Les conditions d’une validation de l’astrologie.

Posté par nofim le 28 mars 2014

 

 

Réflexions sur les perspectives  d’un balisage cyclologique du passé

Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

En tant qu’historien, nous savons à quel point le passé  est  quelque chose de bien difficile à reconstituer  car il ne nous en parvient que des bribes tant écrites qu’orales ou mémorielles. Travailler sur le passé est donc un exercice des plus périlleux mais aussi des plus infalsifiables.  Engager l’astrologie dans une approche du passé, qu’il soit individuel ou collectif,  est une véritable gageure et s’apparente à une auberge espagnole où l’on trouve ce qu’on y a apporté.

C’est pourquoi rien ne remplace l’observation au présent, d’autant que le présent  obéit aux mêmes lois que le passé et que d’ailleurs l’avenir. Appréhender le présent, c’est donc  baliser le passé et l’avenir si l’on admet que tout est cyclique et que les cycles doivent être courts, ce qui permet de baliser déjà un passé relativement proche et donc encore relativement accessible.

Il en serait évidemment autrement si comme le font tant d’astrologues, on travaillait avec des cycles longs et qui plus est avec un grand nombre de subdivisons comme les  douze signes, ce qui est un inacceptable saucissonnage du temps.

Autrement dit,  il est bon que l’astrologie se serve de cycles courts car si ce n’était pas le cas,  toute recherche sérieuse serait vaine car on se trouverait avec des considérations  extrêmement vagues englobant les situations les plus diverses sous une seule et même période. Il est également éminemment souhaitable que l’astrologie évite les cloisonnements car dès lors que l’on se cloisonne en astrologie, on limite l’impact d’une configuration (type Saturne-Neptune pour la Russie)) et donc on raréfie les possibilités de rapprochements et de similitudes.

Inversement, si l’on travaille par exemple comme nous le faisons avec des cycles identiques de 7 ans et sans aucune délimitation spatiale, il est possible d’accumuler sur une période relativement courte un grand nombre de cas. Le seul fait, par exemple, de diviser le cycle de Saturne en 4 permet de quadrupler le nombre de cas se situant au cours d’une vie humaine. A terme, épistémologiquement, l’astrologie ne trouvera son salut que dans des cycles courts  répétés à de nombreuses reprises et pouvant se manifester dans les contextes les plus divers.

Bien évidemment, on aura compris qu’il faut aussi ne recourir qu’à une seule planéte et à un balisage du ciel aussi simple que possible, faute de quoi le modèle vient se compliquer de façon inextricable. Et que fait –on quand on dispose d’une main d »œuvre astrologique considérable, on est tenté de s’intéresser aux cas individuels, aux événements  uniques. Car cela permet de résorber un certain chômage technique. Autrement dit les surplus de l’astrologie l’obligent à une fuite en avant et à  s’aventurer sur le terrain miné  des cas particuliers.  Car plus on est dans le particulier, plus on est dans la précision et plus on est dans la précision, plus on  frise la divination et la bonne aventure et donc l’astromancie. La gestion des surplus aura interpellé plus d’un astrologue et on pense à Roger Héquet qui en était arrivé à l’idée que l’astrologie doit nous parler de notre vie au quotidien. (ACB).  De même, plus  il y a de planètes qui s’entremêlent et plus le temps imparti à chaque configuration se réduit tant et si bien qu’elles y sont serrées comme dans une boite de sardines et de fait,  chaque configuration se voit réduite  à la portion congrue et ne vaut qu’au moment de sa formation alors qu’elle devrait initier un processus cyclique sur plusieurs années. On passe ainsi d’une extrême à l’autre, de l’infiniment long à l’infiniment court alors que ce qui convient est le juste milieu du cycle de 7 ans, ni trop long ni trop court et qui correspond d’ailleurs  assez bien à la durée que les sociétés accordent à leurs mandats électoraux (type septennat)

Comme nous le disions plus haut, il est aléatoire de remonter  dans le passé de plus de quelques décennies que l’on aura soi-même vécues et c’est en ce sens qu’il faut du temps pour être un bon astrologue, non pas parce qu’il faut du temps pour acquérir le savoir astrologique mais parce qu’il en faut pour le confronter à nos propres observations  sur le monde et aux changements dont nous sommes témoins en nous et autour de nous, avec les répétitions que cela implique et sous(tend. Si l’on s’occupe de ce que l’on n’a pas vécu, on est condamné à opérer des projections et à ne voir que ce qu’on veut voir sur un matériau que l’on ne connait que très partiellement et  indirectement.

On aura compris que si dès le départ, on ne part pas sur des bases saines, la recherche ne peut que rester vaine et chimérique.

Toutefois,  dès lors que le modèle astrologique aura été correctement validé selon la méthodologie exposée, il  se pourra envisager d’extrapoler  tant vers le passé que pour l’avenir et d’utiliser l’astrologie, du moins celle dont nous venons ici de dessiner le portrait-robot, pour combler et pallier les manques de la démarche historique.  Si tel type d’élément par exemple dont on nous dit qu’il a eu lieu  à telle date ne correspond pas à la phase du cycle de 7 ans du moment, l’on sera en droit d’inviter à la circonspection, ce qui occasionnera de nouvelles recherches historiques. Mais pour ce faire il importe que l’astrologie ait obtenu un certain crédit plis sur le plan sociologique que sur e plan historique. Cela a d’ailleurs été depuis près d’un siècle le rêve de la science historique que de pouvoir s’appuyer sur une science sociale du temps/ (Ecole des Annales, Nouvelle Histoire)

Le cycle de 7 ans  n’existe certes  pas à proprement parler dans le ciel. Ce sont les astrologues fondateurs, il  y a des millénaires,  qui ont cherché dans le ciel ce qui permettait de l’établir en analogie avec celui de la Lune, sur la  base  de 7 ans pour 7 jours. La division en 4 du cycle lunaire est en quelque sorte visuelle, si l’on admet que le mois est balisé par la nouvelle lune, la pleine lune et les lunes intermédiaires (tout cela étant en conjonction, en  carré ou en opposition).

Or, en observant le Ciel  les Anciens ont découvert que Saturne correspondait à ces exigences et que  son passage sur  4 étoiles fixes pouvait ^être mis en correspondance avec les aspects de la Lune au Soleil. On voit donc que très tôt les astrologues ont  structuré le temps astronomique selon leurs besoins et leurs connaissances, étant entendu que le résultat obtenu devait être aussi lisible que possible au ciel par le plus grand nombre. Or, quoi de plus simple que de suivre l’avancée de Saturne, mois par mois en direction de l’une des quatre étoiles ou s’en séparant ! Aucune comparaison avec  cette astrologie alambiquée que nos infligent les astrologues contemporains et qui souffre de deux maux fâcheux : d’une part elle englobe des astres inconnus des anciens et de l’autre, ce qui en est le corollaire, invisibles aux yeux des humains mas uniquement accessibles par le biais de  télescopes.

 

 

 

 

JHB

27. 03. 14

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