Biotechnologie et Culture: la dialectique.

Posté par nofim le 29 avril 2014

La culture comme moyen et non comme fin.

par  Jacques  Halbronn

 

Il est certain que ce qui se présente de nos jours sous le nom d’Astrologie est -pour parler comme Marx- une « superstructure » fortement décalée de l’infrastructure et il importe que la recherche scientifique actuelle  aborde sérieusement  non plus la question de la superstructure mais bien celle de l’infrastructure. Autrement dit, qu’y a -t-il de viable intrinséquement  dans l’objet Astrologie en soi par delà ce qui en est dit par les astrologues eux-mêmes  qui ne sont pas forcément les mieux placés pour en délibérer? Il faut éviter tout cloisonnement du type « l’astrologie ne m’intéresse pas » qui ne peut que se fonder que sur des représentations et des préjugés qu’il importe de dépasser. Mais ce type de réflexe consistant à déclarer sans état d’âme que tel sujet n’intéresse pas  est  inacceptable et reléve d’un mode de cloisonnement mental bien fâcheux qui n’est plus tolérable tout comme d’ailleurs ne l’est pas davantage une déclaration du même type concernant les différences entre hommes et femmes. C’est un luxe rhétorique qui a fait long feu. Et d’ailleurs, comme nous l’avons expliqué par ailleurs, ces deux domaines sont  fortement liés et s’éclairent mutuellement :  cycle et sexe.

Nous pensons que l’avenir des sciences humaines passe par ce duo « cycle et sexe » qui aura été si mal traité  tout au long du XXe siècle tant et si bien que la crise de civilisation qui se profile ne pourra probablement pas être gérée et adressée  sans un recentrrage autour de ce binome et l’Union Européenne aurait tout intérêt à  investir dans cette direction si elle veut prendre quelque avance et retrouver un certain leadership intellectuel.

Un mot clef sous-tend ces deux notions, celui de Technologie et plus précisément de Biotechnologie. Or l’epistémologie de la Technologie n’est pas celle de la Science , ce qui ne signifie pas que l’on ne puisse étudier « scientifiquement » un tel domaine.  Mais force est de constater que le champ de la Technologie n’entretient que des rapports ponctuels avec celui de la Science. La technologie emprunte certes à la Science tout comme l’Art emprunte à la Nature mais cet emprunt doit être jaugé à sa juste importance. L’Humanité est certainement

plus créatrice par le biais de la Technologie (et de l’Art)  que par celui de la Science. Ce qui distingue notamment ces différents plans, c’est le fait que ce qui est technique  peut se corrompre si l’on admet qu’une langue ou un texte relévent de la Technique. Cela dit, la Science est l’interface entre la Technique et la Nature. Ce point là est d’ailleurs au coeur du débat autour de Darwin à savoir que ce qui est « scientifique » se perpétuerait « naturellement » alors que ce qui est technique ne se conserverait et ne se transmettrat (Lamarck)  qu’à certaines conditions. La biotechnologie est d’ailleurs une réponse qui permet à la Technique d’accéder à  une certaine forme de perpétuation et de perénisation.

Le rapport que l’Humanité avec la « Machine »  est évidemment crucial en tant qu’enjeu. Si l’Humanité ne parvient pas à mieux explorer son propre mode de fonctionnement, elle risque fort de se vassaliser de plus en plus à la Technique et de passer à ce que nous appellerons une  conscience extérieure venant se substituer à une conscience intérieure, les hommes devenant de moins en moins capables d’exploiter leurs propres ressources « internes ». C’est d’ailleurs cette impuissance qui génére  les graves dysfonctionnement écologiques que l’on connait.

Si les hommes maitrisaient mieux leurs potentialités propres, ils auraient moins besoin de se projeter vers l’extérieur et notamment de mettre en danger leur propre environnement.

Il est intéressant de comprendre les phénoménes de migration et leurs effets pervers.  On sait que les « grandes invasions »  ont généré des déplacements, des reflux de populations. Mais les femmes elles-mêmes sont marquées par un tel reflux du fait que les domaines qui leur étaient propres ont été conquis par les machines (électroménager, bureautique, informatique etc), ce qui les améne à vouloir envahir à leur tour le domaine des hommes. C’est en vérité tout l’enjeu de leurs revendications. Le mimétisme lié aux migrations  est le fait d’invasions Mais les hommes eux-mêmes sont  confrontés à un défi, à savoir une meilleure maîtrise de leur intériorité, de leurs facultés et une autonomie de plus en plus grandes chez les individus. Mais l’on sait que tout le systéme économique actuel est fondé sur le cloisonnement et les limitations  et ce de façon tout à fait artificielle mais jugée nécessaire pour permettre un plein emploi, ce qui ne serait possible que si chacun se contente d’un étroit créneau.

Autrement dit,  les hommes  ne doivent pas se plier plus longtemps au principe d’un tel cloisonnement d’autant que le cloisonnement est la marque de fabrique des machines. on doit terriblement se  méfier de tout nivellement par le bas qui ne saurait être une bonne solution mais devient de fait le principal probléme. Il vaut mieux que le travail soit le fait d’un petit nombre de gens ayant un potentiel très puissant. Mais d’un autre côté,  il ne s’agit pas de tomber dans les excés actuels qui font que le pouvoir soit dans les mains de quelques uns. Or c’est là une tentation permanente/ C’est ainsi que l’on se réjouit de ce que tel film ait été vu par des millions de gens, que tel chanteur ait vendu tant de CD etc, ce qui est le  fait d’une invasion technique permettant la duplication, le clonage. Pour notre part, nous sommes en favveur d’un retour à des relations de proximité, dans tous les domaines car nous pensons notamment que l’éveil des facultés passe par l’identification au « prochain », au sens littéral de celui qui vit près de nous, à proximité immédiate. Une exigence d’authenticité est vitale. Il  faut dénoncer toutes les formes d’imposture, de contrefaçon et exiger  une vraie présence de l’autre et non des simulacres. En ce sens, nous  pronons une toute nouvelle politique culturelle car la culture a vocation, dans tous les domaines, à éveiller nos facultés et ce dès le plus jeune âge. Cette politique de culture de proximité est d’ailleurs sous-tendue heureusement, par les clivages linguistiques sans lesques la mondialisation serait encore bien pire qu’elle ne l »est.

Il y a là quelque paradoxe à dénoncer les cloisonnements et à nous en féliciter. Mais dans un cas, il s’agit de refuser que les gens limitent leurs  facultés  et dans l’autre que ceux qui ont su développer leur potentiel  en fassent profiter directement leurs proches. D’où notre souhait de constiter des unités de petite taille, ayant une certaine autonomie les unes par rapport aux autres.  De nos jours, il n’y a pas assez d’entités intermédiaires entre la cellule familiale et le « marché ». C’est  ce niveau médian qu’il importe d’instaurer à l’échelle d’un quartier vivant en une certaine autosuffisance.  Même dans le domaine du  spectacle, de la musique, du cinéma, il importe de démystifier les choses. La culture n’est pas une fin en soi mais un moyen d’éveil. Ce qui compte c’est d’élever le niveau général des populations non pas par le culte de quelques oeuvres qui fassent l’unanimité mais par des réalisations locales,  de taille humaine .

Le mot Culture doit retrouver son plein sens de ce qui cultive, de ce qui fait pousset, de ce qui éléve (élevage).  Une nouvelle politique culturelle est le meilleur antidote contre le défi biotechnologique qui risque de contribuer à une déshumanisation.

 

JHB

29. 04  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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