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La croyance astrologique et le désamour des astrologues pour l’astrologie

Posté par nofim le 6 avril 2014

 

 

 

 

Je t’aime moi non plus. Le désamour des astrologues pour l’astrologie

 

Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

Le  rapport des astrologues  à l’astrologie fait problème et l’on peut probablement parler d’un certain dépit amoureux, vu la façon dont les astrologues (mal) traitent l’Astrologie.  La comparaison avec  la façon dont  les astrologues s’occupaient de l’astrologie il y a  50 ans est édifiante. On peut parler d’un désamour qui ne s’avoue pas comme tel mais qui est palpable pour l’observateur attentif.  Cette relation n’est plus ce qu’elle était. Et cela fait peine à voir/ Quels sont les symptômes chez ceux que nous observons personnellement depuis plus de 40 ans. Tout est affaire de comparaison.

Dans les années cinquante-soixante, c’était le grand amour.  On voulait  débarrasser l’Astrologie de tous ses oripeaux, que ce soient  Jean-Pierre Nicola,  André Barbault ou à sa façon Michel Gauquelin.  C’était le grand délestage.   Qui aime bien châtie bien. Nicola ne voulait plus entendre parler des domiciles des planètes,  Barbault ne s’intéressait plus en astrologie mondiale au symbolisme zodiacal  et quant à Gauquelin, il  ne s’intéressait qu’au lever et à la culmination de quelques planètes jusqu’à Saturne, seulement.

Si l’on prend le cas d’un Yves Lenoble, qui se réfère volontiers à Nicola et à Barbault,  force est de constater qu’en 2014  il  se sert couramment des positions des transssaturniennes dans le Zodiaque et qu’il n’a rien contre les Dignités  planétaires ; Comme si le mouvement réformiste d’il y a un demi-siècle n’avait  jamais eu lieu.  Quant au débat autour du  sidéralisme, il est enterré. Les nouvelles recherches sont ignorées et cela permet au petit monde des astrologues de dormir sur ses deux oreilles, dans un parfait consensus. Tout baigne.  Le malade ne tousse plus. Peut –être parce qu’il est mort.

Il y a là comme un paradoxe. Ne laisse-t-on pas la Tradition  désormais tranquille ? Mais ne sont-ce point-là des soins palliatifs ? En fait, on laisse l’astrologie dans ses excréments, sans plus chercher à la laver et psychologiquement,  l’astrologie est brisée, sans ressorts, désarticulée.  Elle qui   savait faire entendre sa voix se contente désormais d’approuver et de chercher à se faire accepter en répétant ce que disent les autres.  Elle  n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Nous avons déjà fait un constat des dégâts et de ses multiples dysfonctionnements mais l’on peut dire que les astrologues traitent désormais l’astrologie  avec une grande désinvolture et ne la prennent plus eux-mêmes très au sérieux. On sait qu’à Rome les augures qui se croisaient ne pouvaient s’empêcher de sourire.

Voilà un Didier Geslain  ou un Stéphane Rieux  qui  traitent de la vie de telle ou telle personne sans même plus prendre la peine de s’intéresser astronomiquement aux dates marquantes de leur vie et encore moins de faire des études comparées sur plusieurs  cas. On a à cœur d’avoir une heure de naissance exacte et  c’est bien assez.  On se contente du thème astral  qui sert de fourretout de tout ce qui traine dans le cosmos  pour tout ce qui arrivera à la personne tout au long de sa vie. Il y a là un relâchement  fort significatif.

.Mais  le mal est plus profond puisqu’il est lié à ce que nous appelons la perte de séquentialité et qui ne date pas d’hier.

Pourtant la notion de séquence est  la base de nos rapports sociaux, c’est le principe de la queue. Les gens se présentent à la caisse dans un certain ordre qu’il faut respecter. Le Zodiaque est conçu selon ce même principe : un signe fait immuablement suite à un autre. De même un aliment que nous ingurgitons suit  un ordre bien précis, sur le plan spatio-temporel. De même évidemment pour les planètes qui se répartissent dans le système solaire selon l’ordre de leurs vitesses de révolution qui est aussi celui de leur éloignement, du moins entre Mars et Pluton. (Si l’on admet Pluton comme planéte. Les maisons astrologiques aussi se suivent dans un ordre bien défini.  Autrement dit,  une planéte ne peut « sauter » un signe ou une maison. Chaque chose en son temps. Quand on nous parle des cycles planétaires, il y a aussi un certain o (ordre, on ne passe pas du sextile au trigone en « sautant » le carré.

Or que se passe-t-il en pratique ?  Prenons le programme de  l’association Source. On va y  étudier telle planéte dans tel  signe, telle autre dans un autre signe. Pourquoi ?   Parce que chaque planéte impose sa propre loi et si l’une est en Bélier à tel moment, l’autre sera en capricorne au même moment et ainsi tout à l’avenant. Et bien  il en sera de même pour les aspects qui varieront d’une planéte à l’autre, l’une est  en trigone quand  l’autre sera en  conjonction selon un nombre infini de combinatoires. . Idem pour les maisons qui seront  occupées diversement selon les planètes qui s’y trouvent au même moment.

Voilà donc le bel ordre sur le papier  et totalement bousculé dans la pratique astrologique. A quoi cela tient-il ? Tout simplement au fait que l’on utilise plusieurs planètes et que chaque planéte fonctionne à son propre rythme. D’où une cacophonie certaine : Le thème astral est le summum de cette mixture, le nec plus ultra de la Haute Cuisine Astrologique.

Un tel traitement aura comme nous le disons « brisé » l’astrologie et  on pourrait dire castré. Qu’est-ce qu’une personne brisée ? C’est quelqu’un qui n’est lus lui-même, qui  n’a plus confiance en lui et qui n’existe plus que par le regard de l’autre. L’astrologie a désormais une telle attitude de quelqu’un qui  se contente d’agir comme miroir.

En apparence, c’est une position flatteuse puisque l’astrologie vient confirmer ce que l’on savait déjà. Mais en, réalité, derrière les apparences, c’est bel et bien l’astrologie qui veut se légitimer en entérinant ce qui a déjà été fixé par ailleurs.  Il est étrange que des postures aussi opposées tendent à se confondre : C’est d’ailleurs pour cela que l’astrologie se complait dans  un tel rôle.

Mais pour que l’astrologie s’assume pleinement, encore faudrait-l qu’elle ait une idée viable de sa genése. Or, il semble que la plupart des astrologues s’en tiennent de nos jours à la thèse d’un savoure qui aurait été « découvert »  par les Anciens qui d’ailleurs n’auraient pas terminé leur tâche d’où la nécessité de la compléter avec les nouvelles planètes. Nous défendons pour notre part un tout autre point de vue, à savoir que l’astrologie serait née d’une volonté de certaine société ancienne (on n’entrera pas ici dans les détails liés à la biotechnologie)  de se servir du cosmos pour s’autoréguler Pour ce faire, on aurait « élu » une planéte pour jouer le rôle de vecteur car on n’avait pas besoin de plus.  En fait il fallait  trouver un partenaire à la Lune qui  aurait un champ d’action  temporelle beaucoup plus vaste, le choix fut celui de Saturne qui correspond à un jour pour un an. (28 jours/28 ans). Dans un restaurant, on ne commande pas tout ce qu’ »il y a sur la carte. On vous demande ce que vous prenez.  Imagions que le cosmos soit la  carte, qu’en prend-on ?  Arrivent ensuite des barbares qui n’ont rien compris et qui veulent tout prendre. C’est ainsi que serait née l’astrologie actuelle dont il faut se débarrasser pour en revenir à l’astrologie originelle.  Kepler avait compris que l’astrologie devait être sérieusement élaguée et chaque chercheur en astrologie se doit de mettre de l’ordre en disant ce qu’il faut garder et ce qu’il faut enlever sans oublier ce qu’il faut réintégrer qui aurait pu se perdre en cours de route (on pense évidemment aux étoiles fixes qui sont les grandes absentes de l’astrologie contemporaine) Le monothéisme nous incite  à rechercher l’axe unique, le phallus en quelque sorte de l’astrologie. Cette astrologie qui domine actuellement est féminine et châtrée. Elle n’a pas de puissance de pénétration….

Résumons-nous : l’astrologie du XXIe siècle doit impérativement présenter un modèle unique et universel. Et c’est à cela  que nos astrologues ne croient pas ou ne croient plus. La seule chose à laquelle ils croient a minima, c’est que chacun d’entre nous aurait son propre modèle et la dimension universelle ne tiendrait qu’au fait que ce modèle s’ancrerait dans le cosmos qui est « universel »..  On joue sur les mots.  C’est là un dévoiement de la croyance astrologique.

On nous objectera que l’astrologie n’est pas une croyance.  Pour ceux qui ont fondé l’astrologie, celle-ci n’était pas une croyance. Mais pour nous qui nous efforçons de la retrouver, c’en est une.  Il nous faut croire que les Anciens ont institué un modèle universel et que celui-ci doit être retrouvé. Quand on l’aura retrouvé, cela ne sera plus une croyance. Maintenant si l’on ne croit pas à l’existence d’un tel modèle, on peut fort bien se contenter de cette astrologie moderne qui fragmente tout, la personnalité, le temps, l’Histoire. Ce sont là des polythéistes, des païens. On voit donc bien que nous nous trouvons en pleine guerre de religion. D’ailleurs, l’on sait très bien que les gens adhèrent à l’astrologie non pas sur la base de tel ou tel résultat mais  par ce que l’astrologie prétend être ? Ils croient en l’astrologie avant même de la connaitre et s’ils s’y intéressent au départ c’est parce qu’ils y croient.  Ceux donc parmi les astrologues qui ne croient pas à un modèle universel qui vaille pour tout le monde et de tout temps sont des incroyants et leur astrologie est dépravée…Au lieu de l’appliquer à l’Humanité toute entière au prisme d’un cycle unique, ils   entendent rendre compte  par l’astrologie de nos contingences individuelles. Le problème, c’est qu’avant de s’affirmer comme individu, il faut être conscient de son universalité et ce n’est que d (‘échec et échec, d renoncement en renoncement, que notre moi se réduit comme peau de chagrin. On ne part pas du particulier pour aller vers le général mais du général on glisse insensiblement vers  le particulier et l’on voudrait que l’astrologie qui traite du général  dérogeât pour entériner  nos limitations.  Ces praticiens de l’astrologie préfèrent mettre la barre très bas et en affirmant que le thème ne vaut que pour une seule personne, ils ne risquent pas qu’on leur prouve le contraire en montrant que des personnes différents ont le même thème. Ils en arrivent dès lors à revendiquer une hyper-précision pour l’astrologie, dans une sorte de fuite en avant

Leur grande crainte est donc celle des jumeaux. Mais c’est là un faux problème car le philosophe doit être capable de trouver des similitudes derrière les apparences de la différence. D’ailleurs cessons de jouer au plus bête ! Est-ce que le langage n’est pas infiniment plus pauvre que le monde qu’il est censé décrire et c’est parce que nous sommes des êtres intelligents que nous parvenons néanmoins à nous en servir et à communiquer. Et notamment l’astrologue avec son client qu’il ne connait pourtant que fort peu.   Un modelé universel ne signifie pas que nous ne parvenions pas à nous distinguer les uns des autres mais il y a une base physiologique, anatomique commune et l’astrologie fait partie de ce dénominateur commun. D’ailleurs, pour parler encore de croyance astrologique, les gens qui se disent de tel ou tel signe, n’acceptent -ils pas de ne pas être seuls dans leur cas. ?  Les astrologues qui disent que l’astrologie est le fruit de l’observation, ne supposent ils pas  un certain esprit de synthèse chez ceux qui l’ont instaurée ? En ce sens, la pratique excessive  du thème natal est plutôt abrutissante et constitue une déformation professionnelle. . Avec les astrologues, on a le même sentiment qu’avec les enfants. Au début, ils sont très ouverts et peu à peu ils se ferment. Nos astrologues sont partis d’une croyance universelle et  se retrouvent au bout de quelque temps avec  un machin tout rabougri, qui est leur astrologie, ce qu’ils en ont fait et  à mesure qu’ils  font de l’astrologie, quelque part, ils basculent dans un certain désamour  tout en étant prisonnier d’un savoir qui leur sert de gagne-pain et qui devient leur esclave…

 

 

 

 

 

 

jHB

06. 04  14

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