L’astronomie et ses effets sur l’astrologie

Posté par nofim le 6 juin 2014

Les effets perturbateurs de l’astronomie sur l’astrologie

par  Jacques  Halbronn

 

Dans nos précédents textes, nous avons montré que l’astronomie était le « mauvais démon »

de l’astrologie et que cette dernière avait pu souffrir d’une trop grande promiscuité  d’avec

l’astronomie. Les astrologues n’ont pas clairement conscience de la juste mesure des relations entre

astrologie et astronomie, une astronomie à consommer avec modération.

Certes, on ne saurait nier que l’astrologie se référe, de par son nom même, aux astres. Mais de

quelle façon et jusqu’à quel point?  That is the question!

Il est vrai que la lecture d’une somme comme la Tétrabible de Ptolémée  (IIe siècle de notre ère)

peut nous persuader de la forte intrication entre ces deux domaines dont d’aucuns n’hésitent pas

à dire qu’ils ne feraient qu’un!  Mais justement, le Tetrabiblos correspond à un stade de forte

interférence de l’astronomie par rapport à l’astrologie/ Nous avons ainsi montré que le dispositif

des domiciles exposé au Livre Ier,  était singulièrement différent du dispositif initial et ce parce

que l’on avait voulu accorder l’astrologie avec les données astronomiques en termes de distances

respectives des planétes ou que la prise en compte de la précession des équinoxes avait conduit

à la permutation des exaltations des luminaires (lesquelles exaltations sont  justement

articulées sur l’axe des équinoxes)

Ce même ouvrage témoigne également du fait que les planétes du systéme solaire sont pleinement

inclues  dans le corpus astrologique (Septénaire) alors que selon nous, au départ, seule la planéte

Saturne était prise en compte par l’astrologie, les « planétes » n’étant initialement que des moyens

de qualifier les stades succcessifs du cycle de Saturne- ce qui apparait  avec les liens planétes-

signes zodiacaux, qui en fait ne renvoient qu’à des valeurs et non à des positions. Ce fut un

cadeau empoisonné de l’astronomie d’inciter l’astrologie à employer toutes les planétes du

systéme solaire de l’époque et cela en fut un autre, on s’en doute,  qui devait aboutir à  intégrer au

sein de la tradition astrologique Neptune et Pluton (sur le cas Uranus, voir nos textes)

Passons  à la question du Zodiaque. Ce sont à notre avis les astronomes qui poussèrent à

l’adoption du systéme tropicaliste, basé sur les équinoxes et les solstices avec le bélier en tête.

Selon nous, le bélier n’est aucunement le premier mais bien le dernier signe du zodiaque. Le fait

qu’à une certaine époque la constellation du bélier ait coincidé avec l’équinoxe de printemps

de l’hémisphère Nord a probablement amené les astronomes à le placer ainsi en tête. Mais cela

aurait dû  rester temporaire et il eut fallu ensuite placer en tête les poissons et par la suite le

verseau.

Or,  pour notre part, nous pensons que l’astrologie s’articule avant toute chose sur les 4

étoiles fixes royales et que les constellations correspondant aux dites étoiles se plaçaient

initialement en tête de chaque quart de Zodiaque. Le passage, notamment, de Saturne sur ces étoiles

était crucial pour l’astrologie et d’ailleurs la croix est une division de l’espace en 4. (cf les Quatre

Eléments). Autrement dit, le zodiaque  astrologique primordial n’aurait aucunement été

réalisé  à partir des équinoxes et des solstices/ Il s’agirait là encore d’une initiative émanant

des astronomes, les signes étant en partie inspirés par l’iconographie des mois de l’année, telle qu’on

la trouve dans les almanachs à la Renaissance. D’ailleurs, les 4 signes fixes ne sont pas liés aux saisons

mais constituent un quatuor initialement ainsi  instauré: le taureau, le lion, l’aigle et l’homme,

qui sont repris par le Sphinx. Par la suite, l’aigle devint le Scorpion (cf Volguine Le symbolisme de

l’aigle. Ed Cahiers Astrologiques, 1960) et l’homme l’échanson des dieux,

Ganyméde (Verseau)  représenté par un vase, cette constellation en revanche étant liée au début

de l’année.(en janvier), comme on peut l’observer dans les Très Riches Heures du Duc de Berry,

qui campent une compagnie de personnes autour d’une table (table que l’on retrouve

schématisée dans l’arcane I  Le Bateleur, au Tarot). On a aussi montré que le symbolisme zodiacal

était corrompu au regard du symbolisme initial. Le scorpion est en fait l’archer, Héraklés

abattant les oiseaux du Lac de Stymphale, d’où l’aigle.

Le cas d’Uranus mérite aussi d’être signalé car l’astronomie n’a pas toujours été un socle solide

-et on l’a encore vu avec le cas de Pluton (en 2006) et bien avant celui de Vulcain (prétendue

planéte intra-mercurielle). Selon nous, les astronomes à une certaine date avaient bel et

bien eu connaissance de la planéte au delà de Saturne et cela les avait conduit à un systéme à

8 secteurs, tant pour les signes que pour les maisons astroloiques (octotopos). Mais par la suite,

on perdit la trace d’Uranus – jusqu’à la période galiléenne et l’usage de la lunette – car

Uranus est visible à l’oeil nu. Les astrologues se retrouvèrent donc le bec dans l’eau avec

un dispositif  à huit entrées mais seulement 7 « planétes » (dont les luminaires).

Les astrologues actuels s’interrogent sur le nombre de planétes sur lequel ils peuvent compter et

présentement, la situation n’est guère brillante. Ils ont bousculé le dispositif de la Tétrabible en y

introduisant Uranus, Neptune et Pluton mais ils sont bloqués depuis les années trente du

siècle dernier, soit depuis 80 ans, ce qui fait que certaines planétes (Mercure et Vénus)

ont plus de domiciles que d’autres et certans signes (taureau, gémeaux, vierge, balance)

moins de planétes que d’autres. Comme on l’a dit plus haut,  les astronomes ont voulu

que le dispositif des domiciles respecte les distances des planétes et ce faisant ils ont déplacé

le domicile initial de Mercure qui était en Sagittaire pour le placer en Gémeaux, de façon

à constituer une sorte de thème natal du monde, avec un Mercure  ne s’éloignant pas de plus de 28 °

du Soleil. Ils ont aussi permuté l’exaltation du soleil en taureau pour la placer en bélier, du

fait de la précession des équinoxes mais là encore on s’est arrêté en cours de route! Ajoutons que

le passage de 8 à 12 maisons astrologiques a également été perturbant car les 4 dernières maisons

ont été rajoutées au delà de la maison VIII de la Mort.

 

Pour nous résumer, l’astrologie, selon nous , n’avait emprunté à l’astronomie que Saturne (et

bien entendu les luminaires) et cela suffisait à ses besoins. Par la suite, les astronomes croyant

bien faire ont voulu que l’astrologie se servît de tout l’arsenal astronomique, ce qui aura

conduit à l’instauration du thème natal, commentaire astrologique de la carte du ciel en

un instant T, et provoqué une saturation qui brouille le message de l’astrologie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 Réponses à “L’astronomie et ses effets sur l’astrologie”

  1. orion74500 dit :

    Ma foi j’ai tout lu l’article… et j’avoue que … ca me laisse coi.
    Je ne comprends pas comment on peut croire ce que dit l’astroLOGIE qui n’est basée que sur des HYPOTESES !
    De plus annoncer que URANUS a une influence sur nous cela m’etonne un peu sachant que l’astroLOGIE date des mésopotamiens et qu’a cette periode personne ne connaissait l’existence de la 7ème planète, découverte par William Herschel le 26 avril 1781.

    Il en est de même pour NEPTUNE, découverte VISUELLEMENT par Johann Gottfried Galle, dans la nuit du 23 au 24 septembre 1846, et par le calcul par John Couch Adams.

    De plus pour moi l’astroLOGIE s’arrange un peu comme elle le veut.
    Puisque le soleil est censé mettre 30 jours pour traverser chaques constellations du ZODIAC…
    Or le scorpion est une constellation VERTICALE par rapport au meme zodiac et le soleil ne met que 9 jours à le traverser, et pour la vierge, il mettra 49 jours pour passer d’un bout à l’autre.
    Et enfin et ce n’est pas le plus petit détail, a cause de la précession des équinoxes (oscillation de l’axe de rotation de la terre), actuellement le LION et le BELIER ne font plus parti du ZODIAC et le SERPENTAIRE, constellation située juste avant le SCORPION, elle, en fait maintenant partie.
    L’astrologie « valable » l’etait il y a encore environ 2500 ans… mais plus maintenant.

    voila, alors maintenant, dire que parce qu’on est né en janvier signifie qu’on est CAPRICORNE c’est totalement faux et archi FAUX !!!!!

    Recadrons donc un peu les choses
    Voici les dates ou le soleil passe au plus proche des constellations

    - Bélier du 19 avril au 13 mai et du 17 mai au 18 mai – le soleil passe en dessous de la constellation
    - Taureau du 14 mai au 16 mai et du 19 mai au 20 juin
    - Gémeaux du 20 juin au 20 juillet
    - Cancer du 21 juillet au 9 août
    - Lion du 10 août au 15 septembre – le soleil passe en dessous de la constellation
    - Vierge du 16 septembre au 30 octobre
    - Balance du 31 octobre au 22 novembre
    - Scorpion du 23 novembre au 29 novembre
    - Serpentaire (Ophiuchus, le «13e signe») du 30 novembre au 17 décembre – le soleil passe DANS le pied
    - Sagittaire du 18 décembre au 18 janvier
    - Capricorne du 19 janvier au 15 février
    - Verseau du 16 février au 11 mars
    - Poissons du 12 mars au 18 avril

    a bon entendeur….

    • nofim dit :

      dans mon texte, je n’intégre pas Neptune ni Pluton. quantà Uranus, je vous signale qu’il est visible à l’oeil nu.
      Vous employez « visuellement » pour Neptune alors qu’il n’ a été vu qu’au téléescope et non à l’oeil nu. Or c’est bien là
      qu’est le débat entre ce que les Anciens pouvaient voir et ce que l’on ne peut voir qu’au moyen d’instruments

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs