Les planétes marqueuses et les planétes d’ambiance

Posté par nofim le 1 avril 2014

 

Astropsychologie : divisions di psychisme  et   dérives individuelles.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Un des aspects les moins  étranges de l’Astropsychologie  n’est certainement pas  le discours  planétaire sur le psychisme (cf.  le débat autour de Didier Geslain, sur le blog  facultelibredastrologiedeparis). Il s’agit du découpage de l’espace psychique entre toutes les planètes comme il existe un découpage du temps cyclique entre ces mêmes planètes.  Dans les deux cas, on est dans une dynamique de « plein emploi » qui implique de répartir un  gâteau entre tous les convives, ce qui conduit à un certain rationnement et à un certain cloisonnement de l’espace-temps social. sans parler de tout ce qui touche à la division en douze de la zodiacaolofie  (cf. notre interview  avec Emmanuel-Yves Monin  pour Teleprovidence) ainsi que celle des maisons astrologiques (en 8 ou  12). Les travaux statistiques de Gauquelin  avaient   quant à eux, abouti à une certaine légitimation de la typologie planétaire (en 5 groupes)  au regard des classements professionnels. L’arrivée de nouvelles planètes, à partir de la fin du XVIIIe siècle suscitera des aménagements et de nouvelles répartitions  et  distributions tant au niveau psychique que cyclique. même si pour nous ces deux niveaux sont intimement liés, ce qui constitue un cloisonnement déjà en soi que l’on contestera.

A en croire nos astropsychologues le cloisonnement dans le temps serait relativement secondaire en comparaison de tous nos clivages intérieurs. Tout débutant en Astrologie est incité à s’introspectif  pour prendre conscience e  de ‘son » Mercure, de ‘sa Vénus, de son Mars et tutti quanto étant entendu que c’est le signe zodiacal où retrouve chacune de ces planètes qui caractérisera  chaque fonction planétaire, sans oublier les « aspects » entre elles, ce qui vient encore plus compliquer le « portrait ». tout cela est repris s  et vulgarisé  dans les interprétations par ordinateur (Astroflash  etc.) qui avaient tant impressionné une Suzel Fuzeau-Braesxh au début de sa carrière astrophilique.. Cela dit, quand quelqu’un se voit proposer un tel portrait, aussi détaillé, on se demande ce qui lui permet de se reconnaitre ou de ne pas se reconnaitre. Un tel degré de sophistication  passe en fait l’entendement du client qui n’est plus dans une dynamique de validation mais d’identification à ce qui lui est dit.

Nous avons déjà signalé le ^problème  tenant à l’utilisaient de toutes sortes de nuances et de distinguos auxquels le client n’est aucunement habitué, ce qui le met dans l’incapacité de réagir.  On se rappelle la formule du Dr Knock (de Jules Romains)  à son patient : « est ce que ça vous chatouille ou est-ce que ça vous gratouille ? » Il y a dans tout cela beaucoup de pédanterie chez ces astropsychologues   qui coupent les cheveux en quatre ! Les astrologues nous font parfois penser aux médecins  croqués par Molière.

Il ne s’agit d’ailleurs de rien d’autre que d’un processus d’ éclatement du psychisme qui tire à hue et à dia dans toutes les directions zodiacales avec cet avantage insigne de consolider le sentiment ou le besoin d’unicité du client, à nul autre pareil.  Il semble (cf. notre entretien avec Danielle Fallet pour teleprovidence) que les enfants sont souvent traumatisés par  l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur et se sentent oubliés au sein de la fratrie, ce qui les conduit à s’attacher à ce que leur thème natal leur garantit (sur facture) d’individualité. Il y aurait des astrocondriaques.

 

Nous avons déjà signalé qu’il valait mieux faire simple avant de faire compliqué et de  se contenter du moins dans un premier temps de bien maitriser le fait d’être un homme ou une femme ; ce qui serait déjà très bien pourvu que  l’on  avance dans la recherche en ce domaine. Le retard des études de « genre » pénalisent sérieusement tout le champ de la psychologie en suscitant une fuite en avant individualiste avec uniquement des cas particuliers et c’est cela qui est anti-scientifique et révèle une grave  carence conceptuelle et l’incapacité ite à fixer une norme générale comme on le fait en anatomie. La diversité des fonctions organiques ne conduit pas à ce que chacun d’entre nous comporte des différences et en tout état de cause, une formation  normative doit précéder toute spécificité pathologique. Car n’oublions pas que la pathologie  et le dysfonctionnement sont  de  puissants  ferments d’individuation. En fait, dans un domaine qui n’a pas fait l’objet de travaux de synthèse, on en reste  à un ensemble épars. C’est en cela que l’astrologie serait une contre-culture  qui ferait de la science par le petit bout de la lorgnette. D’où un nivellement par le bas des astrologues puisque on en reste au ras des pâquerettes, Les astrologues sont des oiseaux qui ne savent pas/plus voler et prendre de la hauteur, ce qui est totalement opposé à l’idée même de savoir cosmique.

Un des maux dont souffre l’astrologie est certainement l’identification du thème avec l’âme (cf. Jacky Alaîz, sur  facultelibredastrologiedeparis) car qui dit âme dit parcours individuel (cf. notre entretien avec l’astrologue karmique Danielle Follet) !, Dès lors que l’on se met à affirmer que le thème astral est l’expression de l’âme, on bascule dans  l’individualité car l’idée d’âme semble sous-entendre  et supposer des myriades d’aventures individuelles. Force est donc de reconnaitre l’emprise d’un certain théosophisme (Blavastaky, Alice Bailey   dans la « renaissance » de l’astrologie à la fin du XIX siècle. (‘cf. notre entretien avec  Alexandre  Guibert pour teleprovidence) auquel Dane Rudhyar n’est pas totalement étranger lui qui publia dans les années trenet son Astrology of Personality aux Editions Lucis d’Alice Bailey) Entre l’astrologie du thème natal et la croyance au karma et à la réincarnation se tissent alors des liens.

Pour notre part, il importe de dissocier totalement ces domaines ou en tout cas de montrer que l’astrologie généthliaque st lieder longue date  à un certain spiritualisme.

L’autre alliance fâcheuse que l’astrologie généthliaque aura conclue au XXe siècle est celle qui traite de la psychopathologie. (cf. André Barbault, De la psychanalyse à l’Astrologie, Ed Seuil  1961) dont on a dit plus haut que cela ne pouvait que générer toutes sortes de « cas » spécifiques hors norme.

Toutes ces formes d’astrologie karmique ou psychanalytique  constituent-elles le cœur de l’Astrologie ? Nous ne le pensons  aucunement. Ce sont des dérives si l’on admet que l’astrologie est d’abord une anatomie de la psyché ayant valeur universelle, c’est-à-dire valant pour tous les êtres humains, l’exception ne faisant que conformer la règle et une hirondelle ne faisant pas le printemps. Mais l’on a tendance  de nos jours à tout rabaisser pour que nul ne se sente à part. On pense à ces chauves qui se tondent leurs rares cheveux pour que ceux-ci ne fassent pas de l’ombre aux parties qui en sont totalement dépourvus.

En réalité, plus une personne est épanouie et moins elle est  unique. moins elle n’a de limites.  Par ailleurs, notre psychisme  s’il n’a certes pas à être découpé en rondelles, est voué à évoluer de façon cyclique et c’est cette diversité qui est liée aux 12  signes et aux 12 maisons. Autrement dit, cette diversité  s’étale dans le temps et non dans l’espace.  Ce n’est pas figé sur le moment de la naissance et les données de naissance ne sont pas plus importantes, selon nous, que d’autres dates de l’existence, ce qu’avaient bien compris les astrologues qui rectifiaient l’heure de naissance à partir de événements  la vie, comme le mariage. Aujourd’hui, les astrologues sont de plus en plus fainéants et ont postulé que s’intéresser au thème natal était bien suffisant et que cela ne  valait pas la peine de se décarcasser à dégotter d’autres dates que celles de la naissance, ce qui est une grave  erreur méthodologique.  Il est vrai que ces dates autres que celle de naissance sont plus aléatoires et demandent un tout autre  travail d’enquête. Alors, on se contenter de la date de naissance tout en complétant par l’heure, précision ^ô combien dérisoire !

En fait, plus on va vers le haut, plus l’on a affaire à des êtres qui ne connaissent aucune limitation de leurs potentialités et qui sont en phase avec ce qui se passe, en toute circonstance et plus on descend  vers le bas et plus l’on rencontre des êtres limités, et qui ne varient pas dans leurs comportements  en toute circonstance ; donc qui sont égaux  à eux-mêmes tout au long de leur vie. Pourquoi dans ce cas s’intéresser à des changements intérieurs ?

Une fois que l’on a compris  que chaque planéte  changeait de tonalité  come une main jouant sur un clavier,  on ne cherche plus à définir les planètes mais bien la gamme des notes. Et c’est alors que l’on s’aperçoit que l’on n’a pas besoin de toutes ces planètes et que l’important est de bien décrire les phases successives et qui se suivent dans un ordre rigoureux et selon un découpage immuable.  En réalité comme l’enseigne de facto le dispositif des maitrises (domiciles, exaltations=, les planètes constituent un cycle qui se superpose au zodiaque – (cf. la Tétrabible de Ptolémée) et il n’est pas raisonnable ni rationnel par conséquent  de les étudier isolément et dans le signe où cghacune réside à la naissance. L’astrologie (cf. nos précédents textes) a instauré les luminaires comme des marqueurs qui indiquent à chaque instant les tonalités (zodiaque, maisons). Selon nous, il existerait un troisième marqueur, à savoir Saturne qui permettrait des perspectives à plus long terme, On passe du jour à l’année entre la Lune et Saturne et  de la saison à la phase de 7 ans entre le soleil et Saturne. Mais ni   les luminaires, ni Saturne n’ont le statut des autres planètes.  Les luminaires ont été connus de l’humanité bien avant les planètes et le dieu Saturne n’appartient pas à l’Olympe dominé par son fils, Jupiter. Les autres planètes ne sont pas des marqueurs et n’ont qu’une valeur symbolique sans lien avec la réalité atsroomqyue. Il est donc ridicule de noter leur position céleste à la naissance ou à tout autre moment. Ces « énergies » sont activées par les luminaires et par Saturne  de façon ponctuelle mais astrologiquement, il n’y a pas de cycle de Mercure, de Vénus, de Mars, ou de Jupiter qui ne sont que des symboles comme les 4 Eléments. L’astrologie indienne a bien compris que les dieux ne renvoyaient pas nécessairement aux planètes. Le système des dasas qui découpe la vie entre les « planètes » ne les mentionne en réalité qu’en tant que symboles, la seule donnée astronomique réelle étant la position réelle  de la Lune dans le Zodiaque.  On a souvent ironisé sur cette astrologie qui parlait des planètes sans référence à l’astronomie – c’est le cas d’ailleurs de nos  jours de la semaine- mais c’est bien là la voix de la sagesse que l’astrologie occidentale ferait bien d’entendre.

 

 

 

JHB

01 04   14

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