Le mythe de l’ennemi intime

Posté par nofim le 30 juin 2014

Les femmes et le mythe de l’ennemi de l’intérieur

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons déjà évoqué l’idée selon laquelle  la Shoah serait due à un malentendu lié au mythe de l’ennemi de l’intérieur, c’est à dire d’une

population à la fois très proche, voisine et en même temps ayant d’autres valeurs qui la rendraient au bout du compte

inassimilable. L’antijudaïsme serait né de la conviction que les Juifs correspondraient à une telle description. Mais ne se serait-on

pas trompé de cible?

En nous plaçant dans l’optique d’une symbiose entre deux humanités (depuis 2003:  homo sapiens d’un côté,  Néanderthal de l’autre), on a la un scénario qui recouperait ce mythe d’une proximité factice. Mais faut-il  considérer les Hébreux comme appartenant à cette humanité

autre? La solution par l’extermination serait relativement simple du fait même de leur très petit nombre à l’échelle de toute l’Humanité.  Leur extinction pouvait être  programmée si l’occasion se présentait, notamment à l’occasion de victoires militaires.

Mais pour nous ce serait là une fausse piste et d’abord pour une raison très simple, ce qui compliqua singulièrement une telle entreprise, à savoir l’absence de visuel. Or, nous accordons la plus grande importance dans notre anthropologie  aux apparences par delà les questions d’habillement.  Les Juifs appartiennent à la « race » blanche et se fondent aisément en elle. Nous avons montré dans de précédents textes qu’ils n’avaient été qu’une tête de pont aux confins du monde arabe, lequel  reléverait en revanche d’une autre race

qui ne serait ni la blanche, ni la noire.

Or, si l’on s’en tient au critère visuel, il s’agirait de trouver une population qui est à la fois sembable et différente. Pour nous, la

réponse est simple: les femmes qui ne sauraient visuellement se confondre avec les hommes tout en partageant intimement leur vie.

Nous avons évoqué à l’occasion d’une étude sur les Mille et une Nuits  cette fièvre meurtrière qui s’était emparée du Sultan, rendu

furieux par le comportement féminin et désireux de se venger sur autant de femmes que possible en les faisant exécuter au

rythme d’une par jour, sort auquel Shéhérazade parvint à échapper. Mais cette femmes offrait d’étranges particularités en ce qu’elle

ne pouvait rien faire pendant qu’il faisait jour et c’est en cela que nous l’avons assimilée à un vampire condamné à vivre dans les

ténébres.

Nous nous sommes fréquemment interrogés sur les rapports existant entre les femmes et les machines (cf notre ouvrage chez

Eric le Nouvel). Nous avons ainsi développé la thèse selon laquelle face à l’invasion des machines, les femmes avaient reflué vers

les positions tenues par les hommes, d’où les revendications égalitaristes contemporaines, nées avec l’essor de la technologie.

Et en effet, l ‘on peut se demander si à terme, les femmes ne feront pas double emploi avec les machines du fait que leur espérance

quant à l’accés aux positions masculines les plus elevées – celle de l’élite  auraient échoué, entendons par là la perspective d’une contribution significative des meilleures d’entre elles.

Quelque part, la Shoah aura donné un sursis aux femmes en se reportant sur le bouc émissaire  juif.Or  les Juifs ont réalisé

précisément ce que les femmes n’ont pas su faire, en dépit de leur nombre, infiniment plus elevé. Ils ont montré qu’ils avaient

pleinement leur place – du moins certains d’entre eux et il y a toujours beaucoup d’appelés et peu d’élus-  au sein de l’élite

masculine blanche et ce en dépit de toutes sortes de discriminations et d’obstacles identitaires. En ce sens, l’existence des Juifs si

brillants depuis notamment la fin du XVIIIIe siècle font probléme pour les femmes quant à leurs prétentions.

Quel avenir pour les femmes? Avec l’essor de la technologie, contrairement à ce qu’elles semblent croire, elles ne trouveront pas à

terme dans la machine un allié mais un adversaire. Certes, en apparence, l’on pourrait penser que les femmes compenseront

leurs manques  ou si l’on préfére leur « retard » en se servant des machines, ce qui les mettrait à égalité avec les hommes. Mais en réalité,

les machines (cf notre article « Tselem »  site hommes-et-faits.com) plafonnent et si elles accomplissent les tâches de  base

de  gamme des femmes, elles restent en de ça des tâches des hommes, au plus haut niveau.  En ce sens, nous pensons que l’avenir

des femmes au XXIe siècle est sérieusement menacé et ce d’autant que les hommes prendront de plus en plus conscience de ce

qui les distingue des femmes et l’on comprend pourquoi les femmes voient d’un très mauvais oeil toute recherche concernant

la question du différentiel sexuel.  On notera, pour l’anecdote qu’au moment où Satre écrivait ses Réflexions sur la Question Juive, sa

compagne, Simone de Beauvoir allait bientôt faire paraitre « Le deuxiéme sexe ». Or,  à terme, l’avenir des Juifs nous semble mieux

assuré que celui des femmes, sauf à imaginer une humanité castrée par la machine.

 

 

 

 

 

 

JHB

30. 06. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le dimorphisme au prisme des Mille et Une Nuits

Posté par nofim le 30 juin 2014

Schéhérazade  et la question dimorphique  des vampires

par  Jacques  Halbronn

Nous avons récemment  découvert  des traces de

dimorphisme dans les « Contes arabes » des Mille et Une

Nuits. Rappelons que pour nous, il s’agit de monter la

dimension dimorphique d’une Humanité  dont on sait

désormais qu’elle est la combinaison de deux évolutions

distinctes, celle de l’Homo Sapiens et celle de l’homme de

Néanderthal.

Or, que nous apprend la lecture des Mille et une  nuits,

dont la traduction française de 1711 par Antoine  Galland

fut la première en Europe? On s’intéressera au « cadre »

récurrent et non au contenu des ces « contes arabes » comme

on les appelle alors et ce cadre est probablement plus ancien

que son contenu lequel a pu varier au cours des siècles, dans

son parcours oriental (Inde, Perse, Turquie etc).

Le fil d’Ariane qui est censé relier ces centaines d’histoires

entre elles-ces 1001 nuits-est généralement perçu comme

étant  la ruse d’une jeune femme pour échapper à une mort

annoncée, punition que le sultan entend infliger à toutes les

femmes de son royaume, en les  faisant tuer au lendemain

de leur mariage avec le dit Sultan, puisque c’est du fait du

comportement de son épouse que le verdict a été prononcé!.

On nous dit donc que Shéhérazade, secondée par sa jeune

soeur, Dinarzade, qui l’accompagne au palais, trouve toujours un

prétexte pour interrompre une histoire commencée de façon

à ce que le Sultan sursoie à la régle qu’il s’est imposée.

Mais ce que l’on néglige de signaler et qui pour nous est

hautement significatif est le mode d’interruption qui va

s’appliquer.Et c’est celui-ci qui est reprise encore et encore

avec d’infimes variantes d’une fois sur l’autre : en voici

quelques échantillons édifiants:

-Sire, dit en cet endroit Scheherazade, le jour  que je vois

m’empêche  de passer à l’histoire du second calender(sic)

mais, si  Votre Majesté veut l’entendre demain, elle n’en

sera pas moins satisfaite que de celle du premier. Le

sultan y consentit  et se leva pour  aller  tenir son conseil »

autre occurence:

- Scheherazade  allait continuer  mais,  s’apercevant  qu’il

était jour, elle mit fin à son  discours. Elle le reprit , la nuit

suivante…. »

-Scheherazade, en cet  endroit , s’interrompit  pour

avertir  le sultan des  Indes que le  jour  paraissait  et elle

demeura dans le silence. La nuit  suivante, elle reprit  ainsi

son discours’

-La sultane Scherazade qui s’aperçut  à ces derniers mots

que le jour paraissait,  cessa de parler et garda le silence.

Elle reprit la suite de l’histoire  la nuit suivante etc

Galland dans un Avertissement va interrompre le

procédé;

« Les lecteurs des deux premiers volumes  de ces volumes ont

été fatigués de l’interruption  que  Dinarzade  apportait à

leur lecture. (..) On trouve de ces contes en  arabe où il

n’est parlé  ni de Scherazade (…) ni de distinction par nuit.

Cela fait voir  que  tous les Arabes  n’ont pas approuvé la

forme que cet  auteur leur a donnée et qu’une infinité se

sont  ennuyés de ces répétitions qui sont à la vérité très

inutiles. On avait voulu s’y conformer  dans cette

traduction mais (…)on y a trouvé des difficultés  si grandes

qu’on a été obligé de ne s’y plus  arrêter. On est bien aise

cependant  d’avertir  encore les lecteurs  que Scheherazade

parle  toujours sans  être interrompue »

Selon nous, les Mille et Une nuits véhiculent ainsi  un module  qui

nous renvoie à une très ancienne tradition  dimorphique,  du fait de ce qui n’est peut être qu’un

emprunt de  circonstance, ce qui semble avoir échappé aux chercheurs. (cf  Rima  Labban, Les figures mythiques dans les Mille et Une nuits,  Ed  L’Harmattan 2013,   Les mille et une nuits dans les imaginaires croisés, in Cahiers d’Etudes Maghrébines; n°6-7, Cologne, 1994, présentation Lucette  Heller-Goldenberg))

Le fait en effet que le récit se suspende avec l’arrivée du jour n’a rien d’insignifiant et semble avoir été occulté par l’idée de la ruse

de Shéhérazade. Or, cette ruse ne fait sens que selon un certain contexte très particulier, qui relie selon nous les femmes au  monde

de la nuit, ce qui n’est pas sans évoquer pour nous la question des vampires. Il ne semble pas que les historiens des vampires aient

intégré dans leur corpus les Mille et Une Nuits.

Or,  qu’est-ce qui oblige Schéhérazade à suspendre son histoire de façon abrupte au lever du soleil, argument que le sultan

entérine sans la moindre difficulté comme s’il s’agissait d’une évidence? Selon nous, cette pratique renvoie à la condition des femmes,

population qui  est très présente au tout début du dit « recueil » et qui a un mode de vie séparé. Les vampires aussi  voient arriver

le jour comme instaurant une sorte de barrière infranchissable.  On note d’ailleurs que l’ouvrage de Dom Augustin Calmet,  Dissertation sur les Vampires  . ( Présenté  par Roland Villeneuve,   Ed.  Jérome Millon  1998) est contemporain de la mode des Mille et

Une Nuits en France. étant paru en 1751. (cf  Colloque de Cerisy,  Les Vampires, Ed  Albin Michel, 1993. Un  autre indice de cette

mode de l’immortalité en ce premier XVIIIe siècle   concerne le Comte de Saint Germain , personnage qui semble voué à l’immortalité (cf Serge Hutin, L’ésotérisme de l’Histoue. De l’atlantide aux Etats Unis, de Cagliostro à Mary Poppins, Diffusion Rosicrucienne  2002, pp. 109  et seq, qui en dépit de

sa large culture ne semble pas avoir abordé la problématique  Schéhérazadienne)

Si nous nous référons à la thèse des deux humanités qui cohabitent, on dira que l’une avait un mode de vie diurne et l’autre un

mode de vie nocturne, plus lié à la parole puisque dans l’obscurité on ne peut communiquer et faire acte de présence que par le biais

du son. A quoi tenait  cette vie circonscrite dans les « cavernes » et  s’interdisant d’aller au grand jour?  Peu importe!  On peut

supposer par exemple qu’elle s’y trouvait réfugiée, reléguée du fait de périls qu’elle ne pouvait affronter alors que l’autre humanité

n’avait pas ou plus  eu à subir ce modus vivendi. On retrouve d’ailleurs les réminiscences d’un tel comportement dans l’inclination

des femme à communiquer de façon persistante; attachant d’ailleurs moins d’importance à ce qui est dit qu’à la marque d’un vivre

ensemble.

Les  histoires de vampires  dont les Mille et Une Nuits seraient une expression remarquable véhiculent cette idée  d’un

dimorphisme, d’une humanité paralléle. On peut aussi trouver des allusions à cette dualité dans le récit de la Création. On nous objectera probablement que ces deux humanités comportaient à l’origine une population mixte. Pour en arriver à la symbiose actuelle qui fait cohabiter les deux ensembles, il aura fallu des aménagements (cf les ouvrages de Zecharia Sitchin et précédemment de Jean Sendy, à partir de Gilgamesh et de la Bible). En effet, pour nous, l’intérêt de l’histoire de Shéhérazade tient à l’accent mis sur

le comportement féminin. C’est la femme qui se régle selon l’avénement du jour et qui reprend son propos la nuit venue. On a là

un maillon manquant qui permet d’associer les femmes avec les vampires en dépit de l’image d’un Dracula. Ajoutons que la mort est

un vecteur récurrent qui traverse  tout le corpus des Mille et Une Nuits. Schéhérazade, d’une certaine façon, est immortelle, en

ce qu’elle ne cesse d’échapper à une fin pourtant annoncée. (cf  S. Hutin,   L’esotérisme de l’Histoire, op. cit. pp 381 et seq « La mort

vaincue »)

Rappelons  cette définition du vampire (cf F. Lacassin, Intr. Vampires. Une anthologie, Ed Barthillat 2008, p. 8): « C’est au siècle des

Lumières que les vampires sont sortis des ténébres (..) « Le vampire (…) est simplement un humain qui s’affranchit de la loi commune. Placé devant les portes de la mort, il  retarde pendant des siècles l’obligation de les franchir, en sortant chaque nuit de sa tombe pour sucer le sang des vivants »  Or; l’histoire de Schéhérazade est bien celle  de quelqu’un qui parvient à « retarder » indéfiniment une

échéance  fatale.

 

 

 

 

 

JHB

30 06  14

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Des causes formelles de la malbouffe

Posté par nofim le 30 juin 2014

 

L’esthétique comme prétexte à la malculture

par  Jacques  Halbronn

 

Nous soutiendrons dans ce texte une thèse selon laquelle

la malculture et plus spécialement la malbouffe seraient

dues à des exigences esthétiques mal placées, à une certaine

confusion des genres, l’accent étant souvent mis sur

la « présentation »,  le « savoir vivre » qui sont les habits

et les prétextes de la malculture….

Il y a là en effet un certain paradoxe: manger correctement

peut renvoyer tantôt au contenu, tantôt au contenant.On

peut ainsi manger très proprement un hamburger et moins

élégamment une livre de cerises.Or, en principe, le hamburger

est plus à classer dans la malbouffe que les cerises. Mais ces

dernières  générnt des déchets, ce qui n’est pas le cas

du sandwich où « tout est bon à manger ». Avec les fruits, on

a des « peaux » (de banane), de noyaux, des pépins qu’il faut

éjecter de sa bouche, ce qui n’est pas forcément un geste

des plus gracieux.  Manger «  comme un porc » n’est nullement

synonyme de malbouffe! Mais on a scrupule dans des cocktails

à offrir des mets qui exigent que l’on se salisse les mains

sans parler de la menace sur les vêtements. Offrir des cerises

donnerait lieu à un spectacle de gens crachant à qui mieux

mieux leurs noyaux, plus ou moins discrétement! Dès lors

la malbouffe va reprendre ses droits sous la forme de

gâteaux, de biscuits, de jus de fruits, de fruits secs (attention

aux dattes, toutefois qui ont des noyaux)

Quant aux mets salés, on évitera ce qui comporte des os  (cuisses

de poulet, cotelettes etc ) et on préférera des « canapés » qui se

consomment en une seule bouchée et sans laisser de traces.

C’est donc au nom d’une certaine esthétique du « bon goût », au

nom des « manières de table » que l’on basculera vers des

produits empruntés à une économie de pénurie, d’ersatz.

Mais qu’en est-il plus généraement pour ce que nous avons

nommé « malculture », y retrouve–on la marque d’un certain

esthétisme bon chic  bon genre?

Bien des gens préférent assister à un spectacle ou regarder la télévision- soit des produits bas de

gamme mais qui ne font pas de vagues au sein d’un groupe que de se lancer dans des discussions

qui peuvent dégénérer et ainsi ne pas donner une très bonne image des participants. On préfére quelque

chose de « lisse », bien emballé!  Une telle « nourriture » n’est guère revigorante !

On voit donc que les exigences de « bonne tenue » peuvent parfaitement être responsable de la détérioration

de ce que nous ingurgitons ou faisons ingurgiter à nos invités ou à nos proches.

Pour éviter les problémes, les dérapages au propre comme au figuré, nombreux ceux qui choisissent

la facilité et notamment les mères qui craignent que leurs  jeunes enfants se salissent ou sallisent les lieux qu’il faudra ensuite

nettoyer derrière eux et quant aux « loisirs », la « télé » apparait comme une solution commode qui évite les cris, les disputes.

Autrement dit, les femmes sont probablement responsables de la malbouffe et de la malculture. Combien de fois ne voit-on

pas des enfants manger un gateau plutôt qu’un fruit.  Ce qui est vivant est généralement plus perturbateur que ce qui est mort. Un fruit

sec tâche moins qu’un fruit frais. Et  n’oublions pas les considérations budgétaires, les problémes de stockage qui conduisent à

des options économiques. Et cela vaut aussi dans le domaine de la culture : un spectacle live coute plus cher qu’un film!  Le théatre, le concert seront sacrifiés au profit des enregistrements. Mais ce faisant, les enfants se feront une fausse idée de l’accés à la culture, une idée en quelque sorte déshumanisée, mécanisée qui ne les conduira pas à developper leurs propres aptitudes.

Malbouffe et malculture  ont en effet pour caractéristique de donner à consommer des produits que l’on ne voit pas pousser, croitre comme lorsque l’on cueille des fruits sur un arbre ou que l’on  assiste à  une rencontre  comportant une certaine spontanéité et

imprévisibilité/ En ce sens, le sport d ‘équipe ou en face à  face  nous apparait comme un spectacle plus tonifiant que  le  « concert » où tout est déjà prévu, à chaque instant Mais tant qu’à faire, autant  jouer soi -même et se dépenser plutôt que de rester devant son poste.

On voit que l’enfer est pavé de bonnes intentions!

JHB

30. 06. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour une astrologie du général

Posté par nofim le 30 juin 2014

L’alternance nationalisme/supranationalisme au prisme

d’une  authentique astrologie cyclique

par Jacques  Halbronn

 

Il est essentiel de prendre conscience de la dualité des modes

de fonctionnement de nos sociétés et il en est ainsi depuis

des millénaires et cela n’est probablement pas près de changer.

Mais il est évident que les astrologues doivent être les

premiers à observer ce phénoméne et sa récurrence. Avant

de tenter de capter la spécificité d’un événement,il importe

de le ramener à cette dialectique qu’il faut apprendre à

bien comprendre. Or, c’est ce que ne font pas la plupart des

astrologues qui ne veulent percevoir que des cas particuliers

et incomparables entre eux, ce qu’ils parviennent  à faire

au moyen d’un outil astrologique  qu’ils complexifient à

qui mieux mieux en prenant prétexte d’une exigence de

précision astronomique et cosmographique.L’astronomie a bon

dos pour masquer une certaine incapacité de l’astrologie à

discourir sur le général, ce qui est en vérité sa mission

première, contrairement à ce que les enseignants

en astrologie ont mis dans la tête de leurs étudiants pour

des raisons qui tiennent au fait que l’astrologie générale

ne justifie pas une longue scolarité. MAis n’est-ce pas

de la publicité mensongère que de laisser croire aux

étudiants qu’en apprenant le langage astrologique ils

seront en mesure d’atteindre à une précision certaine?

Dans le cadre de cette astrologie générale, il nous semble

essentiel de montrer à quel point plus ça change, plus c’est

la même chose en ce qui concerne les affaires humaines.

Barbault avait compris les dangers d’ »une astrologie qui

veuille tout expliquer en tenant compte de toutes les

données astronomiques à un moment donné. Il avait, à

la suite de son frère Armand, introduit la notion de

cycle planétaire qui ne tenait compte ni du signe zodiacal,

ni des planétes extérieures à ce cycle. Ainsi, quand il

traite du cycle Saturne-Neptune, il ne s’intéresse pas de

savoir où est  Uranus, Jupiter ou Pluton, c’est ce qui lui a permis

de mettre en avant l’année 1989 dans le cadre de Saturne-

Neptune. Mais apparemment, ce succés prévisionnel -sur

lequel par ailleurs nous avons émis des réserves, ne sera

pas parvenu à rétablir le cap d’une saine astrologie. Il

suffit de lire la liste des conférences tenues en 2013-2014

par l’association Source, à Paris, pour noter que l’on en

est revenu à une astrologie de la planéte dans le signe. Or

quand on sait qu’il y a douze signes, on voit à quel

saucisonage du cycle on assiste dans ce retour en force

du symbolisme zodiacal  en  mondiale. Rappelons que

Barbault par la suite avec son indice de concentration

planétaire faisait également totalement abstraction du

dit symbolisme zodiacal. C’est dire à quel point son message

est trahi par ceux-là même qui le portent aux nues comme une

sorte d’icone!  Idem d’ailleurs, en  vérité pour Gauquelin dont

les astrologues brandissent complaisamment le nom mais

dont ils n’ont cure de suivre les méthodes et les résultats. Cela

nous fait penser à ces gens qui achétent de bons produis mais

se hâtent de rajouter des sauces. Le Zodiaque est la ketchup

des astrologues! Et l’astrologie est toujous en surcharge

pondérale en dépit des régimes qui lui sont proposés

depuis les années trente du siècle dernier.

Nous avons dénoncé l’amalgame entre mythologie et

astronomie.  L’astrologie peut fort bien se servir d’un

langage symbolique pour mieux se faire comprendre et

imager, illustrer son propos sans pour autant s’enchainer

aux planétes du systéme solaire sous prétexte que celles-ci

portent des noms de divinités! On est là en plein syncrétisme

où l’on veut tout connecter, tout brasser : les maisons, les signes, les dieux,

les astres, ce qui génére une potée qui tient bien au ventre.

Ce n’est pas parce que l’on se sert des noms de Mars et de Vénus

que l’on doit observer où se trouvent les planétes du même nom.

Le dispositif des domiciles et des exaltations ne traite nullement

des planétes mais des dieux, comme la lecture de Manilius

le montre suffisamment lequel recourt à des dieux qui ne

correspondent à aucune planéte connue de son temps (un

siècle avant la Tétrabible de Ptolémée) mais un tel usage

nous renvoie évidemment à la question du masculin et

du féminin et d’ailleurs on se sert de cette terminologie en

biologie sans aucune référence aux astres, tout comme

d’ailleurs, ches Corman, en morpho-psychologie sans parler

de la série de John Gray..

C’est ainsi que nous dirons qu’actuellement Saturne passe

par une phase « martienne » en scorpion comme c’était le

cas en juin 1940  quand il se trouvait en taureau car le zodiaque,

comme l’avait bien compris Reinhold Ebertin, peut se

réduire à 90° et on a bien compris qu’Ebertin n’avait cure

du symbolisme zodiacal et d’un découpage en douze secteurs

distincts lequel cassait la dynamique cyclique.

Juin 40, c’est l’arrivée de Pétain au pouvoir et l’instauration

du « régime » de Vichy qui incarne fortement les valeurs de

la phase « martienne » de Saturne, la France s’alignant alors

sur les valeurs des fascismes allemand et italien ou encore

espagnol.  Mais c’est aussi l’expression d’une volonté de

faire bouger les lignes (ligne de démarcation), les

frontières, comme lors du pacte germano-soviétique qui

surprend tout le monde, à commencer par le Parti

Communiste Français, engagé dans une lutte antifasciste..

La notion de « nationalisme » est en chute libre, ce qui explique

ce qu’on appelle la collaboration. Il faut comprendre

que le nationalisme correspond à la phase vénusienne du

cycle de Saturne. Bien des historiens se sont demandé

comment on pouvait être à la fois nationaliste et ouvert à

l’idée d’un empire supranational . C’est là commettre un

contresens car tout nationalisme évolue vers une forme

d’impérialisme – c’est le cas notamment du pangermanisme

nazi qui évoluera vers une sorte d’empire européen-

et tout impérialisme laisse tôt ou tard

remonter à la surface les nationalismes. C’est cyclique!.

Quelles similitudes avec la période « martienne » que nous

traversons actuellement?  On apprend ces jours-ci rien

moins que l’instauration d’un « califat » , le calife étant

Abou Bakr al Baghdadi mais par ailleurs,  le sectarisme

pro-chiite du dirigeant irakien est largement condamné en

ce qu’il excluait les sunnites.  On voit que toute politique trop

étriquée est actuellement déconsidéré dans les milieux

politiques. Quant  au verdict des élections, il n’a pour nous

qu’une valeur très relative du fait du caractère hybride de

l’électorat.(cf le vote FN en France)  En phase martienne, en tout état de cause, les

accords se font au sommet. Cela dit, on ne saurait nier le

fait qu’il puisse y avoir des résistances à cette « vague »

martienne et notamment de la part des « vénusiens » que

sont de façon constante les femmes et les homosexuels. En

cela, nous disons que telle phase n’a pas les mêmes effets

pour tout le monde, contrairement à ce qu’affirme Didier

Geslain (cf vidéo sur you Tube)  et ce quelle que soit

l’astrologie que l’on pratique. Le bonheur des uns fait le

malheur des autres et vice versa.  Et c’est précisément au prisme

de la cyclicité que le dimorphisme de notre Humanité est

mis en évidence. Refuser de reconnaitre et d’entériner la

dualité sexuelle c’est nier des millénaires d’évolution et

d’Histoire mais aussi s’interdire de saisir les véritables

enjeux de la prévision  astrologique, tant au niveau

privé que public.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimorphisme de l’espéce humaine

Posté par nofim le 28 juin 2014

La  véritable dimension du dimorphisme de l’Humanité

par  Jacques Halbronn

 

En 2003,  il a été établi que l’Humanité était constituée de

deux espéces bien distinctes,  l’homo sapiens et l’homme de

Neanderthal.Commennt ces deux espéces ont fusionné reste

un mystère mais les faits sont là. Ce qui nous intéresse tient

à ce que cela vienne recouper ce que nous avons pu

signaler précédemment  et qui  recoupe d’ailleurs la théorie du

genre. L’astrologie, sous un tout nouveau « design »

vient donner une dimension singulière à ce dimorphisme

propre à l’Humanité. Les deux axes de notre approche du

dimorphisme sont d’une part le rapport au langage (sous

sa forme visuelle ou sous sa forme orale)  et de

l’autre le rapport aux signaux (célestes), par delà le critère

anatomique qui n’est aucunement spécifique à l’Humanité,

quant à lui. Car pour nous le dimorphisme de l’Humanité

n’est pas réductible à celui d’autres espéces animales.

 

I  Le dimorphisme au prisme de la sensorialité

Notre travail sur la psychosociologie sensorielle

(cf l’Astrologie Sensorielle, in Cosmopolitan, janvier 1977) est

le socle sur lequel nous avons constitué notre propos sur

le dimorphisme d’une humanité hybride et fonction d’une

ancienne symbiose.

Nous suggérons donc d »engager  au plus vite des recherches

dans ce sens car il s’agit là d’un enjeu majeur pour

l’Humanité au niveau d’une exigence conscientielle qui

devrait caractériser le XXIe siècle.

Ce qui est à établir et à valider concerne la thèse suivante:

les femmes se comportent comme si nous vivions dans

l’obscurité, ce qui est devenu encore plus absurde depuis

l »expansion des systémes d’éclairage.  Or, ce trait ne s’observe

pas chez les hommes dans la même mesure, ce qui s’expliquerait

par un atavisme qui ne s’inscrit pas dans une culture des

ténébres. Vieux débat d’ailleurs que cette dualité lumière-

ténébres (chez Zoroastre/Zarathoustra par exemple, dans les

Manuscrits esséniens  de la Mer Morte mais aussi chez

Platon avec le mythe de la caverne).

.Notre réflexion s’interroge sur le rôle de l’oralité en termes

de communication. Pourquoi parlons-nous,  utilisons-nous

notre bouche pour  dire des choses sans passer nécessairement

par le visuel, la gestuelle? En bon ockamien que nous

sommes, nous pensons que le plus souvent l’on parle pour

ne rien dire, que la parole orale n’est pas « nécessaire ». Or, entre

femmes, la parole est perçue comme un marqueur essentiel de

la présence à l’autre. Parler, c’est indiquer, signifier que l’on

est là.  Mais quand les gens se voient, ont-ils besoin d’en

passer par là? Seule l’obscurité qui anéantit le visuel peut

justifier le passage par la parole car celle-ci est une énorme

dépense d’énergie et en ce sens n’est pas du tout écologique

tant pour l’émetteur que pour le récepteur. La parole est

en fait une nuisance sociale.

Nous avons pu en efffet remarquer que la parole empéchait

les personnes qui la subissaient de se concentrer mentalement.

Quand autour de nous « ça » parle, notre capacité de réflexion

s’en trouve atteinte et notre attention à ce que nous faisons

en devient plus superficielle. En ce sens, la cohabitation

entre hommes et femmes, dans un même espace,

fait bel et bien probléme. Mais surtout, le rapport des femmes

à la parole est anachronique et décalé par rapport à la

réalité technologique la nuit et encore plus absurde en plein

jour.

D’ailleurs, nous ne sommes pas anatomiquement

équipés pour nous protéger  du bruit, ne pouvant « fermer »

nos oreilles comme on peut le faire pour nos yeux, grâce

à nos paupières  à moins de nous servir de nos mains et donc

de nous empêcher de nous en servir par ailleurs. On peut

fermer sa bouche mais pas son nez, sauf encore une fois en

recourant aux mains.

La seule chose qui puisse justifier, par conséquent, le fait

de parler de façon incessante ou récurrente, c’est le fait de

ne pas voir, soit parce qu’il ne fait pas clair, soit parce que

l’on n’a pas une bonne vue. C’est un certain modus vivendi

qu’instinctivement les femmes assument sans que cela

soit le plus souvent justifié. C’est un savoir vivre d’un autre

temps: on « fait la conversation ».  Celui qui ne parle pas

se cache, inquiéte, ne se signale pas, quand il n’y a pas de

visibilité. Dis mois comment tu te comportes et je te dirai

d’où tu (pro)viens! En ce sens, hommes et femmes ne

viennent  pas, comme dirait John Gray, de la même

« planéte ».(sans référence ici à l’astrologie)

Nous dirons donc que les femmes descendent de l’espéce

humaine qui vivait sans lumière. Nous n’aborderons pas

ici les conditions de la symbiose qui s’est produite et qui

a abouti à ce que les garçons, en régle générale, descendent

d’une autre humanité que les filles. C’est toute la théorie

du genre qui est à repenser et il est notamment intéressant

d’étudier le rapport des enfants à l’obscurité et à la parole.

 

 

II  Le dimorphisme au prisme de la cyclicité.

L’autre volet de notre dossier  concerne la question des

phases que nous avons qualifiées  de « vénusienne » et de

‘martienne ».

La phase vénusienne est plus  favorable aux activités qui

correspondent aux compétences des femmes et la

phase martienne mettrait plus en valeur les hommes.

Rappelons- en ici les grandes lignes: la phase Vénus

est le début, l’amorce  d’un cycle et la phase Mars son

aboutissement,  sa finalité. Donc là encore, le dimorphisme est

flagrant.

On trouve là encore un critère d’habitat. Les femmes sont

plus faites pour des espaces restreints et les hommes pour

des espaces plus vastes, ce qui  recoupe la question de l’ouie

(sens de proximité et passant par un langage spécifique

propre à un groupe bien défini, notamment dans des

régions de relief difficile où les populations communiquent

peu entre elles) et de la vue (panoramique)

Selon notre théorie cyclique, le temps aurait été ainsi

réparti entre un temps  féminin et un temps masculin.

Le temps féminin est symbolisé par le taureau et par les

gémeaux (iconographie d’un couple) , deux « signes »

qui évoquent la fécondité, le couple alors que le temps masculin

l’est par l’archer (scorpion, sagittaire) mais aussi par la mise

à mort du cochon/porc (iconographie automnale qui n’est

pas sans évoquer  une scéne de crucifixion). Le symbole

du porc a disparu de la symbolique zodiacale  mais on la

retrouve dans le zodiaque chinois (sanglier). Les animaux

domestiques finissent par être abattus à la mauvaise saison.

Ces deux phases sont des occasions de confrontation entre

les deux sexes, les hommes voulant unifier un monde

vénusien très compartimenté et les femmes revendiquant

des relations de proximité, une décentralisation, ce qui tend

à la multiplicité..

Comment, face à un tel ensemble de données  croire encore

que l’on puisse nier un tel dimorphisme qui correspond à une

forme de complémentarité instaurée comme il est dit dans le

Livre de La Genése (cf les travaux de Jean Sendy et de

Zachariah Sichtin)?

JHB

28. 06. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ordre et désordre au prisme de la cyclicité

Posté par nofim le 27 juin 2014

Les femmes et la dialectique  Vénus-Mars

par  Jacques Halbronn

 

Les femmes s’étonnent souvent de ce que leurs

productions ne figurent pas au palmarés des grandes

oeuvres de l’Humanité. Ou du moins elles feignent de s’en

étonner.

Cet étonnement vient d’une certaine méconnaissance de

la dialectique Mars-Vénus que, pour notre part, nous

avons inscrite au centre de la cyclicité saturnienne  mais que l’on

peut tout à fait instrumenter sans s’y référer explicitement

en se contentant de parler d’une dynamique cyclique sans

autre précision.

Ën bref, nous dirons que Mars remet en question ce qu’a

fait Vénus dans un premier temps.  On peut dire aussi,

d’ailleurs, que Vénus, à son tour, défait ce qu’a réalisé Mars

et ainsi de suite. Mais globablement, Mars  effectue un tri

tandis que Vénus est dans la multiplication et la division.

L’ordre vénusien se situe  à un « petit niveau », personnel,

local et la juxtaposition de tous ces agencements ponctuels

génére du désordre. C’est là  un paradoxe contre-intuitif

dont il importe de prendre conscience.

Donc le jeu de Mars  va consister à mettre en évidence

les contradictions entre ces multiples micro-ordres. A

plusieurs reprises, nous avons souligné le fait que  les femmes

se nuisent mutuellement et qu’une femme seule se défendait

mieux qu’un groupe de femmes/ Mais cet isolement est

en lui-même source de bien des illusions et désillusions.

Avec Mars, il y a une recherche d’unité collective qui n’existe

guère, en pratique, chez Vénus qui ne perçoit l’unité qu’à une

échelle individuelle, par le petit bout de la lorgnette.

Le début de la vie se situe en effet à une petite échelle et

c’est là que les femmes sont les plus utiles quand on part d’une

table rase ou du moins avec un nombre de paramétres

forcément très restreint à l’aune d’un espace temps de grande

ampleur. L’enfant peut d’ailleurs souffrir si la mère est

trop prise par des enjeux plus vastes, notamment au niveau

socioprofessionnel ce qui est de plus en plus fréquent. Le

choc entre ces deux mondes, le vénusien et le martien,

constitue un enjeu psycho-sociologique majeur pour la

condition humaine, il est au coeur de la dramaturgie des sexes

depuis des millénaires.Mars tend à écraser, à abolir les murailles

de papier établies par Vénus, et qui ne sont que de fragiles

et éphémères cloisons. Le sevrage consiste à passer du

temps vénusien au temps martien, de la micro-créativité

pour tous à la macro-créativité pour quelques élus. Il y a là

aussi un paradoxe: ce qui est pour tous n’est pas pour autant

universel et ce qui est pour une élite accéde à  l’universalité.

On l’a dit:   à son tour Vénus va tenter de défaire et de miner

(undermine en anglais) les « empires » martiens en

faisant apparaitre toutes sortes d’exceptions, de

cas particuliers, ce qui conduit à l’émergence d’un nouveau

cycle et ainsi de suite. C’est la Roue de la Fortune!

Autrement dit, chacun tente d’anéantir le travail de l’autre

dans le couple Mars-Vénus, non sans une certaine cruauté.

On casse les beaux jouets de l’autre et cela ne se fait pas

sans provoquer quelque humiliation et animer quelque

esprit de revanche sinon de vengeance. Le passage d’une

phase à une autre  est celui sous les fourches caudines.

Ce qui s’est passé en 1989   a une forte tonalité vénusienne, avec

la résurgence des petits Etats qui étaient dominés par l’ours

russo-soviétique. Staline apparait comme  un personnage

éminemment martien qui sacrifie le présent au futur, qui se

situe à l’échelle de l’Histoire aux dépends de la vie privée

vénusienne..

Le milieu astrologique nous apparait à l’aune de cette

grille Vénus-Mars comme à la fois marqué par une tradition

séculaire martienne qui s’impose à tous ses membres et à

la fois par des pratiques très individuelles et  confidentielles

dans le secret des « cabinets »,  des « alcoves », ce qui est fort

vénusien. On nous déclare d’ailleurs que les astrologues

sont très individualistes (« uraniens ») alors même qu’ils sont

liés à une tradition assez pesante et qu’ils ont bien du mal

à contrôler et à expliciter à l’extérieur du dit milieu. En

fait, nous observons que l’astrologue veut qu’on le croie

« sur parole » -qu’on le « respecte »- quand il annonce que

« son » astrologie « marche. Voilà donc une « science » qui

ne reposerait, en dernier ressort, que sur le crédit que l’on

voudra bien accorder à l’astrologue narrant ses exploits

invérifiables car liés à la dynamique orale de la consultation.

C’est là une face cachée de bien des astrologues s’exprimant en

public, comme André Barbault, et qui ont poursuivi leurs

consultations tout au long de leur carrière, ce qui constitue

leur « jardin secret » où ils viennent se ressourcer.

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’oral et l’écrit dans la vie astrologique

Posté par nofim le 27 juin 2014

Place de l’oralité  dans la vie astrologique

par  Jacques  Halbronn

 

Nous sommes bien placés pour observer les comportements

face à l’oral et  à l’écrit, nous exprimant dans ces deux

registres en paralléle et à peu près dans la même mesure et

ce notamment dans le domaine de l’astrologie (mais pas

seulement!)

Force est de constater que les gens restent plus attentifs à

la chose écrite, que ce soit sur papier, SMS ou sur quelque

site ou forum. Face à l’oralité, notre intelligence tendrait,

nous apparait-il, à saturer et à ne pas être au « top ». On peut

ainsi s’interroger sur  la place de l’oralité dans la pratique

de la consultation astrologique, laquelle est surtout de

l’ordre de la parole, du verbe et cela vaut également, peu

ou prou, dans le cadre de l’enseignement astrologique

(conférences inclues), soit les deux « mamelles » des revenus

des astrologues ..

Le cas de la consultation est crucial en ce qu’il est supposé

s’assimiler à une forme de recherche et de validation  et

surtout d’application  autour du savoir astrologique. Or, du

fait de l’oralité, toute cette partie de l’activité astrologique

nous est extrémement mal connue et peu accessible, ne

serait-ce qu’au nom du secret professionnel! Il est tentant

pour tout astrologue d’invoquer ce qu’il réalisse dans

l’oralité et qui est donc parfaitement incontrolable à

l’exception des clients qui sont dans leur quant à soi et

disent ce qu’ils veulent  bien dire. Il y a là un délicat

probléme de déontologie d’autant qu’à la différence de la

médecine, la question des résultats obtenus  reste aléatoire,

au delà d’un certain « bien être », qui pourrait s’assimiler

à une sorte de massage psychique, de kinésithérapie

du mental..

L’oralité a quelque chose de fuyant, comme du sable qui

glisserait entre nos mains et que l’on aurait du mal à

retenir. Les paroles s’envolent et les écrits restent. L’oralité

préserve une certaine liberté voire une certaine impunité. Et

même quand il y a enregistrement, on ne peut appréhender

ce qui a été dit avec la même rigueur que ce qui a été écrit.

Au niveau de Google, la recherche ne peut se faire que

par rapport à l’écrit. Ce qui est oral échappe à Big Brother!

D’où le succés des mobiles au regard de l’oralité plus encore

que des textos, ce que l’on peut observer notamment dans

les transports en commun et les espaces publics envahis

par le bruit de ces « monologues » de fait, puisque la parole

de l’interlocuteur n’est pas audible. Des dialogues tronqués

infligés autour de soi et sans géne. Une forme d’incivilité.

Nous avons, dans de précédents textes, insisté sur l’importance

de l’oralité chez les femmes que nous situons dans le cadre de ce

que nous avons appelé la « micro-créativité ». L’oralité est

le signe de ce qui est « privé », de ce qui est réservé aux

proches  alors que l’écrit serait lié à la « macro-créativité » à

plus longue portée, plus transmissible, plus facile à stocker

dans les bibliothèques. L’oralité serait donc plus rassurante,

moins contraignante, plus évanescente, plus relâchée.

Celui qui n’accéde pas à l’écrit et de préférence au papier

imprimé et publié ne franchit pas un certain seuil d’exposition

puisqu’il ne permet au plus grand nombre de prendre

connaissance de ce qu’il a exprimé, ce qui est typiquement

le cas dans la pratique commerciale  et professionnelle

de l’astrologie. ,  L’oralité, cela reste  « entre nous ». On est dans

une forme d’intimité, dans cet espace de la « micro-créativité »,

de cette créativité sur un mode mineur. Et d’ailleurs, il y a

chez certaines personnes une inhibition devant la « page

blanche » comme si l’on craignait de s’exposer, dans tous

les sens du terme.

IL est clair que l’on ne peut parvenir à un consensus large

que par le biais de l’écrit. Cela vaut notamment pour le

Droit, pour la « Constitution », les contrats, les actes.(y

compris ceux de naissance si chers aux astrologues). En

astrologie, le graphique reléve de l’écrit et l’un des plus

connus aura été dans la seconde partie du XXe siècle

celui produit par andré Barbault en 1967 (Les astres et

l’Histoire) avec son indice de « concentration planétaire »

censé faire la synthèse des cycles planétaires des « lentes »

(de Jupiter à Pluton). De fait, cette « courbe » aura fait

l’objet de nombre de commentaires et d’interprétations.

Notons que le thème astral est la seule chose « visuelle »

du travail de l’astrologue mais son interprétation reste

orale ou en tout cas  non accessible au « public ».

Force est de constater que le livre  a bien résisté à l’invasion

de l’audio-visuel et que la lecture « papier » résiste bien du

moins pour discriminer, sélectionner ce qui peut ou ne peut

pas être cautionné par certaines instances. Le livre comme

la revue ne sont pas, en tout cas, à la merci de quelque

suppression du jour au lendemain du support et ne peuvent

être trafiqués ou remaniés, ni vu, ni connu. Bref ce qui est

écrit a plus de poids, en bien comme en mal et nous engage

davantage.

Comme on l’a dit, la micro-créativité – pour  en revenir au

cycle de 7 ans que nous promouvons-  correspond au

début, à l’enfance du cycle. L’écrit va cristalliser l’oral

et cela correspond au passage vers la macro-créativité.

Quelque part,  l’oral est la face cachée au regard de la

sphère publique et l’écrit la face cachée au regard de la

sphère privée.

 

 

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JHB

27  06 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les deux humanités et la sexuation

Posté par nofim le 27 juin 2014

CLa sexuation et l’histoire de l’Humanité

par  Jacques  Halbronn

La lecture des ouvrages de Zacharia Sitchin (cf La  douziéme

planéte. La surprenante et véritable première

chronologie de la Terre, Ed Souffles, 1988, poaçour l’édition

française) nous plonge dans un monde de biotechnologie

de pointe qui autorise toutes les hypothèses même les plus

audacieuses en ce qui concerne l’histoire de l’Humanité, comme

l’idée que nous avons émise il y a déjà quelques mois

selon laquelle les hommes et les femmes ne descendraient

pas d’une seule et même humanité. Cela dit Sitchin ne va pas

aussi loin que nous dans cette direction car il n’oeuvre pas

de la même façon. Nous partons de nos observations sur

l’Humanité actuelle et non à partir de textes anciens. Mais

c’est très complémentaire. Pour nous, le présent nous renvoie

au passé et ce dans tous les domaines, à commencer par

les textes qui nous sont parvenus et qu’il s’agit de

décrypter.

*C’est ainsi que ce que Sitchin écrit concernant la

précession des équinoxes et le fait que la première

constellation est celle que l’on appelle Taureau et non

comme le croient les astrologues actuelles celle connue

sous le nom de bélier, nous le confirmons par d’autres voies

plus « structurelles » liées à notre analyse de certains

dispositifs traditionnels qui sont encore pratiqués par les

astrologues du monde entier. Selon nous, un dispositif

nous parle de son passé quand on sait l’interroger et l’on

ne peut trop compter sur la découverte de documents

anciens que l’on aurait retrouvés comme le propose

Sitchin.

Pour les   femmes, ce que nous dit Sitchin sur la base

de textes anciens ne fait vraiment sens pour nous qu’à

partir de leur comportement présent ici  et maintenant.

Sans revenir en détail sur ce que rapporte Sitchin, nous

dirons que  les deux sexes ne semblent pas avoir eu la même

Histoire et vécu dans le même environnement. Or, si l’on devait

supposer – ce qui serait logique au regard de la thèse d’une

Humanité « unique »- qu’hommes et femmes ont vécu

conjointement donc dans les mêmes conditions, l’on ne

pourrait alors rendre compte  des différences que nous

avons pu observer.

Nous pensons donc que si chaque groupe a sa spécificité qui s’est

maintenue depuis la symbiose, c’est que la dite spécificité était

préalable à la dite symbiose, à savoir  notamment que l’un des groupes semble avoir vécu

dans la lumière et l’autre dans l’obscurité, ce qui aura forgé des sensorialités différentes que l’on

peut encore observer de nos jours et ce en dépit cette fois d’un même environnement. Ce qui  conduit à penser que les anciens

déterminismes et conditionnements  perdurent indédifiniment.

Deux questionnements   se présentent face à nos thèses.

- est-ce que dans d’autres espéces, mâles et femelles différent moins dans leur mode de communication que dans le

cas de l’Humanité? Pour valider nos positions, il conviendrait, semble-t-il, de montrer que les femelles des humains différent

davantage de leurs mâles, au niveau sensoriel, ce qui devrait correspondre à des configurations cérébrales différentes au regard

des neurosciences. Si les différences entre mâles et femelles sont aussi marquées pour d »autres espéces, cela compromettrait la

probabilité de nos thèses.

- comment aura-t-on procédé pour que les deux humanités se perpétuent, l’une par le biais des mâles, l’autre par celui des

femelles? On peut supposer qu’à un certain degré de sophistication dans la programmation psycho-physiologique la chose a pu

être mise en oeuvre, ce qui constituait au demeurant un compromis intéressant, permettant en quelque sorte à chaque ensemble

de compléter l’autre de génération en géneration.

Revenons sur notre méthodologie diachronique. Nous entendons explorere le passé à partir du présent tant sur le plan des

textes que sur celui du vivant, ce qui constitue en quelque sorte autant de « sites » au sens  archéologique du terme. Nous avons appliqué nos méthodes rétrospectives à maintes reprises, par exemple dans le cas des Centuries de Nostradamus ( cf notre post-doctorat

sur l’avénement de la « critique nostradamique » au XVIIe siècle,  EPHE 2007,   numérisé  sur le site propheties.it). Il ne s’agit donc pas,on

l’aura compris, de retrouver  nécessairement l’élément d’origine mais bien d’en déduire l’existence  à partir des  données qui nous

sont parvenues et qui sont porteuses de leur propre diachronie si l’on sait les appréhender de façon critique. Un bon exemple a été signalé

récemment concernant la précession des équinoxes.(cf supra) avec une anomalie structurelle qui était révélatrice de perturbations

survenues en aval..  C’est dans ce sens que nous avons coutume de dire que nous recourons à une dialectique faisant alterner

diachronie et synchronie. Un autre exemple très connu est celui de la langue anglaise  moderne dont l’étude structurelle fait émerger

des dysfonctionnements  qui révélent  une forme de symbiose entre deux langues, le français et l’anglais. Même si l’on ne disposait plus

de sources anciennes historiques  pour corroborer cette  thèse,, nos conclusions seraient suffisamment  marquantes pour que l’on puisse

s’en passer.

Il y a là une sorte de révolution copernicienne dans la recherche historique: c’est le présent qui est porteur du passé même si ce

passé n’est plus accessible et cela vaut dans tous les domaines: le passé ne s’efface jamais et donc sa conservation n’est

pas absolument nécessaire pourvu bien évidemment  qu’il y ait eu une quelconque forme de continuité ou de discontinuité.

Peu nous importe que l’on retrouve ou non les toutes premières « vraies » éditions des Centuries (cf Halbronn’s researches sur le site

propheties.it   et dossier in Revue Française d’Histoire de l’Astrologie, 2011) puisque notre argumentation permet de reconstituer

le processus évolutif avec plus de précision que les bribes qui pourraient  nous être parvenues.

L’application d’une telle méthodologie (cf aussi Le texte prophétique en France, Ed. du Septentrion, 1999,  et Mathématiques

Divinatoires, Ed Trédaniel, 1983 ou  notre étude sur le Splendor solis  in RFHL 2012)exige deux temps: l’un qui implique d’identifier

une anomalie structurelle, ce qui implique qu’à l’origine, on ait affaire à un état aussi cohérent que possible qui serait un trait

récurrent dans la construction de dispositifs par des humains (et pas seulement) et l’autre qui veut que l’on explique cette anomalie

par quelque forme d’intrusion en cours de route, qui aura perturbé le cours normal des choses, à un stade nécessairement plus tardif, ce qui  passe par des  reconstitutions chronologiques.

Nous pourrions ainsi rassembler toute une série de travaux suivant cette même méthodologie, y compris dans le champ de

l’anthropologie, de l’origine du langage et bien entendu en ce qui concerne le masculin et le féminin chez les « humains ».

Récapitulons nos observations concernant l’espéce humaine et les différences marquantes entre mâles et femelles et qui persistent

en dépit d’un  environnement commun depuis des millénaires.

Comment expliquer, en effet,  que les femmes se comportent comme si ellles n’avaient pas besoin de « visuel ».?  Il faudrait évidemment

prolonger nos travaux à une plus grande échelle et avec l’aide des neurosciences. On pourrait notamment étudier comment le cerveau

des femmes réagit à la lumière et à l’obscurité et l’on ne peut ici s’empêcher de se référer aux vampires qui ne supportent pas la

lumière du jour. Ce « mythe » nous semble porteur d’une vérité profonde et a d’ailleurs été exploité, dans sa dualité, par le cinéma

notamment. Mais le défaut de ces mythes, c’est qu’il ne pose pas la dualité au sein même d’une famille mais dans un genre « Roméo

et Juliette? Notre thèse est bien différente en ce qu’elle affirme que cette dualité recouvre celles des hommes et des femmes et donc

que dans un même famille peuvent cohabiter des membres issus de deux humanités différentes, dont Sitchin nous entretient sans que

lui-meme soit non plus parvenu à nos conclusions.

C’est bien là tout le débat épistémologique. La seule explication plausible de ces différences que nous observons en permanence au sein

d’une même société,  d’une même famille, doit se situer non pas dans un quelconque conditionnement au présent mais dans un

atavisme extrémement ancien. D’ailleurs,  l’on sait parfaitement à quel point  la conscience  des différences est pregnante dans nos

sociétés et ce en dépit de certains tabous égalitaristes. Des extra-terrestres, pour parler comme Sitchin, ne pourraient que constater que le rôle des hommes et des femmes au cours des derniers millénaires a été très  extrémement différencié.

 

 

 

.JHB

27 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

27 06  14

 

 

 

 

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Astrologie et Littérature

Posté par nofim le 26 juin 2014

Les mille et une nuits et les Centuries. Etude comparée.

par  Jacques  Halbronn

Parmi les ouvrages les plus célébres dans le monde, on en compte deux qui apparurent d’abord en France, à savoir les

Centuries de Nostradamus à la fin du XVIe siècle et les Mille et Une Nuits au début du XVIIIe siècle, avant de connaitre une large

diffusion dans le monde, ce qui impliqua souvent un processus de  traduction. Dans les deux cas,  la paternité des oeuvres reste

assez obscure et l’on tend généralement à penser qu’il s’agit d’un  travail  échelonné dans le temps et de ce fait collectif.  Pour notre part, nous

considérons que l’auteur des Centuries est inconnu mais qu’il s’est bel et bien servi de textes dus à Michel de Nostredame (1503-1566). Pour les Mille et Une Nuits, l’orientaliste Antoine Galand apparait, au début du XVIIIe siècle,  comme l’adaptateur de textes dont l’origine reste assez floue.

Dans leur  édition (GF Flammarionà, 2004), J. P.  Sernain et Aboubakr Chraïbi  écrivent : ‘Le recueil  des Nuits est une oeuvre

collective formée progressivement. Ceux qui  y ont contrbué se servent de contes  déjà  existants et viennent modifier leur agencement, leur composition, ajoutent ou enlévent épisodes et détails » (p XVII) Nous serions tentés d’adopter un tel propos pour la

fabrication  des  Centuries.de Nostradamus en ce sens que si nous créditons volontiers Nostradamus de l’écriture d’une version en prose dont on ne possésde que certains éléments, nous ignorons à peu près tout quant  à l’identité de ceux  qui en auraient tiré des

quatrains.

Entre la source et son expression « poétique », il y a une interface qui  peut transcender l’original. et cela vaut dans les deux cas. Mais dans le cas des Centuries, on ne connait que l’origine alors que dans celui des Mille  et une Nuits, on ne connait que l’adaptateur.

Le probléme, c’est que si l’on reconnait dans les milieux académiques les contraintes et les  limites  par lesquelles durent

passer les Mille  et Une Nuits, en revanche,  ces mêmes milieux persistent dans l’idée selon laquelle Nostradamus serait à la fois le

seul auteur du corpus Nostradamus sous toutes ses formes/

Bien plus, les partisans de cette thèse ont fait fabriquer à la fin du XVIe siècle ou ai début du siècle suivant, des éditions antidatées

censées être parues du vivant de Nostradamus (éditions de 1555  et 1557) ou au lendemain de sa mort (édition à 10 centuries de 1568).

La version qui reste dominante voit trois stades dans la diffusion des Centuries: à quatre centuries,à sept centuries et à dix centuries. On ne connait rien de tel pour les Mille et Une Nuits en tout cas pas au niveau des imprimés.

Antoine Galland, l’orientaliste qui a produit les volumes successifs à partir du début du XVIIIe siècle va se trouver d’ailleurs à court du fait même du succés de l’oeuvre et se verra conduit à trouver des pièces supplémentaires par rapport au projet initial.  On trouve un

précédent, nous semble-t-il- à cent ans environ de distance- avec les Centuries et les éditions successives et augmentées si ce n »est comme on l’a dit ces éditions antidatées qui sont en porte à faux avec les vraies premières éditions sensiblement postérieures à la mort de

Michel de Nostredame, dont l’ascendance juive lui confère peut-être quelque charme oriental.

Autre point commun entre ces deux recueils, un cadre récurrent, à savoir la forme centurique de 100 quatrains pour les Centuries et la forme des Mille et Une nuits liée à cette Shéhérazade obligée de continuer à raconter des histoires pour sauver sa tête,  tout au long de

ces presque trois années.  Galland aussi sera, on l’a vu, contraint de produire des « suites » tout comme les libraires chargés de publier

les Centuries.

Est-ce que Galland avait connaissance des Centuries?  On ne le sait, apparemment, mais  il est clair que dans les deux cas, on aura joué

sur la corde d’un certain insolite, d’un merveilleux. D’ailleurs, les premières vraies éditions des Centuries ont usé du mot

« merveilleux » (1588-1590): Grandes et Merveilleuses prédictions de Michel Nostradamus (cf R. Benazra, Répertoire

Chronologique Nostradamique, Préface Jean Céard, Ed. Trédaniel , 1990)

Pour notre part, nous avons montré que nombre de quatrains des centuries dérivaient de textes en prose de Nostradamus. C’est

notamment le cas, de façon emblématique, de la mention du mot « macelin » qui figure dans deux quatrains et qui ne trouve son explication que dans un mémoire ayant figuré dans l’almanach de Nostradamus pour 1562 dont on ne connait l’original français qu’en

manuscrit du fait probablement d’une censure. Rappelons aussi que les quatrains figurant dans les almanachs auront suivi le même

parcours consistant en une translation de la prose vers les vers, ce qui conférait à la dite prose une dimension poétique que l’on aurait

du mal à trouver dans l’original, oeuvre laborieuse d’un astrologue étudiant semaine après semaine le cours du ciel.

A ce propos,  dans le cadre de cette bréve étude, nous voudrions signaler  la dimension surréaliste du discours astrologique mais aussi

de toute forme de versification.

En effet,  l’insolite est lié au  rapprochement des mots selon des critères qui ne sont pas pertinents. Le fait de rapprocher des mots

uniquement parce qu’ils riment, c’est à dire qu’ils se terminent pareillement, est un bon moyen de surprendre le lecteur. Certes, il n’est

pas interdit de penser que les signifiants qui  se ressemblent, en termes de racines, entretiennent des liens « étymologiques » (cf nos

études en morphosémantique) mais cela ne concerne pas les finales mais le « radical ». Car à ce prix là l’on peut rapprocher deux verbes

qui relévent d’une même conjugaison ou des mots, dans certaines langues obéissant à une même déclinaison.

Un autre cas remarquable de tels rapprochements susceptibles de dérouter le lecteur concerne les traités d’astrologie qui exposent les

liens entre diverses séquences: maisons astrologiques, signez zodiacaux, dieux-planétes, Quatre Elément, . Les commentateurs de la tradition  astrologique ont cru bon de constituer ainsi des connexions entre par exemple le troisiéme signe

du zodiaque et la troisiéme maison astrologique , entre tel signe de feu et tel autre, sur la base d’une répartition des Eléments sur une

base triangulaire (trigone, triplicités), entre tel signe et telle planéte (domiciles, exaltations). Cela conduit à produire dans la tête des

adeptes de la dite tradition astrologique d’étonnantes associations de mots et donc d’idées qui font songer à celles que l’on obtient

dans les pratiques psychanalytiques si ce n’est que ces associations sont les mêmes  chez tous les astrologues et leur permettent

de trouver de la cohérence, du lien là où ceux qui ne sont pas passés par un tel « formatage » (formation) ne perçoivent rien de

concluant. Autrement dit,  ce serait en fait l’astrologue qui disposant d’une telle grille de connexions, due à une forme de

syncrétisme intégrant en un seul corpus des données hétérogénes mais classées et numérotées de façon systématique, imposerait à son

client une « cohérence  » décalée.

On pense aussi au caractère détonant de la disposition des mots selon l’ordre alphabétique qui génére, elle aussi, d’extrordinaires

cohabitations et successions. Un tel ordre qui est pourtant utilisé de nos jours sans aucun probléme n’entretient-il pas une sorte

d’accoutumance à des rapprochements  parfaitement aléatoires, sous une forme qui se voudrait rigoureuse.

 

JHB

26. 06.  15

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture | Pas de Commentaire »

Sociologie astrologique : l’âge et le sexe

Posté par nofim le 26 juin 2014

Les jeunes et les femmes en milieu astrologique

(1953-2013)

par Jacques  Halbronn

Les deux angles que nous avons adoptés sont révélateurs

de ce qui se passe dans le milieu astrologique  français

mais à des titres extrémement différents.

On pourrait ainsi résumer la situation:

très peu de jeunes et notamment d’hommes

jeunes et énormémemnt de femmes d’un certain âge avec

une certaine forme de gérontocratie majoritairement

masculine. Il serait intéressant d’étudier si un tel « dosage »

se retrouve au sein d’autres communautés  astrologiques

ou non  mais aussi de vérifier s’il en a toujours été ainsi

sur une soixantaine  d’années pour le dit milieu

astrologique..

Sur le premier point, nous laisserons la question en suspens

mais nous invitons des chercheurs à confronter nos

observations propres au dit milieu à ce qui peut s’observer

pour d’autres terrains. Comme dans bien des domaines,

l’approche comparative   et synchroniquepeut se révéler fort

instructivede l’état moral, mental de la dite « communauté ».

Sur le second point, l »on proposera ici une approche

comparative diachronique du milieu astrologique entre 1953

et 2013 et l’on peut d’emblée constater un phénoméne de

vieillissement de la dite population assez saisissant pour

quelqu’un qui aurait suivi son profil sur quelques décennies.

Disons de façon quelque peu caricaturale que ce qui frappe

c’est le faible renouvellement des classes d’âge. Ceux qui

étaient jeunes hier ne le sont plus aujourd’hui mais ce sont

grosso modo les mêmes acteurs que l’on retrouve, d’une

décennie à l’autre,  toujours un peu plus blanchis, un peu

plus ridés, avec le temps qui passe, avec dans la plupart des

cas les mêmes pratiques, le même « ethno-savoir » qui se

perpétue depuis un demi-siècle. Bien entendu, celui qui

n’a pas de critère de comparaison ne s’en rendra pas

compte car il lui manquera un certain recul. L’information

la plus déterminante est souvent celle qui concerne le

temps alors que l’on a plus facilement accés à ce qui

reléve de l’espace.  Il faut donc apprendre à voyager dans

le temps pour prendre conscience de la  réalité de la

situation actuelle. Cela dit, une comparaison avec le milieu

astrologique dans d’autres pays, pour d’autres langues, serait

des plus instructives mais nous ne l’avons pas menée à ce

jour et nous cantonerons à la seule sociologie du milieu

astrologique de l’hexagone, espace que nous avons

assez systématiquement arpenté.  Il faudrait également

envisager d’élargir la recherche à une population plus

large connue sous le nom de « voyants », ce qui englobe

parfois les astrologues, stricto sensu, les frontières étant

d’ailleurs parfois assez poreuses. Il ne sera pas question ici

de l’intérêt général de la population française pour ces

domaines mais bien des personnes qui fréquentent plus

ou moins assidument  le dit milieu astrologique, lors

de réunions locales (avec le visuel que cela permet)

ou sur Internet. (le visuel étant fonction notamment des

vidéos en ligne). On peut d’ailleurs penser que le refus

de certaines structures que l’on vienne filmer leurs

activités pourrait être lié au choc visuel que représente

une salle d’astrophiles en termes de sexe et d’âge.  Le visuel

n’est nullement un point secondaire-qu’on le veuille ou non-

car ce qui se ressemble s’assemble et vice versa ce qui ne

se ressemble pas ne s’assemble pas. On ne saurait cacher

le facteur « repoussoir » d’une salle trop fortement

homogéne, visuellement, en matière d’âge et de sexe,  soit

deux critères immédiatement captés avant même que

quiconqe n’ouvre la bouche. La sociologie ne saurait

ignorer la dimension visuelle des rapports sociaux, ce

qui inclut aussi d’ailleurs un troisiéme critère qui est celui

de la couleur de la peau et dans le milieu astrologique, on

a  affaire à une population presque exclusivement « blanche »

excluant presque totalement, de fait, les arabes, les noirs et

les Asiatiques.  Un constat assez identique pourrait sur ce

point être effectué en ce qui concerne, par exemple, le

public des concerts de musique dite « classique », en termes

d’âge, de sexe et de race, à titre de groupe témoin que nous

avons eu également la possibilité de suivre depuis l’époque

des JMF (Jeunesses Musicales de France) dans les années

soixante… Il y aurait donc apparemment quelqe

similitude  au regard du public de ces deux ensembles, si

ce n’est que cela ne vaut pas pour les interprétes en musique

qui, quant à eux, sont souvent fort jeunes, tous sexes confondus,

en ajoutant que les lieux de représentation en musique

classique sont infiniment plus nombreux que pour

l’astrologie laquelle se pratique largement en cabinet, donc

hors de tout visuel..

On pourra résumer en disant que le milieu astrologique

n’est plus guère traversé par des « guerres » de génération

ni de sexe,  étant donnée l’absence de reléve. Mais il n’en

a pas toujours été ainsi.

 

I  Le facteur « jeunes » en milieu astrologique

Nous sommes bien placés pour aborder la question de l’âge

puisque par la force des choses, nous étions plus jeunes

il y a cinquante ans qu’aujourd’hui et que notre « carrière »

a bel et bien commencé au début des années soixante dix,

après quelques années d’apprentissage..

Incontestablement,  les « jeunes » occupèrent dans les

années soixante-dix, en milieu astrologique, une position

que l’on aurait le plus grand mal à imaginer, à concevoir

en 2014! Et ceux qui furent « jeunes » à l’époque ne peuvent

que constater à quel point il n’en est plus ainsi mais en

tirent-ils quelque enseignement?

En effet, la génération  des astrologues nés au lendemain

de la Seconde Guerre Mondiale (1945-1949) constitua

un apport tout à fait significatif dans les années Soixante-dix,

cela vaut notamment pour Patrice Louaisel,  Jacques

Halbronn (l’auteur de ces lignes) mais aussi, dans une

moindre mesure (à l’époque) pour Yves Lenoble  qui

n’accéderait à un certain ascendant que dans sa quarantaine

tout comme d’ailleurs Maurice Charvet et Alain de Chivré.

Signalons au demeurant le cas d’un Denis Labouré qui naquit

dans le courant des années cinquante et qui joua un certain rôle

au cours de la même décennie, de façon fort précoce.

Le background universitaire nous oblige à préciser

« jeunes diplomés » et cela vaut  tant pour  Louaisel que

Halbronn ou Lenoble, tous passés par la « fac ». Il faudrait

évidemment s’interroger sur ce qui rendait alors si

attractif pour ces jeunes hommes quelque peu aguerris

intellectuellement  le dit milieu astrologique. On répondra:

un certain climat  de recherche qui régnait alors et qui

offrait certaines perspectives – ou mirages- d’une prochaine

émergence pour l’astrologie, comme savoir – c’est le

cas de le dire -d’avenir!  Un espace qui offrait des possibilités

de publication dont sut notamment profiter assez tôt

Jacques Halbronn, un des rares leaders « jeunes » voués à

paraitre chez des éditeurs ayant pignon sur rue,  avec, par

la suite, Denis Labouré.

Un des moments emblématiques de l’émergence de cette

vague « jeunes » dans le milieu astrologique fut en effet

la parution en 1976 du volume Astrologie de la prestigieuse

collection « Clefs pour » chez Seghers, l’éditeur ayant

finalement préféré le texte de Jacques Halbronn à celui

d’André Barbault, né  26 ans plus tôt. Il est vrai qu’André

Barbault avait lui aussi porté haut l’étendard de la jeunesse

dans les années cinquante. Rivalité entre deux chercheurs

l’un né au lendemain de la Première Guerre Mondiale

et l’autre au lendemain de la Seconde, pour représenter

l’astrologie face au public cultivé et honnête homme…En

1955, Barbault n’ »avait-il pas publié chez Grasset une

Défense et Illustration de l’Astrologie? Mais il s’agissait

d’une collection « ésotérique », donc marqué par un certain

ghetto.

Toujours dans le domaine de l’édition, René Alleau allait

offrir à Halbronn l’occasion  de se positionner comme

historien de l’astrologie à part entière , dans sa Bibliotheca

Astrologica (1975-1977). En 1979, le même « jeune »

soutiendrait une thèse de 3e cycle à l’Ecole Pratique des

Hautes Etudes et à Paris III  qui paraitra en 1985 sous le

titre « Le monde juif et l’astrologie. Formation et fortune »

(Ed Arché, Milan).

Mais Halbronn ne se limitait pas à ce créneau académique.

Bien que n’ayant jamais embrassé la « profession »

d’astrologue – ce qui le distinguait nettement du parcours

de Barbault, ce « jeune loup »  s’intéressait au monde

des astrologues de l’époque. Barbault allait ainsi apprendre

que le dit Halbronn, lors d’une réunion du Conseil

d’Administration du Centre International d’Astrologie (CIA)

tenue en juin 1973, avait été élu en tant que l’un des

Vice-présidents de la dite association, poste que Barbault

avait du abandonner en 1968, à la suite de sa

participation au projet Astroflash, d’interprétation du

thème natal par ordinateur, titre qui avait été mis en avant

à maintes reprises par celui-ci. Immédiatement, Barbault

décida que cela ne pouvait pas continuer ainsi et  il obtint

l’année suivante que l’on mît fin au dit mandat accordé à

Halbronn pour que celui-ci revienne à des gens plus « mûrs ».

L’affaire Seghers, on l’a vu,  serait la réponse de Halbronn,

du berger à la bergère. Halbronn était d’autant plus

furieux que grâce à lui un congrès avait été programmé à

Paris pour septembre 74 avec l’ISAR (International

Society for Astrological Research). Que le CIA n’ait pas

souhaité renouveler son mandate de Vice-Président était

vécu comme un affront et une marque évidente d’ingratitude

pour services rendus.

En vérité le CIA était dans une bien mauvaise passe et

cela contribua à exciter certains appétits (on n’abordera pas

ici les causes « astrologiques » de ce démantélement).

L’autre « jeune » en pointe était Patrice Louaisel qui avait

d’ailleurs précédé Halbronn dans ce « statut » de  jeune de

service. Il était chargé au sein du CIA d’animer un

« laboratoire » de recherche (Groupe d’étude et de recherche

en astrologie scientifique) qui allait dès 74 devenir une

association distincte.  Mais les « vieux » donnaient

l »exemple de la dissension au sein de l’école du CIA, le

CEFA (Centre d’études et de formation en Astrologie) qui

lui aussi allait faire scission sous la houlette de Jean-Pierre

Nicola, né en 1928 et qui avait donc dans les 45 ans. (cf le

guide de la vie astrologique, Ed. Trédaniel, 1984). En 1975,

Halbronn, à son tour, allait créer sa propre structure, le

Mouvement Astrologique  Universitaire(MAU).

Imagine-t-on de nos jours un jeune homme de 27 ans

créant une association astrologique- ce qui en soi ne veut

pas dire grand chose – qui dès le mois de décembre 75

accueille à Paris tout un florilége de personnalités

astrologiques tant françaises  qu’étrangères,   transformant

ainsi l’essai du congrès ISAR de l’année précédente dont

il avait d’ailleurs été la cheville ouvrière pendant 8 jours, en

l’absence, bien évidemment, d’André Barbault? Cela serait

pour ce dernier l’occasion d’évoquer les années 1953-54

quand, le jeune Barbault (pour le distinguer de son frère

Armand) allait prendre la tête d’une  éphémére

Fédération Astrologique dépassant les limites du CIA, en

s’alliant notamment avec les disciples de Néroman.( Collège

Astrologique de France, CAF)  et accueillant au congrès de

Paris des fêtes de fin d’année 1953 la comtesse autrichienne Zoé Wassilko

Serecki, dans une salle du Palais de la Mutualité. Il est vrai

que pendant les 20  ans qui suivirent, Barbault ne parvint

jamais à mettre sur pied un nouveau congrès à Paris, pour des

raisons que l’on ignore. C’est justement, ce créneau que

Jacques Halbronn investira, au rythme de plusieurs

manifestations par an, et pas seulement à Paris au cours

de ces années 70  et au delà.

Mais Barbault n’était pas au bout de ses peines avec le sieur

Halbronn. On mentionnera  six  points:

- le procés en diffamation agné en appel (début 78)

en diffamation pour un compte-rendu dans la revue

‘L’astrologue »

- la parution du Collectif ‘Aquarius ou la nouvelle ère du

Verseau  (Albatros 1979)

- en  1984 la publication du Guide de la Vie   Astrologique, aux

Editions Guy Trédaniel, qui se poursuivra  dans les

années 90

- la parution de l’article « ‘Astrologie » dans la Bibliotheca

Universalis, en remplacement de celui de René Alleau

(1994)

- la soutenance d’une thèse d’Etat sur le prophétisme (1999)

précédée d’une exposition à la BNF.(1994)

-le lancement de Teleprovidence (2008)

Quelle est briévement la situation actuelle?  André

Barbault est toujours en vie à plus de 90 ans et continue

à publier. Plus de « jeunes loups » à l’horizon! Les « jeunes »

d »‘hier ont désormais la soixantaine. Mais Halbronn

a investi le créneau du « modéle universel » cher à Barbault

(1967  Les astres et l’Histoire, Ed Pauvert). On rappellera

que les années 80  mirent à mal le dit modéle Barbault avec

une troisiéme guerre mondiale qui n’advint pas. Heureusement

il y eut 1989 qui allait faire oublier cet échec prévisionnel

avec l’annonce d’une date importante pour la Russie.

Contribution en l’occurrence du jeune Barbault  au vieux

Barbault puisque ce pronostic heureux datait du début

des annés Cinquante  et avait été entre temps quelque

peu  relégué!

 

II La reléve féminine dans les années 80

Un autre apport allait jouer son rôle et contrbuer  à la

situation actuelle, la mise en avant des femmes astrologues

au cours de la décennie 80.. Halbronn ne  fut  nullement

étranger à ce phénoméne. Son association le MAU

se constitua autour d’un noyau de trois femmes, Catherine

Aubier, Jacqueline Belluc et Marielle Clavel( les initiales

formant le sigle ABC), dans le cadre de la Faculté

Libre d’Astrologie de Paris( FLAP), sa branche Enseignement,.

et  ce dès 1975.

Deux femmes allaient marquer la décennie suivante:

Danièle Rousseau et Denise Daprey.  L’une liée à Yves

Lenoble, l’autre à Jacques Halbronn, l’une avec sa

FFA (Fédération Française d’Astrologie), l’autre sa FEA.

(Fédération de l’Enseignement Astrologique), dans les

années 84-86. (cf un numéro du Bulletin de la Société

Astrologique de France sur les femmes en milieu

astrologique, Dépôt Légal, BNF).  Mais une autre femme

va émerger, Solange de Mailly -Nesle qui fonde l’AGAPE, une

école d’astrologie, en 89. (Association des Astrologues

Professionnnels). Quand Yves Lenoble, ayant passé

la quarantaine, débutera en 90 une longue série de

congrès annuels, les femmes joueront

un rôle déterminant, ne serait-ce que parce que le public

nombreux est  désormais en grande partie constitué d’éléves,

ce qui confère à ces rencontres un ton bien différent des

colloques de recherche et de réflexion propres au MAU..

Parmi ces femmes qui jouent alors un rôle de premier

plan dans les premiers  congrès de Lenoble, on ne saurait

oublier une Joëlle de Gravelaine tandis que Catherine

Aubier  connait la réussite en tant qu’auteur (y compris

dans la collection Zodiaque co-dirigée par Halbronn, chez

Solar). C’est encore avec Solange de Mailly Nesle que

Lenoble s’associera pour créer SEP Hermés, la

structure organisatrice de ses congrès avant de se lier

avec Catherine Gestas (association Source) par la suite.

Parmi les femmes les plus actives en province, depuis

quelqes années, citons  Josette Bétaiolle, à Bordeaux et

Anne-Marie Roussel sur Antibes ainsi qu’une « jeune »

femme qui organisa une série de rencontres dans les Cévennes.

Parmi les auteurs, citons Iréne Andrieu Dorothée

Koechlin de Bizemont, Fanchon Pradalier-Roy disciple

de Germaine Holley sans oublier évidemment

une Elizabeth Teissier  très médiatisée qui soutiendra en

Sorbonne une thèse de sociologie sur l’astrologie

en 2001 (reprise aux ed. Plon).

De nos jours, le « visuel » des réunions astrologiques d’une

certaine importance est constitué presque uniquement de

femmes  d’un certain âge, dans le public, sinon à la tribune.

Le type « jeune astrologue » de sexe masculin n’est plus

représenté  et il est fort improbable que la reléve vienne de

de ce côté.

Il est bien difficile, à l’heure qu’il est, de se représenter

ce que pourrait être la physionomie du milieu astrologique

dans dix ans si ce n’est en supposant les mêmes avec dix

ans de plus, ce qui aura évidemment un effet dissuasif. Quant

à l’astrologie ainsi véhiculée, elle aura, elle aussi, pris un

coup de vieux.

Par ailleurs, le développement d’Internet  contribue à limiter

les modes de socialisation directe. Le temps des meetings

astrologiques est -il révolu? Il semble que l’on puisse

mettre le milieu astrologique en pilotage automatique avec

des robots mettant à jour et en ligne les informations et les

vidéos.

 

 

JHB

26  06 14

 

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Publié dans ASTROLOGIE, Culture, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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