La double imposture de la vie musicale

Posté par nofim le 17 juin 2014

Les moeurs musicales actuelles  comme  théatre de la décadence civilisationnelle.

par  Jacques Halbronn

 

Nous dénoncerons ici une double imposture : d’une part  quant au mode instrumental et de l’autre quant à l’appropriation par

l’intérpréte d’une oeuvre qui n’est pas sienne. En ce sens, la vie musicale actuelle reléve de ce que nous avons appelé

la Malculture (ce qui inclut la Malbouffe)/ Une prise de conscience de ces deux impostures serait hautement salutaire.

Le fait d’utiliser un instrument, un appareil au lieu de se servir de son propre corps  fait probléme. On est dans une problématique

prothésique, du handicap comme ces gens qui ayant perdu l’usage de la parole recourent à quelque technologie de substitution. Le grand oubié de la musique c’est le sifflement pour lequel nous militons depuis longtemps (cf le blog musimprovision) . Il suffit de noter

l’absence du sifflement dans l’ensemble des oeuvres du répertoire classique depuis des siècles. Le sifflement n’est nullement

assimilable au chant, ne passe pas par le langage et est universel. Les instruments à corde et à vent ne sont que des dérivés du

sifflement. Au lieu de développer ce registre du sifflement, on  se contente de le mépriser en le réduisant à un sifflotement et réservé

à la chansonnette! Or, nous pensons que l’effet du sifflement  organique n’est pas du même ordre que celui de tel ou tel instrument de

remplacement. Il faudrait mener des recherches dans ce sens au niveau des neurosciences.

L’autre imposture qui achéve de compléter ce tableau décadent tient à la défaveur dans laquelle est tombé  l’exercice de

l’improvisation. On sert au public des oeuvres le plus souvent de compositeurs depuis longtemps décédés et que les interprétes

s’approprient en vue de leur redonner vie,  un peu comme lorsque l’on ajoute du lait sur un produit déshydraté ou que l’on recourt au

micro-onde pour servir des surgelés. On est là dans le bas de gamme si ce n »est que le haut de gamme n’est plus guère proposé ou n’est

pas perçu comme tel.  Les interprétes se comportent comme des mécaniques bien huilées qui suivent la partition et que l’on peut juger

à cette aune alors qu’une musique nouvelle déroute. C’est aussi de la malculture que de se contenter de ce qui est « sec » et de se priver

de ce qui est « frais ». Même probléme que pour la Malbouffe!

Quel type de personnes est attiré par une telle pratique musicale? Nous nous sommes souvent demandé quel était le ressort de telle ou

telle vocation. C’est ainsi que les astrologues sont souvent des gens qui se sont sentis négligés dans leur enfance et qui vont compenser

à se référant à leur « thème natal », lequel sert de prothèse à un moi  déficient. Autre grille de lecture: une personne qui a mal vécu son statut de femme ou d’homme, sera attirée par un domaine où la question de l’individu prévaut sur celle du genre.

En ce qui concerne les musiciens, nous pensons qu’il  y a là

aussi une certaine symptomatologie liée à un probléme  avec l’autorité. En effet, quand il y a de vrais rapports entre les gens, on aboutit

toujours à des prises de pouvoir, ce qui permet d’ailleurs d’unifier un groupe. Mais celui qui est traumatisé par cet aspect de la vie

va trouver dans le milieu musical, un mode de relation sociale où le pouvoir est déjà institué par avance, par le truchement de la

partition/ On  n’aura donc pas à se battre pour trouver sa place puisque tous les rôles sont déjà distribués par avance. Motifs assez

peu avouables/ On pourrait ainsi multiplier les exemples d’une motivation qui en cache une autre moins racontable (Garfinkel) comme

ces associations qui mettent en avant tel ou tel objet mais dont la véritable raison d’être et de se perpétuer se situe ailleurs. On s’en

aperçoit quand on observe à quel point les membres d’un groupe présentent des similitudes qui n’ont rien à voir avec les enjeux

mis en avant par le dit groupe. C’est ainsi que tel groupe sera très majoritairement constitué de femmes alors que cela ne ressort

nullement de l’activité considérée. Nous avons ainsi signalé, dans nos études consacrées aux groupes juifs de la mouvance laïque, une très

forte majorité de juifs d’origine polonaise qui ont des modes de relation entre eux qui n’ont rien à voir avec le concept de juif laïc qui n’est là qu’une étiquette plus présentable, moins typée.

La musique, en tout état de cause, instaure entre ceux qui la pratiquent  certains modes de comportement qui créent une complicité entre

les membres du cercle considéré, laquelle  complicité est selon nous liée à une certaine infirmité sociale/ Mais on pourrait en dire autant

des cinéphiles (cinémathèque) qui partagent non pas seulement l’amour du cinéma mais un certain rapport à l’autre qu n’est pas

forcément sain. L’attachement que l’on a pour un groupe ne dépend pas nécessairement de ce que ce groupe affiche. Un tel groupe se

déclare ouvert au vu de son « objet » mais en réalité implique un certain passé plus ou moins douloureux et qui soude le dit groupe si bien

que le groupe peut survivre à la mise en cause de son objet ou lui être indifférent.

Etrangement, d’ailleurs,  bien des groupes fonctionnent sur la base de régles, d’une certaine rigidité. Dans les exemples que nous avons

pris: rôle considérable de la machine – l’instrument du musicien, l’ordinateur de l’astrologue et représentation très stratifiée

et  schématisée du rôle de la personne (partition, thème astral) qui ne permet pas une expression directe du corps mais uniquement par l e

biais d’interfaces instrumentales.

 

JHB

17 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs