Repenser les couples planétaires

Posté par nofim le 27 avril 2014

Les lacunes du dispositif des domiciles planétaires

par  Jacques  Halbronn

 

Dans un précédent texte, nous nous étions arrêtés  sur le cas de ces domiciles planétaires qui

plaçaient dans des signes consécutifs des planétes considérées comme correspondant à des

principes opposés. Nous signalions notamment le cas de Mars et de Vénus qui est tout à fait

singulier en ce qu’il place ce binôme  à la fois au printemps et à l’automne. Cela vaut aussi pour le

soleil et la lune mais aussi pour Saturne Uranus.

On peut expliquer cette anomalie par la précession des équinoxes car si l’on décale tout d’un

signe, la frontière entre les saisons est elle aussi décalée et dans ce cas, il n’y a plus stricto sensu

de consécutivité mais une sorte de symétrie:

de part et d’autre de l »axe Cancer-Lion:  les luminaires

de part et d’autre de l’axe Capricorne-Verseau:  Saturne et Uranus

de part et d’autre de l’axe Bélier-Taureau   Mars et Vénus

de part et d’autre de l »‘axe Balance-Scorpion: Vénus et Mars.

On notera que les exaltations sont organisées autour des mêmes axes:

de part et d’autre de l’axe Bélier-Taureau: les luminaires

de pat  et d’autre de l’axe  Balance-Scorpion, Saturne et Uranus

Il y a une anomalie qui saute aux yeux, cela concerne le couple restant  Mercure-Jupiter qui ne s ‘inscrit

pas dans un tel tableau alors même qu’on a un doublon pour Mars et Vénus.

Notre hypothèse, c’est que dans un des deux cas, on devrait remplacer Mars-Vénus par Jupiter-

Mercure.

Or, l’on note que le dispositif des domiciles, constitue deux hémisphères: d’ »un côté les

planétes  interieures à l’orbite de la Terre et de l’autre les planétes extérieures

-luminaires, Mercure et Vénus:

Mars-Jupiter-Saturne-Uranus

On placera donc  Jupiter  en Scorpion (et non en sagittaire),  Mercure en Balance(et non en

vierge); Mars en bélier et Vénus en Taureau.

On aura compris que selon ce nouveau dispositif,  le capricorne est un signe d’automne et

le  verseau un signe d’Hiver,  le cancer un signe de printemps et le lion un signe d’Eté, la Balance

un signe d’Eté  et le  Scorpion un signe d’autom e le bélier un signe d’hiver et le taureau un

signe de printemps, ce qui permet de ne plus avoir  deux planétes de nature opposées régissant deux signes de même saison comme c’est le cas dans le dispositif actuel..

Seuls les 4 signes mutables sont sans planéte  en domicile.

Pour les exaltations, nous compléterons ainsi le dispositif:

Vénus exaltée en cancer et Mars en lion

Mercure exalté en verseau et  Jupiter en capricorne

Là encore, les signes mutables seront sans planéte  atttrribuée.

Autrement dit, les 8  signes cardinaux et fixes auront  chacun une planéte en domicile et une

en exaltation.

On aura noté que lorsque l’on place les domiciles dans la Tétrabible,  l’axe de symétrie ne passe

pas entre les poissons et le bélier mais bien entre le bélier et le taureau, ce qui montre bien que

dispositif correspond à un systéme où le zodiaque commence au taureau et non au bélier.

Etant donné que l’on ne disposait dans l’Antiquité que d’un septénaire, Uranus remplissant

ici  un vide, on ne pouvait  trouver un équilibre qu’en considérant un zodiaque réduit  à 8 signes, les

signes mutables étant des temps de transition entre les 4 pôles.

On observe donc que plusieurs dégradation se sont produites avec le temps: le couple Mars-Vénus a

a  été dédoublé aux dépens du couple Mercure-Jupiter  pour ce qui est des domiciles et dans le

cas des exaltations, si le cancer et le capricorne sont restés des signes associés à des planétes,

Jupiter va finir par remplacer Vénus et Mars  Jupiter. L’axe vierge-poissons qui aurait du

rester neutre (sans maitre planétaire) va être associé à Mercure et Vénus  à la place du lion et

du verseau.

D’aucuns -comme Didier Geslain (cf notre reportage du 27 avri  2014) se contentent de

repondre que le systéme actuel « fonctionne » et qu’il n’ y a donc aucune raison d’en changer. En

réalité, ces astrologues ne veulent pas  laisser le pouvoir doctrinal aux chercheurs de leur

temps et préférent s’en tenir  à une tradition frelatée. Depuis 1969  et nos premiers travaux

sur les « Dignités’ » planétaires, nous avons mis en cause le « fonctionnement » du thème astral

comme moyen de valider des dispositifs astrologiques.  Un Jean -Pierre Nicola a préféré, pour sa

sa part jeter le bébé des « maitrises » avec l’eau du bain.

Il est intéressant de noter qu’André Barbault a dirigé un volume sur le soleil et la lune sans signaler

l’anomalie consistant à placer pour la même saison et l’un à la suite de l’autre les deux

luminaires. Il n’ a pas publié de volume sur Mars et Vénus qui auraient mérité les mêmes

observations. En revanche, il a consacré un volume à Uranus et Neptune d’une part et à

Jupiter et Saturne de l’autre. (Rééditions Ed. Traditionnelles)  mais pas sur Saturne-Uranus

qui aurait semble plus évident. De même il n’ a pas envisagé un volume sur Jupiter-Mercure et

a préfére  en faire un sur Jupiter-Saturne. Or, l’on sait qu’en mythologie, Mercure est le

messager des dieux et notamment de Jupiter.  On sait à quel point l’on oppose les Gémeaux et

le Sagittaire dans la psychologie zodiacale.

En fait, deux modes de polarisation cohabitent, l’un qui considére le rapport entre deux signes

consécutifs et l’autre  entre deux signes opposés. Mais ce systéme de signes consécutifs ne

fait sens que si l’on admet que bien que consécutifs les signes considérés n’appartiennent pas

à la même quarte zodiacale. Autrement dit,  le bélier apparait  non plus comme le premier

signe du zodiaque mais comme le dernier avec cette double symétrie:

bélier:  Mars et  Soleil

taureau  Vénus et Lune.

En réalité, comme nous l’avons montré dès 1976 (Clefs pour l’Astrologie), il importe de

permuter les luminaires en exaltation et de placer la Lune au Bélier et le Soleil au Taureau

à l’instar de la Lune en cancer qui précéde le Soleil en lion, dans les domiciles, ce qui donne;

bélier:  Mars et Lune

taureau  Vénus et Soleil

et le rapport de Mars à la Lune est significatif d’une fin de cycle crépusculaire (quand la Lune

apparait) alors que Mars est la marque de ce qui met fin à la vie. C’est l’ouroboros  qui est ainsi

rétabli avec la queue Mars-Lune et le tête Vénus Soleil.Mars n’est donc pas l’astre  du commencement mais bien celui de la fin ou si l’on préfére Vénus

est l’astre de la vie et Mars de la mort.

 

JHB

27-28. 04  14

 

 

Guy Taillade a commenté  ce texte:
: « La mort c’est Saturne (bien sûr ce n’est pas seulement la mort). Mars c’est la blessure (bien sûr la blessure peut être mortelle et ce n’est pas que la blessure). Vous parlez à un endroit de tradition frelatée, mais vous ne débattez pas sur la tradition car vous partez tout de suite dans un argumentaire qui inclut Uranus. Le système traditionnel des maîtrises ne tient qu’à condition de s’en tenir au septénaire. Peut-être pourrait-on dire plutôt que Saturne est la fin des choses alors que Mars n’est que le début de la fin. »

 

Notre réponse: il est un fait que nous avons introduit Uranus (comme nous l’avions déjà fait en

1976  car nous ne nous situons pas ici dans un dispositif des doubles domiciles au sens de la

Tétrabible mais un double dispositif des domiciles et des exaltations auquel les doubles

domiciles entendirent se substituer, ce qui n’a pas empêche, syncrétiquement, les astrologues de conserver les deux systémes de façon redondante. Les doubles domiciles font disparaitre le

huitiéme facteur qui vient dédoubler Saturne  pour en faire le pendant des deux luminaires,

d’où les deux domiciles de Saturne qui se jouxtent comme le font les luminaires dans le

dispositif des doubles domiciles.

L’ouroboros est constitué de 4 facteurs: les luminaires et Mars-Vénus, il n’y est donc pas

question de Saturne qui correspond avec Uranus à un anti-ouroboros, situé aux antipodes

en capicorne et en verseau qui sont aussi liés (cf supra) à Mercure et à Jupiter.  Les 8 planétes

(si on inclut  Uranus) se retrouvent sur 4 signes,  autour de l’axe des  équinoxes. Mais on peut en

dire de même de l’autre axe, celui des solstices.  Il est donc clair que le septénaire n’est pas

viable sans l’adjonction d’un huitiéme facteur qui en Inde correspondait à l’axe des noeuds

(Rahou et Ketou) qui est celui des éclipses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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