaissant pour le psychanalyste comme fonction de la consultation  et non fonction d’une rythmicité globale dont le patient n’est qu’un élément. Certains astrologues (sur le site de la FDAF) nous expliquent que l’astrologie doit se démarquer de tout ce qui traite de la prévision afin d’être mieux acceptée parmi les sciences humaines. Il semble que cette stratégie ignore tout du phénoméne Rythmanalyse.

 

JHB

09. 03. 14

Teleprovidence@yahoo.fr

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