L’astrologie, savoir ou support?

Posté par nofim le 18 juin 2014

La question de l’ordre et de la succession des phases dans le cycle de 7 ans

par  Jacques  Halbronn

 

L’intérêt qu’il y a à travailler sur un modéle simple, c ‘est qu’il  se préte plus facilement à la critique, qu’il est plus aisément

falsifiable. Plus il y a de facteurs, et plus l’esprit critique s’émousse. C’est ainsi que notre discours sur l’Astrocyclon est amené à évoluer

alors même que tant d’astrologues stagnent des décennies durant sur un savoir sur lequel ils n’ont pas prise et qu’ils se contentent

d’instrumentaliser sans vraiment le pénétrer.

Voici, par exemple, quelques conseils que Didier Colin donne aux apprentis astrologues (Manuel Pratique d’Astrologie, Ed Hachette

1998, « Que celle ou celui qui s’attend à trouver dans cet ouvrage des justifications ou des fondements scientifiques capables de

crédibiliser l’astrologie, de démontrer que son systéme est rationnel, imparable et sans faille, le referme vite car tel n’est pas

notre propos. Les  principes sur lesquels repose l’astrologie ne sont que des supports grâce auxquels l’astrologue va pouvoir

élaborer et formuler son interprétation » (p. 11)

Débat sur le médium et le message que nous traiterons le  dimanche 6 juillet à 18h (Café Le Falstaff  Ier étage, Place de la Bastille). Thème:  « le message est-il déjà dans le médium? »

Il nous semble essentiel que l’on ne considére pas l’astrologie comme un « support », comme un « langage », comme une « musique » car

l’astrologie est porteuse d’un certain savoir et dont on ne saurait faire abstraction si tant est, bien sûr, qu’on en ait connaissance et pour ce faire il ne suffit pas de rabâcher des notions mal comprises des années durant. Etre astrologue ne signifie pas que l’on sache

réellement ce qu’est l’astrologie et quel est son message. D’ailleurs, à la base, comme Monsieur Jourdain, nous faisons de

l’astrologie sans le savoir et souvent mieux que ne le ferait un astrologue patenté qui a eu besoin d’apprendre l’astrologie parce qu’il ne la captait pas de lui-même en lui-même. Ce sont souvent les plus instruits dans un domaine qui ont le moins de facilité pour ce domaine. On pense notamment à la Musique. On fait souvent de nécessité vertu.

Cela dit, par delà cette astrologie authentique et à redécouvrir, il y ait  des formes de divination qui se servent du matériau

astronomique  et de sa complexité pour  dresser une carte d’identité céleste individuelle, pourquoi pas. Il faudrait parler d’une

astronomancie/ Affirmer qu’astrologie et astronomie ne faisaient qu’un à l’origine est une contre-vérité et ce n’est pas parce qu’un

tel cliché traîne un peu partout qu’il fait foi! En réalité, l’astrologie ne fait qu’un usage extrémement limité et restrictif des données

proprement astronomiques C’est la grande erreur des astrologues modernes de saturer l’astrologie par une injection d’astronomie à

outrance. Mais même le septénaire est encore trop! En réalité, l’Astrologie n’a besoin que d’une seule planéte, Saturne et d’un

quarteron d’étoiles fixes. D’ailleurs, les maîtrises  (liens planétes/signes)  n’ont rien à voir avec l’astronomie en dehors des noms de planétes qui sont aussi des dieux (nominalisme) et le champ de la cyclicité astrologique ne recourt qu’à un substrat

astronomique des plus limités/ Mais, si l’on veut pratiquer l’astronomancie,  comme on le ferait pour le marc de café,  libre à chacun!

.Il en est de même en astrologie indienne, où les « dasas » ne sont fonction des données astronomiques que pour la fixation de leur

point de départ./ Quant à la division en 4 d’un cycle sidéral ou toute autre division, elle ne reléve pas de la science astronomique

mais l’instrumentalise en mettant celle-ci au service de l’astronomie en matière de positions planétaires. Utiliser des éphémérides, ce

n’est pas respecter les lois de l’astronomie car l’astronomie n’a que faire qu’une planéte soit placée ici ou là.

Nous disions donc que l’on avait déjà fort à faire avec un modéle binaire simple.  La question qui se pose à nous est la suivante:

qu’est ce qui caractérise le début d’un cycle? Il ne suffit pas en effet de dire que le cycle commence en tel point mais de’ préciser ce

que cela signifie et vice versa pour décrire la fin d’un cycle. Or, nous pensons que la plupart des astrologues sont incapables de

répondre  à une question apparemment si simple. Il est vrai qu’ils préférent les réponses compliquées aux lapidaires, parler de la diversité des personnes que de l’être humain en général. Or, un médecin doit connaitre l’anatomie générale avant de traiter une

personne en particulier.

Nous avons deux scénarios possibles et force est de constater que si déjà l’on se trompe à ce stade, tout ce que l’on construira par dessus

s’en trouvera singulièrement « plombé ». Mais n’est-il pas vrai que si ces deux scénarios sont si différents, il devrait être relativement

facile de les départager au vu de la ‘réalité »? Le problème c’est que l’apparence des choses est souvent ambigue, même sur des points

aussi tranchés que ce qui reléve du binaire. Il est clair que si l’on complique délibérément un modéle, il échappe à tout contrôle

cognitif et qu’il devient impossible de le corriger sinon dans une sorte de course en avant où l’on ne cesse d’ajouter des données

supplémentaires.

Quels sont donc ces deux scénarios qui balisent les deux grandes phases d’un cycle, à partir d’une  conjonction? Soit, au départ on a une

unité qui ensuite se désagrége, soit, au contraire, on a une diversité qui progressivement va s’unifiant. Nous avons proné pendant un

certain temps le premier scénario mais nous tendons à présent vers le second. La différence d’optique n’est pas mince, cependant!

Qu’est-ce qu’il  y a  à l’origine, qu’est ce qui est « donné »? Part-on du chaos pour aller vers l’unité ou de l’unité pour aboutir à une

extréme diversité? L’épisode de la Tour de Babel tendrait à plaider en faveur du second scénario mais si on lit plus attentivement

le texte, on s’aperçoit que l’unité  a été obtenue, qu’elle n’était pas initiale. Probléme de l’oeuf et de la poule.

Mais se pose alors le probléme du leader et de son rôle qui consiste précisément à rassembler,  à unifier ce qui était épars, et ce dans tous les domaines. Pour qu’il y ait rassemblement, il aura fallu mettre en évidence les similitudes, ce qui n ‘est pas une mince affaire. Certes, une fois ce processus d’unification mené  (plus ou moins) à bien  (car le temps est compté), on passe à un nouveau cycle qui est

à nouveau marqué par un certain démembrement/

Nous avions  qualifié de « martien » la phase initiale et de « vénusienne » la phase conclusive, qui était dans le scénario d »abord adopté

marquée par la dislocation. Mais récemment, nous avons « revu » notre copie en développant notamment une théorie des marqueurs

cycliques (voir nos textes) et il est clair que Mars temine un cycle et non pas l’initie. Or, la question est de savoir qui commence et qui

termine; ce qui renvoie à une théorie du pouvoir à laquelle s’est beaucoup intéressé Michel Foucault dans ses dernières  productions

(cf  G. De Lagasnerie. La dernière leçon de Michel Foucault, Paris, Fayard, 2012)., du rappport entre le peuple et ses chefs.

Selon nous,  la phase « conjonctionelle » serait « vénusienne », c’est à dire qu’elle laisserait les choses à la derivé, sans souci de domination

des uns sur les autres alors que la phase « disjonctionnelle » serait « martienne et introduirait une hiérarchie, une centralité.

En pratique, ces changements ne modifient pas nos descriptions des deux phases mais les situent d’une autre façon l’une par

rapport à l’autre. Le seul changement tient à l’usage des termes ‘Mars » et « Vénus » qui sont désormais inversés, ce qui relie

Mars au masculin et V énus au féminin.  L’interprétation de Mars change également quelque peu, ce qui montre que tout se tient et est

interdépendant.  Mars avait été interprété par nos soins comme l’énergie qui divise, qui découpe parce que nous l’avions asssocié à la

diversité. Mais à présent, Mars est  la force qui implique un combat pour la première place. Quant à Vénus, elle n’est pas l’énergie

unitaire mais  correspond à l’euphorie des débuts des choses quand tous les espoirs sont permis..

 

JHB

18 06. 14

 

 

 

 

 

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(cf Geoffroy de Lagasnerie. La dernière leçon de Michel Foucault. Sur le néolibéralisme, la théorie et la politique, Ed Fayard, 2012)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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