La vocation française à l’échelle de l’Europe

Posté par nofim le 22 mai 2014

Le destin européen de la France

par  Jacques  Halbronn

 

Dans de précédents textes, nous avons  précisé la notion

d’empire qui semble singulièrement mal assumée de nos

jours, carence qui génére des crises et  des tensions qui

pourraient être évitées si l’on disposeait d’un modéle mieux

maitrisé. Nous sommes avec l’empire dans une problématique

dialectique qui est celle de l’Etat et de la Nation, du

signifiant et de l’écrit au signifié et de l’oral, de l’unité et

de la diversité,  de l’universalité et de la spécificité.

La France a une dimension que nous qualifierons

d’impériale à plus d’un titre, ce qui devrait lui conférer

un rôle centra au sein de l’Union Européenne qui ne lui

est pas assez reconnu, au vu de critères qui ne sont  pas

nécessairement appropriés.

Ces titres sont notamment les suivants:  la laïcité, la langue,

la constitution politique, la géopolitique.

On ne saurait nier en effet que la France dispose d’une

dimension impériale du fait de la diversité même des

populations dont elle a eu, à divers moments de son

Histoire, à traiter et l’on pense à ses « colonies » outre-mer,

à la diversité des religions qui se pratiquent dans son cadre,

et ce jusqu’à nos jours, ce qui a conduit au principe de laïcité

censé sevir à faire cohabiter ces différences ainsi qu’à la

centralité de sa capitale « impériale », Paris et le poids de l’Etat.

Sa constitution, celle de la Ve République (révisée en 1962)

confère à son président , des pouvoirs considérablement

étendus, qui transcendent toute spécificité ministèrielle. En

outre, c’est en France que s’est forgée la langue française

qui a rayonné considérablement sur un grand nombre de

langues qui lui ont souvent massivement emprunté au

cours des siècles. Une France qui n’est pas excentrée comme

l’est par exemple le Royaume Uni, mais qui est à la fois

ouverte vers la Mer du Nord et vers la Méditerrannée, faisant

la jonction entre le Nord et le Sud.

Selon nous,  l’Union Européenne ne peut avoir d’avenir que

si elle assume pleinement sa dimension impériale en

rappelant que notre modéle impérial permet parfaitement

la diversité des nations dès lors, précisément, qu’un pouvoir

central est respecté. Pour nous la notion même d’Etat ne

fait sens qu’au regard de l’Empire et il faut rappeler que

la plupart des « nations » européennes   ont connu une trajectoire

impériale et coloniale, encore que cela soit plus vrai pour

les pays de l’Ouest de l’Europe que de l’Est, ces derniers

n’ayant pas eu de velléités outre mer aussi marquées alors

que l’Angleterre, la France, la Hollande, la Belgique,

l’Allemagne, l’Italie, le Portugal ont connu des aventures

sur d’autres continents. A l’Est, il y aura eu des

regroupements comme avec l’Autriche Hongrie et l’URSS

et ses satellites (jusqu’en 1989), sans parler de l’empire

ottoman  dans les Balkans, mais là encore la dialectique

unité/diversité fait bel et bien partie de leur Histoire. En ce

qui concerne la France, elle fait partie des Etats les plus

anciennement institués, sans que la dimension régionale

ait longtemps prédominé comme en Italie ou en Allemagne,

où la dimension géographique  sous tendit une réalité

étatique  longtemps compromise et retardée, d’où les « unités »

de la fin du XIXe siècle.

Quand nous écoutons les débats autour de l’Union

Européenne (sur France culture, les nouveaux chemins

de la connaissance, par exemple, en ce mois de mai) nous

ne pouvons que constater la carence liée à  un mauvais

sort lié à l’idée impériale, ce qui reléve d’un certain

processus de déni, de refoulement.  Comment ne pas

voir au contraire que le modéle impérial s’inscrit dans

la logique de l’Histoire Européenne?

On peut tout à fait, en effet, prendre la mesure des

problémes européens à l’aune de l’idée impériale. Reprenons

brièvement l’analyse figurant dans un de nos précdents

textes. Nous y distinguions le niveau de la société

au quotidien qui s’exprime dans le moindre acte de la vie, et

qui par lui-même est assez contraignant et que nous

qualifierons de « national » ou en tout cs de ‘régional »

et celui de l’Etat « supranational » qui instaure une loi

commune à toutes les composantes, mais sur un plan

plus général et donc plus abstrait qui n’empiéte qu’à la

marge sur les moeurs et coutumes locales, servant de

contrepoids centripéte à des tendances centrifuges. En

linguistique, nous dirons, selon nos propres définitions,

que l’Etat se situe dans le registre de l’écrit (signifiant

et la Nation dans celui de l’oral (signifié) sachant à quel

point le signifiant peut se préter à toutes sortes de

signifiés, à commencer par le mode de prononciation sans

parler des interférences liées à d’autres pratiques

culturelles et langagières. Nous pensons que le français

pourrait servir de langue écrite de l’Europe, ce qu’il est

déjà de facto, si l’on calcule le nombre de mots français

figurant dans les diverses langues europénnes, à commencer

par les langues à base germanique et slave, les relations

du français avec les autres langues latines allant par

ailleurs de soi, ce qui fait de Paris, si l’on s’en tient au

plan de l’écrit la capitale européenne par excellence alors

que tout se complique au niveau oral. Parallélement

à cette langue « étatique » écrite, existerait bien

évidemment l’oralité d’un très grand nombre de langues.

Il ne s’agit donc pas de plaquer un modéle abstrait mais

bien de prolonger et de structure un état de fait, ou du moins de

prolonger un processus séculaire en le conduisant à son

terme, en en reconnaissant objectivement l’existence .

 

JHB

22 05 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour une éthique impérialiste

Posté par nofim le 22 mai 2014

L’idéal impérialiste

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous, le monde oscille entre deux temps, le temps

de l’Etat et le temps de la Nation.Le temps de l’Etat est

celui de l’Empire, le temps de la Nation est celui  de la

Société.

L’Empire est exigeant au centre et laxiste sur les marges

tandis que la Nation est exigeante sur les pratiques et

insignifiante sur la Loi.

Expliquons-nous.  L’Empire a vocation à faire cohabiter

des cultures différentes et donc il n’interviendra pas en

vue de les unifier. En revanche, il imposera un certain

modus vivandi sur certains points qui devront être

respectés par toutes ses composantes.  A l’inverse, la Nation

va exiger au sein de communautés censées être homogénes

des pratiques quotidiennes sous peine d’excommunication

chez  tous  ses membres mais ne posera pas de principe

de centralité bien défini et n’a pas vocation à intégrer

des éléments étrangers, préférant faire appel à des membres

de la dite communauté qui se situent dans une diaspora.

Si l’on applique notre modéle à un certain nombre de

situations historiques, on comprend pourquoi l’Allemagne

se voulut dans les années trente, « national-socialiste » (nazi,

début de nazional), en quéte d’une unité  « naturelle », liée

à un même passé.  D’où la Shoah qui n’aurait pu avoir lieu

sous un régime impérial, au sens où nous l’avons défini.

Le cas israélien nous interpelle, car on est dans le cas

d’une nation, qui comme l’Allemagne, toutes proportions

gardées,  se retrouve du fait de la guerre, en situation

« impériale », ce qui est dévastateur.(post 39-40  et post 67,

respectivement).

Il est clair que lorsqu’une Nation se retrouve dans une

situation impériale, elle doit  s’ajuster à ses nouvelles

responsabilités comme semblent l’avoir mieux compris la

France et la Russie révolutionnaires qui proposèrent des

normes qui dépassaient le stade d’une culture nationale. A

juste titre,  le terme d’empire fut revendiqué par Napoléon

Bonaparte. Quand louis XIV dénonce l’édit de Nantes, il

enléve à la France une certaine aura impériale pour faire

prévaloir une pratique catholique romaine.

Prenons le cas d’une communauté que nous connaissons

bien ethnologiquement comme celles des astrologues. (cf

notre DESS Paris VIII  Le milieu astrologique, ses

structures et ses membres  1995). Ce milieu  est

relativement homogéne  dans ses pratiques qui couvrent

un champ très large d’applications. En ce sens, tous les

astrologues ont en commun un certain langage, un

certain savoir faire mais par ailleurs, il ne dispose pas

d’un modéle central, d’une véritable colonne vertébrale.

Une nation peut vivre dans l’anarchie en ce sens que ses

membres sont marqués par une seule et même culture.

En revanche, un empire a besoin pour exister d’un ordre

s’imposant à tous, précisément du fait des différences

d’origines, de culture, chez  ses membres..

Nous avions déjà remarqué, il y a de nombreuses années,

à quel point un Etat faible pouvait cohabiter avec une

société que l’on pourrait qualifier de dictatoriale, qui

impose d’elle-même ses normes à  ceux qui

s’inscrivent dans son territoire. A contrario,un Etat

fort supportera une grande diversité de pratiques, de

coutumes.

Autrement dit,  l’intolérance  nous semble plus pesante

quand elle émane de la société que lorsqu’elle est dictée

par l’Etat. Dans le cas de la France de Vichy, la société

française joua peu ou prou un rôle de contrepoids qui

atténua de facto l’impact d’un discours plus nationaliste

qu’impérialiste. On sait que la France a été très tôt un

pays d’immigration donc d’accueil, selon une vocation

impérialiste et colonialiste, d’où un principe de laïcité

passant outre les critères de différenciation religieuse ou

raciale.  La France impérialiste n’est pas chauvine.

Hitler n’aurait pu,  a contrario, mener à bien une

politique d’extermination des Juifs sans le relais de la société

allemande, foncièrement xénophobe.

Nous avons montré par nos travaux cyclologiques, que

certaines phases  tendaient vers l’impérialisme et d’autres

vers le nationalisme. Il importe de pouvoir faire

alterner ces deux sensibilités et de savoir être en phase. Ce

qui peut passer au cours d’une phase sera contre productif

à un autre moment. L’heure actuellement est à la

démarche impériale qui combine expansion et tolérance, ce

qui se rapproche du droit d’ingérence.

 

 

 

JHB

22 05 14

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Le handicap comme lien social

Posté par nofim le 21 mai 2014

Pour un modéle impérial  de société.

par  Jacques Halbronn

 

Il y a un temps pour chaque chose et  ce qui vaut à un

certain stade n’est plus souhaitable à un autre. Ce qui

vaut pour telle catégorie ne vaut pas nécessairement pour

une autre. Nous avons signalé, plus d’un fois, le  fait que

nos faiblesses étaient plus vouées à  générer du lien social

que nos forces. Par faiblesse, tout ce qui nous entraîne à

recourir à des expédients,  à des solutions de remplacement.

Par exemple, nous ne conduisons pas donc nous connaissons

très bien les transports en commun et notamment le

réseau du métro parisien, ce qui nous connecte avec tous

ceux qui empruntent ce moyen de transport qui quadrille

la capitale. Si nous étions plus autonomes, avec une

voiture, ce « savoir » métropolitain serait bien moins

structuré. Inversment, en musique, nous avons une

certaine facilité d’improvisation qui nous dispense

de recourir à une partition, ce qui fait que nous n’avons

pas de lien avec ceux qui ont du passer par des

formations. Notre force devient ainsi une faiblesse

d’un point de vue social, elle nous isole, nous n’avons

rien à partager en ce sens. Il y a là une sorte de dilemme!

Dès que nous avons besoin d’apprendre, d’acquèrir, de

recourir à  un apport extérieur, nous entrons dans une

dynamique de partage, nous empruntons des parcours

communs à bien d’autres personnes, et cela nous le devons

à une forme de handicap du fait d’un manque d’auto-suffisance?

En ce sens, en base de l’échelle, on a plus de sociabilité

qu’en haut de l’échelle. Sociacbilité et complicité voire

mauvaise conscience de  dépendre de subterfuges. On nous

répondra que celui qui acquiert tel ou tel savoir- faire  est

ainsi cautionné, labélisé, formaté. On demande « quelle

est votre formation? comme s’il était normal d’avoir

été formé dans tel ou tel cadre, d’ »indiquer par où l’on est

passé. L’exercice de la thèse universitaire, par exemple,

implique de se référer en permanence à des auteurs, à ne

pas se mettre en avant mais avancer toujours sous le

contrôle de tel ou tel auteur. Celui qui a développé une

démarche qui lui est propre n’a pas besoin de toutes ces

références, il n’a pas à être l’historien de lui-même.

Au lieu de considérer les résultats, de se situer dans l’ici

et maintenant, on met l’accent sur la provenance, le « bagage »

le « savoir ». Mais le pire c’est que c’ »est bel et bien ce

handicap partagé qui permet d’entrer dans la vie

socioprofessionnelle, toute profession étant liée à une

dimension sociale.

Certes, pour nous éveillet à tel ou tel domaine, nous avons

eu besoin de modéles mais émulation n’est pas imitation.

Certes, je dois savoir  ce qui est en moi en découvrant ce

qui est chez autrui, selon le postulat qui veut que rien

d’humain n’est étranger à un homme. Mais à partir de là,

soit  je trouve en moi la dynamique appropriée, soit je

me résous à  user de certains moyens externes, comme

la pratique  de la lecture des textes, des partitions, à haute

voie. La lecture orale  est la voie royale vers l’imitation mais

elle fait illusion à soi même et à autrui.

L’avantage de se référer à autrui, c’est que l’on reporte sur

l’autre le devoir d’explicitation. On se limite alors à

l’exercice du commentaire, de l’interprétation d’un objet

qui est déjà là, qui ne vient pas de nous et donc nous ne

sommes pas en quelque sorte responsable, dont nous n’avons

pas à répondre. On est ainsi  dans l’avoir et non dans l’être

et l’avoir se partage mieux que l’être, il a une plus grande

visibilité et lisibilité.

On voit que le point aveugle, ici, est  le rapport que nous avons

avec nous -mêmes. Plus ce rapport est médiocre, plus nous

serons marqués par l’avoir, et quelque part, cette alliance

avec l’avoir sera une façon de se venger de son être

récalcitrant, de cette intériorité que nous avons échoué

à éveiller.

C’est bien  là le couple primordial au sein de nous-mêmes. Et

là encore, c’est cette faillite intérieure qui  facilitera une

certaine réussite extérieure, qui nous attachera à autrui.

On pourrait aussi opposer l’amont et l’aval  Quand la source

fait défaut, on compense. C’est ainsi qu’une mauvaise

viande sera « sauvée » par un bon assaisonnement, des

produits médiocres  seront consommés du faitde quelque

préparation ingénieuse qui masquera le mauvais goût ou

le manque de goût (notamment des céréales). Sur le plan

politique,  les élections permettent de s’entendre sur

des personnes qui n’ont pas su s’imposer dans leur

propre camp (d’où le succés des « primaires »). Le moins devient

du plus, le handicap confère de la légitimité alors que les

élections sont en réalité un pis-aller, qui  aura fini par

devenir la norme. On peut très bien être à la tête d’une

communauté sans qu’il y ait eu des élections avec plusieurs

candidats.

Ce qui est vrai pour une personne vaut aussi pour une

communauté, un pays, voire une civilisation (Paul Valéry)

Il s’agit de trouver en son sein des ressources en les

exportant ou au contraire d’importer, de s’endetter. Nous

avons signalé ailleurs le processus économique censé passer

par l’échange, l’emploi, l’interdépendance face à un autre

modéle que nous préconisons, qui passe par une certaine

autosuffisance (protectionisme) et la conscience des périls

qui menacent la collectivité.  Là encore, les faiblesses, les

carences créent du lien social, économique même si ces

manques ou ces besoins sont imaginaires et relévent d’une

forme de manipulation..

La division du travail a des effets pervers. On apprend ainsi

que la SNCF a commandé des rails qui ne correspondent

pas à la configuration d’un grand nombre de gares et c’est

là la conséquence  d’un découpage/ découplage

de ses activités (Réseau Ferré de France).

On a là deux modéles opposés, l’un

qui est centralisateur et l’autre qui implique que l’on se

décharge de certaines activités, qu’on se « limite »..

Pour notre part, nous sommes en faveur d’un petit

nombre d’entités en pleine possession de leurs moyens

-avec des leaders également aux compétences très larges, ce

qui renvoie à la notion d’empire et d’empereur et plus on

descend l’échelle sociale, plus l’on rencontre de la

sociabilité. C’est ainsi qu’une ville, une région sont plus

hautes en couleur qu’une fédération, que l’Etat (qui est

l’émanation de l’Empire (supranational) par opposition à la

Nation). Le fait de partager un même savoir-faire, une même

« culture » qui sont « extérieurs » crée bien plus de lien que

l’épanouissement intérieur propre aux détenteurs des

pouvoirs les plus élevés,  aux « puissants ». Ce qui est

intérieur est silencieux, puisque la communication se

fait avec la plus grande économie et la plus grande

efficacité. Ce qui est extérieur, donc aliénant, est marqué

par le bruit, par la complexité et la lenteur des échanges, des

transmissions. Notre modéle « impérial »  implique un

regroupement, un ressourcement, par delà toutes sortes

de clivages, de cloisonnements. Paradoxalement, l’intérieur

se renforce aux dépends de l’extérieur qu’il réduit à peu

de choses. Entendons par là que nous refusons tout

nivellement par le bas. Autrement dit, nous ne valorisons

pas les insuffisances et les frontières et nous pensons

que l’Humanité ne doit jamais perdre de vue l’idéal

impérial même si celui-ci passe par des temps de

relâchement et de résurgences des différences ( la Tour de

Babel constamment construite et détruite)

La Première guerre Mondiale aura été une crise

gravissime pour le modéle impérial: fin de l’Autriche-

Hongrie, de l’empire ottoman La Seconde guerre mondiale

aura porté un coup fatal aux empires coloniaux européens.

L’Union Européenne est quelque part une nouvelle forme

d’empire. On peut le souhaiter à l’avenir d’autant que cette

idée d’empire vaut aussi au niveau de l’idéal individuel.

« Je suis maitre de moi comme de l’Univers » (Cinna, de

Corneille). Demander la disparition des frontières, la

monnaie unique, doit parallélement contribuer à forger

un idéal  de l’homme européen (humanisme) qui ne saurait

être entaché par le fait de confondre les hommes et les

femmes pour se satisfaire d’une cote mal taillée. Les femmes,

viscéralement, sont hostiles à l’idée impériale ( cf Marine

Le Pen, le FN) qui est liée à celle du Mâle dominant et les place

ipso facto, en position subalterne. Le Mâle dominant,

soulignons-le, est  celui que la postérité retient dans tous

les domaines d’activité, philosophique, scientifique,

artistique etc. Même lorsqu’un chercheur semble se limiter

à un certain domaine, il en fait le centre d’un ensemble

extrément étendu, que l’on peut qualifier d’empire, ce qui

le rend inclassable. Au plus haut niveau, en effet, ce qui

revêt un caractère impérial ne saurait s’enfermer dans une

case, dans un créneau, ce qui va à l’encontre d’un certain

mode organisationnel qui -on l’ a dit- est surtout conçu

pour les personnes qui ont des handicaps à partager.

 

 

 

 

 

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Un Sionisme hors de l’Europe Chrétienne

Posté par nofim le 21 mai 2014

Le sionisme et ses liens avec l’empire ottoman

par  Jacques Halbronn

 

Dans ce texte,  nous voudrions  faire la synthèse de plusieurs études que nous avons

consacrées à l’histoire du sionisme. La thèse principale que nous avons développée est

la suivante: l’Europe Chrétienne a voulu évacuer ses Juifs vers l’empire ottoman et cela

a commencé avec l’Expulsion des Juifs d’Espagne, à la fin du XVe siècle dont on sait qu’ils

furent fort bien accueillis dans le monde turc. Mais le processus allait se poursuivre et

se confirmer aux XIXe et XXe siècles et notamment à partir de 1870 et de la guerre franco-

prussienne qui provoqua la chute du Second Empire et la perte de l’Alsace( à l’exception de Belfort)

et d’une partie de la Lorraine (Moselle)

C »est en effet en 1870 qu’Adolphe Crémieux décréta que les Juifs d’Algérie seraient citoyens

français à la différence des Arabes de cette même Algérie.. Cette discrimination n’est pas sans annoncer

celle qui présidera en Israël. Or l’Algérie avait appartenu à l’empire ottoman jusqu’à la conquéte

française (1830)/De facto, ce décret créait les conditions d’installation des  Juifs de l’autre côté

de la Méditerranée.

Quelques années plus tard, la « solution » de la question juive  fut envisagée par les Européens du

côté de la Roumanie, ou plus précisément des deux principautés qui la constituaient. Or ces

territoires avaient encore récemment appartenu au même empire ottoman.

On en arrive au moment où entre en scéne Theodor Herzl qui défend devant le Sultan, le

projet d’installer une entité juive en Palestine, laquelle faisait déjà depuis les années 80 l’objet de

colonies, notamment sous l’égide Rotschild.

Ce n’est qu’en 1917 que l’option palestinienne prit vraiment tournure, des suites de la  » Grande

Guerre » avec la Déclaration Balfour de Novembre. Cela fut peu après entériné par la Société

des Nations (League of Nations) puis confirmé par l’ONU fin 1947, lorsqu’il fut mis un

terme au mandat britannique.

C’est dire que les Européens  furent concernés par l »installation des Juifs en dehors de la

sphère chrétienne, c’est à dire au sein de l’empire ottoman. On n’insiste pas assez en régle

général sur la continuité depuis la fin du XVe siècle d’une volonté chrétienne de refouler

les juifs vers le monde  turc, soit au delà des mers, soit à l’Est du continent.

D’autres options avaient existé à la fin du XIXe siècle, comme l’envoi de Juifs en Argentine, ex

possession espagnole (cf notre ouvrage, Le sionisme et ses avatars,  Ed Ramkat, 2002) à

l’instigation du Baron de Hirsch (nos grands parents maternels firent ainsi le voyage en

Argentine, avant la Première Guerre Mondiale et notre mère y naquit).

En ce sens, le sionisme nous apparait comme une forme d’antijüdaïsme et d’ailleurs il est

contemporain à la charnière des XIX et XXe siècles d’un regain d’antisémitisme notamment avec

la production des Protocoles des Sages de Sion, par ailleurs texte inspiré des premiers congrès

sionistes (à partir de 1897, Bâle). Edouard Drumont salua la parution de l’Etat Juif de Herzl. Il est

assez ironique de noter que de nos jours on parle d’un antisémitisme qui revêt la forme d’un

antisionisme. On oublie en effet ce que révélait le sionisme en tant qu’installation des Juifs

à Jérusalem (Sion)/ C’était un excellent prétexte pour faire partir les Juifs et d’ailleurs, ce point

étant admis, on pouvait aussi bien leur proposer vers 1905 l’Ouganda sous contrôle britannique/

A cette époque, les colonies ne manquaient pas dans les « empires »  français et anglais mais on

préférait encore les envoyer hors de ces empires, sauf lorsque l’empire ottoman dut renoncer à ses

« satellites », ce qui donna lieu au régime des mandats français et britanniques sur les dits

satellites, l’Angleterre obtenant in fine le mandat sur la Palestine (qui était une partie de la Syrie,

laquelle revenait à la tutelle française).

Mais  il eut été probablement bien préférable de maintenir l’empire ottoman  sur la Palestine

que de confier  la mission  à l’Angleterre. On peut penser en effet que les Turcs auraient fait

moins de concessions aux Arabes que n’en firent les Britanniques  lesquels n’avaient aucune

légitimité historique dans la région, si ce n’est du fait de récentes victoires, donc de la violence.

D’ailleurs, du temps de Herzl (mort en 1905), c’était bien avec le Sultan de Constantinople qu’il

s’était agi de négocier, non pas d’ailleurs en vue de la constitution d’un Etat indépendant mais

d’une entité juive au sein de l’empite ottoman, un empire qui, par définition, était censé

imposer une certaine tolérance et co-existence entre ses composantes. On sait en effet à quel

point les Britanniques ne furent pas à la hauteur de la mission dont Lord Balfour avait entendu

charger son pays (dans une lettre adressée à un Rotschild) et les concessions et les

restrictions, les partitions  qui se succédèrent pendant 30 ans jusqu »à la fin du dit mandat et les

effets que cela produisit sur le sort des Juifs en Europe. En ce sens, le sionisme tant de la part des

Juifs (au départ pour des raisons plus historiques que religieuses) que des Anglais (pour des

raisons géopolitiques mais aussi religieuses), avait une valeur prophétique visant à empêcher

le drame (Shoah) qui se produirait et qu’il était censé prévenir.

La position arabe actuelle est la suivante : pourquoi le monde arabe devrait-il récupérer ces Juifs

dont les Européens ne voulaient pas chez eux?. A cette question, que répond l’Europe? Le moins

que l’on puisse dire est que la réponse n’est pas claire.

Qu’il y ait eu échec des diverses tentatives est assez évident. Qu’il s’agisse de la Roumanie qui

se rebella contre le diktat européen sous forme de chantage: votre indépendance en échange

de votre ouverture aux Juifs des pays européens limitrophes, sous la forme d’un déversoir ou de la

négociation împliquant l’instauration d’un Foyer Juif en Palestine, en contre partie de l’aide

apportée aux Arabes pour se libérer du joug séculaire ottoman en

passant par le rejet des Pieds noirs d’Algérie (dont beaucoup de Juifs)

au lendemain des Accords d’Evian de 1962.

Au fond, la meilleure « solution » n’est-elle pas celle qui s’est instaurée de facto, à savoir le

maintien des Juifs en Europe, ce qui est paradoxalement favorisé par l’émigration

maghrébine en France. En effet; cette présence est devenu un fait accompli et  rappelle à

la France sa vocation « impériale » et donc laïque. Parler de sionisme en France tend à

devenir anachronique depuis une quarantaine d’années, du fait même de la présence arabo-

musulmane qui fait écran entre  Juifs et Chrétiens  à moins que ce ne soient plutôt les

Juifs qui fassent  les intermédiaires entre Chrétiens et Musulmans, comme ce fut le cas,

au demeurant  au Moyen Age. En ce sens, l’élection d’un président de la République Juif ne serait

pas inconcevable d’ici la moitié du présent siècle, à conditon, bien entendu, que la question du

sionisme cesse d’apparaitre comme une perspective viable, vu qu’elle était fondée sur le rejet

des Juifs, la question d’un retour des juifs  n’ayant jamais été qu’un prétexte, qu’un habillage.

 

JHB

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D’un modéle unitaire à l’autre

Posté par nofim le 21 mai 2014

L’astrologie comme échec de la Science

par  Jacques  Halbronn

 

Il y a selon nous deux astrologies qui s’opposent

radicalement, une que nous appellerons « martienne » et

l’autre « vénusienne » pour reprendre la terminologie que

nous avons instaurée depuis quelque temps. Ces deux

astrologies à la fois  se complétent et s’excluent, s’ignorent

mutuellement et l’on pourrait dire alternent et cohabitent.

L’astrologie des douze signes (celle des « horoscopes »)

est méprisée par les  astrologues qui ne jurent que par

la pratique du thème astral (natal, horaire, RS,  Synastrie)

D’où vient un tel clivage entre une astrologie « populaire »et

une astrologie « savante »? Il faut selon nous remonter très

haut dans le passé, aussi haut que l’émergence d’une

astrologie que l’on peut qualifier de combinatoire et qui n’est

pas sans s’apparenter à une forme  de cuisine, laquelle

également nous apparait comme divisée en deux clans, celle

du produit et celle du « plat » avec tout ce que cela implique

de composé sinon de composite.

Le chercheur en astrologie est d’ailleurs confronté à un tel

dilemme, sinon à une telle fracture épistémologique, selon

qu’il progresse ou qu’il butte sur  un réel qu’il ne parvient

pas à dompter, à modéliser avec des concepts à valeur

universelle et générale. Il  y a là ce que l’on pourrait appeler

une tentation martienne au découpage, au dépeçage qui

correspond à une forme de démission et de déception.

Récemment, nous avons pris connaissance d’un ouvrage

qui nous a interpellé,  « Même pas fausse.! La physique

renvoyée… dans ses cordes « (Ed. Dunod  2007) du

mathématicien américain Peter Woit (dont on peut suivre le

blog). Il apparait que lorsqu’une discipline, quelle qu’elle soit,

parvient à une sorte d’impasse théorique, elle peut être

amenée à recourir à des expédients passant  vers la

complexification de son modéle.

Expliquons-nous:  imaginons quelqu’un qui élabore une

loi qui aurait une valeur générale et qu’il l’applique. Si cette

loi est fausse, quelle qu’en soit la raison, elle rencontrera

un grand nombre d’exceptions et au delà d’un trop grand

nombre de cas qui ne « marchent » pas, deux solutions

s’offrent : soit il faut revoir sa copie, soit se résigner à

admettre que la réalité étudiée  est trop complexe pour être

modélisée  selon un seul et même pattern.  Dans la quatriéme

de couverture du livre signalé, on lit au sujet de la théorie

des cordes : « Pas une seule prédiction n’en est sortie, pas

une seule expérience n’a été imaginée qui pourrait la

confirmer ou l’infirmer. Résultat  : non seulement la

théorie des cordes ne peut pas être considée comme « vraie »

mais surtout elle n’est « même pas fausse ».  » Les adeptes des

cordes cherchent désormais à redéfinir la Science elle-même

plutôt que d »admettre que leurs travaux sont dans

l’impasse ». Cela n’est pas sans faire penser au cas de

l’Astrologie du thème astral, actuellement dominante..

Par « martien » nous entendons le phénoméne qui

consiste à tout fragmenter comme le ferait un boucher

qui découpe un animal en toutes sortes de  morceaux, en se

servant d’un instrument tranchant. Le thème natal, c’est un

ciel transformé en rondelles, en « coupes ». Un thème, c’est

une tranche de ciel et ce que l’astrologue étudie ce sont des

« tranches » de vie. Mars, c’est aussi la mort qui met fin au

mouvement de la vie. L’animal qui paissait tranquillement

pendant le printemps et l’Eté  se retrouve à l’abattoir à

l’automne et perd son intrégrité et sa forme, ce qui le rend

méconnaissable. En quoi un steack nous renvoie-t-il à

l’animal dont il est issu?

Nous avons toujours pensé que si l’on améliorait le

modéle, on pourrait l’appliquer plus largement. Plus un

modéle est performant, plus facilement et plus largement

il rend compte de la diversité du monde.  C’est ce que pensait

André Barbault lorsque dans les années soixante-soixante-

dix, il parlait d’un modéle « universel ». Et c’est

d’ailleurs, probablement, en raison de l’échec de ce

modéle unitaire-dans les années 80-90, que nous qualifierons

de « vénusien » que l’on aura régressé vers une astrologie du

thème astral, selon un processus assez flagrant d »oscillation,

passant ainsi  d’une extréme à l’autre. Il est clair que

le morcellement martien au nom de la précision remet

en question l’idée même de Science. L’on n’aurait plus que

des cas particuliers.

Un cas emblématique est celui des « gender studies » autour

du masculin et du féminin. Faute de parvenir à modéliser

ce qu’il faut entendre par hommes et par femmes sur le

plan comportemental (behaviour), on en arrive à nous

dire que nous sommes tous un mélange d’animus et

d’anima, ce qui signifie qu’il n’y a plus de modéle, donc

plus de prévision (en anglais prediction) car on ne peut

prévoir que statistiquement, ce qui est la base de la

probabilité . Plus un modéle est largement viable, plus sa

valeur prévisionnelle (prédictive) sera forte et vice versa.

Or, les astrologues du thème semblent avoir voulu

élaborer un « modéle » qui ne vaudrait que pour une seule

personne, pour un seul événement. On passe du modéle

unique au cas unique!

C’est un peu ce que semble vouloir dire Dane Rudhyar

(Astrologie « humaniste ») quand il nous explique que

le thème nous dit ce qu’est la personne dans sa spécificité

irréductible. Il se fait l’apotre d’une astrologie

individuelle, personnelle. Rappelons que Rudhyar était

proche d’une astrologie karmique, spiritualiste, de l’âme

qui a des enjeux qui dépassent le cadre d’une seule vie et ce

qui la démarque peu ou prou de ses contemporains du

moment, ce qui explique ces temporalités paralléles du

fait notamment des transits qui sont décalés d’une personne

à une autre.  Rudhyar publie  dans les années Trente,

ses premiers livres aux Ed. Lucis d’Alice Bailey,  astrologue

théosophe dans la ligne de  Madame Blavatsky.

Résumons- nous,  de mauvaises définitions entrainent

des exceptions, elles les multiplient au point de submerger

le modéle de départ, de le subvertir. Et  une telle dérive

a pu fort bien se produire dans l’Antiquité. On ne retient

de celle-ci qu’un certain triomphe de la Science mais

l’astrologie généthliaque témoigne des échecs de cette

Science, d’un certain repli.

Mais on peut aller plus loin. On peut penser que les

personnes qui n’entrent pas dans un certain moule (modéle)

social peuvent être tentées de basculer vers l’idée d’un

pattern individuel. Cela vaut pour les marginaux qui ne

« collent » pas avec le modéle dominant et qui veulent du

« sur mesure », ce que l’offre cette astrologie du thème.

Il est possible que le déclin de l’astrologie soit lié à un

certain conformisme, dicté notamment par les média, par

la société de consommation – du pain et du cirque disait-on

à Rome- par la protection sociale qui dédramatise,qui crée

moins de situations irréraparables, du fait des progrès de

la médecine. Le fantasme du modéle individuel semble

avoir fait long feu tout en restant résiduel. Il apparait

comme bien plus pregnant chez les femmes que chez les

hommes, comme en témoigne la proportion considérable

des femmes dans les cours d’astrologie (probablement plus

de 90% si l’on en croit les réunions plenières que sont

devenus les Colloques astrologiques, tant à Lyon, Bordeaux

que Paris). Cet attachement des femmes à l’astrologie

du thème natal qui délivre des « cartes du ciel » que l’on peut

visualiser,  est révélatrice du clivage qui subsiste entre les

deux sexes, notamment du fait de la ménopause.(d’où l’âge

moyen des participantes)

Pour notre part, nous militons en faveur d’une

astrologie « vénusienne » en reprenant le flambeau du modéle

unique sur de nouvelles bases, celles de l’Astrocyclon. Ce

modéle unique diffère sensiblement de celui prôné par

Barbault et qui était une sorte de « synthèse » des cycles

des planétes les plus lentes  ‘(de Jupiter à Pluton). Ce cycle

de synthèse, nous le rejetons au profit d’une astrologie

axée sur une seule planéte, connue déjà dans l’Antiquité

(ce qui n’est le cas ni d’Uranus, ni de Neptune, ni de

Pluton). Le grand probléme provoqué par l’adoption de

planétes lentes, c’est qu’il faut sectionner leurs cycles trop

longs en multipliant les subdivisions (d’où un retour aux douze

signes), les interactions entre planétes (par les aspects). On

a là une astrologie surdimensionnée qui ne peut déboucher

que sur une cyclicité très longue, guère adaptée à l’échelle

d’une vie humaine.  Ce modéle universel à la Barbault

se limitait en fait à l’astrologie mondiale alors que le notre

traite de l’Humanité dans son ensemble, chaque être

humain étant concerné par un seul et même cycle, celui de

Saturne divisé en deux phases seulement. En effet, il nous

apparait que l’intelligibilité d’un modéle implique une

simplicité de formulation et la subdivision d’un cycle en douze

est pour nous totalement inintelligible tout comme d’ailleurs

le découpage du psychisme humain en dix planétes (ou

plus). Au delà de la dualité, on tombe dans l’infalsifiable,

dans le « même pas faux »!

JHB

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Le retour de la musique à la danse

Posté par nofim le 21 mai 2014

Pour une musique sans son

par  Jacques  Halbronn

 

Chaque fois que nous assistons à un concert de musique

« classique », nous éprouvons un malaise comme si quelque

chose « sonnait  » faux.

« Est spontané ce qui vient de soi-même (..) non d’une

force ou d’une contrainte extérieures » ( A Comte-Sponville

Dictionnaire philosophique, ed PUF, 2001, p. 965).

Quelle est donc la spontanéité de l’interprète? Lui qui

n’avance pas un doigt sans que cela ne lui soit dicté par la

partition qu’il lit ou qu’il a apprise par coeur? Il y a là une

farce, une comédie, à notre sens, un faire semblant.

Est-ce à dire que le spectateur éprouve cette musique que

l’on peut qualifier de réchauffée autrement que si cette musique

était jouée par son auteur ou mieux improvisée? Est-ce que si

l’on s’en tient à celui de la lecture en général, à voix haute,

de quelque texte, il n’en est pas de même, à savoir qu’il y a

mascarade, substitution, appropriation? Est-ce que l’enfant qui

entend quelqu’un parler spontanément reçoit les mêmes

sensations que s’il s’agit de quelqu’un qui lit un texte, qu’il

soit ou non de lui?

Il nous faut revenir sur la question de la lecture, de l’acte de

lire et sur le passage de l’écrit à l’oral, à la production de

sons (langage, musique). Nous dirons que l’oral appartient

à la nuit et l’écrit, le signe, (au sens visuel du terme, à

distinguer du signal) au jour tout comme le rire s’adresse

à l’ouie et le sourire à la vue (cf Dictionnaire philosophique,

op. cit. p.  947). Dualité majeure qui renvoie à des temps

très anciens, liés à l’invention ou la découverte du feu, à la vie

dans l’obscurité ou dans la lumière. Quand on est dans la

lumière, la parole n’est pas nécessaire et dérange ceux qui

se servent de leurs yeux (langage des signes). Le bruit n’est

tolérable que la nuit. Ce qui est paradoxal car de nos jours, la

nuit, il ne faut pas faire de bruit (tapage nocturne)

Lire un texte, jouer une partition, c’est passer du jour à la nuit.

Parler, c’est reconnaitre que l’on ne voit pas, plus. Mais

pourquoi lire, pourquoi ne pas parler sans lire, ne pas jouer

d’un instrument sans avoir à passer par la lecture et donc

l’écrit. Dans ce cas, la parole est serve, tributaire de l’écrit

et cela vaut évidemment pour la musique. Cette parole est

d’autant plus serve qu’elle se sert d’une langue qui est

codifiée, qui n’est pas libre de ses formulations.

On pourrait évidemment dire que celui qui dicte à un scribe,

à un secrétaire, opére l’action inverse, en mettant l’oral par écrit

en transcrivant de l’oralité. C ‘est dire que l’écrit est un

passage obligé, un lieu de pouvoir.

Car en mettant par écrit  de l’oral,  je permets à quelqu’un

de revenir à l’oral à partir de l’écrit. Il y a un aller-retour.

En réalité, le passage de l’oral à l’écrit est un leurre car

c’est pour mieux repasser de l’écrit à l’oral en créant de

nouvelles chaînes. Car celui qui lit est enchainé.

Celui qui joue une oeuvre musicale porte des chaînes

invisibles mais que quelque part nous ne pouvons nous

empêcher de percevoir. C’est un esclave, un mercenaire,

quasiment une machine qui fonctionne parce qu’on y a mis

un message, un disque, un CD.

Revenons donc à notre interrogation: qu’est ce que ça

change pour l’auditeur qu’il y ait ou non de la

spontanéité non feinte? Quelque part, ce qui est écrit est

mort, figé et celui qui « lit » part de ce qui est ainsi devenu en

vue de lui redonner un semblant de vie. Il met sa vie au

service de la mort. Quel rapport avec quelqu’un qui est devant

nous dans la spontanéité de l’expression, qu’elle soit d’ailleurs

orale ou écrite, ou plus largement visible, faite de signes, ce

qu’est à la base l’écriture. Car l’écriture en soi n’est pas au

départ morte au moment où j’écris, où je trace des signes

sur quelque support ou dans l’air, ce qui peut correspondre

à une danse, à une gestuelle.

Tout se passe comme si celui qui s’exprime par le son et

non pas par le geste  était tributaire de celui qui commandait

par le geste, l’index. Le maitre fait un geste et l’esclave

traduit par des sons car il communique avec des aveugles,

des non voyants. Celui qui communique avec  moi par le son

me traite comme si j’étais non voyant.  La musique ne serait

alors que la traduction de la danse à destination des

aveugles ou du moins de ceux qui n’ont pas accés, droit  à

la lumière.  On peut dès lors concevoir que mes mains.

dansent sur le piano sans qu’il y ait besoin de produire du son

ou si l’on préfére que la dynamique des pieds se transmute

en celle des mains lesquelles  produisent du son mais aussi

de l’écrit qui sera voué à produire du son. Que je joue d’un

instrument ou que j’écrive,  dans les deux cas avec mes

mains, je produirai du son ou en ferai produire.

Il nous apparait donc peu à peu que le son  est un pis aller, une

sorte de prothèse  pour les aveugles. L’écrit ne serait que

le moyen de conserver le son, de le mettre en conserve.

Rappelons que Beethoven était sourd et il est possible qu’il

ait composé  en fait des pas de danse qu’il aurait ensuite

restitué, codifié. Le mot rythme est emprunté à la danse, est

visuel au départ.

.On peut concevoir que la danse produise  du  son, avec les

pieds qui tapent, qui piétinent le sol et que c’est ainsi que

progressivement, le son serait apparu.  D’où l’intérêt qu’il y

a à  regarder jouer ‘(film, vidéo) et non pas à écouter de la

musique. C’est en fait le spectacle visuel qui est l’élement

essentiel dansun orchestre, chez un interpréte, cela reléve

d’une chorégraphie.

Autrement dit, ce qui importe c’est la dynamique du

mouvement des corps qui nous nourrit comme c’est aussi

le cas dans le rapport sexuel même quand celui -ci est muet.

On en revient donc à notre question: qu’est ce que cela

change, selon que ce que je vois est spontané ou « réchauffé »?

Il nous semble que si nous somms plus génés par quelqu’un

qui a une gestuelle qui n’est pas sienne que par celui qui

prononce des mots ou des sons qui sont issus d’une gestuelle

émanant au départ d’un autre. Le son ici vient occulter  ce

qu’il y a de faux dans la gestuelle de l’interprète. A la limite,

l’on pourrait tout à fait concevoir des vidéos

sans le son où l’on verrait le corps, le visage, les mains les

pieds du « joueur », ou des salles où les spectateurs porteraient

des casques qui supprimeraient le son, sauf pour les

aveugles ou les mal voyants mais ces derniers n’auraient

qu’un accés  édulcoré au spectacle – ce serait un pis aller.

De même, serait un pis aller le spectacle donné par des

personnes qui ne seraient pas dans la spontanéité. La

musique doit redevenir un spectacle, une danse, un

mouvement et s’émanciper du son qui n’en serait qu’un

sous produit.  En ce sens, voir un match de tennis ou de foot

serait plus nourrissant que d’aller au concert à moins de

considérer qu’une performance musicale reléve du sport.

On est là aux antipodes du propos d’un Richard Wagner car

il est clair que la musique n’a aucunement besoin de la

parole pour exister mais bien davantage de la danse, du

ballet et quelque part le Sacre du Printemps ( 1913) nous

renverrait à la source même de la musique, dont les

percussions sont probablement le fondement.

JHB

14  05 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le plaisir réparateur

Posté par nofim le 20 mai 2014

Le Mal et la Réparation

par  Jacques  Halbronn

 

Pour prolonger nos travaux autour de la question de la

sensorialité et du Plaisir,  nous introduirons l’enjeu de la

réparation. Selon nous, il n’y aurait pas de plaisir

authentique qui ne conduirait point à un effet réparateur.

Un plaisir qui ne répare pas serait factice . Moralement, il

ne faudrait accepter d’accomplir d’action qui ne serait

réparatrice.

La sensation du Mal est  donnée par le moyen de nos cinq

sens. Et la réparation vient  corriger ce qui est signalé par

l’alerte, l’alarme ainsi donnée. On peut aussi appeler cela

le progrès. Est ce que mon action améliore le monde? Est

ce que je répare  ainsi quelque chose, une injustice, un manque,

une panne, une rupture, un « malheur », une dégradation,

une corruption ? Dans la Kabbale, on parle de Tikoun pour

désigner l’acte de réparer. Selon nous, il n’y aurait pas de

plus grand plaisir, de plus grande joie que de réparer une

erreur, une avarie,  une incurie dont on aurait pris

conscience du fait d’un sentiment de Mal. Avoir mal est

le commencement de la sagesse.Celui qui ne souffre pas

ne peut  s’engager dans une dynamique de réparation.

Le danger est de répondre à un malaise par une diversiion,

par un leurre qui ne résout rien dans le monde mais

atténue notre conscience du Mal, la détourne. On se fait

du Bien sans réparer le Mal. Or, le Bien, ici, n’est pas

le contraire du Mal mais son complice ou plutôt il est mal

de ne pas percevoir le Mal. La conscience du Mal serait

une bonne chose.

Prenons l’exemple d’un concert de musique. Le plaisir

ne saurait se limiter à l’écoute d’oeuvres « plaisantes »

d’auteurs connus. Il doit s’orienter vers la découverte

de compositeurs  méconnus, méprisés. Le plaisir devient

alors pleinement réparateur. Cela dit, le plaisir a déjà

quelque légitimité si l’on aide ainsi par sa présence,par

sa participation (y compris pécuniaire) à soutenir une

entreprise, une opération, une misssion. Le plaisir doit

rendre service en palliant un manque, un déséquilibre, une

absence qui nous font mal. Le plaisir doit venir de cette

conscience de la réparation. Celui qui ne répare pas est en

faute.

Mais cela tient à une prise de conscience qui n’est

permise que par notre éveil sensoriel censé capter et

signaler tout ce qui  sonne faux. Ceux qui dirigent le

monde devraient être, dans tous les domaines, ceux

qui ont la plus forte conscience du Mal et qui ne se laisssent

pas distraire en chemin par des expédients visant à

détourner, à tromper notre attention, notre vigilance. Tout

va très bien Madame la Marquise:!: Il faut affronter le Mal

et ne pas être dans la diversion, le divertissement.

Nous avons toutefois mis en garde contre des réparations

factices qui se situent en aval, au niveau des symptomes sans

s’attaquer en amont aux causes.  Ainsi, l’on ajoutera

quelque ingrédient pour masquer un mauvais goût, une

mauvaise odeur, on occultera une apparence peu

ragoutante, on fera taire des bruits inquiétants.  On n » entendra

pas ce qui sonne faux. Il est maintes ruses pour donner le

change, pour désamorcer un systéme d’alarme, pour

tromper, endormir notre vigilance; Nous avons notamment

dénoncé les méfaits de la « cuisine », du maquillage qui sont

certes « réparateurs » mais en surface. Cela dit, dans

certaines circonstances, il faut savoir se contenter de

certains subterfuges, les tolérer, à condition  toutefois

d’en contrôler  strictement le recours, l’usage comme dans

le cas de certains médicaments, de drogues  qui apportent

quelque soulagement, endorment, anesthésient la

douleur. Mais il est clair que nos sens éveillés ne peuvent

que signaler de tels procédés et les dénoncer à toutes fins

utiles. C’est le rôle des vigies, des veilleurs. Ces « solutions »

de dépannage ne sont admissibles qu’en cas d’urgence, de

pénurie grave. Mais que dire quand ces mêmes solutions

apparaissent là où et lorsqu’elles n’ont pas de justification?

Le décalage  doit être  alors perçu et souligné, condamné.

On doit mettre en garde, sonner l’alarme. Le pire,

évidemment, c’est quand notre faculté de rejet est

bloquée, lorsque le systéme immunitaire est en

dysfonctionnement, ne nous prévient pas à temps, ne

réagit pas efficacement.(SIDA).

On condamne un peu vite la xénophobie, le sexisme, mais

ce faisant ne compromet-on pas la sensation légitime

d’un probléme qui heurte notre vue, notre ouie, voire

notre odorat ou notre goût? C’est le corps social qu

désamorce son équipement immunitaire. Dire que dire

que les hommes et les femmes sont différents, est-ce « mal »?

Faut-il refouler nos réactions sous prétexte que le Droit  dit

ceci ou cela?  Quand nous absorbons de

mauvais produits, du fait de quelque préparation

culinaire trompeuse, faut il ignorer comment notre

corps réagit in fine? il faut être à l’écoute. Attention à la

formule;  circulez, il n’y a rien à voir; RAS.!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

20  05  14

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Phénoménologie du manque

Posté par nofim le 20 mai 2014

La dialectique du plaisir et du manque

par  Jacques  Halbronn

Le plaisir, selon nous, n’existe que par le manque, par l’attente.  Il y aurait une instrumentalisation du plaisir. Il n’y pas de plaisir

sans sentiment de déplaisir.

Faire l’amour  ne fait plaisir que par le manque qui précéde. Une découverte scientifique n’apporte de satisfaction  que parce qu’il y avait

un sentiment d’insuffisance. Il y a donc un soulagement à mettre fin à une tension.

Celui qui ne s’inquiéte pas, ne pourra donc éprouver de plaisir.

Mais le plaisir peut ne pas correspondre au probléme mais être un dérivatif  qui ne réglera rien  et la « solution » risque de devenir

le problème, un problème supplémentaire.

Le plaisir est un moyen de pallier l’impression de frustration.

Chaque fois que nous éprouvons du plaisir, il importe de se demander quelle est l’anguille sous roche, quel est le non-dit.

Quelqu’un achète un objet pour se faire plaisir. Cela semble innocent mais en fait la vraie raison peut n’avoir rien à faire avec l’objet en question comme si le plaisir finissait pas se déconnecter du manque. On ne fume par manque de fumée mais pour compenser une

frustration sur un autre plan.

Le vrai plaisir est celui qui est en prise directe sur un vrai manque.

On interrogera donc la personne par rapport à cet objet et l’on verra qu’il en est bien  ainsi dans un grand nombre de cas.  Le plaisir

doit avoir une utilité, c’est à dire qu’il faut mériter son plaisir.

Le plaisir n’est pas quelque chose que l’on ajoute mais bien plutôt un probléme dont on se décharge, se déleste parce que l’on a trouvé

une solution; le manque a été résolu et cela se fête.

Nous aimons nous mettre à la place de notre corps: le plaisir est un leurre qui peut tromper notre corps et le forcer à absorber ce

qui ne lui convient pas,  et par corps, nous incluons le cerveau. Pour ne pas souffrir, nous nous abrutissons, nous créons du doute, de

l’incertitude. Le plaisir peut être une forme de viol, de forcing.

Prenons le cas d’une personne qui parle et qui dit des choses sans intérêt mais nous nous sentons obligés de rester pour quelque

raison que ce soit,  par exemple parce que cette personne est agréable à regarder.

Nous nous forçons à subir une situation qui nous déplait.  Prenons un sandwich baguette. Le pain ne nous

intéresse pas en soi mais on y a mis un peu de jambon et donc nous allons manger le dit sandwich parce que cela fait un tout. Que « pense »

notre corps d’un tel manége, et notamment qu’en est-il de nos défenses immunitaires que nous désarmons ce faisant?

Qu’est-ce que notre corps « reconnait »?  Quantitativement,

il aura mangé du pain et ce n’est pas une mince tranche

de jambon qui  changera quoi que ce soit?  i

C’est un marché de dupes! On est dans une démarche de

bakchich, de corruption pour « faire passe la pilule ».

Nous avons beaucoup écrit sur le manque, le handicap

et les expédients pour masquer la pauvreté. Quand il y

a à manger pour un seul, on mélange sa portion avec des

produits de troisiéme ordre pour que tout le monde ait

un petit quelque chose. La quantité remplace la qualité.

C’est la base de tous les «  plats », une « table du pauvre ».

Nous pensons que la perception du Mal est beaucoup plus

vitale pour une société, pour une civilisation que celle du

Bien qui ne serait qu’un épiphénoméne à moins de

définir le Bien comme la conscience du Mal. S’apercevoir

que l’on a commis une erreur  est le plus grand bonheur et

renvoie d’ailleurs à la question du pardon. En  revanche, le

Bien déconnecté du Mal est suspect car il nous cache le

Mal et nous empêche d’en avoir conscience.  Ce « Bien »

c’est le Plaisir qui atténue notre lucidité, qui nous

aveugle quand il n’est pas libération du Mal . Le plaisir

qui serait lié à une soumission au Mal serait pervers. « Délivre

nous du Mal » conduit à la vraie  joie. Le Mal est ce qui met en

péril notre vie tant individuelle, corporelle que collective,

communautaire.

En ce sens, nous sommes assez proches de l’idée

d’ataraxie, c’est à dire de sérénité.  Pour nous le plaisir

serait en fait la tentation de dissocier le Bien du Mal, ce qui

ferait que l’on pourrait accéder au Bien sans identifier le

Mal.  Le Mal est la conscience du Manque mais en ce sens

il est une bonne chose. Le Mal qui nous alerte est le Bien

et le Bien qui nous endort est le Mal.

 

 

JHB

20 05 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

19. 05  14

 

 

 

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La critique nostradamique.

Posté par nofim le 19 mai 2014

La malédiction des imprimés datés et la recherche

sur le corpus  Nostradamus

par  Jacques  Halbronn

 

En 2007, nous avons soutenu une thèse post-doctorale, à

l’EPHE Ve section, sur la naissance de la critique

nostradamique au XVIIe siècle, qui fut aussi celui de

la naissance de la critique biblique. Nous voudrions revenir

ici, sept ans plus tard, sur la méthodologie que nous avons

élaborée et mise en oeuvre.(cf notre série en français

«  Halbronn’s Researches »,  sur le site propheties.it  de

Mario  Gregorio).

Comme dans le cas de la critique biblique, nous avons été obligés de supposer

l’existence d’une source (en allemand Q pour Quelle) antérieure aux états

qui nous sont parvenus et notamment de pièces en prose qui ne nous sont

parvenues, en partie, que par le biais de quatrains. Nous avons suffisamment de

preuves dans ce sens grâce au corpus des almanachs de Nostradamus qui ont été

conservés et qui constituent autant de diptyques prose/quatrains. On n’a pas

conservé l’équivalent pour les centuries pour l’excellente raison que la partie prose

n’aura été imprimée que très partiellement mais suffisamment

toutefois pour étayer notre thèse. La critique nostradamique

avait pris beaucoup de retard sur la critique biblique et il

peut etre intéressant de se demander pourquoi alors même

que le phénoméne renvoie à une période beaucoup plus

récente, qui est celle des premiers siècles de  l’imprimerie

Or, précisément, c’est bien là tout le probléme, nous

semble-t-il  en ce que l’imprimerie facilite la contrefaçon.

Et de fait, ce qui obstrue la perception des véritables

données du dossier, c’est l’existence de fausses éditions

réalisées bien après la date indiquée sur celles-ci. D’aucuns

diront que l’étude du papier, du matériel, permet de dater

une édition, en réalité, il n’en est rien, surtout si l’on se

contente de valider ce que les faussaires ont voulu nous

faire croire, en fournissant complaisamment certains

indices factices dont nous avons d’ailleurs montré qu’ils

ne pouvaient pas toujours faire illusion, car ces

faussaires sont eux-mêmes victimes de faussaires plus

anciens. C’est l’arroseur arrosé!

On en arrive à d’étranges situations où les éditions réputées

les plus anciennes ont un contenu plus tardif que les éditions

supposées parues ultérieurement. C’est ainsi que les

éditions de la période de la Ligue  nous frappent par leur

caractère de « work in progress », de chantier, bien plus

flagrant que les éditions dont elles sont censées être

issues.  Les bibliographes comme Rober Benazra (cf le

Répertoire Chronlogique Nostradamique, Ed Trédaniel-

La Grande Conjonction 1990, préface Jean Céard)

dissimulent mal leur embarras en laissant entendre

que le cours des éditions aurait connu une crise, avec

une perte de données qui n’aurait été rattrapée qu’au bout

d’un certain temps alors qu’en réalité, le retour à la

normale est en fait un point d’aboutissement d’un processus

qui était encore en gestation sous la Ligue.

Car deux problémecs se posent: celui certes des sources mais

aussi celui de la date à laquelle les sources furent exploitées,

ce qui semble avoir eu lieu bien après la mort de Nostradamus,

à partir des liasses de papier laissés dans sa bibliothèque et

qui prirent une forme et une dimension que le dit

Nostradamus n’avait certainement pas prévue. On sait

que certains quatrains furent composés à partir de passages

de la Guide des chemins de France de Charles

Estienne, ce qui n’a donc rien à voir avec des écrits de

Nostradamus mais qui devait appartenir à sa bibliothèque. On

peut jouer sur les mots en disant que ce sont des ouvrages de

Nostradamus mais non de sa plume.

La question qui reste posée est évidemment la raison d’un

tel travail dont nous pensons qu’il fut  mené  assez

consciencieusement, ce qui a empêché certains

nostradamologues de comprendre ce qu’il en avait été

réllement.

En fait, les Centuries seraient peu ou prou contemporaines

des devises du pseudo Saint Malachie, à savoir les années 1580-159

1590 (cf notre ouvrage Papes et prophéties, Ed Axiome, 2005)

qui sont aussi extraites de textes en prose d’historiens de
la Papauté. On  peut assimiler ces devises à une sorte

de ‘ »réduction » du même ordre que les versets centuriques.

Comme pour la Bible, nous avons avec les centuries

affaire à un corpus qui est une oeuvre collective et se

déployant dans le temps..

Le vrai Nostradamus est à peu près indéchiffrable au

travers des quatrains. Ce sont les textes en prose qui

importent et rappelons que dans le canon centurique  on

a bel et bien deux épitres, celle à César et celle à Henri II

et que certains passages des dites épitres se retrouvent dans

les quatrains et non l’inverse.

Au lieu de classer les documents selon un ordre

chronologique « interne », lié au contenu,les nostradamologues

s’en tiennent le plus souvent aux dates complaisamment

fournies par les libraires et c’est en cela que la critique

des textes imprimés est moins performante que celles

des textes manuscrits ou non datés. Les bibliographies

chronologiques du corpus Nostradamus  sont plombées

par une méthodologie aussi simpliste.

Selon nous, il faut faire abstraction des dates et ranger les

éditions selon un ordre « logique ». Il sera toujours temps

ensuite de signaler les contrefaçons, les productions

antidatées, ce qui évitera les acrobaties  chronologiques

actuellement encore en vigueur notamment chez la plupart

des spécialistes des  XVIe et XVIIe siècles.

Quant aux raisons qui auront inspiré de telles pratiques

comme la confection des Centuries, c’est une question

qui découle de notre rétablissement chronologique. On

soulignera le fait que les choses se sont faites

progressivement et que ces centuries ne nous sont pas parvenues

d’emblée à leur stade final comme pourraient le faire

croire certaines éditions antidatées, ce qui est déjà en soi

une imposture dans l’imposture. Double imposture, donc!

Nous sommes en face d’un processus posthume avec les

Centuries réalisé à partir de manuscrits laissés par

Michel de Nostredame comme il ressort de son testament.

Certains d’entre eux sont d’ailleurs les brouilons

d’ouvrages qui furent imprimés de son vivant, ce dont

les faussaires n’avaient pas forcément connaissance alors

que nous y avons accès. Force est de constater que par ce

biais des quatrains, on n’accède que de façon excessivement

biaisée à la pensée de Nostraamus, hormis par la lecture des

deux épitres datées de 1555 et 1558 qui sont très peu de

choses et qui ne sont pas parues de son vivant, si l’on admet

qu’on ne les connait que par des éditions antidatées ou

posthumes. En fait, les premières éditions des Centuries

ne seraient pas antérieures aux années 1580 et encore sous

une forme, on l’a dit, embryonnaire qui est celle des éditions

du temps  de la Ligue. Pensée donc occultée que celle de

Nostradamus et disons-le faussée par l’absence quasi

systématique de références astronomiques, à quelques

quatrains près, alors que Nostradamus ne « prophétisait »

que dans le cadre rigide des données astronomiques..C’est

en fait l’image d’un Nostradamus astrologue qui se voit

ainsi singulièrement édulcorée en un temps où les

prédictions astrologiques sont sous surveillance, notamment

depuis l’édit d’Orléans de 1560.!  En 1594, parait à  Lyon,la

Première Face du  Janus François (en français et latin)

qui est un commentaire  chronologique – mais une

chronologie purement exégétique couvrant rétrospectivement

plusieurs décennies- -des quatrains centuriques

mais aussi  des quatrains des almanachs, ces derniers étant

voués  au siècle suivant à une marginalisation voire

à la disparition. On nous montre un Nostradamus

« historien » qui se calquerait en quelque sorte sur les

chroniques de l’époque à l’instar de la prophétie des papes

elle-même terriblement antidatée, attribuée à Saint

Malachie (cf supra), ce qui ne fait sens que si l’on admet que ses

quatrains sont parus du vivant de Nostradamus.

Tout indique d’ailleurs qu’au départ, on s’était contenté

de soutenir que Nostradamus avait laissé à sa mort des

inédits avant que, poussés par quelque zéle, les libraires

aient opté pour une parution imprimée du vivant même

de l’auteur, ce qui n’aura pas été sans laisser de trace d’un

tel revirement éditorial!

Les textes de Nostradamus furent en fait doublement

dénaturés: d’une part par la « réduction » versificatrice et

de l’autre par la traduction qui en est donné en latin dans

la première Face du Janus François (cf supra) et qui prend

de grandes libertés avec l’original français.

En fait, Nostradamus est présenté comme l’historien

de la maison royale de Valois et d’ailleurs la dite première

Face s’arrête en 1589 comme indiqué en son titre. Auparavant

les centuries semblent avoir surtout servi comme outil

de propagande par l »adjonction sinon de quatrains du moins

par diverses retouches en prise sur le contexte politique de

l’époque, notamment celui de l’avénement d’Henri IV. On

le sait en comparant certains quatrains à leurs sources

en prose. Cela explique pourquoi les premières éditions

parurent sans commentaire puisqu’il suffisait alors

de changer le texte. Par la suite, cela ne fut plus possible

et il fallut se contenter du commentaire et de la « traduction »

qui n’est elle-même qu’une forme de commentaire.

La critique nostradamique au XVIIe siècle, notamment

dans l’oeuvre du dominicain Giffré de Réchac (cf notre post

doctorat) alias Jean de Sainte Marie, consista à rejeter

les quatrains des almanachs, pourtant plus authentiques

et bel et bien parus du vivant de Nostradamus, même si

effectivement de faux almanachs circulèrent plusieurs

années avant sa mort. On rejeta aussi les « sixains » qui

avaient  été ajoutés dans des éditions du début du XVIIe

siècle bien que précédés d’une épitre (à Henri IV, datée de

1605) attestant qu’ils avaient été retrouvés dans les papiers

de la succession, ce qui à notre avis correspond à la

présentation initiale posthume des Centuries  avant qu’on ne

les fasse précéder des épitres sus mentionnées censées

attester de la confection des dits quatrains centuriques dès

les années 1550.(Nostradamus meurt en 1566). Cette

première tentative critique (1656) parut anonymement mais

fut  occultée par son volet exégétique, d’ailleurs en grande

partie resté inédit jusqu’à ce jour. Il faudra attendre les

grossières erreurs des libraires du XVIIIe siècle, produisant

une édition datée de 1566 d’un libraire qui n’était pas

encore en activité (confondant le père et le fils) pour que

l’on commence à se poser des questions au sujet des

dates d’édition et encore cela ne fut le cas qu’à partir de la

seconde moitié du XIXe siècle. Le courant critique connut

d’ailleurs un coup d’arrêt, dans les années 1980-90 avec

les reprints d’ »éditions centuriques datées des années

1555, 1557, 1568 venant confirmer, soi disant,  la thèse

de parutions du vivant de Nostradamus ou au lendemain

de sa mort, ce qui allait à l’encontre du témoignage des

éditions « ligueuses » moins achevées que les éditions

prétendument antérieures.  Situation paradoxale que ces

rééditions de contrefaçons retrouvées dans les bibliothèques

alors même que les toutes premières  vraies fausses éditions

restaient inaccessibles, notamment du fait de la mort du

grand collectionneur Daniel Ruzo dont certaines pièces

ne sont plus localisables, comme  les « Grandes et Merveilleuses

Prédictions (sic) de M. Michel Nostradamus divisées en

quatre centuries »  (Rouen 1588) dont on ne connait

actuellement que la page de titre et une description

très succincte du contenu (cf  R. Benazra,  RCN,

op. cit. pp . 122 -123. La réapparition en reprint ou

numérisée de cette pièce  aurait certainement un effet

considérable  pour la  critique nostradamique.

 

JHB

20 05  14

 

 

 

 

 

 

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JHB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Juifs et Chrétiens  Histoire d’une séparation  Le Monde

de la Bible 2003

Publié dans NOSTRADAMUS, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Régénérescence de la structure

Posté par nofim le 18 mai 2014

La problématique de la régenérescence

par  Jacques  Halbronn

 

Est-ce que cela fait sens de mettre en avant un impératif

de regénerescence? Mais est-ce que les gens comprennent

ce que cela signifie et ce que cela implique? La regenerescence

n’est pas la conservation d’une tradition dont on aurait

perdu les clefs.

La notion de régénerescence est mal connue et  généralement

mal comprise alors qu’elle absolument essentielle. La

naissance d’un enfant est une régénérescence de l’humanité, un

retour à la case départ, un « New Deal ». Mais les savoirs sont-ils

capables de se régénerer et quid des machines? On touche là

au phénoméne de la biotechnologie dont le principe est

justement la régénerescence. Le peuple juif semble un

bon exemple de régéneresence à travers les siècles même

au prisme de la Shoah car le fait que l’on puisse planifier

son anéantissement est la preuve qu’il a su se régénérer

sinon quel besoin y aurait-il de tenter  de l’exterminer?Il y

a de la cyclicité au coeur du processus de régenérescence.

A l’opposé de cette idée, il y a celle d’une linéarité qui

interdirait tout recommencement, tout  ressourcement,

tout retour au point de départ. En fait, il y a ceux qui ne

croient pas que l’on puisse accéder au concept d’origine, le

passé leur apparaissant plus opaque que l’avenir, l’un, le

futur (ce qui est à être, en latin) étant à instituer et constituer

(constitution), l’autre, le passé, à restituer, à restaurer

(Restauration après la Révolution qui pourtant, elle aussi

renvoie à la régérescence).

Peut-on ainsi régénérer une langue? Cela ne signifie pas

seulement la remettre en vigueur comme pour le grec ou

l’hébreu modernes mais la rendre à sa dynamique

première avant qu’elle n’ait  commencé à se dégrader. Cela

peut sembler aux yeux de beaucoup entreprise parfaitement

utopique. Et pourtant c’est ainsi que nous envisageons

l’avenir de la science historique sur lequel on s’interrogeait

déjà dans l’Entre Deux Guerres au siècle dernier (Marc

Bloch, les Annales) en optant dans d’autres directions. Pour

nous histoire et archéologie du savoir sont liées et le

structuralisme  est ici méthodologiquement incontournable

tant il contribue à l’exploration diachronique.

Car la régérescence des savoir passe nécessairement, selon

nous, par la quéte de la structure si l’on admet que les

hommes ont un besoin inné de cohérence, d’équilibre, de

symétrie, sorte de paradis  perdu.

En fait le texte, le monument, la langue semblent les moins

aptes à se régénérer et condamnés à la corruption, à la

déliquescence,  à la déperdition. Il y a eu de grands

restaurateurs comme Viollet Leduc, d’ailleurs assez

contestés comme lorsqu’ils construisaient des tours qui

étaient restées en plan. Mais pourquoi pas, dirons-nous!

La régénerescence, c’est revenir au projet même esquissé,

même empêché/  Cela ne signifie pas le retour au chaos mais

bien à sa formalisation, son organisation subséquentes.

Il est clair qu’il faut faire appel à la logique pour retrouver

la structure perdue, oubliée, abimée et il serait bien naif

de croire que l’on puisse la retrouver telle quelle quelque

part, elle ne peut qu’être l’objet d’une spéculation plus ou

moins jugée probable tout comme dans le domaine de la

Science qui est elle aussi intrinséquement rétrospective.

Retour en arrière dont nous avons montré qu »il est attesté

linguistiquement par le préfixe « re », qui est rapprocher de

« rétro » et qui est en dialectique avec le préfix « de » (dis) qui

indique au contraire une dislocation, un détournement, un

départ, un début. Recommencer n’est pas la même chose

que partir (démarrer) mais dès que la structure est

réactivée, elle est condamnée à commencer à se défaire, à

se détruire (Sisyphe) et ainsi de suite.

Ce qui est donc crucial, c’est que périodiquement il y ait

regénérescence, que l’on abolisse toutes les fioritures, les

additions aléatoires pour renouer avec la pureté initiale

du plan fondateur (divin, de l’architecte, du Créateur.), avec

la qualité de l’élan primordial.

 

 

 

JHB

18 04 14

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Publié dans ASTROLOGIE, judaîsme, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

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