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Malbouffe et refus de l’alternance entre entre le bas et le haut/

Posté par nofim le 10 avril 2014

La civilisation du pis-aller  est-elle la norme ?

Par  Jacques  Halbronn

Parfois, l’on se demande si l’on est  2014 ou en  1944, soixante-dix  ans plus tôt ? Il est probable que des gens qui ont vécu sous l’Occupation ne seraient guère dépaysés en fréquentant nos réunions actuelles, du moins sous l’angle de ce qui est servi à manger hormis des situations exceptionnelles.

Dans les réunions informelles,  en tout cas, on nous donne à manger la même chose que sous l’Occupation  et ce qui est le plus frappant c’est encore ce que l’on ne nous donne pas à manger. Il y a quelques années,  à la Cave à poèmes (de Trougnoux), nous avions demandé  que l’on nous serve à l’entr’acte des fruits frais et pas seulement des gâteaux, des jus et des biscuits. On avait suivi notre conseil et tout le monde s’en était félicité ;  Tout se passe comme s’il  n’était pas de mise de servir des fruits de saison. On pourrait aussi nous proposer du poulet  mais on préfère nous servir des rondelles de saucisson. De qui se moque-t-on et pourquoi en est-il ainsi ? Il serait bon de faire une  enquête à ce sujet. D’ailleurs, meme quand on est invité chez des particuliers,  on a encore l’impression, souvent, d’être à une époque de rationnement et l’on nous sert des spaghettis et des pommes de terre et  fort peu de viande. On n’en est même pas à la poule au pot chère à Henri IV. A quoi cela tient-il ? Les gens sont-ils si avares que cela ? Prennent-ils systématiquement le parti d’acheter le produit le moins cher dans les supermarchés ? On fait ainsi des économies sur le dos des invités non sans une certaine mesquinerie. L’idée de base qui apparait, c’est d’une part c’est plus propre à manger, on ne se salit pas et on ne salit pas et d’autre part, cela se conserve indéfiniment, cela peut se stocker et c’est d’ailleurs pour cela que c’est moins cher.  On n’est pas dans le présent, on est dans l’intemporel et l’impérissable, le « durable »,  qui l’emporte sur ce qui n’a qu’une durée de vivre très brève sur l’éphémère, Mais l’on pourrait en dire autant de tous ces plats régionaux auxquels on reste si attaché et qui  composent ce qu’un auteur a récemment appelé la « table du pauvre »., visant ainsi toutes ces préparations ingénieuses qui permettent de consommer des produits de vil prix, comme l’eau(dont on fait du thé cher aux Anglais), les soupes, les potées et  autres tajines  de toutes sortes hautes en couleur et en goût. Ainsi au Moyen orient (Israël compris), les boulettes de viande sont-elles carrément remplacées par des boulettes de pois chiche (fallafel). Ce qui correspond à une économie de pénurie, qui correspond à une société à deux vitesses. Force est donc de constater que la nourriture de bas étage est devenue la norme sociale. Cela ferait sens dans des périodes de disette mais quand on voir des marchés bien achalandés, dans une réunion  on a du mal à comprendre pourquoi dès  que ‘l’on reçoit des gens, on ose recourir à de tels expédients et ce sans le poindre état d’âme apparemment ;  Ne parlons pas du culte du hamburger ou de celui de la pizza :

Mais alors qui consomme les fruits et les légumes, qui se rend chez le boucher ? Il semble que cela soit réservé à la consommation privée, pour un cercle très restreint  et que lorsqu’il s’agit de recevoir, on ait une sorte de réflexe de descendre dans la gamme des produits,

Que signifie faire la cuisine ?  Est – ce l’aptitude à fabriuquer  des produits de substitution die type tarte, ou tourte qui consistent à parsemer de quelques rares parcelles de fruits ou de viande, une sorte de pâte assez insipide et lourde (étouffe (chrétien ?  La cuisine est-elle le signe d’une certaine forme d’imposture, de tour de passepasse  où l’on fait quelque chose avec pas grand-chose, en se servant de toute une gamme d’ingrédients qui trompent notre gout sur la marchandise ? N’est-ce pas là le régné de la malbouffe, du Plan B ? Parfois, ces plats demandent bien plus de temps et d’ingéniosité et d »équipement que  le simple fait de servir des fruits, de la volaille.

La thèse que nous défendrons ici  considère  que les femmes ont une grande responsabilité dans cet état de choses pour des raisons que nous allons expliciter. Rappelions le point déjà abordé de la propreté qui reste une obsession féminine notamment par rapport aux enfants. Il ne faut pas  que l’on reste propre et on ne va quand même pas donner des rince-doigts études serviettes. Mais nous allons aborder d’autres aspects plus déterminants selon  nous à savoir la guerre des sexes et la valeur ajoutée qui en est un des principaux enjeux. Les femmes veulent se rendre utile, avoir leur mot  à dire, avoir  voix au chapitre et si l’on se contentait  de lacer dans des corbeilles les fruits du marché,  la part de la maitresse de maison serait réduite à la portion congrue. Les femmes ont compris que la pénurie et la pauvreté étaient leur allié. Que lorsque l’homme rentrait bredouille  de la chasse ou de la cueillette, c’étaient la femme qui devait rendre le relais Ets débrouiller. Les femmes ont toujours profité des malheurs des hommes comme durant la Première Guerre Mondiale ou la Seconde (du fait des prisonniers de guerre et du STO). Nous vivrons donc dans une culture alimentaire essentiellement féminine.

On sait que de nos jours, des restaurateurs sont de plus en plus nombreux à mettre l’accent sur  la qualité  intrinsèque du produit et non plu sur l’ingéniosité du « plat », c’’est à dire de ce mélange qui bé trouve sin unicité que par le biais du récipient (en anglais, plate, c’est une assiette). Ces nouveaux restaurateurs ont compris qu’un produit devait se défendre par lui-même, sans passer par  le moindre  mélange et que le  seul apport était dans la cuisson qui devait  respecter le goût du produit sans tricherie. Mais cela implique une complicité entre le cultivateur, l’éleveur et le restaurateur, donc de se placer  en amont et  non en aval.

On se doit d’ajouter l’apport des palliatifs au handicap  qui vise à masquer ou à compenser une infirmité, par le biais de prothèse, d’un appareillage technique de plus en plus  présent. . On peut se demander si non content de nous servir des plats  qui nous privent des produits ‘vrais » quand nous nous rencontrons  les uns les autres, on nous propose aussi un personnel sous qualifié, de qualité médiocre, aux compétences des plus limitées et que l’on  laisse sur la touche des personnes de bien plus fort potentiel et capable de gérer  les choses  de façon moins cloisonnée. Autrement dit,  non seulement on nous sert des produits de bas de gamme mais on nous  met entre les mains de personnes également de bas de gamme et qui n’ont qu’un vernis de culture et de compétence tout comme les produits n’ont qu’une apparence de goût grâce à ‘apport  et l’appoint  des épices. (L’épicier) Et bien entendu ce sont les femmes qui font le mieux l’affaire pour ces postes de bas niveau, et qui ne sont pas menacés de rupture de stock  étant donné leur profusion.  Cela permet ainsi à des produits et à des personnes de second ordre d’exister sur le marché, à plus bas prix. La délocalisation est aussi et d’abord interne.

L’Occident pourrait exporter ces productions en trompe l’œil à destination de contrées  qui sont en manque  mais il devrait se garder de les consommer lui-même. On exporterait ainsi des femmes et des produits vils comme les céréales et l’on augmenterait la consommation intérieure en fruits et en viandes ainsi q qu’en hommes. De cette façon, le différentiel de qualité entre l’Occident et l’Orient se creuserait.  Il est donc souhaitable que l’Orient croie à l’égalité des hommes et des femmes le plus longtemps possible ainsi qu’à l’intérêt de dispenser d’une alimentation médiocre mais rehaussée par quelque sorte de curry pour les  solides ou de thé  pour les liquides. Il y a donc des idéologues à exporter comme le végétarisme et le féminisme qui  sont le fondement d’une économie de second ordre, qui vit au rabais.

Cette humanité à deux vitesses  est nécessaire car il importe qu’une certaine élite puisse apporter des progrès  à la recherche qui bénéficieront à toute la planéte avec notamment des gains de productivité qui exigeront un personnel de moins en moins compétent et donc qui seront parfaitement accessibles aux femmes, dès lors que l’on passe du qualitatif au quantitatif. ..

Le monde de la technique on ne saurait l’oublier, est foncièrement l’ennemi de l’Homme mais les hommes, parce qu’ils ont peur de la mort,  ont accepté le processus de transmission, de prolongation, ce qui est analogue avec le passage de l’Eté à l’Hiver, du Jour à la Nuit, de la Richesse au Rationnement.  Il n’est pas normal que les valeurs de l’hiver, de la nuit, du rationnement  se maintiennent  au-delà du temps qui leur est imparti.  Servir des biscuits en plein Eté, c’est se moquer du monde, c’est  affirmer que l’on n’est pas disposé à respecter les exigences de la cyclicité, que l’on ne veut  pas ou plus  à chaque nouveau cycle se retirer pour  laisser les vrais gens et les vrais produits reprendre les choses en main.  Cette question de la malbouffe n’est donc nullement innocente, elle exprime, elle trahit  un refus de l’alternance entre le haut et le bas, entre la lumière et les ténèbres (cf. le mythe de Perséphone/Proserpine).

JHB

10  04  14

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