Tribalisme ou mondialisme: le dilemme

Posté par nofim le 13 avril 2014

La  collusion des femmes avec le mâle dominant

Par  Jacques Halbronn

Le modèle que nous proposons présentement pour  différencier  les hommes et les femmes  place d’une  part  les femmes marquées par une dialectique du passé et du futur et de l’autre les hommes qui s’efforcent de vivre dans le présent et  dans l’authenticité de ce qui est et non de ce qui a pu  ou pourrait être. La  nouveauté même du modèle se prête à certains malentendus que nous entendons ici  prévenir ou corriger.

Il ne faudrait pas croire que le mâle dominant soit  la bête noire des femmes. Bien au contraire, elles le désignent, l’élisent pour s’en servir contre tous les autres mâles en vue de les écraser  face à la supériorité du dit personnage, en phase montante.  Vient la phase descendante, les femmes s’en déclarent  collectivement les héritières qui prolongeront fidèlement et consciencieusement  son œuvre, bien après sa mort ou son absence.

A contrario,  les hommes doivent échapper à une telle dialectique du un et du multiple, pour adopter une politique dont la  devise  est  l’épanouissement général des hommes  et non d’un  mâle dominant. Pour cela, il est essentiel  de créer les meilleures conditions pour l’éveil et l’ouverture des potentialités d’un maximum de jeunes garçons. Pour ce faire, nous conseillons la constitution de cellules de taille raisonnable – celle d’une petite ville, d’un quartier, en vue que chacune soit largement autonome. Dès lors nous déconseillons tout média ayant une couverture trop large. Les réseaux sociaux pourraient  constituer une armature, un maillage  viables sous certaines conditions.

L’idée sous jacente à ce projet  met en avant la problématique de l’exemple qu’il faut distinguer de celle de l’imitation et de la transmission. Selon nous, l’enfant ne peut avancer que s’il peut s’identifier à des personnes qui lui sont proches, qui font partie de son « milieu ». Il importe peu que ceux qui lui servent d’exemple soient  les meilleurs, ce qui compte, c’est qu’ils lui  donnent envie de les suivre dans la voie concernée, qu’ils la rendent accessible, à la portée de l’enfant mâle. (cf. l’Emile de Rousseau). L’idéal masculin est l’autosuffisance, chacun nait avec un bâton de maréchal.

En ce qui concerne les petites filles, elles doivent apprendre très tôt à lire, car c’est la clef de la transmission. Elles perpétueront les ouvres les plus remarquables en les interprétant, en les commentant.

Ces différences correspondent  à des conceptions très différentes de l’économie.  Les femmes ont une vision quantitative de la consommation de masse, industrielle, qui fait qu’un même objet peut être reproduit  à un nombre considérable d’exemplaires.

Les hommes, quant à eux,  mettent l’accent sur le niveau général de la population  et mettront la barre beaucoup plus haut en ce qui concerne les performances individuelles ;  Le fait de faire appel à des personnes qui ne sont pas dans la proximité  est considéré comme  contre-productif.  L’économie que nous préconisons est celle du « prochain » (Aime ton prochain) et non du lointain. Le prochain, c’est réellement celui qui nous est proche, qui vit dans notre proximité.

La politique préconisée par les femmes, au nom d’une recherche du mieux (qui est souvent l’ennemi du bien), aboutit à laisser en jachère une partie énorme du potentiel masculin en privilégiant une élite dont elles savent qu’elle peut suffire à les contenter, sous la forme d’une polygamie. On est là dans une logique monothéiste avec un principe masculin  qui écrase tous les autres « dieux », qui les castre en quelque sorte. Elles parlent  de ces mâles dominants comme étant tellement supérieurs au commun des mâles et elles l’idolâtrent.

La politique que nous conseillons pour les hommes serait plus proche du polythéisme, d’un certain  cloisonnement des entités régionales, à taille humaine. Paradoxalement, pour que les hommes ne se cloisonnent pas quant à leurs potentialités, il  faut leur offrir un cadre  d’une taille  modérée, et donc dans une certaine  dynamique de cloisonnement géographique alors que les femmes pensent  à l’échelle du monde avec des médias planétaires (avec des millions de consommateurs)  qui permettent avec une énergie masculine très minoritaire et donc sous contrôle  d’alimenter toute  une population féminine.  Le système  authentiquement  masculin serait plutôt monogamique, quant à lui.

Rappelons  ce principe que nous avons posé : les femmes n’existent que collectivement et ont besoin d’un ciment unitaire qui leur est fourni par le mâle dominant. En revanche, les hommes doivent  chercher tous autant qu’ils sont à s’affirmer dans leur individualité et n’ont nullement s besoin d’un tel ciment. Les hommes doivent vivre dans le présent et ne pas  se préoccuper à la limite de la conservation de leurs œuvres. La création doit se manifester dans l’ici et  maintenant. Il ne s’agit pas de préserver ou de transmettre une œuvre mais de préserver et de  véhiculer  un élan créatif dont on a dot que sa vertu majeure est de produire des émules et non pas des imitateurs. Un compositeur ne va pas plagier un  prédécesseur et un physicien ne va pas répéter ce que tel physicien du passé a formulé. Les hommes ne sont pas faits pour vivre dans une société de pénurie mais plutôt d’abondance. Si tout le monde est créatif, la création cesse d’être une denrée rare. Mais en fait, il semble que cette rareté soit totalement artificielle car elle est le résultat de la politique dite du mâle dominant, c’est-à-dire non pas la victime expiatoire mais  bien au contraire, le personnage que l’on placera au-dessus des autres et qui fera des autres des laissés pour compte, ce qui vise à humilier la plupart des hommes en mettant sur un piédestal un tout petit nombre d’entre eux.  Les hommes doivent éviter le chant des sirènes qui leur  susurrent qu’ils sont les plus beaux, les meilleurs et qui visent à les faire trahir  leurs congénères en se mettant au service de la gent féminine qui les conduira au pinacle.

L’économie préconisée par les femmes est celle du troc des objets, elle se situe dans l’avoir alors que celle des hommes se situe dans l’être. Une économie de l’être est une économie de l’exemple. Je ne dois pas prendre de l’autre, mais seulement apprendre à faire ce que lui sait faire. C’est ainsi que je parle parce que d’autres qui me sont proches et me ressemblent physiquement,  visuellement  mais c’est à moi de trouver en moi même la possibilité de parler.  Faute de quoi, l’on peut penser que l’on pourrait se dispenser  d’éveiller ses potentialités en recourant  à un appareillage externe, une prothèse qui ne serait accessible  que dans un cadre pécuniaire alors que ce que je trouve en moi,  je n’ai pas à le payer.  Ce qui est de l’ordre du « don » interne (on dit que telle personne est douée) est gratis, ce qui est de l’ordre du « don » (au sens de ce que l’on reçoir, d’une donation)  qui vient d’autrui,  est payant. Le monde des hommes n’a pas besoin d’argent pour exister. A chacun de cultiver son jardin intérieur et de ne pas se laiser créer de faux besoins et donc de faux manques.

JHB

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