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Nouvelle contribution à la genése du dispositif des domiciles en astrologie

Posté par nofim le 29 mars 2014

 

 

Une découverte  majeure en Histoire de l’Astrologie : le décalage des axes d’origine du Zodiaque

 

Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

Cela fait bien longtemps que nous travaillons sur le dispositif des domiciles et en fait on peut dire que nos recherches ont quasiment commencé avec notre apprentissage même de l’astrologie, à savoir à la fin des années soixante, il y a donc 45 ans environ. Déjà fin 69, nous avions déjà élaboré tout un système et nous en avions parlé en 71  avec Lisa Morpurgo, lors du Congrès de Aalen, en Allemagne, organisé par l’ISAR de Julienne Mullette (Sturm), elle –même passionnée par le sujet ; Cela fut d’abord  publié en 76 dans Clefs pour l’Astrologie (Seghers) mais nous l’avions enseigné, au début des années soixante-dix  à nos élèves, Max Duval et Jacques Moine ainsi que Guy Mayeres (tous décédés), tous appartenant à la mouvance néromanienne.

Mais il est un point que jusqu’à présent nous n’avions pas signalé avec suffisamment d’emphase, c’est le traitement de Mats et de Vénus dans le dispositif de la Tétrabibel de Ptolémée. Nous allons montrer dans le présent article en quoi ce dispositif sous la forme qui est la sienne dans cet ouvrage est aberrant, ce qui ne l’a pas empêché de perdurer jusqu’à nos jours dans la pratique astrologique des astrologues de base.

Il nous faut d’entrée de jeu indiquer que Mars et Vénus incarnent des polarités opposés et donc incompatibles au même moment ou même successivement. Tout comme l’on ne passe pas brusquement de l’été à l’Hiver ou du jour à la nuit : des temps intermédiaires sont nécessaires.

Mars c’est la Mort et Vénus c’est la Vie, ce qui correspond bien à leurs initiales. La vie précède la mort. Avant d tuer un animal, il faut déjà qu’il ait vécu. Donc Mars correspond à un deuxième temps. Il nous apparait dès lors  totalement inacceptable de placer Mars au début du printemps. C’est peut être concevable sur un plan symbolique comme représentant l’énergie printanière mais  le cycle saisonnier utilisé par l’astrologie est celui de la vie sociale au cours des saisons et non des saisons en tant que telles. Or, comme on peut le voir dans les almanachs et les livres d’heures, le temps des amours correspond au printemps (l’iconographie des Gémeaux est en réalité vénusienne) alors que  le moment de la mise à mort (la crucifixion) des bêtes et notamment du porc se situe à l’Automne., d’où la flèche du sagittaire mais aussi du scorpion, deux signes d’automne. (en anglais  Fall, la Chute)

On comprend dès lors que Vénus soit associée au Taureau et Mars au  Scorpion mais on comprend beaucoup moins bien que Vénus soit aussi associée à la Balance, voisine immédiate du Scorpion et Mars au bélier voisin immédiat du taureau.

Cette étrangeté qui fait que Mars soit opposé d’un coté à Vénus, dans le rapport Scorpion- Taureau mais joint à la même Vénus, dans le rapport  Balance-Scorpion et Bélier- Taureau  est de plus insolite  mais on sait que les astrologues peuvent avaler toutes les couleuvres et ne se formaliser de rien !

Un des effets les plus pernicieux d’un tel dispositif tient à la rupture de facto de la cyclicité.  Les astrologues n’ont aucun scrupule à décaler que l’on passe du bélier au  taureau sur la base d’un passage de Mats à Vénus et idem, en face avec Balance-Scorpion ? Cela ne tient pas debout et il n’y a aucun autre exemple d’une telle étrangeté.  Dans l’autre dialectique Mercure- Jupiter,  ces deux planètes opposées ne se côtoient jamais.   Quant aux lumnaires, ils sont opposés à Saturne mais n’occupent pas un signe qui le jouxterait !

On ne saurait passer dans un processus cyclique par des valeurs opposées et consécutives. Il faut un stade intermédiaire qui n’existe pas ici. Autrement dit il est parfaitement inadmissible que l’on ait au sein d’une même saison des valeurs opposées.

On a d’ailleurs là un quatuor : Vénus et le Printemps, en taureau Mercure et l’Eté en vierge,  Mars en scorpion en Automne et Jupiter en poissons, en Hiver.   Si on les place tous les quatre sur le Zodiaque, on a  un trigone entre Vénus et Mercure  (ce qui ne correspond pas à une possibilité astronomique), puis un sextile entre  Mercure et Mars (vierge-scorpion)  puis à nouveau un trigone entre  Mars et Jupiter – (scorpion-poissons). Et enfin un sextile entre Jupiter et Vénus (des poissons au taureau), ce qui correspond d’ailleurs à notre découpage au sein de l’Astrocyclon entre deux périodes de 30 ° et deux périodes de  15° si l’on multiplie par 4 (puisque le Cycle de Saturne est divisé en 4). On notera que l’on fait ainsi apparaitre les deux « bons » aspects du trigone et du sextile. (120°  et 60°)

Comment donc a-t-on pu en arriver là ? La seule explication plausible que nous ayons trouvée serait que l’on aurait affaire à un zodiaque coupé en deux entre le bélier et  le taureau et en face entre la balance et le scorpion,  ce qui donnerait une sorte d’ouroboros, associant la fin et le début des choses.

On aurait dans ce cas quatre secteurs de 3 signes :

Taureau-Gémeaux-Cancer avec trois planètes «intérieures » : Vénus en taureau, Mercure en Gémeaux et la Lune en Cancer

Lion-Vierge-Balance avec  les mêmes planètes intérieures : Soleil et Lion, Mercure en vierge et Vénus en Balance

Scorpion Sagittaire- Capricorne  avec les trois planètes « extérieures «  (à l’orbite terrestre) :

Mars en scorpion, Jupiter en Sagittaire et Saturne en capricorne

Verseau Poissonst Bélier avec les mêmes planètes extérieures : Saturne en verseau  Jupiter en Poissons et Mars en Bélier.

Dans ce cas et dans ce cas seulement, on concevrait la présence de deux planètes de nature opposée des deux côtés d’un axe. Un autre axe nous est d’ailleurs plus familier, c’est celui qui passe entre le cancer et le lion  et qui sépare la lune du soleil. Cet axe-là est beaucoup mieux connu des astrologues alors que l’axe  passant entre le bélier et le taureau est passé à la trappe alors que ces deux axes sont en carré comme le sont les équinoxes et les  solstices.

Cela laisse entendre que le premier signe du zodiaque aurait été initialement le Taureau, ce qui ne saurait surprendre puisque c’est là que se situe Aldébaran une des quatre étoiles fixes, tout comme le Lion est le siège de Regulus, du moins du point de vue des constellations (mais non en tropique) et bien entendu en face on trouve les deux autres étoiles fixes royales, Antarès et Fomalhaut respectivement.

Les axes initialement en  signes fixes auraient  été par la suite décalés et auraient glissé vers les signes cardinaux.

Nous aurions donc un axe situé entre  Mars et Vénus et  un autre  situé entre la Lune et le Soleil. Les astrologues n’ont retenu que le second axe et  oublié l’existence de l’autre axe qui le coupe à 90° entre Mars et Vénus.

C’est le glissement d’un signe qui aura conduit aux bizarreries signalées plus haut. Autant au sein d’ »une même quarte, il doit y avoir homogénéité (les planètes intérieures et extérieures ne sauraient se retrouver ensemble), autant lorsqu’il s’agit de deux  plans distincts, cela peut tout à fait se concevoir.

De telles concluons relèvent d’une approche archéologique qui consiste à relever les bizarreries structurelles et en rechercher l’explication qui va éclairer la genèse du dispositif et les aléas qu’il a pu avoir à subir, ce qui s’apparente à une forme de psychanalyse des systèmes.

L’on notera donc que ce que nous transmet la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle de notre ère) est bel et bien corrompu. Il nous transmet un savoir frelaté et dont il n’a pas une pleine maitrise. Le dispositif des doubles domiciles  comporte non pas un mais deux axes.  Dans la Tétrabible, il n’est question pour ce dispositif que de l’axe  solsticial (cancer-lion) mais on notera que cet axe ne passe pas entre gémeaux et cancer  (ce qui placerait l’e solstice au milieu, mais avec un décalage d’un signe. C’est un point qui nous avait intrigué depuis longtemps et qui aurait dû nous alerter car si l’un des axes est cancer- lion, l’autre ne peut être que bélier –taureau (et bon pas poissons-bélier). C’est d’ailleurs cet axe que l’on retrouve pour les exaltations, le dispositif jumeau des domiciles (cf. Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel – La Grande Conjonction  1983) avec les deux luminaires se situant non pas autour de poissons-bélier mais bien de bélier-taureau. Décidément,  le bélier ne peut plus  raisonnablement pas figurer comme le premier signe du Zodiaque, il en est en faut le dernier, d’où le contraste  cette fois légitime entre les deux signes appartenant deux ensembles différents.

 

 

 

 

JHB

29. 03. 14

 

 

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