De la valeur ajoutée par les hommes et par les femmes.

Posté par nofim le 13 mars 2014

 

 

Les femmes et la question de la valeur ajoutée

Par  Jacques  Halbronn

 

Une des causes de malentendu entre hommes et femmes pourrait être due à l’idée différente que les uns et les autres se font de la « valeur ajoutée ».

Pour une femme, on dira qu’il lui en faut peu pour éprouver le sentiment d’une touche personnelle. Par exemple, quand une femme lit ou récite un poème de Baudelaire, elle  sait qu’elle le rend  à sa façon  qui ne sera jamais tout à fait celle d’un autre récitant. C’est pourquoi,  il lui importe peu qu’elle ne soit pas l’auteur du texte puisque de toute façon il laissera sa marque, sa gifle du fait de son interprétation. On dira qu’elle n’est pas très exigeante et se contente de peu pour être satisfaite d’elle-même, à peu de frais.

On peut néanmoins comprendre pourquoi les femmes raisonnent ainsi, ce qui est finalement une marque d’humilité sinon de sagesse. Une femme qui interprète une pièce musicale de quelque compositeur célèbre sait très bien qu’elle n’est pas la seule à le faire. Elle ne se distinguera des autres interprètes  que par quelque nuance, quelque détail ce qui constituera sa « valeur ajoutée » mais suffira à la démarquer.  On est donc dans la micro-valeur ajoutée. Mais dans le petit monde des femmes (sur la planéte Vénus, dirait John Gray), ce n’est déjà pas si mal.

Sur la planéte Mars, on voit les choses un peu autrement et on met la barre sensiblement plus haute. Celui qui imite n’est qu’un plagiaire même s’il a rajouté un peu de sa « sauce ». On ne s’y trompe pas et on ne s’en laisse pas compter. C’est dire que si l’on a une mère très marquante, on ne verra pas les enjeux de la vie de la même manière que si l’exemple paternel a été prédominant.

Chez les hommes, il faut créer du nouveau au niveau du signifiant et pas seulement du signifié. Traduisez : la valeur ajoutée doit affecter la forme même de l’objet et non seulement comment on a pu rajouter une couleur. Or, les femmes n’osent pas toucher à la forme des choses, elles préfèrent s’en tenir à les décorer d’une façon plaisante. Distribuez la même assiette à douze femmes, elles en feront douze assiettes différentes par leurs ornements, leur décoration, leur présentation. Chez les femmes, l’habit fait le moine. L’habillage est le péché mignon des femmes.

On dira donc que les hommes et les femmes n’ont pas les mêmes valeurs. Les hommes se situent plus en amont et les femmes plus en aval.

Pour les hommes, il faut être le premier à faire une chose, à énoncer une loi. Le second n’a aucun crédit car il n’y a qu’un maigre mérite à répéter, à reproduire, même si l’on a pris la peine d’améliorer quelque peu la première version, qui seule fait foi. C’est la dure loi du temps. Celui qui arrive en second ne sera jamais perçu que comme un imitateur plus ou moins talentueux. Et les femmes entrent dans cette catégorie, le plus souvent.

Or, il ne faudrait pas prendre à la légère une telle exigence de la part des hommes. L’important est de rendre à César ce qui ‘est à César et de sélectionner les meilleurs, les pionniers, même si ceux qui viennent après (la bataille) ont pu apporter une valeur ajoutée non négligeable voire en ont fait quelque chose de plus achevé.

Prenons un exemple dans le domaine de la nourriture.  Les hommes préféreront un produit sans adjuvant même s’il est moins gouteux. La hantise des hommes  c’est l’authenticité et le repérage des plus doués et ils ne peuvent choisir des gens qui ne sont que des « copieurs », même s’ils font mieux que leur modèle. C’est la source qui compte, la première impulsion qui fait foi.

Il y a un autre point à préciser que nous avons déjà exposé ailleurs : les femmes se comportent instinctivement en héritières, en veuves ayant la charge de sauvegarder, de perpétuer fidèlement ce que les hommes ont laissé derrière eux.  Elles se sentent obligés d’en respecter la lettre sinon l’esprit. En fait, il leur importe peu de faire dire à un texte ce qu’il ne dit pas du moment que le texte en tant que tel n’a pas été retouché dans sa forme première. On peut ajouter mais ne point soustraire ou omettre.

C’est ainsi que la langue anglaise se situe, selon nous, par rapport aux mots français. L’anglais considère qu’il a apporté à ces milliers de mots empreintes une certaine valeur ajoutée (au niveau du sens, de la prononciation, de la grammaire) mais sans porter atteinte à l’intégrité du signifiant, seul le signifié étant voué à des ajustements.

En fait, toutes ces considérations devraient apparaitre comme allant de soi.  Malheureusement, comme chacun sait, on aura mis dans la tête des femmes toutes sortes d’idées qui leur auront tourné la tête et rares sont celles qui échappent à la tentation de nier la différence entre hommes et femmes, sur le plan de leur comportement et de leur contribution à la gloire de l’Humanité. On sait qu’à certaines époques,  d’aucuns ont voulu détruire les réalisations masculines accumulées sur  tant de millénaires. (cf. Monuments Men, le film).  Et l’on ne peut s’empêcher de se dire que les femmes pourraient se réjouir quelque par de telles disparitions qui leur épargneraient  un certain sentiment d’infériorité. Mais il parait que dire de telles choses relève de la misogynie, laquelle se définit par le refus d’admettre que les femmes fonctionnent comme les hommes, et ce dans les domaines les plus divers.  Ce qui vient compliquer quelque peu la perception des choses tient au fait que  tout grand homme est unique quelque part et que ceux qui viennent en second sont  anéantis non pas physiquement mais psychiquement. Il est alors facile pour les femmes de se référer à ces hommes laissés pour compte – et quelque peu « ratés » pour asseoir leur prétention égalitaire. Ce qui leur permet de dire que le génie masculin est bien rare  et  ce qui les rassure. Nous dirons plutôt que les hommes sont comme des engins très perfectionnés que seuls quelques-uns savent conduire optimalement. (cf. la parabole des talents). Mais c’est bien cette élite masculine  qui empêche les femmes de croire complétement les propos chimériques  de ceux qui les manipulent et qui ne sont que des apprentis sorciers maléfiques.. Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute.

 

JHB

13 03  14

 

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Force et faiblesse de l’Etat au prisme de l’Astrocyclon

Posté par nofim le 12 mars 2014

L’Astrocyclon et l’évolution du rôle de l’Etat

Par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons dit que rien de ce qui touchait à la dualité, sous quelque forme que ce soit, ne devait être étranger à l’astrologie et inversement que l’astrologie ne devait rien accepter qui ne soit marqué au coin du deux. La combinaison de cette double exigence dessine un portrrait radicalement neuf de l’Astrologie en ce qu’il ouvre celle-ci vers des domaines qui paraissaient lui être extérieurs et qu’il évacue des  facteurs qui semblaient en faire partie. On peut dire que l’on constitue ainsi un «empire » de l’Astrologie qui  s’étend bien au-delà de ses limites habituellement admises mais au prix d’une certaine décantation de sa propre tradition, elle-même marquée par diverses influences et divers voisinages (non sans quelque promiscuité) qui ne sont plus de mise à l’échelle « impériale ». Toute structure qui s’engage dans une aventure expansionniste doit aussi balayer devant sa porte et séparer le bon grain de l’ivraie. C’est le prix à payer pour être crédible  à une dimension qui se veut universelle.

Ceci étant dit, abordons donc quelques dualités dont notamment celle qui concerne l’Etat.  On sait que les débats ont été nombreux au cours des siècles sur trop ou trop peu d’Etat. Et il semble que le rapport à l’Etat et au rôle qu’on souhaite lui voir jouer obéisse à une dynamique cyclique et ce non  pas dans la longue durée mas dans la brève durée. Ceci est un point crucial et constitue un apport capital de l’Astrologie, à savoir que nous vivons dans un temps court puisque, en l’espace de  sept ans, se joue tout un cycle historique. Il faut arrêter de découper le temps historique en décennies pour ne pas parler de demi-siècles ou de siècles et pourquoi pas de millénaires. Un temps historique plus court permettrait de  ne pas créer un fossé entre  la vie des hommes et celle des Etats, ce qui remet  aussi en question le clivage entre Astrologie Mondiale (Mundane Astrology ne peut être traduit par Astrologie Mondiale mais astrologie de ce qui est basique) et astrologie des personnes, des « particuliers, ce qui n’est pas la même chose, pour nous, que celle des individus.  Une personne, pour nous, est membre d’une communauté et en suit le rythme collectif. En revanche, la notion d’individu tend à faire croire qu’il y aurait un rythme propre à chaque individu, ce qui est entériné par la pratique du thème astrale et des techniques prédictives qui s’y greffent. Selon nous, la notion d’individu n’est qu’une coquetterie pour faire contrepoids à un certain conformisme. Plus on est authentiquement original, moins on est tenté par le maniérisme individuel qui exacerbe des différences minimes comme plusieurs interprétations d’une même sonate.

Cette brièveté des phases est un trait distinctif des civilisations humaines.  On ne devrait, par exemple, pas trop se montrer surpris par les lendemains des Printemps arabes (depuis la fin de 2010),  notamment en Egypte. Du point de vue de notre nouvelle Astrologie, il est logique qu’à une phase descendante de l’Astrocyclon qui tend à dessaisir les leaders de leur pouvoir unique, vienne se mettre en place une phase ascendante qui conduit les peuples à s’en remettre à une autorité centrale. Il n’y a pas de quoi s’étonner d’autant que les plats ne cessent d’être resservis, tôt ou tard. Ce serait comme  de protester contre l’alternance du jour et de la nuit. Trop de gens veulent croire que les changements qu’ils souhaitaient voir advenir, qu’ils attendaient, seront acquis une fois pour toutes. C’est un leurre.  La cyclicité n’est pas linéaire. Or, en découpant des phases longues, on met à mal l’esprit de la cyclicité car quelle cyclicité y aurait –il si  ai coirs d’une vie, il n’y avait  pas de changement ! Les tenants des cycles longs sont, selon nous, obsédés par le fait que certains acquis ne seraient pas irréversibles et ils projettent ainsi leurs angoisses sur l’astrologie pour y saboter la dynamique astrologique. Les tenants des planètes transsaturniennes (et transplutoniennes comme chez Jacky Alaïz) en astrologie appartiennent à un tel club de comploteurs et comploteuses (surtout) contre la vraie astrologie. Que dire de ces ères précesseionnelles de 2160 ans  (Aquarius Age, cf. Aquarius ou la nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros  1979)?

Pour en revenir à la dialectique autour de l’Etat, nous dirons, au prisme de l’Astrocyclon, que la phase montante favorise le renforcement de l’Etat et la phase descendante en provoque le repli, le recul. Pour revenir sur le Printemps Arabe, on ne sera pas surpris d’apprendre que Saturne se situait fin 2010 en phase descendante peu propice au maintien d’un Etat puissant. (Idem de 1989), c’est un temps de « dépérissement de l’Etat » (terminologie communiste).Cela aura été fatal à  Ben Ali, Moubarak,  Kadhafi sans parler du cas  Bachir El Assad. Mais il est vrai également qu’actuellement, la tendance au renforcement de l’Etat est à l’ordre du jour, du fait de la phase ascendante dans laquelle nous nous trouvons.  En juin 40 et dans les mois qui suivirent, la phase de l’Astrocyclon était  ascendante  et cela aboutit à la création d’un Etat Français présidé par le Maréchal Pétain. Les Français  se déchargeaient en quelque sorte sur lui de tous les problémes à résoudre.  La phase ascendante crée un besoin d’Etat mais aussi de Leader fort, les deux idées étant en fait fort liées entre elles et quasiment indissociables. En 1962, la Ve République, du fait d’un référendum amendant la Constituions, renforce le rôle du Président en le faisant élire au suffrage universel (ce qui sera appliqué à partir de  1965)

En 1981, l’avènement de Mitterrand à la présidence de la République se fit en phase descendante, propice à une arrivée des Socialo-communistes au gouvernement autour de l’idée de répartition et de plein emploi. Mais l’on sait que tout cela n’allait pas durer avec le remplacement de   Pierre Maurois par Laurent Fabius. En 1997, .le contexte Astrocyclon sera le même qu’en 1981 (Saturne sur l’axe Balance-Bélier). Lionel Jospin devient Premier Ministre. ; En 2012, on est encore dans la dynamique du Printemps Arabe et  c’est François Hollande qui est élu Président, en phase descendante, laquelle laisse la place à une phase intermédiaire dès l’Automne 2012 (Saturne début Scorpion jusqu’à 15° Scorpion) Fin 2013, on bascule complétement en phase ascendante. Qu’est-ce que cela signifie ? Que le gouvernement devra  prendre des mesures autoritaires et renoncer au leurre du plein emploi, en pariant sur la productivité, quitte à maintenir les chômeurs dans des conditions de vie décentes, en favorisant les formations et les recyclages de toutes sortes en préparation d’une nouvelle phase descendante fin 2016 (avec Saturne  passant à 15° Sagittaire) Or, il semble que les ministres du gouvernement soient divisés sur la politique de l’emploi. Mais le temps n’est pas, en phase ascendante de Saturne, à pencher du côté des employés. Ce sont les employeurs qui ont la priorité et il est vrai que leur équipement en matériel les rend moins dépendants de la main d’œuvre des salariés. On va vers un bras de fer avec les syndicats dans le style Margaret Thatcher – elle en sortit victorieuse. (en  1984-1985, sous la même configuration qu’actuellement à 30 ans d’intervalle). D’ailleurs, nous pensons qu’en phase ascendante de l’Astrocyclon, les petites gens sont disposés, jusqu’à un certain point, à faire confiance au gouvernement et à attendre des jours meilleurs.

Pour conclure, nous dirons que toute communauté culturelle, religieuse, professionnelle est soumise à une telle cyclicité. Dans le cas du milieu astrologique français, l’o, peut imaginer un rapport de force entre les tenants d’une astrologie mieux outillée, plis axée sur l’informatique, et moins dépendante de la main d’œuvre des praticiens. Cela correspond en général à un certain dégraissage et à une autorité plus contraignante. Mais qui incarne l’Etat dans la communauté astrologique ? A chaque astrologue d’y songer.

 

 

 

 

 

 

12 03 14

 

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Force et faiblesse de l’Etat au rythme de l’Astrocyclon

Posté par nofim le 12 mars 2014

L’Astrocyclon et l’évolution du rôle de l’Etat

Par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons dit que rien de ce qui touchait à la dualité, sous quelque forme que ce soit, ne devait être étranger à l’astrologie et inversement que l’astrologie ne devait rien accepter qui ne soit marqué au coin du deux. La combinaison de cette double exigence dessine un portrrait radicalement neuf de l’Astrologie en ce qu’il ouvre celle-ci vers des domaines qui paraissaient lui être extérieurs et qu’il évacue des  facteurs qui semblaient en faire partie. On peut dire que l’on constitue ainsi un «empire » de l’Astrologie qui  s’étend bien au-delà de ses limites habituellement admises mais au prix d’une certaine décantation de sa propre tradition, elle-même marquée par diverses influences et divers voisinages (non sans quelque promiscuité) qui ne sont plus de mise à l’échelle « impériale ». Toute structure qui s’engage dans une aventure expansionniste doit aussi balayer devant sa porte et séparer le bon grain de l’ivraie. C’est le prix à payer pour être crédible  à une dimension qui se veut universelle.

Ceci étant dit, abordons donc quelques dualités dont notamment celle qui concerne l’Etat.  On sait que les débats ont été nombreux au cours des siècles sur trop ou trop peu d’Etat. Et il semble que le rapport à l’Etat et au rôle qu’on souhaite lui voir jouer obéisse à une dynamique cyclique et ce non  pas dans la longue durée mas dans la brève durée. Ceci est un point crucial et constitue un apport capital de l’Astrologie, à savoir que nous vivons dans un temps court puisque, en l’espace de  sept ans, se joue tout un cycle historique. Il faut arrêter de découper le temps historique en décennies pour ne pas parler de demi-siècles ou de siècles et pourquoi pas de millénaires. Un temps historique plus court permettrait de  ne pas créer un fossé entre  la vie des hommes et celle des Etats, ce qui remet  aussi en question le clivage entre Astrologie Mondiale (Mundane Astrology ne peut être traduit par Astrologie Mondiale mais astrologie de ce qui est basique) et astrologie des personnes, des « particuliers, ce qui n’est pas la même chose, pour nous, que celle des individus.  Une personne, pour nous, est membre d’une communauté et en suit le rythme collectif. En revanche, la notion d’individu tend à faire croire qu’il y aurait un rythme propre à chaque individu, ce qui est entériné par la pratique du thème astrale et des techniques prédictives qui s’y greffent. Selon nous, la notion d’individu n’est qu’une coquetterie pour faire contrepoids à un certain conformisme. Plus on est authentiquement original, moins on est tenté par le maniérisme individuel qui exacerbe des différences minimes comme plusieurs interprétations d’une même sonate.

Cette brièveté des phases est un trait distinctif des civilisations humaines.  On ne devrait, par exemple, pas trop se montrer surpris par les lendemains des Printemps arabes (depuis la fin de 2010),  notamment en Egypte. Du point de vue de notre nouvelle Astrologie, il est logique qu’à une phase descendante de l’Astrocyclon qui tend à dessaisir les leaders de leur pouvoir unique, vienne se mettre en place une phase ascendante qui conduit les peuples à s’en remettre à une autorité centrale. Il n’y a pas de quoi s’étonner d’autant que les plats ne cessent d’être resservis, tôt ou tard. Ce serait comme  de protester contre l’alternance du jour et de la nuit. Trop de gens veulent croire que les changements qu’ils souhaitaient voir advenir, qu’ils attendaient, seront acquis une fois pour toutes. C’est un leurre.  La cyclicité n’est pas linéaire. Or, en découpant des phases longues, on met à mal l’esprit de la cyclicité car quelle cyclicité y aurait –il si  ai coirs d’une vie, il n’y avait  pas de changement ! Les tenants des cycles longs sont, selon nous, obsédés par le fait que certains acquis ne seraient pas irréversibles et ils projettent ainsi leurs angoisses sur l’astrologie pour y saboter la dynamique astrologique. Les tenants des planètes transsaturniennes (et transplutoniennes comme chez Jacky Alaïz) en astrologie appartiennent à un tel club de comploteurs et comploteuses (surtout) contre la vraie astrologie. Que dire de ces ères précesseionnelles de 2160 ans  (Aquarius Age, cf. Aquarius ou la nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros  1979)?

Pour en revenir à la dialectique autour de l’Etat, nous dirons, au prisme de l’Astrocyclon, que la phase montante favorise le renforcement de l’Etat et la phase descendante en provoque le repli, le recul. Pour revenir sur le Printemps Arabe, on ne sera pas surpris d’apprendre que Saturne se situait fin 2010 en phase descendante peu propice au maintien d’un Etat puissant. (Idem de 1989), c’est un temps de « dépérissement de l’Etat » (terminologie communiste).Cela aura été fatal à  Ben Ali, Moubarak,  Kadhafi sans parler du cas  Bachir El Assad. Mais il est vrai également qu’actuellement, la tendance au renforcement de l’Etat est à l’ordre du jour, du fait de la phase ascendante dans laquelle nous nous trouvons.  En juin 40 et dans les mois qui suivirent, la phase de l’Astrocyclon était  ascendante  et cela aboutit à la création d’un Etat Français présidé par le Maréchal Pétain. Les Français  se déchargeaient en quelque sorte sur lui de tous les problémes à résoudre.  La phase ascendante crée un besoin d’Etat mais aussi de Leader fort, les deux idées étant en fait fort liées entre elles et quasiment indissociables. En 1962, la Ve République, du fait d’un référendum amendant la Constituions, renforce le rôle du Président en le faisant élire au suffrage universel (ce qui sera appliqué à partir de  1965)

En 1981, l’avènement de Mitterrand à la présidence de la République se fit en phase descendante, propice à une arrivée des Socialo-communistes au gouvernement autour de l’idée de répartition et de plein emploi. Mais l’on sait que tout cela n’allait pas durer avec le remplacement de   Pierre Maurois par Laurent Fabius. En 1997, .le contexte Astrocyclon sera le même qu’en 1981 (Saturne sur l’axe Balance-Bélier). Lionel Jospin devient Premier Ministre. ; En 2012, on est encore dans la dynamique du Printemps Arabe et  c’est François Hollande qui est élu Président, en phase descendante, laquelle laisse la place à une phase intermédiaire dès l’Automne 2012 (Saturne début Scorpion jusqu’à 15° Scorpion) Fin 2013, on bascule complétement en phase ascendante. Qu’est-ce que cela signifie ? Que le gouvernement devra  prendre des mesures autoritaires et renoncer au leurre du plein emploi, en pariant sur la productivité, quitte à maintenir les chômeurs dans des conditions de vie décentes, en favorisant les formations et les recyclages de toutes sortes en préparation d’une nouvelle phase descendante fin 2016 (avec Saturne  passant à 15° Sagittaire) Or, il semble que les ministres du gouvernement soient divisés sur la politique de l’emploi. Mais le temps n’est pas, en phase ascendante de Saturne, à pencher du côté des employés. Ce sont les employeurs qui ont la priorité et il est vrai que leur équipement en matériel les rend moins dépendants de la main d’œuvre des salariés. On va vers un bras de fer avec les syndicats dans le style Margaret Thatcher – elle en sortit victorieuse. (en  1984-1985, sous la même configuration qu’actuellement à 30 ans d’intervalle). D’ailleurs, nous pensons qu’en phase ascendante de l’Astrocyclon, les petites gens sont disposés, jusqu’à un certain point, à faire confiance au gouvernement et à attendre des jours meilleurs.

Pour conclure, nous dirons que toute communauté culturelle, religieuse, professionnelle est soumise à une telle cyclicité. Dans le cas du milieu astrologique français, l’o, peut imaginer un rapport de force entre les tenants d’une astrologie mieux outillée, plis axée sur l’informatique, et moins dépendante de la main d’œuvre des praticiens. Cela correspond en général à un certain dégraissage et à une autorité plus contraignante. Mais qui incarne l’Etat dans la communauté astrologique ? A chaque astrologue d’y songer.

 

 

 

 

 

 

12 03 14

 

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Initiation à la consultation astrologique -Astrocyclon

Posté par nofim le 12 mars 2014

 

Pour une astrologie conceptuelle autour de l’Astrocyclon

Par  Jacques  Halbronn

 

Nous pensons que la consultation astrologique doit tourner autour d’un nombre très limité de notions mais qu’il  faut assimiler et bien maîtriser. En ce sens, nous prônons la pratique d’une astrologie que l’on peut qualifier de conceptuelle. Il ne s’agit pas pour le praticien de monologuer  mais de transmettre des mots clef en s’assurant que le son interlocuteur a bien compris de quoi il retourne. Et cela doit prendre le temps qu’il faut, quitte à envisager plusieurs séances pour que le client se mette bien en selle et éventuellement puisse diffuser de son côté la bonne parole. Il y a là toute une gymnastique mentale à intégrer.

Comme nous l’avons dit dans un précédent article, les humains comme els machines  fonctionnent en binaire, qui est une sorte de pensée universelle et même le langage est marqué par cette dualité (le singulier et le pluriel,  le masculin et le féminin, le passé et le futur (inachevé. Il n’y a pas de vrai  présent dans nombre de langues), l’être et l’avoir, le moi et le toi  etc.). En linguistique, nous avons travaillé sur la morphosémantique et isolé certains radicaux comme « prendre » et ‘’laisser ».(en français)  Les verbes commençant par  P (avec éventuellement des préfixe) indique l’idée de ce dont on se charge :  je prends, je comprends, j’apprends (en anglaise  compréhension, apprentice etc)  et les verbes commençant par L plutôt l’idée de ce dont on se décharge : laisser (délaisser), lâcher, et en anglais, Let, en allemand Lassen, en italien lasciare etc)

Il y a des périodes où nous prenons (possession) et d’autres où nous lâchons (prise) et l’astrologie (Astrocyclon) nous fournit le calendrier des dites périodes. Il est clair que tout le monde ne peut pas prendre en même temps ni lâcher prise en même temps. Cela dépend des gens et c’est le travail de l’astrologue de détermine à quelle catégorie son client appartient. Et cela ne se saura pas par le biais du thème natal ni d’ailleurs d’aucun thème, la notion de thème et de cycle ne faisant pas bon ménage bien qu’à l’origine le mot « thème » signifie  un processus (cf. le leitmotiv chez Wagner) et non pas  quelque chose de statique, de purement spatial. Les Anglo-Saxons utilisent plus heureusement le terme ‘ »chart ». (Du français carte (du ciel)

Donc, à un moment donné, il   y a ceux qui prennent et ceux qui lâchent et l’astrologue doit pouvoir dire qui fait quoi  et quand les choses vont  basculer dans un autre sens.

Comment déterminer de quel côté de la barrière telle personne se trouve ? La méthode la plus raisonnable parait être l’étude du passé – ce qui suppose un client d’un certain âge- qui devrait permettre de trancher car le passé ressemble étrangement au futur dans le cadre d’une approche cyclique. On rappellera que l’Astrocyclon  découpe le temps en périodes montante et descendante, sur la base d’un cycle de 7 ans.  On n’y reviendra pas dans la présente étude.

Une autre approche est plus d’ordre psychosociologique. Elle s’appuie sur un certain profil socioprofessionnel. Est-ce que la personne par des phases où elle se trouve en position de dirigeant concentrant un maximum de pouvoir entre ses mains ou bien est-ce que la personne a plutôt milité pour un partage du pouvoir et le plein emploi réparti entre un maximum de gens ? En d’autres termes, la personne a-t-elle suivi une carrière de leader, avec bien entendu des hauts et des bas ou plutôt d’employé, d’ouvrier, de technicien spécialisé ?

A  un autre niveau encore, on mettra en avant  tout simplement le critère sexuel : est-on en présence d’un homme ou d’une femme, dès lors que l’on admet que, selon toute probabilité, les hommes appartiennent plutôt à un groupe et les femmes  à un autre, à savoir ceux qui sont plutôt en haut de l’échelle du pouvoir et ceux qui sont en bas,  les considérations de richesse matérielle n’étant pas nécessairement déterminantes ici.

Mais, comme on l’a dit, cette dialectique exige un certain temps d’initiation et de pratique, tant pour l’astrologue, bien évidemment, que pour ses clients.

Revenons notamment sur la notion de lâcher prise sous un double point  de vue.

I  Période montante du Lâcher prise

En période montante, la plupart des gens sont dans le lâcher prise. En effet, comme on l’aura compris, les leaders forment une minorité au sein d’une population.  Cela signifie que la « base » de la société s’en remet à son sommet, à son « chef » (Führer, Guide etc.). C’est le chef qui décide et qui prend entre ses mains le destin de la Nation toute entière. Les exemples ne manquent pas dans l’Histoire de ce type de dévolution qui sous-tend l’idée même de monarchie, au départ (cf. la demande d’un roi chez les Hébreux « comme pour les autres peuples »). C’est donc le peuple qui est prêt à lâcher prise, à faire confiance à un homme providentiel et à le suivre (pour le pire et le meilleur). Au  niveau de la sphère privée, c’est  la femme qui accepte d’épouser un homme et de se soumettre à sa volonté.

Ceci constitue une donnée majeure et incontournable et toutes les autres approches psychologiques ou divinatoires ne sauraient en faire abstraction, ce qui est malheureusement actuellement le cas. L’Astrocyclon doit devenir le socle de toute analyse psychosociologique, quelle que soit l’échelle concernée, du couple jusqu’au gouvernement ;

 

 

 

II Période descendante du lâcher prise

Le Printemps arabe illustre à merveille la période descendante de l’Astrocyclon, tout comme les événements de 1989, une vingtaine d’années plus tôt (trois fois sept) ; Voyons cet extrait d’un article de Wikipedia sur  cette période qui débuta fin 2010 :

 

« Les principales causes de ces mouvements à forte dimension sociale1 sont le manque de libertés individuelles et publiques, la kleptocratie, le chômage, la misère, le coût de la vie élevé ainsi qu’un besoin de démocratie qui ne soit pas une simple façade14. Cette vague révolutionnaire est comparée à divers moments historiques, comme le Printemps des peuples de1848, la chute du Rideau de fer en 1989, ou encore le Risorgimento italien »

 

On notera que les explications avancées n’expliquent pas réellement la raison d’un tel éclatement à un tel moment. C’est bien là le point aveugle où l’on confond les effets et les causes. En décembre 2010, lors des événements de Tunisie, Saturne est à  14° Balance. comme il était au milieu du Capricorne en  1989 ou au milieu du Bélier en Mai 68. Ce positionnement correspond au milieu de la phase descendante, à 45° de la conjonction de Saturne avec le 0° du signe mutable précédent (soit la moitié de 90° (360/4)

Ce sont alors les leaders qui lâchent prise plus que les peuples qui l’emportent car en d’autres temps, les choses ne se seraient pas passées ainsi. (En phase montante, soit quelques années plus tôt ou plus tard.  Ce lâcher prise d’en haut génère ou est généré par une volonté de reprise du pouvoir par la base.

L’astrologue partira du ressenti au moment de la consultation, sur la base de la position du curseur Saturne en position ascendante et descendante. Est-ce que, à ce moment-là, le client se sent ou non en période de lâcher prise ? Si au moment de la consultation, c’est la phase montante de l’Astrocyclon, ce lâcher prise indique une personne  d’en bas. Les « leaders » au contraire sont alors  dans ’un état  d’esprit de lâcher prise  profitent de ceux qui lâchent prise. Inversement,  si au moment de la consultation, on est en phase descendante de Saturne, il y a lâché prise, on est en  face d’un leader.

 

JHB

12 03  14

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La nécessaire prise de conscience du clivage Hommes-femmes

Posté par nofim le 12 mars 2014

 

 

L’homme et le sens de l’aventure. Etudes de duologie.

Par Jacques Halbronn

 

 

Nous avons expliqué dans un précédent texte que l’homme se distinguait de la femme par son sens de l’observation qui est la source même, selon nous, de sa créativité. Ce sens implique une grande curiosité envers le monde qui le conduit à  préférer ce qu’il ne connait pas par rapport à ce qu’il connait déjà. C’est ainsi que lorsque l’homme rencontre des gens il préfère observer (et donc aussi écouter)  que d’émettre ou s’il émet c’est pour provoquer des réactions, pour faire parler l’autre. La femme, quant à elle, dès lors qu’elle a été chargée d’un message n’a rien de plus pressé que de le diffuser encore et encore sans trop se soucier du niveau de ses interlocuteurs.

On abordera ici un autre sens masculin, le sens de ‘l’aventure autour d’un texte de Roger-Pol Droit  (in Ma philo perso de A à Z, Ed Seuil 2013), intitulé « Voyages » (pp.  454  et seq)

« Quand on sort de chez moi, que l’on change de pays, de ciel, de climat, d’habitude, d’aliments, de vêtements, de langue, est-on  vraiment certain d’être toujours le même ? Sénèque le stoïcien en est convaincu parce qu’il conçoit l’âme comme une citadelle, une forteresse intérieure soustraite aux aléas du corps et aux variations de l’environnement. A cette conception d’un sujet  clos, imperméable et comme barricadé en lui-même, on peut opposer celle d’un esprit malléable et poreux, changeant au gré des lieux et des climats (…) Tout dépaysement serait une occasion de se quitter ou bien de découvrir quelque ressource encore insoupçonnée tapie au sein de ses propres plis. Le voyage ne serait donc pas simple déplacement dans l’espace mais aussi contrairement à ce qu’en dit Sénèque, altération du corps et modification de l’’esprit. Nombre d’auteurs l’ont dit. Voyez par exemple Montaigne, Stendhal ou Michaux (.) Hermann de Keyserling »

Nous pensons que les hommes ont le sentiment de pouvoir  progresser au fil des situations nouvelles non pas dans l’idée de recevoir de nouveaux enseignements mais dans l’attente de nouvelles leçons de vie, ce qui n’est pas  du tout la même chose. Lors des rencontres, les hommes ne sont pas demandeurs de quelque savoir servi sur un plateau et qu’ils n’auraient plus qu’à absorber. Ils cherchent des stimulations imprévisibles et que leur sens de l’observation (cf. supra saura capter, intégrer. N’importe quoi pourra faire l’affaire et l’inspiration jaillir de quelque détail, d’une expression qui  passera inaperçus aux yeux d’autrui. L’homme a une écoute très pointue qui ne consiste nullement  à laisse parler autrui passivement mais au contraire à réagir à tout moment, à quelque détail qui retiendra son attention. Le cerveau de l’homme a besoin de liberté pour fonctionner car il a gardé l’esprit du chasseur qui est à l’affut de gibier.  A contrario, si tout est trop bien rangé et établi,  à l’instar d’un cours magistral ; ex cathedra, son esprit de chasseur et son intérêt s’émoussent, Le paradoxe de l’homme tient au fait qu’il préfère les jardins  à l’anglaise aux jardins à la française mais n’a rien de plus pressé que de convertir les jardins anglais en jardins français. Chez les femmes, le processus est inverse, comme on l’a expliqué ailleurs, elle par  d’un jardin à la française pour en faire un jardin à l’anglaise.  Cela tient notamment  à la diversité  des interprètes en aval et à  l’unicité du créateur en amont.

Ces deux qualités, le sens de l’observation et celui de l’aventure (même racine qu’avenir, ce qui vient) sont les armes les plus évidentes dont disposent les hommes pour assurer leur domination sut les femmes, non pas  en opprimant celles-ci mais du fait de la défection, de l’impuissance, des dites femmes à  générer un authentique futur qui ne soit pas une simple redite du passé comme ce serait le cas si les femmes étaient laissées à elles-mêmes.

Le film qui sort en ce moment  «  Monuments men » est édifiant sur le fait que les femmes ne pèsent pas lourd dans notre patrimoine culturel au plus haut niveau.  Ce film est une ode au génie masculin et les femmes ne semblent pas cependant crier au scandale.  Pas une femme n’est mise en avant en tant qu’ayant contribué à l’art autrement qu’en servant de modèle. Car sur la toile, en revanche, les femmes sont légion notamment dans l’art religieux. . Bien entendu, cela n’est pas dit ainsi et l’on continue à  recourir la langue de bois. Les femmes sur la toile  ou dans les sculptures et les hommes devant la toile. Il est vrai qu’ai XXe siècle avec l’art abstrait, la question de la représentation de la femme ne se pose guère et l’on peut dire que c’est un art qui,  au cours du siècle passé et en ce nouveau siècle – et millénaire-  représente une humanité asexuée

Les femmes paient ainsi leur faible sens de l’observation et de l’aventure lesquels sont les deux mamelles de la création inspirée. Là encore, nous rencontrons un nouveau paradoxe : les hommes sont inspirés par le monde extérieur mais ce monde extérieur,  c’est aussi eux-mêmes du fait de l’introspection. (Verbe qui indique une idée visuelle). L’homme est aussi spectateur de lui-même et c’est ainsi qu’il parvient à tirer le meilleur de lui-même.  Le seul domaine où les femmes semblent parvenir à éveiller leurs facultés serait  celui de la  (clair) voyance  qui a un statut assez spécial mais cela ne parvient pas pour autant à féconder leur créativité du fait d’une certaine carence des sens de l’observation et de l’aventure comme si le terrain où tombe la semence n’était pas assez fertile.

On ne dira pas assez à quel point les femmes sont victimes de leur pulsion à émettre qui passe avant tout le reste et qui les prive de « feed back ». La machine aussi est vouée à l’émission une fois que l’on a appuyé sur le « bouton »  La femme a du mal à se remettre en question ou plutôt à remettre en question le savoir qu’elle a reçu. Nouveau paradoxe : certes, les femmes pour émettre doivent recevoir mais cela se limite à une impulsion très codifiée comme ce « bouton » sur lequel on appuie pour démarrer une machine. (on  et off). L’acte sexuel entre dans ce schéma d’une impulsion codifiée.  Rien à voir avec la réceptivité masculine qui est beaucoup plus intelligente. Mais rappelons-le, c’est l’homme qui « nourrit » la femme et lui transmet ce dont elle a besoin pour émettre et procréer. En bref, les femmes ne captent que ce qui est déjà formalisé par les hommes et donc elles se situent ipso facto en position subalterne à l’instar des machines. Le maître est en fait celui qui observe – on parle de l’œil du maître-  et l’observation est la forme la plus remarquable de la réception. Etrangement, le  verbe observer a deux sens : d’une part il vise celui qui  s’intéresse au monde, qui le scrute et de l’autre, celui qui se conforme aux lois, qui les respecte, les  « observe » (observance, être « observant »), les applique et les pratique (praticien, pratiquant), et qui dès lors ne voit que ce qu’il veut voir, ce qu’on l’a programmé à voir.., Nous avons montré dans nos travaux de cyclologie  que durant certaines phases,  les hommes ne  transmettaient pas aux femmes car pour transmettre, il faut se sentir prêts ou plutôt  se sentir las. C’est de cette fatigue éprouvée périodiquement par les hommes dont les femmes profitent pour  passer à une  phase d’émission qui implique une certaine cristallisation et donc la fin d’une dynamique créatrice qui sera relayée par une dynamique d’interprétation, qui  sera diversifiée dans l’espace, du fait nombre d’interprètes, et non plus dans le temps, du fait des stades successifs de  la  création d’un seul homme…Car l’on soulignera que le rapport hommes-femmes est celui de l’un (vertical) au multiple. (horizontal). Il est aberrant que les femmes  en ce début de XXIe siècle soient dans le déni larvé de ce phénoméne, ce qui ne fait que confirmer qu’ells ne savent pas observer le monde tel qu’il est mais ne le perçoivent que par le biais et les œillères  de programmes qu’on leur a instillés..Nous indiquions plus haut que les femmes  avaient accès à l’éveil de la voyance (médiumnité, cf l’image de Madame Irma) et que par cette voie, elles ne sont pas, pensons-nous sans exercer un certain pouvoir sur les esprits  (que l’Eglise ne leur accorde pas, notamment pour la confession). La puissance de ce pouvoir « spirituel » (des esprits, cf. le spiritisme d’Allan Kardec) fait évidemment débat (la pythie de Delphes, Jeanne d’Arc qui entendait des voix).  Mais le mot même de Médium, de Channel (canal), indique bien la position de la femme comme messagère de « guides ».  Dans ce cas, la femme reconnait qu’elle est un truchement mais non pas des hommes « incarnés » mais des « désincarnés », ce qui est une voie détournée pour reconnaitre sa position de dépendance.

Notre approche est caractérisée – ce qui fait toute son originalité- par une approche cyclique et alternative et c’est cette prise de conscience qui introduit une « théorie de la relativité » Ce qui est « vrai » à un instant T ne l’est plus  à l’instant symétrique. Ce qui est vrai pour une population X  est  inversé pour une population Y. C’est la non prise en compte de ce processus dialectique qui plombe depuis le XIXe siècle  le champ de la Sociologie et qui explique notamment à quel point les études sur le « genre » stagnent, ce qui a des effets pervers sur les politiques économiques et politiques au XXIe siècle, dont on ne saurait exagérer l’impact….

 

 

 

 

 

 

 

JHB

12  03 14

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L’astrocyclon à la base de la nouvelle déontologie astrologique

Posté par nofim le 11 mars 2014

 

 

Vers une nouvelle déontologie de la prévision astrologique

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous avons souligné récemment à quel point le langage manquait de précision mais ion peut aussi dire qu’il est à un certain point de vue par trop précis, ce qui peut sembler paradoxal.  En fait, nous pensons que le mode de fonctionnement de notre cerveau est essentiellement binaire et donc infiniment plus primitif que ne l’est la langue, quelle qu’elle soit, que nous pratiquons. Ce qui n’est pas sans poser problème. D’ailleurs, en astrologie, il y a une sorte de contraste entre une astropsychologie verbeuse et bavarde et la prévision qui recourt à des termes sommaires et assez manichéens. On observe une constante osculation dans le propos astrologiques entre ces deux registres, l’un plus littérature, l’autre plus mathématique, l’un de l’ordre du discours et l’autre du croquis.

Si l’on prend le cas du Zodiaque, il est clair qu’il appartient plus à la face littéraire de l’astrologie ne serait-ce que par sa division non pas en deux mais en douze. On a déjà mis en évidence l’absurdité qu’il pouvait avoir à s’intéresser, au niveau prévisionnel, à une planéte entrant dans un signe – et notamment une planéte « lente (de Jupiter à Pluton, selon le classement d’André Barbault, donc au-delà de Mars qui met un peu moins de deux ans pour parcourir le zodiaque). Car cela signifie que la tonalité propre à la période concernée ne se représentera qu’au bout de plusieurs années, voire d plusieurs décennies, ce qui nous semble un intervalle excessif. Ben pis,  l’idée qu’il puisse y avoir autant de tonalités  ne semble pas correspondre à notre vécu qui fonctionne, on l’a dit, plus simplement. Or, que se passe-t-il quand on dispose d’un vocabulaire trop riche pour notre interlocuteur (un enfant par exemple ou un étranger ?) Il est perdu et ne sait quoi penser. Cela fait penser au Dr Knock posant d’étranges questions à ses malades pour les dérouter au prisme d’une science assez factice. Avouons que l’apprentissage de l’astrologie  confère à l’astrologue une certaine supériorité terminologique dont il risque d’user et d’abuser et qui lui permet de neutraliser, d’embrouiller les défenses de son client, de saturer son entendement.

On aura compris que déontologiquement, il n’est plus possible de tolérer de tels agissements qui s’apparentent quelque part à un abus de faiblesse sémantique. Le client a droit à  l’usage de la binarité sur laquelle il est beaucoup plus en prise. Dans le domaine psychologique,  comme l’ont compris certains astrologues, il est recommandé de ne pas dépasser une typologie à 4 possibilités, comme le recommande par exemple Jacky Alaïz (cf vidéo sur You Tube) avec les 4 Eléments. Mais cela ne doit pas faire oublier une meilleure connaissance des comportements masculin et féminin,  même si cette information est  accessible sans le secours de l’astrologie, comme chacun sait. Mais nous mettons en garde contre tout cloisonnement entre ce qui est et n’est pas  »astrologique », tout ce qui est duel intéressant a priori l’astrologie (cf. notre notion de Duologie que nous préférons à psychologie ou à sociologie).

A chacun de faire son autocritique en matière de laxisme linguistique et qui ne s’est pas un beau jour rendu compte que par sa façon de s’exprimer, il risquait de décrire des situations qui ne sont semblables qu’en apparence, qu’en surface ? Ce laxisme est propre à l’astrologie du XXe siècle et se caractérise par des prévisions « ponctuelles » ou par des formules des plus vagues comme période de tension ou de détente, qui ont certes l’avantage d’être binaire mais d’une binarité cette fois insuffisante – on passe alors à un excès inverse- au regard de ce que l’on est en droit d’attendre d’une astrologie digne de ce nom. Nous demandons à ce que l’astrologue expose toute prévision en deux temps quelle est la phase actuelle et quelle est la phase à venir et au bout de combien de temps. De la sorte, le client comprendra mieux de quoi il retourne, du fait de l’opposition entre les deux temps concernés. Pour  la recherche astrologique, c’est une règle incitant à mieux formuler les choses, ce qui ne signifie pas de greffer une infinité de détails. La précision peut être binaire et l’imprécision passer par douze états dont personne ne capte réellement la raison d’être et le passage de l’un à  l’autre. Trop de précision tue la précision tout comme trop de cycles tuent la cyclicité.

Dans le domaine de l’Astrocyclon, nous cherchons constamment à affiner notre outil de façon à le rendre plus performant et il est vrai que la plupart des évènements se prêtent à diverses lectures si on ne recourt pas à une approche sérielle, séquentielle, comparative. C’est notamment le cas pour 1989. Que s’est-il passé à ce moment-là tant historique qu’astrologiquement ? Barbault avait annoncé un tournant important pour l’URSS  sur la base de ce qui s’était passé en 1917. Avec le recul, ce qui s’ »est passé en 1989 n’aura pas tellement affecté la Russie  qui n’était pas encore l’URSS en 1917, année de la conjonction Saturne-Neptune mais plutôt  sa périphérie. Et l’on voit de nos jours que la Russie est toujours égale à elle-même sous Poutine qui n’a pas grand-chose à envier à Staline. Mais passons !

Ce qui ressort de notre analyse par l’Astrocyclon, c’est qu’en 1989, la Russie est passée par une période de lâcher prise (et ce n’est pas la conjonction Saturne Neptune qui a à voir avec cela). Nous avons expliqué que la phase descendante de Saturne (en rapport avec les 4 étoiles fixes royales) est celle de la transmission du flambeau, à un passage de relais. Il faut donc trouver qui hérite de la charge dont on ne veut plus, du moins temporairement (puisqu’en astrologie, tout n’est jamais que temporaire et de relativement courte durée). Selon nous, la Russie de Gorbatchev ne voulait plus ou sentait qu’elle ne pouvait plus assumer le rôle de superpuissance, cela devenait au-dessus de ses moyens que de poursuivre indéfiniment la compétition avec les USA pour être à égalité. Rappelons à ce propos le pronostic de Barbault qui annonçait qu’à la fin des années Soixante, la Russie aurait atteint le niveau des USA. (1964. La crise mondiale de  1965, Ed Albin Michel). En 1960, la Franc de De gaulle avait suivi le même raisonnant en se délestant de son empire colonial africain, exactement avec la même configuration de l’Astrocyclon.

A contrario-puisque nous avons dit que toute médaille a tôt ou tard son revers et que la prévision doit indiquer les choses de façon dialectique, la situation actuelle n’a rien de comparable sinon par symétrie. En cette année 2014, nous nous trouvons, tous autant que nous sommes, en phase ascendante de l’Astrocyclon. Et le moins que l’on puisse dire, avec l’affaire ukrainienne et notamment  les incidents de Crimée (région anciennement russe avant que Khrouchtchev, l’ukrainien, ne la relie à l’Ukraine, la Crimée nous fait penser aux Sudètes) est que la Russie n’est plus  présentement dans le lâcher prise et qu’elle cherche à reconstituer ce à quoi elle avait renoncé en 1989 et dans les années qui suivirent et qui virent la fin de l’URSS elle-même.

Revenons un instant sur la philosophie de la phase montante de l’Astrocyvclon que nous parcourons en ce moment, à tous les niveaux et certainement pas pour un pays en particulier même si les choses  peuvent se focaliser sur telle ou telle région du monde, selon les circonstances extra-astrologiques liées aux configurations politiques locales que l’astrologie ne saurait négliger. Cette phase se caractérise par le refus de se cloisonner, de se restreindre, de se limiter – que ce soit au niveau d’une personne physique ou morale en quoi que ce soit, c’est le refus en quelque sorte de l’autre en tant que radicalement autre, de l’altérité alors que la phase déclinante de l’Astrocyclon est marquée par la reconnaissance de la dite altérité, l’autre étant celui sur lequel on compte pour poursuivre, prendra la suite. La négation de l’autre dans sa liberté de manœuvre. Paradoxalement, le refus de se restreindre implique que d’autres acceptent de se restreindre. C’est là qu’apparait un rapport de force entrés le pot de terre et le pot de fer. Seul celui qui est tout en haut peut  jouir de cette absence totale de limites mais cela ne peut se faire qu’en abolissant la liberté de mouvement des autres. Cela conduit l’empire mais aussi à tour un carcan juridique  astreignant qui réglemente  de façon rigide ce que ceux qui s’y soumettent peuvent faire ou ne pas faire. Cela peut aller  d’un traité à un contrat en passant par une union, une fusion, un  mariage. On s’approche d’un rapport maitre-esclave/sujet. D’ où l’intérêt de la binarité non seulement dans le temps mais dans l’espace – société à deux vitesses avec deux poids deux mesures.

Avec le passage à la phase descendante de l’Astrocyclon, l’étau va se relâcher et ceux qui sont en haut sentent qu’ils n’ont plus l’énergie pour tout maintenir, tout contrôler et l’on évolue vers un certain lâcher prise, avec une diversification des acteurs et ainsi de suite. Tout cela doit impérativement être expliqué au client de l’astrologue et on peut être assuré que ce langage très simple sera compris, ce qui permettra réellement au client de porter un jugement sur la prévision qu’on lui expose.

 

 

 

JHB

11. 03  14

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Education des filles et éducation des garçons

Posté par nofim le 11 mars 2014

 

 

 

Femmes et hommes face à la pédagogie et à l’éveil

Par  Jacques  Halbronn

 

 

C’’est probablement sur la question de l’éducation que les deux sexes divergent le plus, ce qui n’empêche d’ailleurs pas de trouver là une forme de complémentarité, l’important étant d’en être conscient.  Mais cela nous conduit à rappeler que d’une part, l’on doit s’interroger sur l’intérêt des classes mixtes ainsi que sur le fait qu’il n’est pas indifférent qu’un enseignant soit un homme ou une femme surtout dans les premières années (jardin d’enfants, école maternelle etc.) . L’éducation nous apparait comme un révélateur remarquable de ce qui distingue ces deux humanités. En tout état de cause, si nos thèses font problème, on attend qu’elles donnent lieu à débat et à recherche dans le domaine des sciences de l’éducation. Par ailleurs, il ne suffira pas de relever tel ou tel point pouvant s’avérer excessif  pour jeter le bébé avec l’eau du bain. Ajoutons que les femmes peuvent tout à fait appliquer des méthodes qui leur ont été transmises et qui ne correspondent pas en profondeur à leur ressenti.  Pareillement, bien des hommes appliquent des méthodes qui sont décalées par rapport à leur instinct. C’est d’ailleurs une des grandes difficultés des études de genre que de trop tenir compte des propos tenus et pas assez des  comportements qui peuvent être en contradiction avec les propos (double bind). Les femmes en ce sens sont invitées à un examen de conscience. Mais chassez le naturel, il revient au galop (Boileau)

Nous définirons donc les deux méthodes telles que nous les concevons la « masculine » et la « féminine » ce qui renvoie à la formule de Montaigne « Mieux vaut une tête bien faite que bien pleine ».

I  La méthode féminine

Nous commencerons par celle-ci parce qu’elle nous semble la plus répandue. Elle demande de la part des élèves un effort d’apprentissage d’acquisition de toutes sortes d’informations, de « données ». On part du principe que leur tête est « vide » et qu’elle ne demande qu’à  se remplir. On appelle cela une « soif » de connaissance qu’il ne faudrait surtout pas décourager.

Lorsque la femme prend la parole, ce n’est pas pour se donner en exemple (cf. infra) mais pour transmettre un « contenu » à faire entrer dans le « contenant » qu’est la ‘ tête » de l’enfant. D’ailleurs, vu que le savoir est extérieur, il n’est pas nécessaire de tenir compte de la question de l’éveil des potentialités de chaque élevé. Ce savoir est une sorte de Surmoi qui s’impose à tous et qui ne relève pas de la physiologie, du corps mais plutôt de la mémoire immédiate.

L’acquisition de la lecture sera encouragé par la méthode féminine.  En apprenant à lire à voix haute, les enfants ont ipso facto accès à un espace de connaissance illimité et qu’ils peuvent s’approprier en  déchiffrant un texte, une partition.

 

 

II La méthode masculine.

L’autre méthode est celle de l’éveil et de l’exemple. L’enseignant ne transmet pas un savoir, il  se donne en exemple à suivre. On prendra le cas du sifflement.  L’enseignant sifflera et attendra des élèves qu’ils en fassent autant, ce qui n’a en réalité rien d’évident car c’est aux élèves d’y parvenir. Il ne va pas les prendre par la main pour qu’ils se mettent à siffler.   C’est ce qu’on appelle l’éveil. L’enfant a des potentialités, il doit entreprendre de les exploiter.  C’est d’ailleurs ce qu’il a fait quand il a appris à marcher sur ses deux jambes. On lui apprendra aussi à courir, ce qui n’est pas la même chose que marcher. Là encore, l’enfant devra trouver le moyen d’y parvenait puisque les autres humains le font.

En revanche, l’apprentissage d’une langue spécifique est plus délicat et relève de l’apport féminine. Une langue cela ne s’invente pas. La méthode masculine ne recourt pas au langage en vigueur et fibrose en revanche la production de toutes sortes de sons avec la bouche mais chaque enfant les produira selon sa fantaisie et ne craindra pas de pratiquer une sorte de « charabia » individuel et collectif qui ne s’embrassera pas d’une quelconque norme grammaticale ou lexicale.

Ce qui unira le groupe d’enfants, c’est la conscience de ce que chacun partage un même potentiel à l’intérieur de lui-même et non qu’il a acquis, importé, de l’’extérieur un même savoir, un même langage  qui servirait de ciment (perroquet).

L’accent sera mis sur la créativité qui selon nous est liée au sens de l’observation.  On multipliera les exercices d’observation comme le jeu des erreurs, consistant à noter ce qui distingue deux images ressemblantes mais néanmoins distinctes.

L’apprentissage se voudra essentiellement oral. Ce n’est que plus tard que le garçon sera  encouragé à mettre par écrit sa pensée de façon à communiqué avec les filles qui ont besoin d’un support aussi accessible et reproductive que possible. Mais avec les progrès de l’informatique (scan), le passage de l’oral à l’écrit se fera mécaniquement.  Pour savoir ce qui est écrit, il suffira de le faire lire par un « lecteur «.  Apprendre à lire et à écrire mobilisera de moins en moins les emplois du temps des élèves (surtout pour les garçons).

L’enseignant, enfin, évitera de cloisonner les élèves masculins  et prônera une humanité universelle qui aura à  s’épanouir dans tous les domaines, sans restriction et  limitation. Tout sentiment de limitation devra être perçu comme un obstacle à surmonter et l’enseignant devra donner l’exemple de ce décloisonnement.

Toutefois, un clivage restera central, celui du masculine et du féminin et chaque « genre » devra apprendre à reconnaitre les différences entre les deux sexes, à tous les niveaux.

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JHB

11  03 14

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Astrologie entre Science et Technique: l’enjeu biotechnologique

Posté par nofim le 10 mars 2014

Astrologie et Nature : le malentendu

Par  Jacques  Halbronn

La plupart des astrologues et astrophiles s’imaginent que l’astrologie se situe du côté de la  Nature et qu’elle démontre à quel point les humains sont soumis à la Nature plus encore qu’ils ne l’imaginent. C’est même là pourrait-on dire l’image de marque de l’astrologie qui nourrit un certain transfert, une certaine croyance concernant l’Astrologie. Nous nous portons en faux contre une telle représentation des choses.

Certes, il existe toute une série de cycles qui  existent en dehors de l’Homme et que l’Homme subit au même titre que la météo. Mais à un certain stade, l’homme est arrivé à maitriser son rapport aux cycles et à modeler ledit rapport  à sa guise.

Prenons le cas de la semaine, si importante dans les représentations religieuses des religions monothéistes, mais qui a fini par s’imposer au monde entier. Est-ce que c’est la Nature qui nous a obligé à respecter ce rythme de 7 jours d’autant qu’aujourd’hui elle ne coïncide même pas avec une quelconque configuration  soli-lunaire ?  En réalité, ce sont les sociétés humaines qui ont jugé bon de s’aligner sur ce rythme et elles auraient fort  bien pu ne pas le faire.  C’est en toute liberté que les hommes ont adopté un tel système il y a fort longtemps. Dans le cas des planètes de type Jupiter ou Saturne, croit-on sérieusement que ces astres nous aient jamais imposé leurs lois sans que nous ne l’ayons voulu au départ ? On n’a pas inventé, crée ces astres comme on l’a fait pour un satellite « artificiel » mais on leur a attribué une fonction sans nous soucier le moins du monde de ce que ces planètes pouvaient être par elles-mêmes, autrement dit on ne leur a pas demandé leur avis. Bien des astrologues, cependant, continuent à déclarer que l’astrologie a découvert le influences que ces astres exerçaient sur nous et l’on ne parle pas de tout le verbiage  autour de la découverte de   satellites autour des planètes connus et de nouvelles planètes, invisibles à  l’œil nu, depuis le XVII’ siècle. Il faut arrêter de dire que les anciens astrologues ont compris ce que signifiant intrinsèquement les planètes connues de l’Antiquité. Dans le meilleur  des cas, nous astrologues du XXIe siècle il nous revient tout au plus de comprendre ce qu’ont pu vouloir les pères fondateurs de l’Astrologie, il y a des millénaires. Il ne s’agit pas pour autant de procéder comme Jean-Pierre Nicola qui faut du système solaire un « système » de significations existant par lui-même, sans  avoir le moins du monde du  regard et de la conscience des hommes pour exister. Nicola veut carrément imposer un regard moderne (il intègre les 3 transsaturniennes inconnues des Anciens) sur les représentations  astrologiques antiques au nom d’une astronomie éternelle (astronomia perennis). C’est là une approche anachronique !

La position que nous défendons se situe aux antipodes de telle manière d discourir sur les origines et le fondement s de l’Astrologie puisque nous pensons que le premiers astrologies se seront contentés d’une seule planéte, Saturne, pair leurs besoins organisationnels. On est donc très loin d’une astrologie « naturelle »  qui agirait à l’insu des humains.

Et c’est en ce sens que nous durons que l’Astrologie relève plus de la Technique que de la Science.  La Technique c’est l’utilisation de la Science au service des hommes et cela cerne très bien le profil de l’Astrologie. La technique est d’ailleurs indissociable de l’Art. L’artiste  se sert de la Nature pour la travailler à sa guise, qu’il soit compositeur avec les sons que sculpteur avec les matériaux dont il dispose. Qui oserait dire que la musique est chose « naturelle » sous prétexte qu’elle  se sert de sons qui s’inscrivent dans la Nature ?

Dans le cas de l’Astrologie, on peut dire que l’on a renversé la problématique : on attribue aux anciens astrologues des attitudes qui n’ont pas été les leurs et ce faisant, par voie de conséquence, on  fait basculer  artificiellement l’astrologie du côté de la Science et non plus de la technique ?  L’Histoire de l’Astrologie est manipulée pour sous tendre une certaine idéologie.

Quel est l’obstacle épistémologique qui ne permet pas de situer correctement  l’origine de l’astrologie ?  Cela tient  à ce que d’aucuns évacuent d’entrée de jeu certaines hypothèses, certaines éventualités et donc sont contraints de placer l’astrologie sur un « lit de Procuste », dans un moule qui n’est pas approprié. On r »trouve cette conflictualité entre Science et Technique.

Pour les tenants de la Science, les hommes n’interviennent que pour décrire le monde alors que pour les tenants de la Technique, l’homme retravaille le monde et le conforme en quelque sorte à son image ou du moins selon son dessein, ce qui nous semble plus heureux que la distinction proposée par André Barbault entre l’école physiciste et l’école symboliste – (De la psychanalyse à l’Astrologie Ed Seuil  1961).  Entendons par là que pour les uns (comme Nicola) le monde s’est auto-structuré de lui-même et donc ‘homme du moment qu’il en fait partie pareillement et que pour les autres  le monde a servi de matériau pour et par  les hommes pour se structurer, ce qui relève d’une forme de biotechnologie marquée par une certaine époque et qui n’ a pas nécessairement évolué depuis à la différence de la Science qui ne cesse de repenser le monde au vu de ses découvertes successives (d’où l‘intérêt des astrologues s »scientistes » pour les nouvelles planètes car c’est ce qui distingue la Science de la Technique, laquelle est toujours en retard, en décalage par rapport à la Science.

On butte souvent sur la question de la transmission des caractères acquis (cf. Lamarck). Il est vrai que la technique est liée à une certaine culture à un moment donné qui est celui de sa formation et vice versa. Et l’on peut donc penser  que si cette culture disparait, la technique qui en est un élément constitutif fait long feu. On nous a souvent reproché de présenter l’astrologie comme un phénomène culturel (cf. notre texte  La Pensée astrologique, in ‘étrange histoire de l’astrolabe, avec Serge Hutin, Paris, 1986) et donc qui ne saurait se perpétuer au sein d’autres cultures que celle qui l’a vu et fait naitre. Cela expliquerait la préférence des astrologues pour la thèse scientiste car ce que serait de ‘l’ordre de la Nature seraient quelque sorte intemporel même si les observations, elles, peuvent dater. L’objet de la Science lui ne bouge pas, nous dit-on, seul le sujet, l’observateur peut  varier.

Or, nous proposerons ici un autre point de vue, qui est celui précisément de l’Histoire des Techniques qui fait partie de nos domaines d’investigation en évitant d’en rester à des  visions dépassées de la dialectique Science/Technique. On a déjà dénoncé le fait que tab d’astrologues restent piégés par des conceptions dépassées et ringardes sur de nombreux sujets et qu’ils continuent à croire immuables.

Revenons donc sur la notion de Technique.  On ne parle pas ici, bien évidemment, de la technique du praticien mais bien de l’astrologie en tant que réalisation technique et non comme réalité scientifique encore que l’on pût étudier scientifiquement une technique comme d’ailleurs  à peu près n’importe quoi.

Selon nous, ce qui est technique peut se perpétuer et cela nous conduit à repenser a question de la transmission des caractères acquis dès lors que l’homme s’inscrit pleinement  dans le  monde de la technique depuis son origine non pas en tant qu’artisan de la technique Masi surtout objet de la technique. On peut en effet tout à fait admettre qu’un objet technique traverse les siècles, à commencer par un monument comme les Pyramides parallèlement à ce qui se passe pour les « objets » de science.

Il resterait des lors à démontrer que l’Homme, lui-même, relève de la Technique et plus précisément, on l’a dit, de la Biotechnologie. Or, qu’est ce qui caractérise la biotechnologie, c’est la capacité de se reproduire non pas seulement en changeant telle ou telle pièce par une intervention extérieure maos par un renouvellement interne.

On rappellera qu’une partie de nos travaux est lié à une réflexion sur le comportement des machines, ce qui nous a donné des clefs pour mieux comprendre celui des femmes. Le rapport des  machines à leur environnement marqué plus par l’émission que par l’observation a été un point déterminant de notre recherche.  Nous ouvrons ici un deuxième front qui est celui de la bio-machine qui se perpétue par-delà les contextes les plus divers, ce qui en fait un objet hybride, au carrefour, au croisement de la science et de la technique. L’Homo astrologicus serait le rejeton de ce croissement. Il n’aurait probablement  aucunement d’équivalent en dehors de notre Terre et n’aurait aucunement à rendre des comptes à la Science astronomique qui n’aurait servi que de matériau ? Pour reconstituer le « mode d’emploi » de cet Homo Astrologicus – car de nos jours on peut dire qu’il fonctionne sans que ‘l’on ait, pour autant, réussi à décrypter son programme notamment au niveau cyclique (cf. nos travaux sur l’Astrocyclon), il ne suffit pas de raisonner comme Nicola et de faire du système solaire une sorte d’ensemble dont les hommes seraient le refiler ou ‘expression mais d s’adresser directement au fonctionnement de l’objet, tout en exigeant évidemment que les éléments que l’on met en avant aient été connus dès l’Antiquité., ce qui exclut a pilori les planètes transssaturniennes et les astéroïdes et autres satellites invisibles à l’œil nu, encore que l’on puisse et doive admettre l’hypothèse d’une civilisation plus avancée que la nôtre à l’origine de cette biotechnologie, ce qui crée un autre obstacle épistémologique. Mais on s’accordera que quel qu’ait pu être le niveau de connaissance de cette civilisation, le caractère biotechnologique exige que les sujets souvent en mesure de capter les signaux cosmiques déterminés par la programmation et donc cela élimine de fait les signaux inaccessibles au niveau visuel. Par exemple, même si les humains sont plus en avance sur les rats, s’ils élaborent des tests pour les rats, ils doivent se mettre à leur place, à leur niveau.

En tout état de cause, l’astrologie ne serait pas aux normes  de la Science, elle serait conçue dans le cadre très limité de notre Humanité et c’est le fait de ne pas l’avoir compris qui a conduit l’astrologie à emprunter des données qui lui sont étrangères et qui viennent fausser son analyse. En revanche, à l’échelle de l’Humanité, l’astrologie aurait valeur universelle tout autant que l’anatomie, dont on peut d’ailleurs se demander si elle ne relève pas en partie d’une forme de biotechnologie,  c’est-à-dire que le corps humain aurait été « amélioré », « retravaillé » ; ce qui ouvrirait sur une nouvelle lecture du Récit de la Genèse en ce qui concerne le créationnisme.

 

JHB

10  03  14

 

 

 

 

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Intégrer l’astrologie dans un ensemble plus vaste.

Posté par nofim le 10 mars 2014

Autosuffisance de l’astrologie. Illusion ?

Par  Jacques Halbronn

 

L’astrologie aurait réponse à tout mais est-elle auto-suffisante ? Les deux questions ne sont pas du même ordre. L’autosuffisance signifie qu’une personne ou une science est indépendante de ce que d’autres personnes ou d’autres sciences peuvent lui apporter. L’astrologie serait-elle un géant aux pieds d’argile ?

L’astrologue peut-il se fier à ce qui figure dans les livres d’astrologie pour comprendre le monde et ne fait-il pas appel, en réalité, sans vouloir l’avouer, à d’autres connaissances qui ne sont pas nécessairement dispensées dans les écoles d’astrologie ?

On sait que nous avons depuis quelque temps développé cette notion d’autosuffisance (AS) en articulant cette donnée sur notre approche de la cyclicité. Il y a des périodes où nous serions plus auto-suffisants que d’autres ou si l’n préféré où l’autosuffisance est plus une priorité qu’à d’autres.

Mais la véritable autosuffisance exige que l’on contrôle tout ce  dont on se sert et que l’on ne dépende pas de ses fournisseurs. Prenons un exemple souvent débattit  comme la différence comportementale entre hommes et femmes,  qui reste une donnée absolument majeure- est-ce que les astrologues sont équipés et formés pour en traiter intelligemment, Est-ce que c’est en puissant dans les quelques généralités que véhicule la tradition astrologique qu’ils se donneront les moyens de gérer ce problème ?

En réalité, force est de constater que la plupart des astrologues ne s’en tiennent pas à la seule  astrologie et qu’ils récupèrent des définitions glanées ici et là et qu’ils ne maitrisent absolument pas puisqu’ils les considèrent comme des « acquis ». Et il en est de même dans le domaine géopolitique, om l’astrologue s’en tient à des représentations qui trainent un peu partout. Est-ce cela de l’autosuffisance ?

On nous demandera : mais qu’attendez-vous des astrologues ? Il est clair que si l’on veut traiter de tout et de n’importe quoi, cela exige des compétences universelles que l’astrologie ne peut pas délivrer et encore moins valider.

Où voulons-nous en venir ? Ce qui bloque l’avancée de l’astrologie, c’est justement qu’’elle dépend de trop  de données qu’elle ne contrôle pas et  sur laquelle elle n’a guère de prise.  D’où l’importance d’intégrer divers domaines et de les explorer plutôt que de les prendre pour argent comptant. Il est clair que le chercheur en astrologie n’aura pas le même regard sur tel  ou tel domaine mais encore faut-il qu’il acquière une expertise dans le domaine en question et ne se contente pas de la « seconde main » (second hand). Or, la plupart des astrologues n’ont de compétence reconnue qu’en astrologie. Ce qui est très insuffisant. Il semble d’ailleurs qu’il y a un siècle, les astrologues écrivaient sur d’autres sujets que sur l’astrologie et inversement  des chercheurs dans d’autres domaines s’exprimaient sur l’astrologie. Il s’est constitué un ghetto astrologique dans lequel les astrologues eux-mêmes s’enferment.

Paradoxalement, plus on nous parle d’autosuffisance de l’astrologie et plus on s’aperçoit que l’astrologie dépend du bagage aléatoire de l’astrologue, c’’est à dire des quelques connaissances que le praticien a pu glaner ici et là de façon assez superficielle.

Pour notre part, nous pensons qu’il faut désenclaver l’astrologie mais plus encore les astrologues lesquels doivent faire la preuve d’une compétence en dehors de l’astrologie et pas seulement dans le domaine divinatoire. Il semblerait en effet que le seul domaine d’extension de la plupart des astrologues se situe en direction du Tarot ou d’autres savoirs divinatoires. Dans le domaine psychologique, on ne note pas que des astrologues aient produit des textes qui fassent autorité pas plus que dans le domaine historique (on ne parle pas ici de l’Histoire de l’Astrologie).

Or, au stade où nous en sommes, la recherche astrologique n’avancera pas si la recherche dans le domaine du genre (hommes-femmes), dans celui des cycles historiques ne progresse pas. On s’aperçoit que toutes ces disciplines sont dans le même bateau et sont peu ou prou solidaires au sein d’un ensemble que d’aucuns, depuis Bachelard et surtout depuis Henri Lefebvre, ont appelé la Rythmanalyse (cf la revue Ruthmos).  Ci-dessous une définition que nous avons trouvée :

« Cette science en constitution serait pluridisciplinaire, intégrant la chronobiologie, l’étude des rythmes vitaux, mais aussi des rythmes de la parole, de la pensée, et puis de la musique car la ville a un rythme propre, chaque ville vit son rythme »

Il semble en effet que la recherche astrologique douve s’inscrite dans un champ sensiblement plus vaste que pour notre part nous appellerons Duologie car il n’y a pas rythme, s’il n’y a pas également dualité au sien d’une population, le rythme ayant pour fonction de réguler les rapports au sien de la dite population.

 

Nous avons pu d’ailleurs remarquer à quel point nos travaux extra-astrologiques étaient accueillis avec suspicion par le milieu astrologique quand ceux-ci ne recoupaient pas un certain nombre de lieux communs et de clichés éculés. Les astrologues restent encore dans l’idée que l’astrologie doit corroborer les représentations en vigueur alors que l’astrologie est en mesure de modifier les dites représentations ou encore d’intégrer de nouvelles représentations que celles qui trainent actuellement. C’est la maladie infantile de tout processus d’ »intégration que de figer ce qui l’environne de façon à pouvoir le plus aisément s’y conformer.

Dans la réalité, cela ne fonctionne pas ainsi : le monde extérieur est capable d’évoluer et il faut contribuer à son évolution en acceptant de creuser  les domaines dont l’astrologie est condamnée à traiter comme la question des comportements. Croire que le fait que le client soit un homme ou une femme est indifférent, puisque l’on a son thème,  c’est notamment faire l’impasse sur un enjeu scientifique majeur pour le XXIe siècle.  Et ce n’est pas en se référant vaguement au Yin et au Yang, à l’Animus et à l’Anima, en puissant dans la Tradition, que l’on sauvera la mise.

Mais comme nous le laissions entendre plus haut, la nécessité de l’autosuffisance obéit elle-même à un processus cyclique. Il y a des moments où une société a l’énergie nécessaire pour s’atteler à un ensemble qu’elle doit élargir et amplifier et d’autres om elle se replie sur elle –même en se résignant à dépendre d’autres acteurs, situés dans un espace et dans un temps autres.

D’où l’importance d’une formation à deux vitesses : l’une basique pour les techniciens qui doivent apprendre une méthode  et l’autre plus interdisciplinaire pour les ingénieurs qui doivent pouvoir conduite des recherches dans les différents domaines auxquels l’astrologie est liée, c’est à dire dans  le cadre de la Rythmanalyse et de la, Duologie. Il est temps  d’ouvrir  un tel Institut en France ou à l’échelle européenne..

 

 

 

JHB

10 04 14

Publié dans ASTROLOGIE, divination, FEMMES, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Le langage courant et l’astrologie

Posté par nofim le 10 mars 2014

L’astrologie luciférienne et le mythe populaire du Langage-Science.

Par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons souvent prôné dans différents textes le principe d’autosuffisance, le fait de ne pas être dépendant d’autres apports. Mais nous avons aussi  signalé que cela faisait d’autant apparaitre les faiblesses au lieu de les masquer.

Dans le cas de l’astrologie, dans quelle mesure peut-on parler d’autosuffisance ? Si l’on en croit nombre d’astrologues, l’astrologie se suffirait à elle-même, ce serait une sorte de panacée universelle du savoir. Est-ce à dire qu’elle s’auto-référencerait, qu’elle n’aurait besoin d’aucun recoupement ? En réalité, le recoupement  tient au fait que l’astrologue s’appuie sur le langage courant et ce en dépit du jargon qui lui est propre et qui le caractérise.  Ce paradoxe est lié au processus de traduction et comme on dit en italien tradutore-traditore. La traduction est une trahison.

Autrement dit, l’astrologie est jugée sur la traduction/ interprétation qu’en donne l’astrologue en se servant d’une langue qui fait foi, celle qu’il partage avec son client et qui n’est pas celle de l’astrologie. Il n’y a donc pas autosuffisance dans la mesure où l’astrologue effectue à sa maniérée une traduction. Si on prend le cas des Centuries de Nostradamus, on n’en comprend pas la fortune si on ne fait la part des traductions, tant du fait de l’obscurité du texte que du fait que le texte en français du XVIe siècle est lui-même traduit en différentes langues (du latin à l’anglais en passant par l’allemand etc.) et à différentes époques. Tout ce travail apporte une valeur ajoutée. L’autosuffisance implique donc de prendre en compte l’ensemble des commentaires venant se greffer sur le texte et cela vaut évidemment pour l’astrologie. Il est clair qu’Astroflash et tout produit équivalent – c’est-à-dire l’interprétation par ordinateur- dépend des programmes de traduction en langage courant délivrés par une équipe d’astrologues. L’astrologie constituerait ainsi un système intégrant les astrologues mais aussi les clients qui participent inévitablement au processus non sur le plan économique mais sur le plan sémantique, c’est-à-dire au prorata de ce qu’ils comprennent des textes qui leur sont soumis in fine. Vu que l’astrologie est très isolée sur le plan horizontal par rapport aux autres sciences, il était logique qu’elle cherchât une issue  sur le plan vertical, c’est  à dire vers le public et les savoirs dont il dispose à savoir le langage, que l’on peut qualifier de science du pauvre, savoir minimum garanti. C’est notamment ce qui s’est produit depuis le XVIIIe siècle. L’astrologie en ce sens serait devenue une contre-culture s’opposant à la culture de l’élite et particulièrement attractive pour les femmes du fait de leur marginalité. Cette élite est  notamment soupçonnée de vouloir disposer du monopole du savoir en le confisquant au peuple en s’efforçant de discréditer le langage courant.

Et de fait, quand on interroge les astrologues comme nous le faisons (cf. récemment avec Didier Geslain sur Teleprovidence), il y a une forte résistance quand on met en cause la validité du consensus langagier en vigueur.

Il est donc intéressant de revenir sur le mythe du Langage comme Science car l’astrologie de ce début de XXIe siècle a pour socle un tel mythe. Il y a alliance entre un savoir paria « déchu », l’astrologie – on pense à l’ange « déchu », banni, Lucifer- et le savoir  de l’homme de la rue, du vulgum pecus (c’est le « j’appelle un chat un chat » de Boileau)… Nous ne reviendrons pas ici sur la question du savoir inhérent au langage et nous contenterons de décrire le processus d’association d’idées (auquel Freud et d’autres ont suggéré de faire appel), lequel relie tel mot  à tel mot, formant ainsi une constellation de signifiés et de signifiants, par voie synonymique et homonymique. (Jeu de mots, étymologie). Si l’on prend le mot « femme », ou « féminin », le langage courant fournit au locuteur (et cela peut varier d’une langue à une autre) une certain « idée » de ce que ce mot recouvre dans la réalité. Autrement dit, il n’est pas du tout nécessaire d’interroger les spécialistes de la question. Le langage se suffit à lui-même et on peut même dire qu’il véhicule des vérités éternelles, qui ne sont pas sujettes au changement face à des sciences qui sont constamment en mouvement et en débat.  L’on a souvent loué l’existence des classes de philosophie en terminale, dans l’enseignement secondaire français mais le fait est que cela contribue à sevrer les élèves adolescents de cette domination du langage commun, transmis notamment par les femmes à leurs enfants comme une sorte de trésor incomparable, véritable sésame. L’existence même de l’astrologie vient conforter, a contrario, la valeur de ce capital initial à ne pas brader. Pour paraphtaser Descartes, le langage serait la chose du monde la mieux partagée (plutôt que le bon sens, ou sens commun qui dépend d’ailleurs du langage)

Au lieu donc de dialoguer avec les sciences humaines contemporaines, l’astrologie s’en tient au champ du langage courant. Elle en adopte au demeurant les représentations, les cloisonnements socioprofessionnels et journalistico- historiques (ce qui influe sur des chercheurs comme Michel Gauquelin sur les métiers et les planètes  ou André Barbault sur les deux Guerres Mondiales et les cycles cosmiques) . Le socle de l’astrologie, ce sont les représentations courantes qui ont le mérite d’être figées. Il y a là un discours anti-scientifique qui ironise sur le caractère mouvant de la science « académique » ‘ »universitaire » face à une science immuable s’appuyant sur un savoir linguistique constant.

Nous  assistons ainsi à un divorce croissant au sein même du milieu astrologique entre les enseignants qui véhiculent un savoir-langage figé et les « chercheurs » ayant une formation « universitaire » qui les conduit à ne pas s’en tenir aux acceptions populaires des mots.  L’astrologie apparait au contraire comme une providence pour le langage courant en ce qu’elle en constituerait comme le mode d’emploi. Car il ne suffit pas d’apprendre à parler, il faut aussi  le mode d’emploi c’est-à-dire savoir quels mots utiliser en telle ou telle circonstance et ce mode d’emploi, c’est l’astrologie qui est censée le fournir notamment par le biais des cours d’astrologie.(cf. la chaîne astrologique Valérie Darmandy, sur You tube). Nous avons donc affaire à un binôme assez puissant astrologie-langage de Monsieur Toulemonde qui vient narguer la science « officielle ». Le langage serait une sorte de fruit défendu qui transcende toutes les sciences en devenir en s’alliant avec l’astrologie, elle-même débordant sur l’astronomie dans sa dimension mythologique.  Les astronomes en baptisant les nouvelles planètes de noms mythologiques ont fait alliance objective avec ce binôme en lui conférant une aura inespérée. En effet,   la mythologie fait partie du bagage culturel basique que tout le monde est censée connaitre (cela s’acquiert au début du cycle secondaire). Qui ignore de nos jours ce que signifient en gros Neptune ou Pluton ? Quant aux signes zodiacaux, ils sont véhiculés par une iconographie explicite même si les noms eux-mêmes sont parfois assez abscons.  Rappelons que la culture populaire a largement dépendu des images (cf. notre catalogue Merveilles sans Images, BNF, 1994), comme on le voit sur les cathédrales ce qui permettait de toucher même les analphabètes. L’oralité et l’image font bon ménage.

Face donc à cette entité Astrologie-Mythologie-Astronomie-Langage-Culture populaire,  il y a des astrologues qui protestent et entendent renouer le dialogue avec les sciences « élitiques » en trahissant la cause du peuple.  Ces « nouveaux astrologues » ne désirent pas s’enfermer dans la seule astrologie mais au lieu de s’appuyer sur le langage courant, ils ont choisi d’étendre conjointement et parallèlement leurs réflexions à d’autres domaines. La démarche à suivre  est la suivante selon nous et touche à la question du champ  d’étude à déterminer pour l’astrologie.  Nous pensons que le mot clef est « Dualité » (cf. le Colloque de mai 2000, à Paris, in Cahiers du CERIJ, dépôt légal BNF). Tout ce qui est duel, dialectique constituerait une discipline dont l’astrologie serait un élément essentiel. Dialectique dans le temps autour des notions de récurrence, de répétition, d’alternance, de cycle. Dialectique dans l’espace autour des clivages socio-culturels, entre l’élite et le peuple, entre les hommes et les femmes. On pourrait parler d’une dialectologie. Il est clair que cette astrologie qui émergerait ainsi  serait extrêmement différente de celle qui est actuellement en vigueur. Elle ne serait plus en prise sur le langage courant  perçu dans sa globalité mais se présenterait comme un savoir à acquérir et à transmettre s’appuyant sur des travaux d’observation consacrés à toutes les formes de dualité, l’idée de dualité étant totalement revisitée.  Autrement dit,  l’ide d’une formation uniquement astrologique (venant compléter le langage coutant)  fait long feu et  laisse la place à une formation pluridisciplinaire à part entière. Entendons par là qu’il ne s’agit pas de reprendre les clichés en vigueur autour de la dualité mais de les approfondir et de les redéfinir. Car si la dualité traverse l’Histoire de l’Humanité, elle nous apparait de nos jours comme un territoire en friche et l’astrologie ne saurait faire cavalier seul, elle doit constituer une entité plus puissante, autour de l’idée de Dualité car isolée elle n’est pas viable. Les nouveaux astrologues condamnent et réprouvent donc une astrologie à la solde de ce savoir cristallisé qu’est le langage de tous les jours..,.

 

 

JHB

05 04 14

 

 

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