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Education des filles et éducation des garçons

Posté par nofim le 11 mars 2014

 

 

 

Femmes et hommes face à la pédagogie et à l’éveil

Par  Jacques  Halbronn

 

 

C’’est probablement sur la question de l’éducation que les deux sexes divergent le plus, ce qui n’empêche d’ailleurs pas de trouver là une forme de complémentarité, l’important étant d’en être conscient.  Mais cela nous conduit à rappeler que d’une part, l’on doit s’interroger sur l’intérêt des classes mixtes ainsi que sur le fait qu’il n’est pas indifférent qu’un enseignant soit un homme ou une femme surtout dans les premières années (jardin d’enfants, école maternelle etc.) . L’éducation nous apparait comme un révélateur remarquable de ce qui distingue ces deux humanités. En tout état de cause, si nos thèses font problème, on attend qu’elles donnent lieu à débat et à recherche dans le domaine des sciences de l’éducation. Par ailleurs, il ne suffira pas de relever tel ou tel point pouvant s’avérer excessif  pour jeter le bébé avec l’eau du bain. Ajoutons que les femmes peuvent tout à fait appliquer des méthodes qui leur ont été transmises et qui ne correspondent pas en profondeur à leur ressenti.  Pareillement, bien des hommes appliquent des méthodes qui sont décalées par rapport à leur instinct. C’est d’ailleurs une des grandes difficultés des études de genre que de trop tenir compte des propos tenus et pas assez des  comportements qui peuvent être en contradiction avec les propos (double bind). Les femmes en ce sens sont invitées à un examen de conscience. Mais chassez le naturel, il revient au galop (Boileau)

Nous définirons donc les deux méthodes telles que nous les concevons la « masculine » et la « féminine » ce qui renvoie à la formule de Montaigne « Mieux vaut une tête bien faite que bien pleine ».

I  La méthode féminine

Nous commencerons par celle-ci parce qu’elle nous semble la plus répandue. Elle demande de la part des élèves un effort d’apprentissage d’acquisition de toutes sortes d’informations, de « données ». On part du principe que leur tête est « vide » et qu’elle ne demande qu’à  se remplir. On appelle cela une « soif » de connaissance qu’il ne faudrait surtout pas décourager.

Lorsque la femme prend la parole, ce n’est pas pour se donner en exemple (cf. infra) mais pour transmettre un « contenu » à faire entrer dans le « contenant » qu’est la ‘ tête » de l’enfant. D’ailleurs, vu que le savoir est extérieur, il n’est pas nécessaire de tenir compte de la question de l’éveil des potentialités de chaque élevé. Ce savoir est une sorte de Surmoi qui s’impose à tous et qui ne relève pas de la physiologie, du corps mais plutôt de la mémoire immédiate.

L’acquisition de la lecture sera encouragé par la méthode féminine.  En apprenant à lire à voix haute, les enfants ont ipso facto accès à un espace de connaissance illimité et qu’ils peuvent s’approprier en  déchiffrant un texte, une partition.

 

 

II La méthode masculine.

L’autre méthode est celle de l’éveil et de l’exemple. L’enseignant ne transmet pas un savoir, il  se donne en exemple à suivre. On prendra le cas du sifflement.  L’enseignant sifflera et attendra des élèves qu’ils en fassent autant, ce qui n’a en réalité rien d’évident car c’est aux élèves d’y parvenir. Il ne va pas les prendre par la main pour qu’ils se mettent à siffler.   C’est ce qu’on appelle l’éveil. L’enfant a des potentialités, il doit entreprendre de les exploiter.  C’est d’ailleurs ce qu’il a fait quand il a appris à marcher sur ses deux jambes. On lui apprendra aussi à courir, ce qui n’est pas la même chose que marcher. Là encore, l’enfant devra trouver le moyen d’y parvenait puisque les autres humains le font.

En revanche, l’apprentissage d’une langue spécifique est plus délicat et relève de l’apport féminine. Une langue cela ne s’invente pas. La méthode masculine ne recourt pas au langage en vigueur et fibrose en revanche la production de toutes sortes de sons avec la bouche mais chaque enfant les produira selon sa fantaisie et ne craindra pas de pratiquer une sorte de « charabia » individuel et collectif qui ne s’embrassera pas d’une quelconque norme grammaticale ou lexicale.

Ce qui unira le groupe d’enfants, c’est la conscience de ce que chacun partage un même potentiel à l’intérieur de lui-même et non qu’il a acquis, importé, de l’’extérieur un même savoir, un même langage  qui servirait de ciment (perroquet).

L’accent sera mis sur la créativité qui selon nous est liée au sens de l’observation.  On multipliera les exercices d’observation comme le jeu des erreurs, consistant à noter ce qui distingue deux images ressemblantes mais néanmoins distinctes.

L’apprentissage se voudra essentiellement oral. Ce n’est que plus tard que le garçon sera  encouragé à mettre par écrit sa pensée de façon à communiqué avec les filles qui ont besoin d’un support aussi accessible et reproductive que possible. Mais avec les progrès de l’informatique (scan), le passage de l’oral à l’écrit se fera mécaniquement.  Pour savoir ce qui est écrit, il suffira de le faire lire par un « lecteur «.  Apprendre à lire et à écrire mobilisera de moins en moins les emplois du temps des élèves (surtout pour les garçons).

L’enseignant, enfin, évitera de cloisonner les élèves masculins  et prônera une humanité universelle qui aura à  s’épanouir dans tous les domaines, sans restriction et  limitation. Tout sentiment de limitation devra être perçu comme un obstacle à surmonter et l’enseignant devra donner l’exemple de ce décloisonnement.

Toutefois, un clivage restera central, celui du masculine et du féminin et chaque « genre » devra apprendre à reconnaitre les différences entre les deux sexes, à tous les niveaux.

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JHB

11  03 14

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