Le piège des solutions de rechange pour notre civilisation

Posté par nofim le 28 mars 2014

 

La civilisation du plan B

par  Jacques  Halbronn

 

 

 

Notre humanité actuelle, si elle devait être jugée par des extra-terrestres, est  malade de la « planbite ». Les solutions de rechange ont pris le dessus dans tous les domaines au point de devenir la norme. C’est ce qu’on appelle un nivellement par le bas. Cela vaut pour la nourriture, pour la place des appareillages et des prothèses de tous ordres, cela vaut pour les relations hommes-femmes, cela vaut pour le système électoral. Tout est à l’avenant.  Les pays qui prendront conscience de ce déclin  deviendront les leaders en prônant un nouveau modus vivendi. Car le plan B est quand il atteint ce degré un signe évident de décadence. L’Humanité est désorientée, elle a perdu le Nord !

 

 

 

I  Notre dépendance par rapport à la technique

La plupart des inventions visent au départ à pallier un manque. C’est certainement pour aider les malades, les infirmes, les faibles, que des trouvailles techniques ont été élaborées. Ce sont les exceptions qui ont forgé la règle.  Au départ, les hommes n’avaient pas besoin d’outils externes, ils se sont développés en interne. En effet, il ne faudrait pas oublier que nous sommes déjà nous-mêmes des « machines » très performantes. Or, à partir d’un certain stade, cette croissance « interne » (étudiée par Darwin) se sera stoppée, laissant la place à une croissance externe, ce qui n’est pas sans conséquence et qui  nous apparait comme un pis-aller. Au lieu d’exploiter au mieux nos potentialités internes, nous sommes plus à l’aise dans le visuel des objets extérieurs qui relèvent de la Technique alors que notre corps relèverait de la Science.

L’essor par exemple des téléphones mobiles fait que l’on ne conçoit plus dans la vie sociale une personne qui ne serait pas « appareillée », le refus du mobile serait un signe de sociopathe.  Il est vrai que la possibilité de joindre quelqu’un à tout moment est un confort. On peut ainsi agir en temps réel,  on a moins besoin de prévoir, on peut plus facilement improviser au dernier moment.  Et les anciennes valeurs de ponctualité ne sont plus aussi  nécessaires. Ne parlons pas de la nuisance des conversations en public qui va aussi à l’encontre d’une certaine éducation. Les temps changent !  Mais il y a derrière ce « progrès » un échec.  On l’a dit les gens sont plus à l’aise avec leur extérieur qu’avec leur intérieur. Ils font plus confiance à leur ordinateur qu’à leur propre cerveau, ce qui a au moins l’avantage de sous-tendre une certaine égalité, seul notre équipement technique et notre faculté à nous en servir ferait la différence entre les uns et les autres. La génétique ne compterait plus pour grand-chose à commencer par le fait de naitre homme ou de naitre femme. Le discours sur l’égalité des sexes n’existerait pas sans cette montée en puissance de la technologie. Mais cil faut quand même rappeler que ce qui nous vient de l’intérieur est gratuit, c’est notre héritage à la naissance tandis que ce qui nous vient de l’’extérieur se paie sans parler de la problématique écologique. L’homme serait beaucoup moins une menace pour la planéte s’il se cantonnait à une meilleure exploitation de ses propres potentialités.  Que certains d’entre nous aient mieux su que d’autres éveiller celles-ci, c’est cela en fait qui nous distingue. Mais de plus en plus de gens ont perdu le contact avec leur « équipement » intérieur qu’il ne faut pas confondre avec le monde virtuel des machines. Il ne faudrait pas que ce qui est externe soit perçu comme plis « réel » que ce qui se situe en nous-mêmes. De plus en plus de gens ne captent plus que  des messages codés et n’observent plus ce qui se passe autour d’eux en dehors de l’interface technique. Car quand nous parlons du monde intérieur, il ne faut pas oublier que nous ne pouvons l’explorer qu’en observant ce qui se  passe autour de nous, à commencer par nos congénères. Si nous en avions conscience, nous fréquenterions les personnes qui sont allées le plus loin dans lier épanouissement intérieur pour les prendre en exemple. Mais pour être dans l’authenticité, il n’est pas question de passe par les médias, où tout peut se trafiquer. Il nous faut côtoyer des gens réels, que nous votons vivre et qui ne sont ni des truqueurs, ni des truqués. c’est-à-dire des gens qui se servent de « trucs ».

Le champ de la spiritualité  devrait être avant tout perçu comme celui du développement « intérieur » que nous préférons au développement « personnel » qui est encore bien ambigu. C’est la voie proposé par Frank Herbert, notamment, dans ses romans de science-fiction mettant en garde contre l’emprise de la machine. Il décrit un monde d’où les ordinateurs- machines  seraient exclus. Mais où l’on disposerait d’ordinateurs humains. (mentat), ce qui exige que l’Humanité  affirme son autonomie.  En fait, la machine est marquée par la mort. A force de vouloir vaincre la mort, les hommes n’ont pas cessé  de produite  non seulement des enfants mais de chercher à se perpétuer  en laissant derrière eux des objets, des textes, des machines de plus en plus perfectionnées  qui finissent par se substituer à eux. Les hommes préparent déjà ainsi de puis longtemps leur disparition.

II La dérive alimentaire.

 

En matière de plan B, la nourriture a le pompon. Qu’en période de famine, cela se conçoive, nul doute. Que les pays les plus pauvres doivent se contenter d’une nourriture au rabais, ce serait un moindre mal que de mourir de faim. Mais ce n’est pas une raison pour qu’un tel régime de misère s’impose à toute la planéte.

Il est donc bon de rappeler un certain nombre de vérités, à savoir qu’il y  a une nourriture d’en haut et une nourriture d’en bas, un paradis et un enfer.

Le mot « paradis « vient d’un terme persan (Pardes) qui veut dire verger. La consommation de fruits est la référence. Le fruit se suffit à lui-même. Il n’a pas besoin de préparation. Mais quand il est cueilli, il se conserve bien plus mal que les céréales que l’on peut stocker dans des silos. Les vaches grasses, ce sont les fruits, les vaches maigres, ce sont les céréales et tous leurs dérivés.

En Enfer,  on se nourrit de céréales que l’on accommode de façon à  donner le change, pour faire passer la pilule.  On fait souvent de nécessité vertu et ceux qui ne peuvent consommer de produits frais (fruits, viandes) affirment que les céréales, c’est le top et préfèrent donner à leurs enfants des croissants que des bananes ! On fiait ainsi des économies sur leur dos avec bonne conscience. Mais le problème, c’est que même dans les pays qui pourraient se passer de recourir à de tels subterfuges, cette nourriture intérieure perdure au nom de la gastronomie régionale. Or, tous ces « plats » ne sont que des expédients.  De plus en plus de restaurateurs ont compris que lier vrai travail c’était de se procurer de bons produits et non de bons cuisiniers. .On parle d’ailleurs de « cuisine électorale » pour parler de manigances.

 

 

III   La dérive démographique

Selon nos recherches,  il  y a de nos jours  beaucoup trop d’hommes par rapport au nombre de femmes. Les hommes devraient idéalement être très minoritaires mais évidemment avec le suffrage universel, c’est le nombre qui importe et cela fausse le jeu. Rappelons que ce suffrage universel n’était pas de mise sous la Révolution (Première République).

Dans les sociétés qui fonctionnaient le mieux, la polygamie était de mise et permettait aux plus doués de faire le plus d’enfants à un maximum de femmes. D’où un processus d’élection dont nous avons traité dans nos  travaux en cyclo-sexologie. Initialement, les hommes qui n’étaient pas élus étaient  condamnés à l’exil ou à une vie végétative. C’étaient des laissés pour compte. Mais peu à peu, le processus se dégrada et l’on aboutit à la monogamie laquelle était réservée aux couches inférieures. Or, c’est ce modèle, qui n’est nullement prôné dans la Bible, qui est devenu le modèle dominant alors même que le monothéisme  véhicule au contraire l’idée d’un rapport entre l’un (Dieu) et le multiple (les  hommes). Mais Moïse incarne l’élu qui dialogue avec Dieu. Le monothéisme débouche sur la polygamie et le polythéisme sur la monogamie, contrairement à la première « intuition » que l’on peut avoir.

 

 

Conclusion

On assiste donc à un certain « tassement », à un  télescopage, de la société qui ne respecte plus un principe de dualité sociale entre le haut et le vas  et où l’on revendique un seul été même traitement pour tous sur les bases d’un plan B. En effet, imposer le plan A à tout le monde serait trop couteux, donc on impose à tout le monde le plan A. Nous préconisons une économie à deux vitesses qui ne mette pas tous ses œufs dans le même panier et n’impose pas un régime (dans tous les sens du terme) unique. L’humanité ne survivra que si l’on admet ce dualisme et que l’on accepte l’idée de réserver pour une élite un mode de vie particulier car c’est cette élite qui est garant  d’nunc maintien de l’Humanité au plus haut niveau. Plus l’humanité se situera au bas de l’échelle, plus elle sera à la merci de la machine (Matrix), car  à terme la machine sera en mesure d’effectuer toutes les activités de bas de gamme, ce à quoi il faut ajouter l’apport des travailleurs immigrés ou délocalisés. L’Humanité – et au premier chef l’Occident-  ne survivront  que par le haut.  Mais il lui faudra réformer son système électoral  qui est une cyclicité de type plan B. Quand on perd la connaissance des vrais  cycles, on en fabrique, en bricole des faux qui ne sont que de piètres succédanés, chaque Etat ayant le sien, ce qui en dit long sur la valeur universelle et scientifique d’une telle structuration du temps. D’où la nécessité de progresser dans le domaine des sciences de l’Homme qui  devrait être celui  de l’exploration des ressources humaines lequel semble avoir bel et  bien été sacrifié aux dépends des dites ressources « naturelles », lesquelles s’épuisent et produisent de l’endettement avec les conséquences que l’on sait. Il est clair  en effet que si l’Occident veut maintenir sa prédominance, il devra faire des avancées considérables dans la connaissance de notre monde intérieur  qui reste largement  une terra incognita  et  se polariser plus sur l’émergence de quelques génies plutôt que sur un traitement basique…

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

27. 03. 14

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