Le passage de l’écrit à l’oral

Posté par nofim le 18 mai 2014

La ligne de démarcation entre le signe et le son

par  Jacques  Halbronn

Dans nos précédents textes, nous avons fait apparaitre

une frontière entre l’expression écrite et l’expression orale,

qui serait celle entre le masculin et le féminin. Il importera

à l’avenir de bien surveiller et controler ce « passage », cette

« translation » qui est à la base de la symbiose entre humanité

des hommes et humanité des femmes.

A priori, la parole devrait être réservée aux femmes mais

cette parole est largement soumise (à) et fonction de l’écrit.

Elle marque la ligne qui sépare le maitre de l’esclave,

cantonné à « lire » à voix haute le texte du maître.(c’est le

contraire de la « voix de son maître »)

L’école enseigne cet apprentissage de la « lecture » et de la

‘récitation » (du par coeur) qui rend opérationnel le genre

féminin. Là où le bât blesse, c’est quand les « clones »

entendent détroner les maitres dont ils s’imaginent, dès

lors, les égaux. La lecture « sonore »  des textes, des partitions

alimente bien des chimères égalitaires et paritaires.

Le cas de la musique semble assez difficile à analyser. Cela

implique, selon nous, que l’on parte d’une forme visuelle

que l’on transmute éventuellement en une forme sonore

mais qui doit pouvoir exister sans elle. Cela nous contraint

à considérer que la musique est le corollaire de la danse

et qu’elle n’est que la sonorisatin d’une gestuelle  tout

comme la parole est la sonorisation de signes. Les

instruments de musque permettraient de convertir le signe

visuel en  du son. On a cependant du mal à imaginer que le

compositeur puisse ne pas se servir du son du moins dans

un premier temps. Cela dit, on a l’exemple de la surdité de

Beethoven. Peut-on imaginer un compositeur élaborant

une musique sans la traduire en sons, et uniquement en

produisant du signe? Ou bien la musique ne serait-elle

pas un domaine que les hommes auraient investi mais

qui ne s’apparente pas au langage parlé? La musique alors

serait la  « parole « masculine, le seul lien direct du monde

masculin avec le monde du son. Or, l’on sait que la

musique « classique » est typiquement une affaire d’hommes

au niveau supérieur de la composition, comme en atteste

l’Histoire.

Cette ligne de démarcation qui est celle de la conversion

de l’écrit en oral est un point stratégique du rapport

hommes-femmes.On nous fera certes remarquer que cette

frontière ne fait plus guère sens de nos jours et déjà

depuis longtemps et que nous vivons le temps de la

lecture à voix haute, qui  est  à la portée de tous, hommes

et femmes confondus. La parole n’est pas le monopole des

femmes même si elles tendent à en abuser. Mais cela

ne signifie pas que le statu quo actuel soit nécessairement

à perpétuer indéfiniment dès lors que l’on constate des

abus et des débordements..

Contrairement, en tout cas, aux représentations les plus

répandues, la parole ne précéde pas l’écrit mais c’est elle

qui a vocation à prolonger celui-ci.  On a certes, en tête

le cas de ces gens qui dictent leur courrier à quelque

scribe, ce qui correspond alors au passage de l’oral à

l’écrit. Mais il es clair que pour correspondre à certaines

populations, il nous faut savoir passer par l’oralité. De nos

jours d’ailleurs, cette façon de procéder est tombée en

désuétude même si elle existe encore dans les commissariats

quand on  y fait quelque déclaration. En fait le scribe est

un personnage intermédiaire, qui fonctionne sur les deux

registres, comme un  traducteur qui fait le pont entre deux

langues de façon plus ou moins réversible..

Encore faudrait-il  que cette langue écrite fût  intacte non

pas qu’elle change de structure mais qu’elle préserve celle

initialement établie en se purifiant, en se régénérant, en

restant conscient du plan originel,

faute de quoi l’écrit ne saurait garder

son ascendant sur un oral, voué à la diversite et à la dérive.

Les arabes distiguent bien langue écrite et  dialectes. (cf

nos travaux sur la restauration du français)/  L’oral

compromet l’intégrité de l’écrit  et de nos jours, l’écrit va

à vau l’eau, car la faculté de le nettoyer de ses scories se

perd.

 

 

 

JHB

18 05 14

 

 

 

 

 

 

 

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