• Accueil
  • > ASTROLOGIE
  • > Réflexions sur les contradictions de l’astrologie contemporaine

Réflexions sur les contradictions de l’astrologie contemporaine

Posté par nofim le 18 juin 2014

Les deux renaissances astronomiques de l’astrologie

 

par  Jacques  Halbronn

 

En 1979, nous avons dirigé un collectif que nous intitulâmes « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau » (Ed Albatros( il  se vend en ligne) et qui reprenait un congrès tenu en septembre 1977.

C’était il y a 35 ans.  Cette notion est entrée pleinement dans le discours des astrologues, ce qui n’est

pas sans laisser de surprendre puisque cela renvoie aux constellations et donc aux étoiles, lesquelles ne semblen pas compatibles avec

une approche farouchement « tropicaliste ». ll s’agit là d’un des « acquis » de l’astrologie contemporaine au même titre que les

transsaturniennes. (cf aussi notre thèse d’Etat, le Texte prophétique en France,   Ed du Septentrion, 1999)

Cela s’inscrit très vraisemblablement dans une dynamique prophétique de fin des temps ou en tout cas, comme on dit, « d’un monde ».

Il semble que bien des gens attendent que la civilisation actuelle  arrive à sa fin. ‘ (cf aussi Papes et Prophéties, Ed Axiome, 2005 sur

la prophétie de Saint Malachie).  Autour de  Nostradamus,  la fameuse éclipse de 1999 excitera, exaltera  également les esprits.

Autant d’apports extérieurs à l’astrologie traditionnelle et qui font basculer celle-ci vers une intervention céleste sinon divine.

Il faut comprendre en effet que l’astrologie n’a pas vocation à annoncer la fin de quoi que ce soit au sens linéaire du terme puisque

pour elle, en principe, tout est cyclique.

Mais l’astrologie contemporaine se développe dans un climat particulier/Que l’on lise ce que les astrologues écrivent sur

la découverte de nouvelles planétes, chacune d’entre elles indiquant une progression de la conscience humaine. En tant

qu’historien de l’astrologie, nous ne pouvons nous empêcher d’établir un paralléle avec la littérature sur les cométes (cf notre

recension bibliographique, Colloque de Bayeux, 1986). Or cette astrologie des cométes est de nature fort différente de celle du

Septénaire traditionnel. L’une implique que l’humanité reçoive comme des signes  du ciel tandis que l’autre  se contente de nous

expliquer comment le monde tourne à la façon d’un Harvey découvrant la circulation du sang. (cf notre étude sur Pierre Bayle et les

Pensées sur les Cométes, à Bath)

En ce qui concerne les ères précessionnelles , il est clair que tout le systéme vise à annoncer la fin de l’Eglise Catholique  & Romaine- ce qui était déjà le cas pour la prophétie des papes/ C’est  une « astrologie » qui veut rompre avec le passé et on peut parler d’une alliance

entre Astrologie  et Prophétisme censée être bénéfique aux deux, ce qui nous renvoie aux Centuries de Nostradamus/  On aboutit

ainsi à un corpus hybride.

Mais ce n’est pas la première fois que prophétisme et astrologie s’interpénétrent (cf notre étude sur le Mirabilis Liber, in Revue Française d’histoire du Livre 2012) et on a pu l’observer au XVIe siècle/

La théorie des  ères précessionneles est certes en son principe cyclique mais c’est un cycle de près de 26000 ans, ce qui va en fait

à l’encontre d’une cyclicité astrologique beaucoup plus brève. Influence de l’astrologie  hindoue pour des durées

surdimensionnées et qui est déjà attestée pour les planétes transsaturniennes qui ne sont plus à échelle  d’une vie humaine.

Etrange paradoxe que cette astrologie qui accorde la plus grande importance à l’individuation et qui en même temps situe l’individu dans un cadre qui le dépasse!

Autre paradoxe:  une astrologie qui reste très marquée par une tradition millénaire et qui  la saborde en intégrant des éléménts qui sont

inconnus de celle-ci en basculant en une sorte de spirale du progrès!

Pour notre part,  l’on sait que nous sommes farouchement hostiles à toutes ces additions précessionnelles  ou transsaturniennes. Bien

plus, nous pensons que ce n’est pas la première fois dans son Histoire que l’Astrologie se trouve ainsi submergée par des additions

astronomiques, dues à un certain ressourcement de l’astrologie vers l’astronomie.

On entend encore trop souvent proférer un tel « credo » astronomique qui voudrait restaurer l’astrologie au prix de quelque

retour à une orthodoxie astronomique, perçue comme une « renaissance » marquée par un apport de sang nouveau, typique d’une

idéologie de cycle nouveau, fascinée par le foisonnement.

Nous avons montré que l’astroogie , à l’origine, n’avait emprunté que chichement à l’astronomie et que ce n’est que par la suite  que

l’on verra des astrologues épris d »astronomie la charger outrageusement du poids d’un multiplanétarisme superfétatoire, comme on

le voit d’ailleurs dans la Tétrabible de l’astronome-astrologue Claude Ptolémée de Pelouse (IIe siècle)

En bref, l’astrologie aura subi à deux mille ans de distance environ  deux  renaissances astronomiques qui l’auront boursouflée et endettée..

Nous avons donc  dans un premier temps une astrologie qui se construit autour d’un seul astre, (Lune, Saturne) dont le parcours

est divisé en deux (Yin Yang) non sans d’abord avoir été divisé en 4, ce qui donne 8 (cf l’octotopos)

puis, un premier « ‘choc » astronomique imposant à l’astrologie de se servir de toutes les planétes connues, au cours du premier

millénaire avant l’ère chrétienne.

puis un second « choc » astronomique, à partir des découvertes  « télescopiques », avec l’intégration au cours du XIXe siècle d’Uranus

et de Neptune dans les traités d’astrologie anglais. Rappelons que c’est à la fin du XVIIIe siècle que se formule la théorie selon laquelle

les religions seraient marquées par la précession des équinoxes. Mais déjà la théorie des grandes conjonctions Jupiter-Saturne se

situait sur ce créneau religieux, autour de l’an Mille.

Le paradoxe de cette surastronomisation de l’astrologie, c’est que l’astronomie va imposer l’évacuation des étoiles fixes de la doxa

astrologique alors même que triomphe l’attente de la nouvelle Ere du Verseau qui est fondée sur le rapport entre le point vernal et

les constellations. Il est vrai que pour les astronomes et les astrologues qui s’alignent sur eux (-comme  Jean-Pierre Nicola), la base

de l’astrologie est tout le systéme solaire mais seulement le systéme solaire. Au vrai, les tribulations de Pluton qui perd en 2006 son

statut de planéte à part entière pour celui de planéte naine montre à quel point cette alliance de l’astrologie et de l’astronomie est

bancale d’autant que les astronomes ne semblent

aucunement reconnaissants à l’astrologie de leur rendre

un tel hommage!

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs