Réinventer le piano : le P2W.

Posté par nofim le 3 juin 2014

Une nouvelle approche du piano : le wiss et le wrist. (P2W)

par  Jacques  Halbronn

Ce que nous appelons « wiss »  -déformation de whistle, siffler, en anglais- côrrespond à une nouvelle « lecture » du pian et de l’art du

pianiste, les deux étant indissociables car le pianiste vient quelque part compléter et prolonger le piano. Désormais, nous associons au

mot piano deux autres mots: wiss et wrist (poignet en anglais), ce qui donne le sigle P2W.

Nous nous sommes dépéchés d’oublier ce que nous avions pu apprendre des quelques leçons qui nous furent données (on pense

à M. Lenninger, à M. Filliol et en guitare à M. Marteau) et face au piano, nous avons  voulu réinventer le rappprt  à celui-ci et cela dans deux directions qui composent  le « wiss ».

D’une part,  comme on l’a dit, nous sifflons quand nous jouons du piano. Et ce de temps à autre. Non pas quelque air mais bien  en symbiose avec le piano. On peut en ce sens parler d’une respiration. En sifflant, nous rendons présente une dimension organique face au piano qui incarne une dimenension instrumentale.  Mais selon nous, le piano est avant tout un « plan » , une scéne sur lesquels nos

mains viennent danser. A la différence des cordes et des vents, le pianiste ne tient pas son instrument, il se tient en quelque sorte

dessus. C’est d’ailleurs pourquoi il ne transporte pas le dit instrument. Le pianiste ne fait que passer sur celui-ci comme l’on

chemine sur une  sente en faisant quelque bruit.

D’autre part,  le wiss, c’est aussi une certaine façon de toucher le piano du moins de temps à  autre. On se sert de toute la main qui ne bouge quasiment pas. La main se pose ou se superpose à un certain endroit du clavier et semble  quasiment immobile et le

mouvement des doigts y est  assez peu perceptible, ce ne sont pas tant les doigts qui interviennent mais le poignet qui oriente la main

de diverses manières, ce qui met en oeuvre par voie de conséquences tel ou tel doigt.. Le poignet se déplace à la fois latéralement et

verticalement -de haut en base ou de bas en haut et atteint les touches à la base des phalanges ou dans le haut des paumes -celle des « monts ».(chirologie).

Le principe du P2W est celui de l’homme orchestre. C’est une polyphonie à un seul acteur. Car nous sommes opposés à la notion

d’orchestre que nous qualifions de taylorisme. Le P2W se prête excellemennet à l’improvisation, ce qui n’est nullement le cas de

l’orchestre..

On aura compris d’ailleurs que nous ne faions pas l’effort de transcrire sur le papier notre production et que nous ne rejouons

jamais la même oeuvre,  notre travail étant un « work in progress ».  Il est claire que pour l’interpréte de notre musique, il n’est

probablement pas indispensable de pratiquer le « wristing » qui est d’abor un mode d’improvisation. Nous distinguons en effet,

dans notre esthétique, le fait de produire un matériau sonore (de signifiants) et l’usage que l’on peut en faire ponctuellement, en en

extrayant des «  éléments de langage », selon les circosntances à « illustrer », à « signifier ».

Quant à la pratique du wiss, l’on peut ausi tout à fait concevoir que cela soit, par delà le stade de l’improvisation et de la composition,

remplacé par quelque instrument (cordes, vents) si le pianiste ne souhaite pas siffler ou n’est pas en mesure de le faire.

Autrement dit, on ne saurait aucunement confondre le mode de travail du compositeur et celui de l’interpréte. Ce ne sont pas les mêmes

techniques.  Nous proposons ici un procesus qui s’adresse avant tout aux compositeurs et des techniques qu’il doive maitriser au

niveau du wiss et du wrist. Quant à ce qui concerne l’interprète, c’est une toute autre affaire et cela n’exclut d’ailleurs pas

une possible orchestration avec divers protagonistes, l’orcchestre faisant spectace par sa gestuelle.

Cela dit, le fait d’assister à une séance de P2W nous semble également pouvoir constituer un spectacle exigeant une couverture

cinématographique appropriée avec projection sur écran du travail de la bouche et de la main, sachant que le sifflement correspond à

une dynamique invisible au niveau de la gorge mais peut être pourrait-on aussi visualiser ce niveau interne d’activité.

 

 

 

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JHB

03. 06 14

 

 

 

 

 

 

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