L’emprunt linguistique au prisme du calque

Posté par nofim le 31 mai 2014

L’anglais moderne et le calque du français
par  Jacques  Halbronn
Nous entendons compléter nos travaux sur l’emprunt
linguistique anglais en abordant la question de ce que l’on
appelle  les calques et qui étend encore l’influence du
français sur l’anglais, même lorsque les mots concernés n’en
sont pas. Il s’agit alors d’une forme de traduction, de mot
à mot.
On s’arrêtera sur le cas de la préposition anglaise « to » fort
répandue et qui sert, selon nous, pour rendre la préposition
française « à » (issue du ad latin, comme en témoigne l’accent
que l’on retrouve dans le « ed » du passé en ancien français
qui devient « é »et dont on connait la fortune en anglais pour
la formation du prétérit et du present perfect, du pluperfect)
I   la forme infinitive en anglais
L’on sait que l’infinitif anglais est introduit par « to » et cela
vaut pour tous les verbes sauf les auxiliaires (must, can, may)
Selon nous, l’anglais se serait inspiré d’expressions  françaises
comme « salle à manger », « chambre à coucher’ » pour établir
sa forme infinitive, en croyant que le verbe français était ainsi
introduit par « à », qu’il rend par « to ». De là, l’anglais aura
généralisé à tous ses verbes.
II la marque du temps en anglais
Pourquoi dit-on en anglais « to day », « to morrow », »to night »?
La forme française « à demain » aurait inspiré à l’anglais la
forme « to morrow » alors qu’en français cela la forme à demain
est une abbréviation de « jusqu’à demain » (en allemand bis
Morgen ». Mais cette nuance aura échappé à l’anglais qui  pour
dire demain dit « à demain »! Et cela passera aussi pour
« à ce soir » qui donne « to night », sans indication de ‘ »jusqu’à
ce soir ».
Mais le cas le plus remarquable est peut être  to day qui selon
nous est le calque de aujourd’hui si on décompose en « au
jour », (au étant le masculin de à la) ce qui donne en calque
« to day ».  Rien à voir avec l’allemand « Heute ». En revanche
yesterday est proche de l’allemand gestern  (y pour g)
On signalera quelques autres cas intéressants:
likely est calqué sur vraisemblable, si ce n’est que la partie
« vrai » se sera perdu en route et on ne voit pas autrement
comment like pourrait signifier probable. Like est ici
un calque d’ailleurs de « able » (cf aussi -ible), préfixe adjectival
(du latin habilis) qui aura connu une certaine fortune en
anglais sous sa forme francisée. A  commencer par la longue
suite d’emprunts français se terminant par able ou ible.
(preferable,  agreeable, visible etc).  Mais on dit aussi
« knowledgeable » qui  n’a rien de français, pas plus que « eatable »
ou « drinkable ».
Une forme comme « worth it » est à rapprocher du français
qui « en vaut la peine » mais là encore, le mot important a
disparu de l’expression : pain..
On signalera aussi « all the same » qui vient, selon nous, du
français « tout de même ».  Quant à « however », il faut
probablement lire « how even », à partir de l’ancien  français
« combien même », even étant confondu avec ever et how
rendant »combien » (comme, comment) Idem pour whatever.
D’ailleurs l’anglais a par ailleurs la forme  « even if », même
si (qui pourrait être rendue par  « si jamais »)
JHB
01 06 14
sa parole.

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs