Astrologie mondiale et astrologie individuelle

Posté par nofim le 15 mai 2014

 

La recherche astrologique  et le  critère du collectif

par  Jacques  Halbronn

 

Il faut être clair: il n’y a pas de recherche astrologique au niveau individuel si l’on entend par là  sur la base du thème natal. Les

astrologues  qui travaillent à partir du thème natal   n’utilisent l’astrologie que comme support, c’est à dire qu’ils l’instrumentalisent

et s’en servent qu’en tant qu’habillage, de décor à une pratique relationnelle qui s’organise dans leur rapport avec leurs clients. Quelque

part, nous dirons que le propre d’un support est d’être « mort ». Cela explique que les praticiens n’accordent guère d’importance aux vertus

intrinséques du support utilisé, du moment que celui-ci nourrit le transfert. Le suppport en quelque sorte c’est l’appât, c’est ce que le

client/patient a « capté »  et qui lui suffit. Cela vaut aussi pour le psychanalyse/ Le support c’est ce qui sert de siréne pour attirer le

profane. Cela se réduit à quelques formules, à quelques images qui font que le client sait sans savoir mais qu’il en sait assez  pour

faite la démarche de se rendre chez le praticien. C’est l’accroche.

La recherche astrologique se situe sur un tout autre plan et elle vise en principe une certaine élite académique.. En cela il est vrai

qu’elle n’a guère connu de succés;  ce qui s’explique par la présence de cette astrologie fossilisée dont il a été question plus haut.

Ce qui, selon nous; caractérise ce qu’est censée être cette recherche  ne consiste aucunement, comme le croyait Suzel Fuzeau

Braesch, à valider la pratique sus mentionnée mais bien à  établir des éléménts qui justifient l’idée selon laquelle il y aurait quelque

« relation » entre les hommes et les astres. Et  l’établissement d’une telle relation n’a rien de commun avec  celle que le praticien

détermine avec son patient.

Autrement dit,  aussi paradoxal que cela puisse sembler,  la recherche astrologique  nourrit des prétentions beaucoup plus

modestes que la consultation astrologique/ Et c’est justement la juxtaposition des affirmations des praticiens et de celles des

chercheurs qui brouille l’image de l’Astrologie.

Quand on entend, en effet, dire que la définition de l’astrologie impliquerait le lien entre les astres et chaque individu en

particulier, l’on sait immédiatement qu’une telle proposition ne peut qu’émaner d’un praticien lequel ne saurait se contenter

d’une validation  plus générale et qui ne s’adresse pas spécifiquement à des cas individuels. ¨Peu importe à ce praticien que ses

exigences  soient exorbitantes – c’est le cas de le dire- car il veut avant tout que l’on valide son travail et non pas l’Astrologie en soi. Il est

dans le tout ou rien.

La position des chercheurs est infiniment plus mesurée ou en tout cas devrait l’être. Comme l’a fait Michel Gauquelin,  il lui

suffit de faire apparaitre quelques recoupements pour être satisfait, même si c’est très en deça des attentes des praticiens.  Une définition

de l’Astrologie qui se contenterait de rendre probable le fait que certains comportements humains seraient dus à certains signaux

se produisant et se reproduisant périodiquement serait  la bienvenue. Nous mêmes, avec l’Astrocyclon, nous ne prétendons aucunement

aller au delà d’une approche minimale et disons-le ockamienne. Nous ne proposons que de suivre un seul et unique signal et qui osera nous dire que cela ne serait déjà « pas mal »?  Pas de vaine  surenchère!

Mais écoutons les protestations habituelles des praticiens qui étaient déjà en circulation, il y a plus d’un demi-siècle, lorsque

parurent les premiers  résultats statistiques de Gauquelin. (1955)/ Ces astrologues partaient du principe que la réalité humaine est

si complexe, si diverse, que l’on ne pouvait espérer réduite les orientations professionnelles à quatre ou cinq planétes agissant à tour de rôle, qui plus est, selon la fonction impartie à la personne.  Récemment,  nous assistions (et filmions) une réunion visant à

déterminer, à deviner  d’après le thème l’activité d’une personne ayant une certaine renommée dans son domaine.  MAis au lieu de

s’en tenir aux régles simples établies par Gauquelin, l’animateur proposait de prendre en compte l’intégralité du thème avec tous ses

accessoires. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, n’est-ce pas? Mais quand on a un savoir faire, on ne s’en déleste

pas de bonne grâce et  à quoi bon si l’on n’a pas l’occasion de montrer avec quelque dextérité on peut jongler avec les signes, les

maisons, les maitrises, les aspects voire les transits? La mariée serait-elle trop laide qu’il faut la maquiller, la couvrir de bijoux, et la

présenter dans un bel écrin.?

De même quel n’est pas le scepticisme que l’on ne peut trouver chez les praticiens quand on leur déclare qu’un seul et même modéle

comportant deux phases en alternance peut suffire à rendre compte du cours des choses, du comportement des couples? Un tel

modéle est infiniment plus économique que tout ce qu’offrent les praticiens mais là encore il ne leur donne pas l’occasion de

se mettre en valeur. Ce qui est fâcheux pour leur petit égo.

En fait , ces astrologues ne font pas vraiment confiance en l’astrologie et ils se ménagent toutes sortes d’échappatoires en jouant les

cas particuliers, c’est à dire en faisant comme Monsieur Toulemonde qui, lui non plus, ne voit que des situations uniques. Or, si

l’Astrologie veut en imposer, c’est en prenant le contrepied de ces fausses évidences d’une infinie diversité. Quel dilemme!

D’ailleurs, le grand public semble croire plus en l’astrologie que les astrologues qui, comme les cordoniers sont les plus mal chaussés…

Est-ce que ce ne sont pas-comme par hasard, ces  mêmes praticiens qui ironisent sur les lecteurs d’horoscopes  à seulement douze

entrées à contre-courant de la conviction que chaque personne se relie à l’une des 12 familles zodiacales? C’est le monde à l’envers.

Les astrologues seraient-ils dans le déni de l’Astrologie? Ils ptéférent à une mariée trop belle un laideron qu’ils pourront accoutrer à leur guise. Rien d’étonnant  à cela et nous avons l’impression que  tous ces praticiens sont attirés,  fascinés par les pathologies, les

maladies, les disgrâces non seulement chez leurs clients mais dans l’outil astrologique lui-même. Une astrologie trop bien foutue

ne les intéresse pas car il faut que celle-ci ait besoin du talent de l’astrologue pour exister  tout comme un client doit avoir besoin

de l’inspiration de l’astrologue pour renaitre à lui-même.  On pense à ces dentistes tout contents de recevoir des clients auxquels il

manque quelques dents pour pouvoir exercer et faire preuve de toute leur habileté.

Nous avons depuis longtemps signalé  – et c’est en effet un constat cruel- que l’humanité se divisait en deux populations, clelle des

gens « normaux » qui n’ont pas besoin d’être appareillés et celle des gens « handicapés » qui consomment toutes sortes de produits

qui leur permettront  de faire bonne figure, tant physiquement que psychiquement. De fait, l’astrologue ne greffe-t-il pas sur son client une sorte de postiche, ne procédde-t-il pas à quelque implantation?

Dans  ce débat, nous ne pouvons nous empêcher de penser au jugement de Salomon. Deux femmes se présentèrent devant le roi, car

elles se disputent un enfant car l’une a perdu le sien mais prétend que celui qui manque, c’est celui de l’autre. Comment va procéder

le roi hébreu  pour les départager? Il propose de tuer l’enfant survivant pour qu’il n’y ait pas de jalousie. C’est alors que la vraie

mère s’écrite : non, dans ce cas, laissez le à l’autre femme. Et cette autre femme c’était évidemment la mère qui avait perdu son enfant.

Quel rapport avec les astrologues, dira-t-on.?  Nous dirons que le praticien de l’astrologie a perdu la foi en l’astrologie mais qu’il a

seulement gardé la foi en lui-même. Il préfére que

son astrologie ne soit pas reconnue mais pas davantage

celle du chercheur en astrologie qui lui,  veut que

l’astrologie vole de ses propres ailes, sans qu’elle ait

besoin de lui pour exister. Il faut couper le cordon

ombilical  entre l’astrologie et l’astrologue praticien et

émanciper l’astrologue du marché des égos, comme le

souhaitait Ruperti. Cela dit, nul doute que la pratique de

l’astrologie individuelle a encore de beaux jours devant elle

tant qu’il y aura des éclopés de la vie.

 

 

JHB

15  05.  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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