La dynamique de la postérité

Posté par nofim le 31 mai 2014

Histoire et Postérité

par  Jacques  Halbronn

Depuis toujours,  la question de la postérité a occupé notre esprit comme s’il s’agissait d’une sorte de  Justice supérieure. Il semble que cette notion soit de nos jours assez mal comprise et cernée  et cela tient à la nécessité de resituer les choses dans leur contexte. On ne saurait en effet  appréhender cette question sans le recours et le secours de l’Histoire. Une oeuvre  qui fut  importante  à  un moment donné peut tout à fait ne plus intéresser nos contemporains. Si l’on prend le cas des pionniers, dès lors qu’ils ont ouvert la voie, leur

message n’aura pu que se banaliser avec le temps et on  a pu faire à leur suite beaucoup mieux qu’eux. Pour en revenir à un thème

que nous avons récememnt traité : »le plaisir peut-il nous guider? ».  On ne peut pas attendre de l’homme de la rue qu’il prenne la

vraie dimension de l’apport des hommes du passé et de toute façon, s’il acquiesçait au verdict de la postérité, ce serait sur la foi

de certaines autorités.

MAis cette confusion n’est pas innocente car nombreux sont ceux et celles qui  privilégient le résultat final plutôt que l’élan initial. Il est

plus simple de dire que tel film est meilleur qu’un autre que de rappeler que tel film a marqué d’autres films, ce qui en fait le mérite.

Chacun voit midi à  sa porte.

Tout se passe donc comme si le rôle  des  historiens était avant tout de déterminer quels étaient les  héros de l’Humanité et ce dans

tous les domaines et  à toutes les époques. Parfois, Un tel se sera d’ailleurs approprié l’oeuvre d’un autre et il convient de le

dénoncer, de rétablir la vérité.

Mais à l’arrière plan d’un tel débat, il y a l’idée d’un certain culte  lié à ceux que nous avons appelé de vigies et qui ont évité à l’Humanité

de dépérir, de se déssécher, de se corrompre, qui ont su alarmer sur les dangers, les risques qui nous menaçaient. C’est certainement

grâce à eux que l’Humanité aura survécu, aura su se prémunir. Or, ce culte, on ne peut que le relever, concerne très rarement des femmes, lesquelles sont les grandes absentes de la postérité.  Car la postérité est le vrai cauchemar des femmes. Comment lutter avec

une telle accumulation de héros masculins? Même les femmes les moins « féministes »  vivent mal cette situation et sont tentées par

le déni au lieu de s’efforcer de se placer sur un autre plan. Mais de nos jours leur marge de manoeuvre est faible, elles ne parvienent

pas à se trouver un créneau qui leur soit propre, en dehors de la mise au monde, ce qui semble séduire particulièrement les femmes

françaises au vu de la courbe démographique. Peut-on sérieusement faire contre poids en affirmant, quelque peu abusivement, que ce sont les femmes qui « donnent la vie »?  Ces femmes croient-elles réelleement que la postérité se  montrera  plus clémente  pour

les femmes à l’avenir.?

Les femmes sont engagées dans une sorte de chimère qui voudrait qu’à l’avenir rien ne sera plus comme avant. En ce sens, elles ne

nient pas le passé dès lors que la postérité entérine un état de fait mais elles parient sur le changement et c’est l’avenir, selon elles,

qui leur rendra rétrospectivement  et  rétroactivement justice. C’est dire que le XXIe siècle est porteur d’importants enjeux pour les

femmes. Or, pour notre part, ce siècle est au contraire celui du quitte ou double, pour les femmes qui soutiennent un tel pari et

entrainent les autres femmes dans une telle attente « prophétique ». Il vaudrait mieux pour elles et ceux qui les manipulent, les

instrumentalisent – notamment les hommes laissés pour compte-  explorer les arcanes de la dualité, de la

complémentarité. Malheureusement, l’essor des machines  rend la position des femmes encore plus difficile. Les femmes

auraient  tout intérêt à ne pas favoriser la technologie qui leur taille des croupières et c’est d’ailleurs pour cela, comme nous

l’avons déjà souligné ailleurs, que les femmes refluent vers les hommes , en voulant se substituer à eux, à l’instar du reflux

des populations du temps des Grandes Invasions. Il y a un exode féminin.

La plupart des métiers et des activités encore accessibles aux femmes sont voués à terme à disparaitre car ce sont les plus

accessibles aux machines. Seule l’humanité supérieure- celle des hommes – pourra résister au progrès technologique et c’est en cela que

la postérite nous apparait comme un lieu majeur de ressourcement. Le XXIe siècle sera celui d’une humanité de l’excellence et l’ère des

clones féminins  est en passe d’être révolue. Le prochain seuil sera celui qui permettra à une machine de lire un texte aussi bien qu’un

humain car la faculté de « sonoriser » le texte mort de l’écrit  est probablement le dernier bastion des femmes du XXIe siècle. Comme nous l’avond expliqué par le passé,  les femmes redonnent vie à ce qui est mort et les hommes transmettent aux femmes ce qui est né en eux mais en le faisant passer de vie à trépas pour que ces dernières puissent s’en servir. En ce sens, pour paraphraser Freud, le rappport

des hommes aux femmes s’inscrit dans une dialectique de l’Eros (Vénus) et de Thanatos (Mars). La postérité s’intéresse à cet Eros

masculin qui est semence, source, commencement et elle  ne veut pas entendre parler de ce qui n’est qu’imitation, copie du Thanatos

féminin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

31. 05.  14

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