Les leurres sensoriels

Posté par nofim le 14 avril 2014

Le piège des sens dans notre perception du monde

Par  Jacques  Halbronn

Nous avons  accordé depuis longtemps un certain intérêt caractérologique  au rôle des sens (cf. notre  article dans la revue Cosmopolitan,  janvier   1977  « L’Astrologie sensorielle », il l y a plus de 30 ans.).  Nous intéressera ici la question des interférences entre sens et comment cela peut nous induite en erreur et fausser nos perceptions.

L’odorat  et le goût  sont des sens  qui peuvent s’activer avec peu de moyens. On pense à la poudre du curry  et à tous ces ingrédients que l’on trouve sur l’étal des cuisiniers mais il ne faudrait pas oublier le sel et le sucre qui servent à relever le goût des produits les plus insipides avec une grande efficacité et en recourant à des quantités très faibles. Ce sont des produits faciles à transporter mais aussi à conserver et qui servent d’ailleurs, à conserver. (Charcuterie, confitures etc.). Mais il faut aussi signaler  tout ce qui est infusion, tisane à commencer par le thé si cher à nos voisins  britanniques (grâce aux Chinois)  et qui n’est jamais que de l’eau parfumée. On mélange avec de l’eau chaude et le tour est joué !

Il faudrait aussi parler des parfums dont on se sert pour la toilette et qui peuvent apporter beaucoup à une personne et la rendre plus désirable au prix de quelques gouttes. C’est dire que notre gout et notre odorat peuvent être excités avec peu de moyens  et surtout avec des moyens que l’on peut qualifier d’invisibles. Cela nous invite à consommer davantage de produits qui s’ils n’avaient pas été ainsi agrémentés, bonifiés nous auraient laissé indifférents ou que nous n’aurions consommé qu’avec une certaine modération.

Cette invisibilité de ce qui excite nos organes gustatifs et olfactifs nous interpelle car quelque part, cela vient fausser nos perceptions et nous donner une fausse idée de ce que nous voyons et nous captons tactilement. Je prends un morceau de pain avec  ma main et donc je le perçois comme tel mais en le goûtant, ce morceau de pain se transforme sensoriellement en autre chose, devient en quelque sorte un autre objet, par exemple, du gâteau. Mais mon organisme, lui, ne retient lors de la digestion, que le fait que ce soit du pain et c’est bien du pain que j’ai fait entrer dans mon corps et que celui-ci aura à traiter et à évacuer au bout d’un certain processus. Et il en est de même pour toute boisson à base d’eau, cela restera, au bout du compte, de l’eau et cela passera par la vessie. Cela peut produire des indigestions, une consommation excessive non pas tant de l’additif mais bien du produit de base qui est d’ailleurs de peu de valeur mais qui existe en quantité sur le marché, du fait de la facilité de conservation.  Plus un produit se conserve aisément ou n’est pas sujet à  des échéances proches  et plus son prix baisse. Il n’est que de voir les charcuteries et les pâtisseries qui n’ont guère besoin de se renouveler sinon à des intervalles assez longs. A l’inverse, les boucheries et les marchands de fruits sont soumis à de toutes autres contraintes ne serait-ce que visuellement. Une viande avariée, un fruit pourri, cela se remarque.

Il y a là une synergie entre un produit vil mais que l’on peut obtenir à bas prix en grandes quantités et un produit plus noble, plus précieux qui agit même en de très faibles mesures et on l’a dit fort discrètement sinon secrétée

Passons à l’ouïe. Peut-elle être également trompée à l’instar de la vue ? Si quelqu’un me parle, je peux être sensible à la qualité de sa voix mais aussi du contenu des propos. Problème, du fond et de la forme. Mais ce que j’entends est-il réellement le fait de celui qui s’exprime et cela vaut aussi  pour la musique. La vue peut servir  à tromper l’ouïe si la personne lit un texte, déchiffre une partition. Là encore, ce texte  ne prend pas beaucoup de place et même sera quasiment invisible comme pour un souffleur ou prompteur et encore mieux su le texte été appris par cœur, es restitué de mémoire.  Je suis sen face de quelqu’un mais j’ignore si ce qui sort de sa bouche ou de ses mains  lui appartient ou pas. Encire une fois, force est de constater des interférences entre les sens, qui facilitent la tricherie, la tromperie sue la marchandise. Ainsi, une femme peut-elle être merveilleusement parfumée et tenir des propos passionnants mais est-ce bien d’elle qu’il s’agir alors ? Le doute est conseillé, en permanence.

Mais la vue peut être aussi  bernée par l’habillement – l’habit ne fait pas le moine. C’est peu de chose un habit par rapport à la masse corporelle ; ne serait-ce qu’au niveau du poids.  Mais cet habit peut dissimiler  les choses, les cacher. (Cachez ce sein que je ne saurais voir, dans Tartuffe). Seul le corps nu ne peut mentir sur l’ici et maintenant  surtout s’il n’est ni pourvu  de parfum, ni gorgé  de quelque boisson  aromatisée, ni  animé de parole. On laissera de côté la question des fausses dents.

C’est alors qu’il n’y a pas de leurre et que ce que je saisis dans mes mains, dans mes bras et ainsi de suite, est bien ce que je sais qu’il est. Loirs il n’y a pas d’imposture.

D’ailleurs, par   quelque ironie du sort, plus quelqu’un se laisser tromper et plus cela peut affecter son corps,  sa santé, générer de l’obésité, de l’arthrose  et toutes sortes de stigmates corporelles.

Le sport est d’ailleurs  un très bon moyen d’accéder à une certaine vérité plus qu’un corps qui resterait statique. Il faut voir bouger un corps pour l’apprécier, le voir courir, nager, faire l’amour, danser.

Pour résumer notre philosophie sensorielle, nous dirons  que la réalité ne nous est pas donnée si facilement que cela. On peut se fourvoyer du fait d’expédients, de trompe l’œil, de faux semblants qui trompent nos sens qui sont censés être notre interface avec le monde. . D’une façon générale, le principal risque est  de surévaluer ce qui nous est  offert dans la dialectique de l’offre et de la demande.  Dans bien des cas, un produit intrinsèquement médiocre, qui apporte peu de calories, tant sur le plan physique que mental,  sera sauvé par  quelque adjuvant quasiment impossible à déceler et surtout à dissocier de l’ensemble qui s’offre à nous.  Mais quelque part,  si ce qui nous est servi n’est pas ce que cela prétend être, notre corps tant sur le plan digestif que cérébral  sera la principale victime d’une telle arnaque, notamment en termes de santé physique ou/et mentale.  L’enjeu est là et on peut même parler de tentation : on a des stocks invendables ou à vil prix, mas en grande quantité. Le processus de la Valeur ajoutée (TVA) fait que la « nature » du produit sera perçue globalement bien plus attractive si l’on recourt à quelque  subterfuge, tant l’élément ajouté sera perçu comme faisant partie intégrante de l’ensemble. A prende ou à laisser.  Apprendre à séparer le bon grain de l’ivraie (Evangile)

JHB

14  04  14

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