Les femmes, de l’image à l’imaginaire

Posté par nofim le 15 mai 2014

Les femmes et l’environnement

par  Jacques  Halbronn

 

Il y  a quelque paradoxe dans notre façon de traiter des

hommes et des femmes. Nous avons encore récemment

insisté  sur le fait que les femmes étaient moins visuelles

que les hommes  parce qu’elles auraient appartenu à une

humanité antérieure à la découverte et  à la maitrise du feu.

Le passage au visuel exige un progrès dans l’accés à la

lumière. D’où la tendance prononcée des  femmes à l’oralité,

une sorte de défiance face au silence. Souvent les femmes

insistent sur l’importance des mots, des prières, des

déclarations. Il faudrait mettre des mots sur ce que l’on

ressent et ne pas se contenter du langage des gestes et des

signes.

Mais d’un autre côté, nous avons déclaré que les femmes

n’étaient pas à leur aise dans le monde invisible de notre

intériorité, d’où l’importance qu’elles tendent à accorder

à notre environnement, à notre milieu, à   ce  qui nous

entoure, à ce qui peut venir s’ajouter, se rajouter.

Pourquoi cette tendance des femmes à préferer  le futur

au passé? Tout se passe comme si les femmes n’avaient pas

accès à ce qui est déjà là et étaient fascinées par ce qui ne

l’est pas encore. N’est-ce pas ce qui distingue l’essence et

l’existence? Une Simone de Beauvoir ( Le Deuxiéme Sexe)

est fascinée par le « devenir », c’est à dire par l’avenir, le

parvenir plutôt que par le provenir.

En fait,  les femmes seraient surtout à leur aise dans

l’imaginaire qui s’oppose à l’image. Une image fantasmée.

Celui qui ne voit pas imagine, fantasme plutôt qu’il n’explore

car l’avenir ne se visite (un dérivé de voir)  pas, il se construit de toutes pièces

sans parler de cette fréquentation des voyants et des

voyantes (en anglais clairvoyants) que fréquentent

assidument les femmes. Il y a là comme un aveu de la part

de  la part  de qui par lui-même ne voit pas, ne prévoit pas.

C’est peut être ce qu’on a appelé l’intuition féminine, qui

permet de voir sans voir. La femme serait prophétesse

plutôt qu’historienne, qu’observatrice, toujours en

décalage, d’où le roman qui convient à son génie, un

genre dans lequel elle s’est illustrée plus que dans tout

autre, au regard de la postérité.

Voir, en fait, implique une certaine faculté de l’esprit à

projeter de la lumière dans les ténébres, ce qui permet de

capter des ombres, des contours, des ruines et l’on sait que

certains animaux voient dans l’obscurité du fait de la

conformation de leurs yeux.

D’où un dialogue de sours quand on débat du féminin. Les

femmes ne prisent pas l’introspection, la rétrospective, elles

seraient même dans le déni du passé qui de toute façon

leur semble opaque. Elles se situent dans la prospective,

elles annoncent des lendemains qui chantent, une nouvelle

ère où rien ne sera plus comme avant.

En fait, quelque part,  la Science, au sens large du terme, se

situe dans le champ de l’Histoire. Décrire le monde

aujourd’hui, c’est ipso facto nous dire ce qu’il était déjà

depuis longtemps, donc c’est voyager dans le passé au

même titre que l’archéologue et l’historien des textes, les

deux approches, celle de l’historien et du scientifique

convergeant dans cette învestigation  des siècles, des

millénaires écoulés.

Et cette différence de regard sur le monde aurait pour

origine la vue basse de la femme, une vue qui ne saurait

pas distinguer les choses quand elles ne sont pas sous son

nez, à portée de voix.  D’où une certaine cécité, une

myopie qui les handicape dans le champ de la Science

mais qui en fait des romancières et des utopistes

inspirés. Faute de connaitre le monde, elles le

rêvent, elles ne respectent pas ce qui est et ce qui a été, elles

veulent croire que cela va changer et que les repéres

d’autrefois n’auront plus cours. Ce qui compte n’est pas ce

qui est mais ce qui doit être, d’où un certain volontarisme

qui voudrait que rien ne lui résistât au nom d’une éthique

projetée sur le monde..

 

JHB

15 05 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

L’ouie et la vue :les enjeux de société

Posté par nofim le 14 mai 2014

 

Le critère sensoriel en psychosociologie

par  Jacques  Halbronn

 

En 1976, voilà donc  près de 40 ans, nous avions publié dans la revue de femmes,

Cosmopolitan un dossier (pour les fêtes de fin d’année) intitulé L’Astrologie

Sensorielle axé sur les rapports planétes -sens (toucher exclus)..C’est dire que notre

intérêt pour le rôle des sens ne date pas d’hier. Nous ne reviendrons pas sur ce que nous

écrivions à l’époque si ce n’est que ce critère d’analyse nous avait semblé prometteur plus que

les tempéraments et les humeurs également au nombre de 4.

Récemment, nous avons insisté sur le fait que les sens  avaient pour fonction principale

de nous alerter bien plus que de nous donner du plaisir.(cf notre conférence du 18 mai

au Café Le Falstaff Place de la Bastillle,  Paris,  à 18h,  au premier étage). Les sens ont aussi

pour fonction de déterminer ce que nous avons à absorber, à avaler, tant sur le plan

physiologique que psychologique/ Ils  constituent  donc un élément majeur de notre systéme

immunitaire.

Mais c’est la dialectique vue/ouie qui ici nous occupera principalement. Ce qui caractèrise

et singularise la vue, c’est qu’elle a besoin de lumière pour pouvoir s’exercer outre la

présence d’objets/  Quant à l’ouie, elle n’exige aucune lumière mais a besoin que l’objet

manifeste sa présence  sur le plan sonore.

De nos jours, le champ de l’ouie s’est étendu du fait de la technique: téléphone, disques.

On peut entendre sans voir même quand il n’y a pas d’obscurité, ce qui est un phénoméne

nouveau car initialement,  seule l’obscurité  exigeait que l’on parlât. Cette phase est

d’ailleurs provisoire : de plus en plus on peut voir celui qui nous appelle et le DVD a

remplacé le CD. Mais le XXe siècle aura vécu une telle situation paradoxale d’une

absence qui ne soit pas lié au manque de lumière. Par ailleurs, le développement de

l’électricité aura également contribué à brouiller les pistes puisque même la nuit, on

peut voir. Cela ne date pas d’hier puisque la conquéte du feu avait déjà depuis des

millénaires rendu la parole inutile.

Autrement dit,  le développement de l’ouie correspondrait à une Humanité ne maitrisant

pas le feu, ce qui ne fait plus guère sens de nos jours  si ce n’est que, comme on l’a dit, un

certain niveau de technologie, qui tend désormais à être dépassé, fait que l’on ne voyait pas

en dépit de la lumière, du fait d’un son qui se projetait au delà de la présence de son

émetteur. Mais à l’avenir, ce paradoxe cessera et il y aura donc une crise du son.  Déjà

Internet et les textos privilégient la vue et ont l’avantage insigne de ne pas faire de bruit. Car

l’ouie est probablement le sens qui fait le plus probléme dans la vie sociale et l’on sait à quel

point l’on peut être géné par des gens parlant entre eux à voix haute ou par quelqu’un

échangeant avec son téléphone mobile avec une personne invisible. Le bruit est une nuisance

considérable d’autant que si l’on peut fermer les yeux, l’on ne peut fermer les oreilles. Les

endroits où le silence est exigé vont certainement se multiplier et le bruit sera chassé à

l’instar du tabac dans les lieux publics. Ce qui est notamment le cas dans les

bibliothèques, ce qui montre bien que l’on a conscience que le bruit empêche de se

concentrer sur ce qu’on lit, donc sur ce que l’on voit. C’est dire qu’il y a antagonisme entre ces

deux sens.

On connait notre intérêt pour les gender studies et nous voudrions aborder cette question

au prisme de la sensorialité.

Nous dirons d’abord que l’importance que certaines personnes accordent à la parole et donc

à l’ouie nous semble liée à un monde sans lumière. Avec l’émergence du feu, la vue va

prédominer sur l’ouie d’autant que la vue permet d’accéder à un horizon sensiblement plus

vaste dès lors qu’il y a de la clarté. Nous pensons que la tendance des femmes au

bavardage, leur compulsion à parler correspondrait à une humanité primitive, peu

habituée à la lumière, y compris celle du soleil.(on pense au mythe du vampyre) et qui

donc a besoin de parler pour signaler sa présence, le contenu de ce qui est dit important

d’ailleurs relativement peu. A l’évidence, on est ici en présence de comportements

ancestraux qui perdurent dans des lieux qui ne sont nullement obscurs. Le rôle des

femmes comment gérant l’obscurité  ne fait plus guère sens de nos jours.

Nous avons également signalé dans un récent texte, que même la musique serait d’abord

axée sur la danse avant de l’être sur le son et que ce qui nourrissait notre esprit était plus

la présence du mouvement (Kiné) plus que celle du son. D’où l’importance du sport

spectacle où la parole est quasiment exclue.  Nous pensons d’ailleurs que les relations de

couple passent plus par le regard que par la parole. L’on sait d’ailleurs à quel point il

est déplaisant de parler au téléphone avec quelqu’un que l’on n’a jamais vu et à quel point, la seule

parole peut nous induire en erreur, alors que l’inverse n’est pas vrai.

La vue renvoie d’ailleurs à la vigilance (vigie), Elle nous alerte, elle nous prévient.  L’ouie

peut bien souvent nous tromper notamment lorsque quelqu’un lit un texte à la radio et que

ce texte n’est pas de lui.

Ce qui distinguerait les hommes et les femmes – mais cela reste une hypothèse- tiendrait

au fait que pour les hommes, les sens  sont polarisés sur les « mauvais » signes alors que

pour les femmes, ils seraient axés sur les « bons » signes, ce qui ferait que ces dernières ne

s’alarmeraient pas aussi promptement que les hommes. Les hommes s’inquiéteraient

de la présence de certains signaux et les femmes de leur absence. Ce qui est totalement

différent.

Expliquons- nous: ce qui compte ce n’est pas tant en effet qu’il y ait de bons signes: si nous sommes

en bonne santé, il n’y a rien à signaler, donc pas de signal. Mais dés que quelque chose

« cloche », il faut prendre des mesures. Que par ailleurs, l’on capte un élément positif ne

supprimera pas pour autant l’élément négatif. Bien  pis, le facteur positif peut nous

empêcher de nous concentrer sur le facteur négatif et nous amener à le négliger. On entend

des propos  du genre: sur ce point, il y a un probléme MAIS  il y a cela qui est très excitant

par ailleurs. Comme si cela faisait une moyenne. Le pour et le contre.

Nous disons que souvent le « bon » signe  se fait le complice du « mauvais » signe en

l’occultant.  Nous disons que le contraire du Mal n’est pas le BIEN. On est dans une sorte

de triptyque: Bien, Mal,  Juste Milieu. La sagesse veut que l’on se centre sur un état

qui ne soit ni le bien, ni le mal. Le plaisir des sens sera donc suspect car il y a là un

détournement « diabolique » qui conduit à ce que les sens ne jouent plus le rôle qui leur est

dévolu. Ce qui compte, c’est que rien ne vienne troubler notre conscience, notre Dasein.(être

au monde). L’idée de « faire passer la pilule »  est perverse et ouvre sur toutes sortes de

stratagémes visant à démanteler notre système immunitaire, à le leurrer. Masquer le mal

par du bien pourrait être une solution « féminine ». Souvent on observe que les femmes sont

prétes à accomplir des tâches pénibles en contrepartie d’avantages matériels (un salaire, par

exemple). Elles sont dans une sorte de troc où le bien vient compenser le mal, la douleur, la

souffrance. A contrario, les hommes seraient dans un zéro tolérance. Tant que quelque

chose ne va pas, que leurs sens sont alarmés, rien ne saurait les distraire d’intervenir. De

même on parle des « Délices de Capoue » à propos des guerres puniques, quand les

Carthaginois au lieu d’avancer vers Rome se sont fait plaisir en faisant une halte à Capoue, ce

qui permit  à leur adversaire de se ressaisir.

Il est vrai que l’apprentissage de la cuisine va dans le sens de se servir du plaisir comme d’une

arme sinon comme d’une panacée. On, y apprend notamment à détourner de leur fonction

première l’odorat et le goût  lesquels sont les sens que l’on a le mieux appris à tromper. Ces

sens qui devraient nous indiquer qu’un produit est d’un médiocre apport et rapport  sont

leurrés  par le recours à des ingrédients qui feront un temps illusion, qui tromperont leur

monde.  La vue permet de s’apercevoir si un produit est sain à condition d’en ôter tout ce

qui pourrait le recouvrir et le maquiller..

 

JHB

14 05  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vers l’abandon des planétes au delà de Saturne, en astrologie

Posté par nofim le 13 mai 2014

 

Le délestage  futur des transsaturniennes

par   Jacques  Halbronn

 

Quand les astrologues auront–ils le courage de reconnaitre qu’ils ont fait fausse route en adoptant les nouvelles planétes? L’affaire

Pluton nous apparait comme un signe donné  en 2006  car après tout  sa disqualification peut aussi bien être interprétée que son

émergence.  Si les astrologues ne se rendent pas compte que ces planétes leur sont nuisibles, c’est qu’ils ont perdu conscience de

ce qui leur est ou non favorable et qu’ils n’écoutent pas la petite voix qui leur dit d’arreter et que les plaisanteries les plus

courtes sont les meilleures.  Congédions donc ces intrus qui auront singulièrement déstabilisé l’Astrologie depuis plus de 200 ans!

La liste est longue des dégâts provoquée par une telle adoption.

On commencera par un décrochage par rapport à la Tradition Astrologique millénaire qui n’en dit mot et on rappellera que les

astrologues français ont rejeté jusqu’à la fin du XIXe siècle ces nouveaux venus qui avaient d’abord fasciné nos voisins d’Outre

Manche. On notera aussi que Michel Gauquelin n’a trouvé aucun résultat pour les transsaturniennes, dans ses statistiques et que les astrologues de l’Inde s’en passent très bien.

Pour nous, le principal défaut de cette extension entérinée par un  Jean-Pierre Nicola (RET), est liée à la conscience. Un des

principaux atouts de l’astrologie est son ancienneté. Or, quelle ancienneté si l’on reconnait que l’on se sert de planétes qui n’ont été

découvertes qu’à partir, pour Uranus, de la fin du XVIIIe siècle, en 1781? Quand on sait le rôle que les astrologues modernes

font jouer à ce trio de transsaturniennes, on se demande vraiment comment nos prédécesseurs, tel un Morin de Villefranche, ont

pu travailler sans les connaitre.

On nous dira que cette ignorance a du certainement leur manquer  et que cela expliquerait les déboires de l’Astrologie au cours des

siècles. André Barbault devait en être persuadé lui qui intégrait dans son « indice », son bouquet  de 5 planétes les 3 transsaturniennes, avec les résultats que l’on sait.

Un des grands arguments mis en avant, notamment par l’Ecole de Hambourg (Uranus), il y a environ cent ans, était qu’il y avait

des événements qui ne s’expliquaient pas avec le clavier traditionnel.  Ils auraient mieux fait de penser à l’utilisation des étoiles fixes

connues depuis la nuit des temps et dont il est question dans le Récit de la Création  (Livre de la Genése) mais il est vrai que ces étoiles

ne portaient pas de noms de dieux. D’où le cadeeau empoisonné des astronomes qui prirent un malin plaisir à poursuivre la série en

baptisant la planéte au delà de Saturne du nom d’Uranus, le père de Saturne.

Il faut faire la part d’une sorte de prophétisme astronomico-astrologique selon lequel les nouvelles planétes annonçaient des temps

nouveaux et l’achévement de l’Astrologie. Ce qui était reprendre la doctrine des cométes en astrologie selon laquelle la cométe était

un signe fatal. Ce qui revenait à  faire de l’astrologie une religion.

Nous avons pour notre part la faiblesse de penser que l’astrologie a correspondu lors de sa fondation à des besoins

organisationnels – une loi fondée sur les astres et non une étude de la loi des astres- telle serait notre définition de l’Astrologie. Entendons par là que l’existence de planétes invisibles n’avait strictement aucune incidence. L’astrologie est un monument comme les

pyramides et qui ne va pas être rebâti avec des matériaux nouveaux.  En revanche, que l’astrologie puisse être réformée comme le voulait Kepler qui ignorait tout des planétes au delà de Saturne, est tout à fait envisageable.  On peut en effet penser que

l’astrologie est une mécanique dont on aurait perdu les clefs mais ces clefs elles ont existé dans le passé  et cela n’a rien à voir avec les nouvvelles  découvertes.  Pas d’anachronisme!

Un des spectacles les plus affligeants est celui des domiciles des planétes. On a lancé un grand chantier qui depuis la découverte de

Pluton n’a pas avancé. Quand nous avons commencé l’astrologie dans les années soixante, la découverte de Pluton était encore bien

récente et l’on spéculait volontiers sur la prochaine découverte d’une Prosepine voire d’un Vulcain pour  arriver à douze. Mais

cinquante plus tard, on n’est pas plus avancé. Bien pis: on a perdu Pluton en route et donc on se retrouve au lendemain de

la découverte de Neptune en 1846, voilà donc près de 170 ans en arrière!   Le dispositif des domiciles et des exaltations est bousculé et

en attente d’on ne sait plus trop quoi.

Ces planétes lentes qu’ont-elles apporté à l’astrologie  sinon un costume XXL?  Dans le thème natal, ce n’est pas grave car  on ne tient

guère compte de leur mouvement. Tous les astres du thème sont sur un pied d’égalité (idem pour les directions). Mais cela n’est pas très excitant de savoir que des gens nés la même année auront certaines planétes dans le même signe et dans certains cas, la planéte peut  rester bien plus longtemps dans le même signe. Rien à voir avec le soleil qui change de signe tous les mois et encore moins avec la Lune, qui change de signe tous les deux-trois jours.. Tout cela fait désordre!

Dès lors, le zodiaque reprend du galon, au grand dam d’un Kepler qui doit se retourner dans sa tombe. Kepler ne jurait plus que

par les aspects, ce qui était raisonnable quand on s’en tenait à Saturne. Mais Uranus est le triple de Saturne,  Neptune le double d »Uranus en termes de révolution et ne parlons pas de Pluton! Pour gérer de telles durées, il a bien fallu privilégier une division en  12, ce qui limitait les dégats.  Mais quand nous entendons des exposés (à Source), sur la portée de l’entrée de telle planéte lente dans un

signe, nous nous demandons s’il est bien raisonnable de se polariser sur la symbolique zodiacale en se disant qu’il faudra des décennies avant de retrouver le même climat astral. C »est du grand n’importe quoi!  Il est clair que l’astrologie ne fait sens que dans des

récurrences brèves et c’est d’ailleurs ainsi qu’il est possible de la redéouvrir. LEs astrologues sont obligés de nous expliquer que Pluton ne reviendra à cette même place que dans plus de 200 ans, ce qui aboutit à conférer à chacune de ses entrées une importance

exorbitante et très surfaite.  Quant aux gens qui naissent sous telle planéte lente en tel signe, on n’en aurait point trouvé des siècles

avant et on n’en trouvera pas des siècles après. Et tout est à l’avenant avec l’astrologie transsaturnienne: le moindre aspect est rarissime.  C’est la fuite en avant!  Nous pensons tout au contraire que les mêmes cycles reviennent dans notre  vie à plusieurs

reprises mais cela ne se peut qu’en s’arrêtant à Saturne. Le comble, c’est que nos astrologues suréquipés en arrivent à ne plus travailler

qu’au jour le jour et certains d’ailleurs ont fini, comme on l’a montré dans un précédent article, par ne même plus s’intéresser à la rareté

d’une configuration et à ne retenir qu’une combinatoire symbolique ponctuelle. Au lieu d’introduite la cyclicité dans la pratique

astrologique,  cela aura conduit en pratique à  l’en évacuer.

 

 

 

 

JHB

13. 05. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les domiciles

 

 

 

 

 

 

 

On peut signaler parmi les dégâts causés par une telle adjonction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l’astrologie contemporaine

influence anglaise vouée  aux emprunts

 

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Pour une linguistique de l’écrit

Posté par nofim le 13 mai 2014

Francologie et  Linguistique du signifiant

par  Jacques  Halbronn

 

L’écrit est le parent pauvre de la linguistique contemporaine laquelle a  cru bon d’opter pour l’oral  avec la phonologie et avec la

notion de signifié s’opposant à celle de signifiant.  Il est peut être temps de changer son fusil d’épaule et d’appréhender la question des

langues au prisme de l’écrit.

La morphosémantique tend ainsi à montrer que  le signifiant n’a pas besoin du  » signifié  » pour signifier. Les mots qui se ressemblent

constituent un  certain  champ sémantique qui ne passe par l’oralité. Mais pour que ce champ existe, il faut éviter les emprunts qui

sont la cause principale de la défaveur du signifiant et de la montée en puissance de la synonymie qui permet d’associer des

mots qui ne se ressemblent pas,  en recourant à la notion de signifié.

Dans divers travaux  et mémoires le plus souvent  restés inédits  (dans les années 87-95), nous avons notamment montré  que les emprunts de l’anglais au français se répartissaient selon  leurs suffixes. Certains suffixes  ne concernent que des mots d’origine française. Nous en avions signalé à l’époque une quinzaine  dont  ure, ot, ine,  et. Ce critère montre que c’est bien la forme du mot qui était

déterminante et non sa signification  puisque le classement était suffixal.

De la sorte, d’aillleurs, le français constitue  au sein de l’anglais un Etat dans l’Etat comme on peut le voir avec une autre forme de

suffixation, cette fois  conjoncturelle et  non plus structurelle, à savoir le cas des verbes « faibles »  se terminant en « ed » au passé  et qui sont quasiment tous d’origine française, (wanted est une exception)

On retrouve le même phénoméne en allemand, où les verbes en « ieren » (iert)  sont à peu près tous d’origine française et ont droit à un

traitement spécial, une grammaire dans la grammaire, sans le préfixe « ge » propre aux verbes proprement  germaniques. En hollandais, en revanche, le « ge » initial est de rigueur au passé même pour les verbes provenant du  français.

L’intérêt d’une linguistique du signifiant tient au fait, selon nous, que l’on observe à quel point une langue est sous -tendue par une

systématique laquelle cependant est parfois défectueuse, lacunaire et cela confère à cette linguistique des perspectives de

restructuration de la langue qui vont au delà d’une simple description. Car pour nous, la linguistique a une vocation diachronique

de restauration des états les plus anciens selon la thèse qui veut que les sociétés tendent à se constituer des structures, des

architectures qu’il est possible de reconstituer/ Bien plus – bien que cela puisse paraitre utopique, nous pensons que ces travaux de

restauration devraient influer sur le devenir des langues -ou du moins de certaines – au cours du XXIe siècle. On ne voit pas

pourquoi la langue ne serait pas perfectible au même titre qu’un appareil, un outil, une machine. L’idée d’une langue qui se

développerait par elle -même sans aucun contrôle n’est guère acceptable épistémologiquement.  C’est l’idée du signifié qui fait

selon nous obstacle à une telle prise de conscience. Pourquoi travailler sur le signifiant quand il suffit de plaquer du signifié.

Nous pensons que sur le plan cognitif et notamment lors de l’apprentissage du langage et de langues, l’idée que le locuteur ne puisse

accorder qu’un intérêt très relatif au signfiant et que vienne prévaloir le signifié nous semble extrémement fâcheux et pernicieux et génére une sorte d’aliénation qui décourage l’exploration libre de la langue tant  on signale de « faux amis » et toutes sortes de piéges, ce qui

confère aux éducateurs un pouvoir exorbitant car l’enfant ne peut guère  se fier à ses perceptions visuelles.

Cette linguistique du signifié qui prévaut  conduit à  décourager également le suivi des signifiants d’une langue dans une autre.

A ce propos, il importe de ne pas inclure dans une langue ce qui vient la polluer comme les noms(propres, de lieux, d’objets etc,  qui souvent sont d’origine étrangère et qui ne se prétent pas à un traitement structurel quand bien même pourrait-on

leur appliquer quelque forme de  suffixation, du fait des marqueurs.   Car cette présence de  termes inclassables  fait obstacle à ûne appréhension logique d’une langue.

On proposera de classer les langues selon qu’elles sont plus ou moins réformables, c »est à dire qu’il est possible de les restituer à leur état

premier, du moins celui qui fut le leur lorsqu’une structure d’ensemble y fut instaurée. A ce titre, la langue française nous  apparait comme

beaucoup plus réformable que la langue anglaise, du fait précisément de l’influence  prolongée de la première sur la seconde. En ce sens, on peut dire que cette influence française aura déstabilisé de nombreuses langues et s’apparente de ce fait à une forme de

colonisation avec des effets comparables.  La langue française  a un destin impérial.

A quoi tient cette suprématie, sinon cette supériorité du français, et la fascination qu’il n’aura cessé d’exercer directement ou par le biais

des langues germaniques qu’il aura  durablement marquées de son « French touch »?

Nous proposerons une piste de recherche  qui vaut ce qu’elle vaut.  Nous distinguerons entre les cultures du jour et celles de la nuit. Les unes sont  marquées par la vue, les autres par  l’ouie. La vue est liée au signifiant et l’ouie au signifié.  Entendons par là que certaines

populations auraient vécu dans des cavernes sombres, mal éclairées, sans feu  et d’autres dans des milieux où la visibilité était

sensiblement meilleure. D’où des pratiques sociales sensiblement différentes car dans l’obscurité, les éléments visuels sont  inappropriés

Selon nous, l’Angleterre aurait été marquée par une culture de l’oralité et aurait privilégié l’oral sur l’écrit. Mais en même temps, il

semble que les cultures de l’écrit ait domine les cultures de l’oral, notamment par une meilleure maîtrise du feu et de tout ce qui en découle, d’où l’ascendant du français sur l’anglais et le respect quasi religieux des mots français écrits par les anglophones, qui ne s’est

guère démenti au fil des siècles, ce qui explique le maintien des mots français dans leur forme d’origine alors même que le français

lui-même évoluait. Les anglophones se contentent de traiter les mots français à leur manière, au niveau des conventions orales

(sens et prononciation), sans oser les transformer dans leur forme. On retrouve cette mentalité au niveau  juridique, le droit anglais se situant plus au niveau du juge  (jurisprudence)  que de la loi, des textes donc plus à ‘l’oral que l’écrit.

Toute l’Europe du Nord,  tant germanique que slave, est fortement marquée par la dominantion des mots français. Mais l’Afrique du

Nord l’est également, notamment en Algérie,  au niveau de l’arabe parlé dialectal qui se référe de facto au français écrit qui lui sert en

quelque sorte d’assise.  L’hébreu moderne est par ailleurs de plus en plus envahi par des emprunts au français,  de façon directe ou

indirecte  (par le biais du russe notamment). Le français est le vecteur principal de la latinité dans le monde, si l’on admet que l’anglais

est un véhicule des mots français.

Toutes ces observations conduisent à considérer que contrairement aux prévisions, la langue française sous une forme certes

réformée sera la langue mondiale d’où l’urgence de mettre en chantier ce nouveau français qui devra obéir à des exigences

maximales de rigueur. Nous avons esquissé un programme de réforme  structurelle  du français- d’où le terme de francologie-

dans un texte paru dans la Revue Française d’Histoire du Livre  (livraison 2011)/ Rappelons que selon nous

les mots français sont un produit d’exportation et devront constituer à l’avenir un courant puissant d’exportation.

 

JHB

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Vénus et le refus des clivages: vers l’Unité

Posté par nofim le 13 mai 2014

L’exigence de liberté et la phase vénusienne de l’Astrocyclon

par  Jacques  Halbronn

 

Il y a des obstacles à notre adaptation aux phases qui se

succédent et qui forgent l’esprit du temps (Zeitgeist) et cela

vient certainement interférer quand on est à contre-temps.

Ce n’est pas que l’on ait tort dans l’absolu mais que l’on n’a

raison que dans le relatif. Attention donc aux décalages!

C’est ainsi qu’actuellement, l’on reproche au gouvernement

ses promesses et donc ses prévisions chiffrés et datées voire

de s’obnubiler sur ses engagements passés.

Il semble en effet que ce que l’on apprécie présentement,

c’est d’avoir les coudées franches. On considére  comme

une preuve de faiblesse de la part du pouvoir de donner des

verges  pour se faire fouetter.

L’homme « vénusien » est celui qui refuse de se laisser

enfermer, cloisonner dans un certain espace et dans un

certain temps, dans une sorte de carcann de cage

spatio-temporelle et qui vit au présent, qui est le lieu de

convergence du passé et du futur et qui les transcende.

Nous n’avons pas à occulter le présent au nom du passé ou

du  futur. Un gouvernement qui s’appuie sur une

légitimité révolue et sur des promesses à long terme n’est

pas crédible par les temps qui courent.  Il n »est  pas dans

l’ici et maintenant mais dans la projection rétrospective ou

prospective.

On ne rassurera donc pas les gens, l’opinion, en phase

vénusienne du cycle de Saturne par la mise en avant d’une

discipline rigide, stricte (étroite). On ne tolére pas que le

gouvernement aille se protéger dans les replis de la

constitution et les jupons  des institutions..  Moi, président

de la République….

On pense au général de Gaulle qui ne tenait pas sa

légitimité du seul scrutin mais qui au contraire apportait

à son statut sa  dimension personnelle.

Dans la vie quotidienne, il faut -du moins sous Vénus- avoir

les coudées franches et ne pas se montrer tatillon, sectaire

inquisiteur comme peut l’être Mars. Le Vénusien est quelque

part dans l’illimité,  dans le toutes les options sont ouvertes,

sans restrictions ; il agit selon son bon plaisir et n’a de

compte à rendre à  personne.  On pense  à Wladimir

Poutine que d’aucuns  voudraient plutôt  aujourd’hui

qualifier de Martien.

Mais Vénus c’est aussi la table rase, c’est Descartes qui ne

s’oblige à croire en rien a priori.(cogito) dans son Discours de

la Méthode.

C’est dire que l’astrologue ne saurait épouser certains

préjugés mais disposer d’une grille dont il ait la maîtrise.

On fait confiance de nos jours  à ceux qui exploitent au

mieux ce qui se présente, qui s’adapte le plus vite aux

situations à leur avantage, aux stratéges, aux tacticiens. Et

il est clair que celui qui a les mains liées fait piétre figure.

(on pense aux contraintes de l’euro, de l’Europe). A contrario,

quand Manuel Valls le nouveau Premier Ministre remet en

question le tabou des départements, il envoie un signe

vénusien fort. Les élections européennes qui auront lieu

dans quelques jours devraient accorder une prime à tout

discours émancipateur, faisant fi de tout ce qui viendrait

limiter les marges de manoeuvre. Vénus se veut libre comme

l’air pour être en phase avec les circonstances. Beaucoup de

flexibilité, un certain sens de l’improvisation sont les

bienvenus.

Avec la phase martienne qui suivra dans dix huit mois, il

sera alors temps de changer de registre mais entre temps, il

faut aller aussi loin que possible dans le sens d’une ouverture,

d’un décloisonnement, d’un possible revirement, d’un

changement des alliances,sans état d’âme et balayer

les entraves. Chaque chose en son temps.(l’Ecclésiaste).

Il y aura évidemment un temps martien qui exigera une

formalisation, une structuration, une codification comme

lorsque l’on conclut un amistice, un cesser le feu et que les

lignes se figent. La forge vulcano-martienne (le rouge du

feu et de la planéte « rouge ») cristallisera le statu quo pour

un certain temps, comme dans le cas d’une trève.

La morale à tirer, c’est qu’il faut toujours tenir le discours

qui est en phase, celui de la liberté, du refus du formalisme

ou celui du contrat, du cadre. Avec Vénus, seul le résultat

compte alors qu’avec Mars, il y a des régles à respecter

et si elles ne le sont pas des sanctions. Mars en ce sens est

le bourreau ( guillotine), celui qui punit ceux qui se

croyaient dans  l’impunité, qui impose la « norme », la loi avec

tout son appareil de surveillance ( Big Brother), de contrôle.

Le paradoxe, c’est que le temps vénusien soit compté,

circonscrit.  C’est bien là toute l’ambivalence

de l’Astrologie.

 

 

JHB

09 05 14

 

 

 

 

 

 

 

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L’occultation du Mal.

Posté par nofim le 12 mai 2014

Thème du Café philo  du 18 mai  Animateur  Jean François

au Café Le Falstaff à  18h

Entrée Libre avec consommations demandées.

 

 

Le plaisir  peut-il nous guider?

Débat proposé

par  Jacques Halbronn

 

Dans un précédent texte, nous avons voulu montrer que

le Bien n’était pas le contraire du Mal et nous insistions sur

le fait que l’on ne pouvait ignorer le Mal sous prétexte qu’il

y avait du Bien lequel ne saurait compenser le Mal.

Selon nous, seule la perception du Mal compte et bien

évidemment tout ce qui vient occulter le Mal  sera de l’ordre du

Mal, à savoir le Bien.

Nous aimons la forme  Rien à signaler (RAS) car tel est bien

l’enjeu.  Y -a t-il des signes qui justifient que l’on s’alarme ou

non?

Le plaisir nous apparait donc  comme éminemment suspect

en ce qu’il nous fourvoie, nous égare. Nous distinguerons

le Bien et le Bon, ce que ne font pas les Anglophones qui

emploient le même mot « Good ». Ce qui est bon peut tout à

fait ne pas être bien et le bon est ici de l’ordre du Plaisir dont

il est peu probable qu’il soit en mesure de nous guider sur

la « bonne » voie, l’adjectif  « bon » ici  référant au Bien et non

au Bon.

Le rôle des sens n’est pas de nous dire ce qui est bon mais

ce qui ne l’est pas. Savoir  que quelque chose est bon ne nous

aide pas. Savoir que quelque chose n’est pas bon peut nous

sauver. Le vrai Bien n’existe pas en soi, c’est l’absence du Mal.

Quelqu’un va bien quand il ne va pas mal, quand il n’est pas

malade, quand il est dépourvu  de mal. Un peu de bonheur

ne signifie pas que le mal ait été vaincu mais risque

surtout de nous faire oublier que le mal pourrait ne point

l’avoir été.

Prenons une viande avariée. Si l’on y ajoute certains

condiments, on ne se rendra peut etre pas compte de son

état. Le bon nous cache le mal, il n’est pas le contraire du

mal, mais il contribue à nous leurrer, à nous donner le

change. Le contraire du mal, c’est son absence, c’est le fait

que nos sens ne sont pas mis en alerte.

Prenons quelqu’un qui récite un texte. Ce texte peut certes

nous intéresser mais peut    être éprouverons nous quelque

malaise si la personne qui le lit nous donne le sentiment

qu’elle ne comprend pas ce qu’elle lit. Il y a une dissonance,

une fausse note, cela sonne faux.

. Tout dépend de l’acuité de notre esprit

critique.  Un tel percevra idu mal et pas quelqu’un d’autre. La

vie nous enseigne à nous méfier, à ne pas nous fier à une

bonne mine. L’habit ne fait pas le moine. Savoir détecter le

mensonge est bien plus important que de se délecter de tel

ou tel plaisir de la vie. Certains boivent pour ne pas

souffrir. Ils s’accordent du bon temps, une compensation,

pour oublier, pour faire « passer la pilule ». On nous

propose des cadeaux qui n’ont rien à voir avec le produit

(la lessive Bonus), soldats Mokarex etc)

Le Bon permet de se tromper soi-même, de tromper son

propre corps sur ce que nous lui servons comme la

malbouffe.  Le Mal, c’est aussi ce qui n’a pas de goût et

pas seulement ce qui a mauvais gôut.  Ce qui est

insignifiant, à manger ou à entendre, peut être sauvé par

quelque adjuvant ou parce qu’il y a une jolie serveuse ou

speakerine. Ce qui ne nous nourrit pas vraiment est aussi

de l’ordre du Mal et le cuisinier qui arrange un produit

médiocre par quelque sauce ou condiment  nous  trompe

délibérément croyant que le « bon » qu’il apporte neutralisera

ce qui est « nul », insipide, inconsistant.  C’est vrai aussi

pour toute forme de maquillage qui masque une mauvaise

santé, qui nous trompe sur la marchandise.

C’est pourquoi toute forme  d’addition est suspecte et peut

cacher une carence, une infirmité, ce qui conduira à nous

décevoir ( en anglais deceive: tromper).  Purifier , se

purifier  est la meilleure parade contre le Mal. Ce n’est pas tant

qu’il faille ajouter que soustraire, enlever, ôter..

 

JHB

12 05 14

Post Scriptum

Le plaisir  peut aussi provoquer du mal.

Le fait de ne pas avoir de plaisir est aussi un signe du Mal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sur l’archéologie du savoir

Posté par nofim le 10 mai 2014

Méthodologie de la genése des textes. L’aval et l’amont.

par  Jacques  Halbronn

 

Nous poserons comme  principe  que ce qui n’est pas cohérent renvoie à un ailleurs de la cohérence. Entendons par là que si un

dispositif n’est pas conscient et porteur de sa propre  cohérence, cela tient au fait  qu’il dépend d’une autre instance en amont.

Selon ce principe, on constitue une méthodologie permettant de reconstituer la genése d’un texte donné. Autrement dit, quand il y a

manque de cohérence, c’est que celle-ci s’est perdue en cours de route/ Il nous semble préférable de parler d’une perte; d’une

déperdition de sens.

Prenons le cas des quatrains des Centuries, si ces quatrains nous semblent obscurs, c’est, selon notre méthodologie, qu’en amont

il y a de la clarté. L’on peut soit apporter de la clarté  au texte en présence, soit  rechercher la source dont ils sont issus si tant est

que celle-ci soit toujours  accessible.  On peut aussi  en faire le commentaire et apporter du sens après coup.  Mais, pour nous, c’est lors

même de la rédaction, de la composition que cette cohérence préexiste. On doit se demander ce qu’avait sous les yeux celui qui a

produit les quatrains attribués à Nostradamus. C’est l’intertexte.

Si l’on considére le cas de l’Astrologie, on peut dire que tous les textes qui en composent le corpus  renvoient à d’autres textes tant ces

divers textes nous apparaissent comme n’étant pas porteurs  de cohérence. On peut ainsi développer un certain sens du manque, de

l’absence, de la perte, de l’incomplétude.

C’esr ainsi que l’ensemble des 12 signes du Zodiaque ne saurait satisfaire notre exigence de sens sauf   à  y  plaquer des

commentaires visant à masquer  une déficience. Nous sommes donc priés, invités à aller chercher du sens ailleurs, dans un texte dont la

symbolique zodiacale serait dérivée, issue.

On peut aini classer les textes selon un certain ordre chronologique fondé sur l’état structurel. La diachronie sous tendue par la

synchronie. Entendons par là que cette chronologie n’ a pas l’obligation de s’appuyer sur les dates qui sont données et qui nous

imposent un certain ordre diachronique complaisament fourni et « explicite »  car un document peut être antidaté (ou post- daté) ou

comporter des additions qui donnent le change. On pense aux fausses éditions des Centuries.

Il  en est de même pour l’histoire des langues. Si l’on compare deux langues ayant des traits communs, selon quels critères

pourra—ton déterminer quelle est la poule et quel est l’oeuf. Celle qui offre le  plus de cohérence interne sera la plus ancienne. Ainsi du

français par rapport  à l’anglais qui en dérive.. Souvent quand il y a emprunt, tout n’est pas emprunté et cela donne un résultat assez

bancal.

Tout se passe comme si celui qui emprunte ne prenait pas la peine de faire sens puisque sens il y a en amont.  Or, il peut venir

un moment  où l’emprunteur peut être tenté de brouiller les piste.

On ajoutera en corollaire qu’un texte insuffisant peut nous permettre de reconstituer sa source quand celle- ci semble perdue de par

un travail  de restructuration somme tout assez délicat/ Il arrive aussi que la source existe bel et bien mais qu’elle n’a pas été

identifiée en tant que telle, tant l’écart a pu se creuser entre l’amont et l’aval.

On pense aussi à quelqu’un qui applique des consignes sans en comprendre la raison d’être. Il prouve ainsi qu’il n’en est pas

l’auteur,que cela le dépasse mais surtout qu »‘il fait confiance à celui dont cela émane.

Il peut cependant choisir de déclarer que ce qui compte ce n’est pas la cohérence mais la satisfaction. On passe de l’autosuffisance à

la satisfaction. Mais est-ce que le plaisir est un bon guide? C’est le probléme de la plus value.

Souvent le plaisir (cf notre conférence du 18 mai au Falstaff, place de la Bastille, à  18h) ne fait que masquer le manque. On préfére ajouter quelque chose de plaisant plutôt que de retourner en amont. On masque les symptomes mais on n’accède pas aux causes.

Le XXIe siècle  sera exigeant en matière de cohérence. On ne peut se contenter de fuite en avant..Il faut renouer avec le passé car rien

n’est plus abrutissant que  de faire absorber par notre corps (et notre cerveau qui en fait partie) des produits frelatés, déficients, transmis par des irresponsables qui  n’ont pas les clefs de ce qu’ils proposent. On pense à ces pianistes qui jouent les oeuvres d’autres

compositeurs et qui donnent l’illusion que cela émane d’eux alors que c’est un leurre.   On ne peut plus se contenter de ce qui est de seconde main.

 

10 04  14   JHB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le rapprochement de l’anglais et du français

Posté par nofim le 10 mai 2014

L’anglais écrit  comme prolongement du français

par  Jacques  Halbronn

 

On ne peut raisonnablement opposer le français à l’anglais

au niveau linguistique car l’anglais moderne doit trop au

français. En ce qui nous concerne, quand nous nous

exprimons en anglais, nous n’avons pas le sentiment de

parler une langue « étrangère » mais  bien plutôt

une autre forme de  français. Un français des colonies, en

quelque sorte, comme quelque forme de créole, de sabir

fortement truffé de mots français, ce qui ressort notamment

à l’écrit, tant les mots français sont presque toujours

parfaitement identifiables, sous une forme orthographique

inchangée. L’anglais n’existe de façon spécifique qu’à l’oral.

C’est pourquoi nous ne voyons pas d’obstacle majeur à

l’usage de l’anglais écrit comme langue mondiale, tant la part

du français y est manifeste et flagrante, ce qui facilité

singulièrement la circulation entre ces deux « langues » qui

au bout du compte n’en font qu’une, tout comme le Royaume

Uni se situe géographiquement dans le prolongement de la

France, ce que l’Histoire a abondamment confirmé. A l’inverse,

si l’on prend le cas de l’Algérie autre prolongement outre mer

de la France, c’est alors à l’oral que se situe l’empreinte

du français sur l’arabe, du fait notammnt de la différence

d’alphabet. Dans les deux cas, la France a envahi ces contrées

et les a intégrées au sein d’une sorte d’empire. Certes les

empires passent mais les réalités linguistiques restent et c’est

ce qu’il ne faudrait pas minimiser. Les langues transcendent

les clivages religieux, politiques et le français ne s’est jamais

limité au royaume de France et fut souvent la langue de nos

adversaires, notamment au xVIe siècle, sous Charles Quint.

A  ce propos, il faut faire la part du déni chez les anglophones

qui se révoltent contre une telle représentation avançant ainsi

l’argument de l’origine latine des emprunts alors qu’il est

aisé de montrer que c’est bien par le biais du français que

l’anglais ancien s’est latinisé. Le français qui aura succédé

au latin en tant que langue de culture pour toute l’Europe.

Pour suivre notre argumentation, il convient évidemment

de renoncer à une conception figée de la langue et de ne pas

s’en tenir à une approche socioloinguistique primaire.

L’ethnologie et l’ethnométhodologie (Garfinkel) soulignent

le décalage qui peut exister entre pratiques conscientes et

subconscientes (cf  Catherine Clément. La putain du diable

Ed Flammarion 1996, pp. 61  et seq,  sur les Bororos). Une

chose est ce que les gens disent, racontent (accounting)

une autre ce qui se pratique véritablement.

Nous pensons que le français et l’anglais pourraient être

enseignés de concert dès lors que l’on se centre sur les

« racines » françaises, qui sont à proprement parler le

« signifiant » par delà la prononciation, par delà la

signification, qui sont de l’ordre du « signifié » et il

importe de réviser une certaine idée sur la dialectique

du signifiant et du signifié en situant le signifiant dans

l’écrit et le signifié dans l’oralité et une tradition orale

sur l’emploi du dit signifiant. Il est clair que le français et

l’anglais diffèrent bien plus au regard du signifié que du

signifiant et donc les adversaires de nos thèses seront

enclins à privilégier le signifié sur le signifiant, ce qui

aura été largement la tendance dominante chez les

linguistes, notamment autour de la « phonologie » et des

phonémes, établissant ainsi une linguistique générale

centrée sur l’oral et qui pour nous reléve d’une

sociolinguistique relativiste assez suspecte.

Il est par ailleurs souhaitable d’envisager à l’avenir un

travail de réforme du français qui en ferait une langue

qui aurait reconstitué sa structure interne, si souvent

sacrifiée au fil des siècles par les diverses langues. Il

convient de reprendre le contrôle des langues et

de développer une politique et une économie des langues

impliquant une certaine méthodologie archéologique.  A terme,

cela signifie que si l’anglais joue actuellement le rôle d’une

langue mondiale,  il devra tôt ou tard , sur ce point,  laisser

la place à un français rénové, purifié en tant que langue

écrite, l’anglais restant dominant au niveau oral. La question

de l’oral et de l’écrit doit selon nous apparaitre comme une

dialectique recouvrant peu ou prou celle du signifié et

du signifiant. Au lieu de poser clairement une telle

dialectique, la linguistique saussurienne et post -saussurienne

ont opté pour celle du signifiant et du signifié qui générent

une certaine confusion du moins dans leur acception

habituelle.

L’oralité de la langue s’articule notamment autour de

la question des synonymes. Une tradition orale nous

enseigne que des mots qui ne ressemblent nullement

ont grosso modo le même sens, ce qui est une façon

de contourner le signifiant. Ce discours convient

parfaitement à des langues hybrides qui masquent ainsi

le chaos de leurs signifiants par le réseau de leurs signifiés.

On rappellera enfin  l’importance que nous accordons à

la notion d’empire. Tout empire doit assumer une certaine

diversité de ses composantes, et introduire une forme

de laïcité. On dira que le signifiant est le noyau de

l’empire du français et le signifié  la variable qui laisse

aux diverses composantes une certaine marge de

spécificité.  On aura compris que le critère du nombre

de locuteurs francophone en comparaison de celui des

locuteurs anglophones est assez secondaire ici puisque nous

refusons que l’on oppose ces deux langues lesquelles

s’inscrivent au sein d’un seul et même empire linguistique

axé sur l’invention, la création du français à partir du latin.

JHB

11  05  14

 

 

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JHB

10 05 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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les colonies  dans la guerre

l’union demandée par churchill

 

 

 

 

 

nie

 

 

 

 

 

Publié dans ECONOMIE, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

La prévision et le temps perdu

Posté par nofim le 10 mai 2014

Divination et procrastination

par  Jacques  Halbronn

 

On se demandera si les voyants de toutes sortes ne sont

pas utilisés par leurs clients à des fins de procrastination

car souvent prévoir, c’est ne pas  agir dans le présent et s’y

résoudre.

Ayant beaucoup fréquenté les voyants ces derniers temps

à des fins de reportage, nous nous sommes mis de temps à

autre dans la peau, dans le rôle d’un de leurs clients et les

avons interrogé sur certains problémes que nous

rencontrions dans notre vie.  Et avec le recul, on peut se

demander si notre demande ne consistait pas avant tout

à chercher un prétexte pour ne pas affronter immédiatement

l’obstacle, pour gagner du temps, ce qui nous aura conduit

à en perdre.

On dit qu’un homme averti en vaut deux mais le fait d’être

dans l’attente de quelque chose qui doit se produire ne

risque-t-il pas de nous reporter à plus tard ce que nous aurions

à faire immédiatement, sans plus tarder?

Quand le voyant nous annonce que les choses vont

s’arranger dans quelques mois, il nous invite de facto

à repousser les échéances, il nous offre du temps pour nous

retourner mais en même temps il nous met en porte à faux

avec le présent. Donc, il nous fait perdre parfois un temps

précieux et nous conduit à réagir trop tard. En fait, on

peut se demander si nous n’aurions pas été mieux

inspirés d’agir dans l’urgence et cette idée d’urgence nous

apparait comme assez étrangère à celle de prévision, sinon

incompatible.

Le praticien – quel que soit son support- doit savoir que

quelque part, il ne faut pas entrer dans le jeu de son

client en l’encourageant à une certaine procrastination qui

n’est pas nécessairement, loin de là, la bonne attitude, celle

qui « marchera » avec l’autre.  Le client du voyant, dans bien

des cas, vient chercher des excuses pour remettre à plus

tard ce qui serait à faire tout de suite. On peut même dire

que le voyant doit inviter son client à prendre ses

responsabilités, à ne pas fuire devant l’obstacle. C’.est comme

si le client venait demander un délai pour affronter la vie

comme on va voir le médecin pour ne pas aller au travail.

Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. Or le voyant

génére des situations froides, à force d’attendre. Il

introduit une temporalité « surhumaine » sinon inhumaine

qui dans bien des cas génére du pourrissement, du

ressassement à mesure que le temps passe, du décalage.

La voyance devrait plutôt intervenir comme un compte

à rebours et dire qu’il ne sert à rien d’attendre, que cela

n’arrangera rien de laisser traîner.

Il est un peu facile de se dire que ce n’est peut être pas le

bon moment car c’est bien ce doute qu’introduisent toutes

ces pratiques du futur, sans distinction, astrologie inclue, quand

elles laissent entendre qu’il faille attendre de meilleures

circonstances, dans quelques semaines ou quelques mois, à

la prochaine saison. Ce doute qui conduit le client à

aller consulter, le voyant peut-il déontologiquement

l’entretenir, le cultiver dans son esprit ?  Faut-il vraiment

donner du temps au temps?

Les gens ont des enjeux au présent, à une toute petite

échelle et l’astrologie et la numérologie, notamment,

introduisent des durées  à une toute autre échelle de temps.

Rien n’est plus inquiétant qu’un praticien qui fixe des dates,

des périodes qui distendent le temps.  Disons que lorsque

tout va bien,  il est bon de savoir que l’on a du temps, que

cela va durer encore un moment,  que l’on a l’avenir

devant soi mais lorsque cela va mal, il vaut mieux prendre

le taureau par les cornes.

 

JHB

10 05  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans ASTROLOGIE, divination | Pas de Commentaire »

Nostradamus et le plagiat versifié

Posté par nofim le 9 mai 2014

Nostradamus et le passage de la prose aux vers

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous  (cf Halbronn’s Researches sur le site propheties.it), Nostradamus ne serait

pas l’auteur des quatrains qui lui sont attribués. Cela vaut aussi bien pour les quatrains de

ses almanachs que pour ceux des Centuries. Au vrai, Nostradamus ne semble aucunement

avoir affectionné la versification et ce serait donc une grave erreur que de le présenter comme

poéte, comme on tend à le faire.

Mais on ne peut pas non plus dire que ces vers n’ont rien à voir avec l’oeuvre de Michel de

Nostredame car ils sont, selon nous, issus de sa prose. Un autre cas intéressant qui

appartient à la fin du XVIe siècle, qui est au vrai la période de rédaction des Centuries est

constitué par la Prophétie de Saint Malachie (cf notre ouvrage Papes et Prophéties. Ed. Axiome

2005). Nous avions montré que les « devises » des papes dérivaient de textes historiques ou

scripturaires (L’Ecclédiastique Ben Sira).  Sur un autre plan, d’ordre iconographique, nous avons

également montré que les signes du zodiaque étaient extraits de l’imagerie des calendriers et

des almanachs. Le travail du chercheur  consiste ici à retrouver la source de ces documents

encore que parfois ces documents nous soient parvenus et non pas leurs source.  Citons aussi

dans nos travaux la question des Protocoles des Sages de Sion et de leur source chez Maurice

Joly. Ce qui pose un probléme de paternité/ Peut-on attribuer à un auteur un « travail » qu’il

n’ a pas réalisé mais qui n’aurait pu exister sans le procédé utilisé? Nous pensons enfin au

Centiloque attribué à Ptolémée jusqu’à ce qu’il ait été montré (par Richard Lemay) que c’était

une fausse attribution mais il n’y a pas de fumée sans feu. Si ce n’est pas stricto sensu de

Ptolémée,  ne s’agit-il pas d’un résumé, d’un digest, quand bien même y aurait-on ajouter

quelques éléments externes? C’est dire que la question de la paternité ne saurait  être

tranchée trop simplement et que dire des traductions, des adaptations? Cela vaut aussi

pour les rapports de langue à langue.  Nous avons à maintes reprises rappelé tout ce

que l’anglais devait au français. Est-ce à dire que l’anglais est du français ou du moins qu’il

entretient avec le français un certain rapport de filiation?

Pour en revenir à Nostradamus,  il est clair que les quatrains ne nous apportent pas un

éclairage très intéressant pour l’appréhension de sa pensée.  Dans le meilleur  des cas, les

quatrains peuvent nous servir à reconstituer des textes en prose qui auraient disparu

entre temps mais ils sont tellement désarticulés quand on les référe aux sources clairement

établies qu’une telle entreprise semblerait bien vaine. D’où l’importance extréme que représente

la recension des textes en prose de Nostradamus pour en dresser un portrait authentique.

Bien plus,  les quatrains nous semblent faire écran avec les textes dont ils sont issus et qui ne se

limitent nullement aux deux épitres en prose placées avec les Centuries : Préface à César et

Epître à Henri Second qui ont été beaucoup mieux conservées et diffusées jusqu’à nos jours

que le reste de la production en prose. Or, ces deux textes encadrant les Centuries n’épuisent

aucunement notre sujet. Bien des textes d’ailleurs nous sont accessibles, en français mais aussi

en d’autres langues et notamment en italien, ce qui est précieux en raison de la censure de

certains textes en français au début des années 1560, peu avant la mort de Nostradamus

survenue en 1566.

Par delà l’intérêt de la mise en évidence du mode de translation de la prose vers les vers, il

est clair que les textes en prose nous aident  à tracer un portrait de Nostradamus astrologue,

alors même que les quatrains tendent à brouiller cette image en interposant un

personnage de prophéte,  n’ayant aucun besoin de regarder

les astres pour prédire. Or, selon nous, bien au contraire, le

Nostradamus en prose est un astrologue au plein sens du terme

qui ne profère guère de propos qu’il n »étaie pas au moyen de

l’astrologie à telle enseigne que Nostradamus nous apparait

comme un commentateur du ciel, ni plus ni moins. C’est..

un peu l’arroseur arrosé . Nostradamus traduit en prose

les configurations célestes et sa prose est elle-même

instrumentalisée, transmutée en quatrains prophétiques.

D’où un triptyque Astronomie-Astrologie-Prophétie.

Cela dit,  ceux qui ont produit les quatrains centuriques

auront fait fléche de tout  bois.  Alors que pour les

quatrains (présages) des almanachs,  on part de la prose

imprimée, pour les quatrains des Centuries qui sont

posthumes en dépit d’éditions antidatées qui peuvent nous

induire en erreur, il apparait que l’on se soit servi de

manuscrits retrouvés ou conservés dans sa bibliothèque, ce

qui aboutit à ce que des documents n’offrant strictement

aucne dimension astrologique tels des récits et

des guides de voyages, voire des notes de lecture cohabitent

avec les brouillons de ses almanachs et pronostications dont

d’ailleurs un volume avait été constitué comme pour sa

correspondance (cf  B. Chevignard, Jean Dupébe)

Mais le plus étrange, probablement, fut cette tentative qui

fut longtemps couronnée de succés jusqu’à ce que nos

propres travaux y mettent le hola, qui consista à faire

croire que les quatrains des centuries étaient parus du

vivant de Nostradamus, dès les années Cinquante et qu’ils

étaient en fait contemporains des quatrains de ses

almanachs,. En fait, on assiste là à un phénoméne de

substitution pur et simple. Les quatrains des almanachs

sont remplacés par ceux des Centuries et vont d’ailleurs

finir par carrément disparaitre des éditions . Mais le

malheur des faussaires aura été d’ignorer que déjà du

vivant de Nostradamus avaient circulé des almanachs

contrefaits (Barbe Regnault) dotés de vignettes mal

imitées des pronostications de Nostradamus si bien

que les fausses éditions des Centuries censées parues dans

les années 1550 -(1555 1557)( sont dotées des vignettes des faux

almanachs de Nostradamus des années  1560.

Ce qui nous frappe, c’est en fait non pas tant les supercheries

des libraires des XVIe-XVIIe siècles mais l’incapacité des

historiens de cette littérature d’y voir clair, continuant

encore de nos jours à prendre des vessies pour des lanternes

et  se faisant ainsi mener par le bout du nez par des

faussaires pourtant bien maladroits mais qui avaient tenté

avec une certaine ingéniosité dument documentée par leurs

archives de libraires, de produire des éditions attribuées à

des libraires dont ils recyclaient le matériel, des décennies

plus tard.(comme Macé Bonhomme)

JHB

09. 05 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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