Homme et femmes face à la dialectique individu/collectif

Posté par nofim le 11 avril 2014

Les femmes  du collectif à l’individuel et les hommes  à l’inverse.

Par  Jacques  Halbronn

On  connait le modèle karmique selon lequel il y aurait un point de départ et un point d’arrivée (Karma et Dharma) On peut dire, sans trop risquer de se tromper, que les femmes passent du collectif à l’individuel et les hommes de l’individuel au collectif. Il y a donc au milieu du gué des similitudes mais les orientations et les  enjeux n’en seraient pas moins inversés, ce qui contribue à souligner à quel point tout discours sur l’égalité des  sexes est vain dès que l’on se situe dans une dynamique,  une cinétique. En revanche, quand on se limite à un cliché ponctuel, on peut aisément s’illusionner, d’où précisément une certaine méfiance envers ce qui est cyclique et réversible et qui pourrait sensiblement  perturber certaines représentations plus ou moins imaginaires.(cf. notre récent entretien avec Alain Schlumberger,  pour Teleprovidence)

Il y a bien entendu un paradoxe qui tient au fait que l’on s’intéresse à ce qui nous manque et que ce n’est pas parce que l’on est en quête de son individualité que l’on est réellement porteur d’une personnalité originale et singulière. Inversement, ceux qui ont une attirance pour l’universel et le collectif  n’ont pas forcément un comportement en rapport. Todt cela contribue à brouiller les pistes si l’on ne situe pas les choses dans leur perspective et dans le temps. La psychologie du XXIe siècle sera évolutive, cyclique et non pas statique, avec des typologies figées.

Selon notre modèle du « genre », les femmes ont vocation à être dans le collectif. Leur force est dans leur union, leur complicité, voire leur conspiration. Cela leur confère un certain poids dans la société pour revendiquer des causes communes, d’intérêt général, car elles montrent  du talent pour se mobiliser, ce qui peut se solder par des grèves, par des mouvements d’opinion, des « manifs », des « défilés ». La réalité sociale de la femme ne fait pas de doute mais on est toujours attiré par ce que l’on n’a pas et l’on est tenté d’avoir le beurre et l’argent du beurre. On voudrait à la fois être incontestable dans le collectif  mais aussi à un niveau individuel, en se faisant « un nom » qui serait retenu par la postérité. Car tel est bien le grand drame des femmes,  on ne tient pas  le nom de beaucoup d’individualités, on est avec elle dans une sorte d’anonymat dont  certaines sont prêtes à tout tenter pour  y échapper. Elles trouvent cela particulièrement « injuste » et ne comprennent pas cet acharnement de l’Histoire à vouloir ignorer leurs existences individuelles.   Pour notre part, c’est un faux débat car il faut qu’elles se fassent une raison, leur génie et leur pouvoir  est de l’ordre du collectif, du consensus. Ce sont elles qui d’une certaine façon fixent la loi ou en tout cas l’appliquent car une loi n’existe que si elle est largement  pratiquée.

Une telle attitude les place  en porte à faux avec les hommes et  il importe de mettre en évidence une certaine symétrie et une complémentarité qui ne saurait être affirmée à la légère.

Comme nous l’avons montré dans d’autres textes,  nous sommes seuls quand il s’ »agit d’explorer notre intériorité, du fait d’une introspection qui est en fait une véritable inspection, un inventaire de nos potentialités et non pas seulement, comme  on l’entend souvent, de nos pensées, de notre passé. L’enfant très jeune doit se livrer à une telle exploration, ce qui correspond à l’éveil des facultés. Certaines personnes sont apparemment plus aptes à cultiver leur jardin intérieur. Les hommes, en général, bien mieux que les femmes qui sont plus douées pour recenser ce qui est extérieur, d’où l’importance de leur  « intérieur » qui n’est en fait qu’un extérieur (une femme d’intérieur et qui désigne en fait leur habitation et tout ce qu’elle contient. Les femmes ont plus d’aptitude à mettre de l’ordre dans ce qui est externe et visible  et les hommes dans ce qui est interne, et donc invisible, ce qui permet aux femmes d’avoir un certain ascendant sur  les hommes puisque les manquements des hommes à l’extérieur sont plus flagrants que les insuffisances des femmes à l’intérieur ? Opposition entre les « manuels »  et les « cérébraux ».

Cette carence exploratoire  de leur propre anatomie psychique – en quelque sorte – et qui chez les femmes s’arrête  et se limite  souvent au stade de l’apprentissage de la parole  et de fonctions comme la marche– est doublement compensé par le fait que les femmes investissent le corps social, ce qui leur permet de tisser des liens (peut être parapsychiques)  avec leurs congénères (cf. supra)mais aussi une certaine sensibilité cyclique qui les dépasse et qui se met en œuvre à leur insu (ou du moins hors de leur contrôle, on pense à la gestation,  d’où l’importance de l’IVG. A cela viennent s’ajouter certains « dons » dits de voyance qui ont permis à certaines d’entre elles de se faire un nom comme la célèbre Mademoiselle Lenormand, sous la Révolution et l’Empire.

Pour en revenir   à cette dimension individuelle qui est au départ du développement des hommes, et qui se joue au cas par cas, on assiste à une sorte de cours entre les hommes, une compétition pour savoir lequel sera le meilleur et que le meilleur gagne ! Mais il va de soi que l’œuvre ainsi accomplie, aussi personnelle soit –elle- est vouée à tomber dans le domaine  public et à  s’inscrire in finé dans le collectif, pour l’excellente raison que cette œuvre va précisément féconder la dynamique féminine et lui conférer  une certaine unité. La  boucle est bouclée.

L’œuvre des femmes est fondamentalement collective. O n pourrait même leur accorder un rôle majeur dans tout ce qui prend une dimension nationale. (cf. Jeanne d’Arc).  Et  d’ailleurs le mot nation est à rapprocher de naissance. En ce sens, il est un domaine où  les femmes ont  un rôle à jouer, c’est dans le champ du politique. Mais si les nations sont en lien avec les femmes, les empires seraient masculins, tout au contraire, remettant en question la légitimité des frontières et  constituent  des « prisons des peuples ».  L’Histoire est faite d’une lutte incessante entre le temps des nations et celui des empires et les femmes applaudissent quand  les empires s’écroulent (comme en 1989), quand l’impérialisme et le colonialisme reculent- car les empires ont quelque chose d’abstrait et souvent le fait d’un seul homme –un mâle dominant- alors que les nations, les peuples, ont une réalité objective qui ne dépend pas de tel ou tel individu.

JHB

11  07  14

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs