L’oral et l’écrit dans la vie astrologique

Posté par nofim le 27 juin 2014

Place de l’oralité  dans la vie astrologique

par  Jacques  Halbronn

 

Nous sommes bien placés pour observer les comportements

face à l’oral et  à l’écrit, nous exprimant dans ces deux

registres en paralléle et à peu près dans la même mesure et

ce notamment dans le domaine de l’astrologie (mais pas

seulement!)

Force est de constater que les gens restent plus attentifs à

la chose écrite, que ce soit sur papier, SMS ou sur quelque

site ou forum. Face à l’oralité, notre intelligence tendrait,

nous apparait-il, à saturer et à ne pas être au « top ». On peut

ainsi s’interroger sur  la place de l’oralité dans la pratique

de la consultation astrologique, laquelle est surtout de

l’ordre de la parole, du verbe et cela vaut également, peu

ou prou, dans le cadre de l’enseignement astrologique

(conférences inclues), soit les deux « mamelles » des revenus

des astrologues ..

Le cas de la consultation est crucial en ce qu’il est supposé

s’assimiler à une forme de recherche et de validation  et

surtout d’application  autour du savoir astrologique. Or, du

fait de l’oralité, toute cette partie de l’activité astrologique

nous est extrémement mal connue et peu accessible, ne

serait-ce qu’au nom du secret professionnel! Il est tentant

pour tout astrologue d’invoquer ce qu’il réalisse dans

l’oralité et qui est donc parfaitement incontrolable à

l’exception des clients qui sont dans leur quant à soi et

disent ce qu’ils veulent  bien dire. Il y a là un délicat

probléme de déontologie d’autant qu’à la différence de la

médecine, la question des résultats obtenus  reste aléatoire,

au delà d’un certain « bien être », qui pourrait s’assimiler

à une sorte de massage psychique, de kinésithérapie

du mental..

L’oralité a quelque chose de fuyant, comme du sable qui

glisserait entre nos mains et que l’on aurait du mal à

retenir. Les paroles s’envolent et les écrits restent. L’oralité

préserve une certaine liberté voire une certaine impunité. Et

même quand il y a enregistrement, on ne peut appréhender

ce qui a été dit avec la même rigueur que ce qui a été écrit.

Au niveau de Google, la recherche ne peut se faire que

par rapport à l’écrit. Ce qui est oral échappe à Big Brother!

D’où le succés des mobiles au regard de l’oralité plus encore

que des textos, ce que l’on peut observer notamment dans

les transports en commun et les espaces publics envahis

par le bruit de ces « monologues » de fait, puisque la parole

de l’interlocuteur n’est pas audible. Des dialogues tronqués

infligés autour de soi et sans géne. Une forme d’incivilité.

Nous avons, dans de précédents textes, insisté sur l’importance

de l’oralité chez les femmes que nous situons dans le cadre de ce

que nous avons appelé la « micro-créativité ». L’oralité est

le signe de ce qui est « privé », de ce qui est réservé aux

proches  alors que l’écrit serait lié à la « macro-créativité » à

plus longue portée, plus transmissible, plus facile à stocker

dans les bibliothèques. L’oralité serait donc plus rassurante,

moins contraignante, plus évanescente, plus relâchée.

Celui qui n’accéde pas à l’écrit et de préférence au papier

imprimé et publié ne franchit pas un certain seuil d’exposition

puisqu’il ne permet au plus grand nombre de prendre

connaissance de ce qu’il a exprimé, ce qui est typiquement

le cas dans la pratique commerciale  et professionnelle

de l’astrologie. ,  L’oralité, cela reste  « entre nous ». On est dans

une forme d’intimité, dans cet espace de la « micro-créativité »,

de cette créativité sur un mode mineur. Et d’ailleurs, il y a

chez certaines personnes une inhibition devant la « page

blanche » comme si l’on craignait de s’exposer, dans tous

les sens du terme.

IL est clair que l’on ne peut parvenir à un consensus large

que par le biais de l’écrit. Cela vaut notamment pour le

Droit, pour la « Constitution », les contrats, les actes.(y

compris ceux de naissance si chers aux astrologues). En

astrologie, le graphique reléve de l’écrit et l’un des plus

connus aura été dans la seconde partie du XXe siècle

celui produit par andré Barbault en 1967 (Les astres et

l’Histoire) avec son indice de « concentration planétaire »

censé faire la synthèse des cycles planétaires des « lentes »

(de Jupiter à Pluton). De fait, cette « courbe » aura fait

l’objet de nombre de commentaires et d’interprétations.

Notons que le thème astral est la seule chose « visuelle »

du travail de l’astrologue mais son interprétation reste

orale ou en tout cas  non accessible au « public ».

Force est de constater que le livre  a bien résisté à l’invasion

de l’audio-visuel et que la lecture « papier » résiste bien du

moins pour discriminer, sélectionner ce qui peut ou ne peut

pas être cautionné par certaines instances. Le livre comme

la revue ne sont pas, en tout cas, à la merci de quelque

suppression du jour au lendemain du support et ne peuvent

être trafiqués ou remaniés, ni vu, ni connu. Bref ce qui est

écrit a plus de poids, en bien comme en mal et nous engage

davantage.

Comme on l’a dit, la micro-créativité – pour  en revenir au

cycle de 7 ans que nous promouvons-  correspond au

début, à l’enfance du cycle. L’écrit va cristalliser l’oral

et cela correspond au passage vers la macro-créativité.

Quelque part,  l’oral est la face cachée au regard de la

sphère publique et l’écrit la face cachée au regard de la

sphère privée.

 

 

.

 

 

 

JHB

27  06 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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