Le texte prophétique en France. Vers une chrono-Histoire.

Posté par nofim le 11 juin 2014

Formation et fortune du texte prophétique en France

par  Jacques  Halbronn

 

Dans cette étude, nous voudrions revenir sur notre thèse d’Etat soutenue en janvier 1999, il y a donc un peu plus de 15 ans (Ed du

Septentrion) et que nous avions commencé à élaborer à la fin des années 80, sous la direction de Jean Céard. Rappelons que ce travail sur le prophétisme s’est poursuivi jusqu’en 2007 par un post doctorat sur la critique nostradamique, terme calqué sur la critique biblique, sous la direction de Louis Châtelier.(cf  le site propheties.it pour les lire ainsi qu’au Warburg  Institute, Londres) Plusieurs publications en ont découlé:  le catalogue de l’expositiion « Merveilles sans images » (Ed BNF; 1994),  deux volumes parus en 2002  aux Ed Ramkat, dont un consacré aux Protocoles des Sages de Sion, puis Papes et prophéties. Interprétation  et décodage (Ed Axiome 20005) et deux articles parus dans la Revue  Française d’Histoire du Livre en 2011-2012, dont un consacré au Mirabilis Liber et à Lichtenberger. Nous dirons que notre travail s’inscrivait dans le champ de la textologie, dans une méthodologie de la datation, laquelle a trouvé en 2013 (in RFH) une expression assez exemplaire avec notre dossier sur le Splendor Solis (Salomon Trismosin)/ Depuis, nous avons orienté nos recherches dans un autre registre, à savoir la période antique en rappelant que nous avions commencé par le Moyen Age espagnol (cf Le monde juif  et l’astrologie, Ed Arché, Milan 1985, thèse soutenue en 1979 sous  la direction de Georges Vajda)

*Mais nous avons ces derniers temps éprouvé le besoin de revenir sur les plus de 1300 pages de la dite  thèse d’Etat: « Le texte prophétique en France. Formation et Fortune ».

Avec le recul, ce qui ressort, dans un premier temps, c’est l’idée de recueil, de compilation qui est au coeur de la production

prophétique moderne d’une part et celle de recyclage qui permet à un texte de traverser les siècles au prix d’interpolations et de

retouches, ce qui peut conduire à des contrefaçons. Comme dans notre thèse de 1979, l’exégése est un angle déterminant dans notre travail.

Nous dirons que nous avons systématiquement « problématiser » les textes que nous abordons, ce qui signifie que chaque fois nous

avons  signalé des points qui méritaient d’être  reconsidérés ne nous contentant jamais d’une description factuelle (cf aussi notre méthode

in  Mathématiques Divinatoires,  Ed Trédaniel, 1983). Pour nous en effet, la carte n’est pas le  territoire et ce qui nous est parvenu n’est

qu’une trace d’un ensemble qu’il convient de tenter de reconstituer. Le raisonnement, la logique vont donc jouer un rôle déterminant d’autant que nombre d’historiens ne sont pas formés pour mener à bien un tel exercice  voire tout simplement d’en comprendre les

péripéties. C’est pourquoi tant de désaccords persistent entre chercheurs selon qu’ils s’en « tiennent » à ce qui a été conservé ou selon qu’ils

ne s’en servent que comme d’une amorce à leur recherche.  Nous parlerons d’une approche archéologique du savoir; parfois inspirée du

travail d’un Cuvier en paléontologie. De toute évidence; nos différents jurys de thèse auront été quelque peu décontenancés par nos

procédés. Nous avons commis l’erreur de ne choisir dans les jurys que des spécialistes des questions que nous traitions et non des experts en reconstitution des textes. Les historiens sont rarement des bibliographes et s’en tiennent trop souvent aux données fournies par ces

derniers/ Cela fait penser à ce qui se produisit en ethnologie, quand  la profession prit conscience que l’on ne pouvait compartimenter le

travail.  Donc, nous dirons que notre thèse d’Etat vise à fusionner l’activité de l’historien et celle du bibliographe pour parvenir à ce que l’on  pourrait appeler la « chrono-histoire » qui met en avant la priorité de reconstituer une chronologie, une succesion d’états, une genése

à partir de facteurs épars.   Ainsi, nous écrivions dans « Le temps prophétique en France » que l’ordre de formation des textes ne

coincidait pas nécessairement avec le corpus d’éditions dont on disposait. Parfois, un état plus ancien d’un texte ne nous sera connu

que par sa réédition tardive, ce qui doit nous autoriser à le placer antérieurement à des éditions se présentant, au vu de la date mise en exergue. Il y a donc là une critique des chronologies qui se déploie de façon systématique, au nom d’une « mise en doute ».

Nous avons ainsi proposé d’appeler « chronéme » tout critère permettant de dater un document et « choréme » ce qui  conduisait à le situer

spatialement, dans tel ou tel camp en cas d’affrontement. La recherche des critères est évidemment cruciale. Nous avons l’habitude de dire que nous mettons la synchronie au service de la diachronie. En effet, nous partons du principe selon lequel ce qui est premier offre une

cohérence, une géométrie qui peuvent tout à fait se dissoudre, se  corrompre par la suite. Rappelons aussi, que nous sommes très marqués

par nos travaux en linguistique, sous la direction de Louis-Jean Calvet et qui ne parvinrent pas au stade de la soutenance (à Paris V), ce

qui montre bien que même dans des domaines qui semblent mieux se préter à des exigences structurales, on rencontre de sévéres résistances, tout autant que dans le domaine de la recherche historique et c’est d’ailleurs bien là que le bât blesse, à savoir la question

de la reconstitution du passé et non simplement le commentaire non critique  des éléments disponibles. Ajoutons que nous avons également rencontré des difficultés du côté des bibliographes, notamment autour du corpus Nostradamus (chez Chomarat, Benazra,  Guinard etc) qui avaient une approche trop frileuse des matériaux accessibles car les bibliographe sont trop enclins à s’en tenir aux dates

indiquées sur les imprimés sans considérer suffisamment l »éventualité de contrefaçons, notamment dans le champ du prophétisme.

Pour nous, toute recherche doit remettre peu ou prou en question la chronologie en vigueur. Si un groupe de chercheurs, au bout de

nombreuses années, n’y parvient pas , c’est qu’il aura échoué étant donné que la recherche chronologique ne saurait jamais parvenir à son terme, selon nous.  Il nous semble que dans le domaine des études ésotériques, l’approche critique se révéle insuffisante et on expliquera ainsi un tel verdict : étant donné que ces « études » (cf la Ve Section de l’EPHE) ne sont pas censées se référer à un domaine  ayant une véritable assise, les chercheurs dans ce domaine ne se sentent pas en mesure de développer une approche critique qui supposerait l’existence de repéres. Donc ils marchent sur des oeufs et ne veulent pas se mettre en danger, n’ayant pas la conscience tranquille d’autant que la vogue du structuralisme est quelque peu passée.

Notre thèse d’Etat (et notre post-doctorat), non seulement suppose que les textes originels sont marqués au coi, à l’aune  d’une certaine

systématique de la part de leurs auteurs, mais aussi implique que des faussaires ingéniéux  interviennent au niveau de la transmission et de l’ajustement des textes en des contextes successifs et c’est d’ailleurs tout l’intérêt de notre travail que de suivre le travail ainsi entrepris

permettant à divers textes de continuer à exister d’un régne à un autre, à travers les siècles. C’est dire que nous ne sous-estimons ni

la créativité des auteurs initiaux ni  l’inventivité des  faussaires et là encore, nombreux ceuc qui n’entendent nous suivre  sur aucun de ces points. Il y a là, dirait Bachelard, bien des obstacles épistémologiques.

Actuellement, nous avons persévéré dans cette méthodologie en  abordant des périodes plus anciennes que le Moyen Age et la Renaissance et au delà – et des périodes récentes ne sont pas exemptes de nos interrogations car les chercheurs qui travaillent sur les impresions sont moins aguerris, moins formés  à l’opération de datation. Nous sommes notamment revenus vers l’Histoire de l’Astrologie que nous avions

quelque peu délaissée au profit de celle du prophétisme. S’il est vrai que depuis le Moyen Age, l’astrologie s’est cristallisée et qu’elle ne compile pas autant de matériaux et de données religieuses, historiques que le prophétisme moderne dont la dimension littéraire est

singulièrement plus attractive. La notion de recueil nous aura singulièrement passionnés au cours de notre période « prophétique ».(cf notre dossier sur le Mirabilis Liber in  RFHL)/ On essaie dans ce genre du recueil de montrer que les textes les plus divers convergent, vont dans le même sens et pointent vers les mêmes échéance.

En revanche,  si l’on remonte à  la Tétrabible de Claude Ptolémée (d’Alexandrie) au IIe siècle de notre ère, nous nous trouvons face à  à un corpus qui interpelle le chercheur ayant l’esprit critique. Ce faisant, nous renouons avec nos  recherches antérieures aux années 80 (qui nous plongèrent pour une bonne vingtaine d’années dans le chaudron du prophétisme). Un de nos créneaux les plus fascinants concerne l’ensemble très intriqué constitué des signes zodiacaux (et des étoiles fixes), des planétes (et des dieux), des maisons astrologiques, des aspects et qui constitue la base du « langage » astrologique encore en vigueur de nos jours. Autrement dit, nous abordons l’Astrologie à la façon dont nous entendions traiter de l’histoire des langues (et notamment du français et de l’anglais, mais rappelons que nous sommes passés par les Langues’O au département d’hébreu, dans les années 70)

En conclusion, il nous apparait qu’aucun document n’aura trouvé grâce auprès de nous. Tout document est a priori suspect par ce qu’on

essaie de lui faire dire.  Mais souvent une traduction est une excellente occasion de faire dire à un texte ce qu’il ne dit pas. Tradutore/traditore. La ruse consiste d’ailleurs, plus largement, à toucher au texte et donc à ne pas avoir à le commenter. Les premiers états d’un texte – on pense au corpus Nostradamus (qui occupait déjà un tiers de notre thèse d’Etat)  sont dépourvus de commentaires alors que par la suite, ceux-ci vont abonder. Cela s’explique par le fait que dans un premier temps, on retouche le texte et que ce n’est

que lorsque cela n’est plus possible car le texte est définitivement établi, que l’on bascule vers le commentaire. On a donc un premier stade

du commentaire intégré, du signifié s’iimposant au signifiant et le dégradant, le déflorant,  quant à sa « pureté » initiale,

Nous regrettons de ne pas avoir eu le loisir de former des étudiants au cours de notre périple de chercheur, ayant échoué notamment à obtenir la chaire des études ésotériques à l’EPHE en 2002. Nous avons été ainsi contraints d’être notre propre disciple et notre propre

succeseur.

 

JHB

11/ 06.  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Linguistique évolutive du signifié et synonymie

Posté par nofim le 7 juin 2014

Fixité du signifiant  et  mutabilité du signifié, en linguistique

par  Jacques  Halbronn

Pour mieux appréhender ce qui distingue le signifiant et le signifié, nous dirons que le

signifiant est une constante et le signifié une variable. Bien des locuteurs ont tendance

à confondre ces deux plans et confèrent au signifié une fixité qui n’est pas appropriée et qui tend

à sanctuariser et à cristalliser  celui-ci.

On précisera donc que le signifiant est un outil  que l’on peut qualifier d’intemporel, et qui se

présente plus comme un contenant que comme un contenu même s’il n’en est pas moins porteur

de quelques fondamentaux autour desquels le signifié pourra broder à sa guise et sa fantaisie du

moment.(cf notre prochain exposé-débat du 6 juillet 2014 à 18h au café Le Falstaff.

Place de la Bastille, au premier étage). Comme son nom l’indique, le signifiant est chargé d’un

potentiel illimité, il est « en puissance » et non en acte (comme le signifié dont le nom indique

un fait accompli mais non moins contingent)

On ne peut penser le signifié sans introduire la notion de synonymie. Le synonyme permet de

relier n’importe quel signifiant à  tout autre signifiant, au nom d’une tradition orale, qui n’est

pas inhérente au signifiant mais qui s’y superpose, en tant qu’interface entre le locuteur et le

signifiant. Le signifié indique le mode d’emploi qu’une langue établit ici et maintenant  au sein

d’un ensemble de signifiants.

La synonymie permet à une langue d’intégrer le savoir, la science en vigueur à un moment donné, elle

évite ipso facto à une langue de se figer à un certain stade révolu, obsoléte.

Le probléme du signifié, c’est qu’au niveau de l’homme de la rue, il est inévitablement ajusté sur un

état plus ou moins ancien des connaissances qui n’est donc ni quelque état originel ni en phase

avec l’avancée de la recherche autour de telle ou telle notion. Autrement dit, les associations que

le locuteur établit, par le jeu du réseau synonymique des signifiés ne sont pas « à la page », sont

décalées. Il est alors assez pathétique de voir ce locuteur  s’en tenir au stade de signifié qu’il aura

engrangé, souvent dans l’enfance, et ignorer ce qu’il en est des décennies plus tard.

On dira que la recherche scientifique tend à modifer en permanence le dit réseau synonymique. et les

associations de mots (Freud) qui en dérivent ou qui le sous-tendent.

Car  on ne saurait sous-estimer le rôle de ces rapprochements synonymiques – qui ne tiennent

généralement nul compte d »‘une quelconque étymologie, terme qui reléve du registre du signifiant

dans la démarche cognitive des locuteurs moyens. Il y a aurait là une langue à deux vitesses, selon

un certain clivage socio-culturel qui passe par une certaine prise de conscience de la créativité du

signifié et donc de son caractère mutable, évolutif et éventuellement polémique. Chaque école de

pensée peut en effet établir des connexions entre signifiants qui lui soient propres mais qui n’en sont

pas moins susceptibles de changer.

Contraste, d’un point de vue sociolinguistique, assez saisissant (qui ets en paralléle à celui qui peut

concerner un individu au regard de la psychanalyse, tel mot évoquant et convoquant tel autre). entre

une perception figée du signifié et donc du signifiant,  le signifié étant en quelque sorte assimilé à un

signifiant supposé immuable.  Si le rapport entre signifiant et signifié est synchronique, le rapport

entre une succession de signifiés associés à un même signifiant (on inclut tout ce qui tourne autour

d’une même racine, d’un même « radical ») est quant à lui diachronique. C’est cette diachronicité

du signifié qui est rarement conscientisée chez les locuteurs moyens, non sevrés d’une perception

idéalisée du signifié, supposé détenteur d’un savoir intemporel ou supposé nécessairement, par on

ne sait quel miracle, coincider naturellement avec l’avancée des savoirs.

Combien de fois n’avons-nous du dénoncer un tel abus en observant des personnes débattre entre

elles de telle ou telle notion, en s’appuyant sur un réseau synonymique associatif commun et

constituant une sorte de « koiné », statut qui devrait  normalement être réservé au signifiant mais

sur un plan exclusivement structurel et formel et non – hormis quelques repéres très généraux- sur

le fond!

Cette façon de circonscrire la connaissance du réel au savoir partagé des locuteurs d’une certaine

génération – car toute synonymie « date »-  et non d’une autre, reléve d’une forme d’autisme social

qui entend faire abstraction de tout accés à des données extérieures, que  l’on pourait qualifier de

fraîches et non de séches, désséchées, rouillées. Le rapport au signifié ne saurait en fait

faire l’économie d’un recyclage régulier et qui est censé  se produire au rythme même de

l’évolution des connaissances. On pourrait dire que toute avancée cognitive se solde par un

réaménagement dans l’ordre des signifiés. On passe ainsi insensiblement de la linguistique à la

Science et si la Science passe par les signifiants, la linguistique passe sous les fourches

caudines des signifiés hic et nunc.

Sur la question des genres, par exemple, que penser de l’état synonymique des signifiés associés

à  tel ou tel signifiant? De quand date-t-il? A-t-il été révisé, redéfini? Probablement dans certains

milieux de pointe mais guère dans la pratique langagière généralement en vigueur. On connait

certaines tentatives pour créer de nouveaux signifiants  afin de ne pas être prisonnier des mots.

Cette solution consistant à recourir à des néologismes ou à des emprunts à telle ou telle

langue étrangère (franglais) ne nous parait pas vraiment conseillée mais elle évite en effet

de rester bloqué sur telle ou telle acception figée d’un mot dont on ne parvient pas à corriger le

signifié en vigueur.

Mais l’on sait par ailleurs que ce faisant, c’est l’organisation même de réseaux de signifiants qui

cette fois risque fort d’être perturbée, avec un processus d’hybridation de la langue dont souffre

notamment l’anglais moderne. Cette procédure a en effet pour résultat de brouiller l’appréhension

des signifiants (cf nos articles à ce sujet) et donc  de ne pas permettre au nouveau locuteur d’explorer

la langue de façon structurelle et par ses propres moyens.

Il y a là un paradoxe:  autant le signifié exige que le locuteur « renseigne » les signifiés dont il se

sert en s’adressant à l’extérieur de la langue, autant le signifiant exige que le locuteur appréhende

la langue de l’intérieur et par ses propres moyens. Or, il semble bien que régne la plus grande

confusion au regard de la dialectique du signifiant et du signifié du fait d’une double crise qui fait

que l’ensemble des signifiants n’offre pas des connexions étymologiques suffisamment obvies et que

l »ensemble des signifiés  présente un réseau qui fait sens mais qui  fige un savoir qui a fait long

feu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

07. 06. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les femmes et la question du Mal

Posté par nofim le 6 juin 2014

 

De la relativité du Mal.
par  Jacques  Halbronn
Dans un texte récent, nous avions souligné tout l’intérêt qu’il y avait à pointer ce qui n’allait pas
plutôt que ce qui allait.  C’était à l’occasion d’un débat intitulé
« Le plaisir peut-il nous guider? ». Cela dit nous nous surprenons parfois à nous énerver face à des personnes qui ne s’intéressent qu’à ce qui ne va pas, ne marche pas et qui semblent vouloir ignorer les réalisations positives.On disait autrefois  qu’il n’y avait pas de grand homme pour son valet de chambre.et cela reste probablement vrai au niveau du couple de nos jours. Ce sont souvent les femmes qui jouent ce rôle ingrat de proférer des remarques assez mesquines, c’est à dire « petites ». Est-ce que quelqu’un qui ne mange pas « proprement »  ou  qui s’habille mal  trahit ainsi quelque malaise inquiétant, par exemple.qui éclipse, annihile du coup tout le bien que l’on pourrait en dire ou en penser par ailleurs?On ne saurai certes  mépriser la vigilance.Mais il ne faudrait pas oublier la notion de norme. Ainsi, ce qui est anormal pour une femme serait-il acceptable de la part d’un homme et vice versa. Il faut,  pensons-nous, être jugé par ses pairs. Ce que l’on pardonne aux uns  on ne l’admet pas des autres, notamment  au regard de l’âge de la personne concernée.et cela va encore plus de soi pour un animal dont on attend pas les
mêmes comportements que chez un homme/
Autrement dit, le jugement que l’on porte sur ce qui va ou ne va pas chez quelqu’un, dans sa vie, doit rester spécifique à cette personne. C’est notamment le fait que quelqu’un ne se comporte comme à son habitude qui aurait de quoi nous alerter.  » cela m’étonne de lui ». Tout est  relatif!
Donc pour en revenir aux  réflexions parfois  désobligeantes des femmes – du fait de leur « franchise »-elles ne sont pas toujours formulées en connaissance de cause, ne tiennent pas compte de tous les paramétres,même si, dans l’absolu, elles pointent des « faits » observables. Mais ces observations n’ont pas
forcément la même portée.ni la même incidence.
Il mporte de comprendre que les « maux » sont à classer par degré de difficulté à
trouver des solutions. Plus le probléme est considérable, est à grande échelle, et plus les personnes capables d’en traiter se feront rares. Or, les maux signalés par les femmes sont relativement banals et ceux qui peuvent les traiter sont légion à moins d’en réduire artificiellement le nombre dans le cadre du couple, par exemple, ce que crée un effet artificiel de rareté. Autrement dit, les maux
désignés par les femmes sont bien réels mais se situent dans le domaine de
l’évidence sensorielle: bruit, odeur, saleté etc, et font appel au registre ancillaire: femme de ménage, femme de chambre et à l’électroménager (lave vaisselle etc). Comme nous l’avons souligné dans d’autres textes, les femmes se nuisent mutuellement en ce qu’elles sont en redondance  entre elles.
  La compétition entre hommes est d’une autre nature en ce qu’ils sont plus individués que les
femmes et ne sont pas formatés pareillement, moins prévisibles.  Les femmes
auraient tort de croire qu’ils se ressemblent et d’ »ignorer ce qui les distingue. C’est ce manque d’individuation chez les femmes qui les conduit par exemple vers l’astrologie laquelle apparait comme une caution de spécificité individuelle;
Le héros est celui  qui est en quelque sorte unique en son genre et qui est seul
capable de voir le Mal et de trouver la parade.C’est pourquoi on lui dresse une statue. L’unicité d’une femme est le plus souvent un artifice.   Pour reprendre une formue bien connue: ce qui est intéressant chez elles n’est pas nouveau et ce qui est original  n’est pas intéressant. C’est bien là leur drame! Ceux qui essaient de montrer que les oeuvres, les actions de certaines femmes ont été à tort négligées omettent généralement de dire que cela ne concerne pas une femme en particulier mais tout un groupe de femmes. Il y a là une ambiguité
dont on tend à abuser:  la femme, c’est en fait les femmes. Or, la postérité ne
s’intéresse pas à ce qui se présente en masse mais ce qui  est unique en son genre.
Le critère du « plaisir » n’est nullement une condition suffisante pour apprécier
la qualité d’un travail et c’est ce que nous avions voulu montrer sur le thème « Le plaisir peut-il nous guider? ». Celui qui n’a pas d’éléments de comparaison
(à comparer aux éléments de langage) n’est pas en mesure d’apprécier la qualité d’une action. Il prendra des vessies pour des lanternes. Moins les gens
sont cultivés et plus ils risquent de ne pas apprécier les objets et les sujets à leur juste valeur et c’est pourquoi les tenants d’une égalité entre hommes et femmes ont de graves lacunes en culture générale et maitrisent mal les questions de chronologie.  Le plaisir doit être conditionné par un sentiment
authentique de nouveauté  qui n’est pas inné mais s’acquiert par l’expérience. Les femmes ont pour pire ennmi le sentiment du déjà vu que l’on éprouve à leur égard. Non seulement, elles ont tendance à se repéter inlassablement mais en plus elles se répétent les unes les autres du fait qu’elles suivent le même pattern, généralement masculin.  Derrière les femmes, cherchez l’homme est bien plus vrai que l’inverse. S’il fallait se fier au seul plaisir « brut »,
l’on aurait l’embarras du choix et on serait tributaire de la contingence et du hasard. Par la force des choses, seule une élite est en mesure de pointer les vrais maux et les vraies solutions et de fixer les vrais repéres. Le féminisme reste selon nous, dans tous les sens du terme, une contre-culture, c’est à dire le fait de gens incultes, dont le bagage se réduit souvent au langage  dont ils n’ont pas été sevrés, d’où notamment  le cas classique de gens qui parlent du masculin et du féminin sans avoir pris la peine de le définir
autrement que parassociation de mots et d’idées comme si la science était intemporelle et que le
langage était porteur de vérité absolues.On est bien là dans une sous-culture qui est une mal-culture comme on dit une malbouffe.
JHB
06 06 14
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Suite

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L’astronomie et ses effets sur l’astrologie

Posté par nofim le 6 juin 2014

Les effets perturbateurs de l’astronomie sur l’astrologie

par  Jacques  Halbronn

 

Dans nos précédents textes, nous avons montré que l’astronomie était le « mauvais démon »

de l’astrologie et que cette dernière avait pu souffrir d’une trop grande promiscuité  d’avec

l’astronomie. Les astrologues n’ont pas clairement conscience de la juste mesure des relations entre

astrologie et astronomie, une astronomie à consommer avec modération.

Certes, on ne saurait nier que l’astrologie se référe, de par son nom même, aux astres. Mais de

quelle façon et jusqu’à quel point?  That is the question!

Il est vrai que la lecture d’une somme comme la Tétrabible de Ptolémée  (IIe siècle de notre ère)

peut nous persuader de la forte intrication entre ces deux domaines dont d’aucuns n’hésitent pas

à dire qu’ils ne feraient qu’un!  Mais justement, le Tetrabiblos correspond à un stade de forte

interférence de l’astronomie par rapport à l’astrologie/ Nous avons ainsi montré que le dispositif

des domiciles exposé au Livre Ier,  était singulièrement différent du dispositif initial et ce parce

que l’on avait voulu accorder l’astrologie avec les données astronomiques en termes de distances

respectives des planétes ou que la prise en compte de la précession des équinoxes avait conduit

à la permutation des exaltations des luminaires (lesquelles exaltations sont  justement

articulées sur l’axe des équinoxes)

Ce même ouvrage témoigne également du fait que les planétes du systéme solaire sont pleinement

inclues  dans le corpus astrologique (Septénaire) alors que selon nous, au départ, seule la planéte

Saturne était prise en compte par l’astrologie, les « planétes » n’étant initialement que des moyens

de qualifier les stades succcessifs du cycle de Saturne- ce qui apparait  avec les liens planétes-

signes zodiacaux, qui en fait ne renvoient qu’à des valeurs et non à des positions. Ce fut un

cadeau empoisonné de l’astronomie d’inciter l’astrologie à employer toutes les planétes du

systéme solaire de l’époque et cela en fut un autre, on s’en doute,  qui devait aboutir à  intégrer au

sein de la tradition astrologique Neptune et Pluton (sur le cas Uranus, voir nos textes)

Passons  à la question du Zodiaque. Ce sont à notre avis les astronomes qui poussèrent à

l’adoption du systéme tropicaliste, basé sur les équinoxes et les solstices avec le bélier en tête.

Selon nous, le bélier n’est aucunement le premier mais bien le dernier signe du zodiaque. Le fait

qu’à une certaine époque la constellation du bélier ait coincidé avec l’équinoxe de printemps

de l’hémisphère Nord a probablement amené les astronomes à le placer ainsi en tête. Mais cela

aurait dû  rester temporaire et il eut fallu ensuite placer en tête les poissons et par la suite le

verseau.

Or,  pour notre part, nous pensons que l’astrologie s’articule avant toute chose sur les 4

étoiles fixes royales et que les constellations correspondant aux dites étoiles se plaçaient

initialement en tête de chaque quart de Zodiaque. Le passage, notamment, de Saturne sur ces étoiles

était crucial pour l’astrologie et d’ailleurs la croix est une division de l’espace en 4. (cf les Quatre

Eléments). Autrement dit, le zodiaque  astrologique primordial n’aurait aucunement été

réalisé  à partir des équinoxes et des solstices/ Il s’agirait là encore d’une initiative émanant

des astronomes, les signes étant en partie inspirés par l’iconographie des mois de l’année, telle qu’on

la trouve dans les almanachs à la Renaissance. D’ailleurs, les 4 signes fixes ne sont pas liés aux saisons

mais constituent un quatuor initialement ainsi  instauré: le taureau, le lion, l’aigle et l’homme,

qui sont repris par le Sphinx. Par la suite, l’aigle devint le Scorpion (cf Volguine Le symbolisme de

l’aigle. Ed Cahiers Astrologiques, 1960) et l’homme l’échanson des dieux,

Ganyméde (Verseau)  représenté par un vase, cette constellation en revanche étant liée au début

de l’année.(en janvier), comme on peut l’observer dans les Très Riches Heures du Duc de Berry,

qui campent une compagnie de personnes autour d’une table (table que l’on retrouve

schématisée dans l’arcane I  Le Bateleur, au Tarot). On a aussi montré que le symbolisme zodiacal

était corrompu au regard du symbolisme initial. Le scorpion est en fait l’archer, Héraklés

abattant les oiseaux du Lac de Stymphale, d’où l’aigle.

Le cas d’Uranus mérite aussi d’être signalé car l’astronomie n’a pas toujours été un socle solide

-et on l’a encore vu avec le cas de Pluton (en 2006) et bien avant celui de Vulcain (prétendue

planéte intra-mercurielle). Selon nous, les astronomes à une certaine date avaient bel et

bien eu connaissance de la planéte au delà de Saturne et cela les avait conduit à un systéme à

8 secteurs, tant pour les signes que pour les maisons astroloiques (octotopos). Mais par la suite,

on perdit la trace d’Uranus – jusqu’à la période galiléenne et l’usage de la lunette – car

Uranus est visible à l’oeil nu. Les astrologues se retrouvèrent donc le bec dans l’eau avec

un dispositif  à huit entrées mais seulement 7 « planétes » (dont les luminaires).

Les astrologues actuels s’interrogent sur le nombre de planétes sur lequel ils peuvent compter et

présentement, la situation n’est guère brillante. Ils ont bousculé le dispositif de la Tétrabible en y

introduisant Uranus, Neptune et Pluton mais ils sont bloqués depuis les années trente du

siècle dernier, soit depuis 80 ans, ce qui fait que certaines planétes (Mercure et Vénus)

ont plus de domiciles que d’autres et certans signes (taureau, gémeaux, vierge, balance)

moins de planétes que d’autres. Comme on l’a dit plus haut,  les astronomes ont voulu

que le dispositif des domiciles respecte les distances des planétes et ce faisant ils ont déplacé

le domicile initial de Mercure qui était en Sagittaire pour le placer en Gémeaux, de façon

à constituer une sorte de thème natal du monde, avec un Mercure  ne s’éloignant pas de plus de 28 °

du Soleil. Ils ont aussi permuté l’exaltation du soleil en taureau pour la placer en bélier, du

fait de la précession des équinoxes mais là encore on s’est arrêté en cours de route! Ajoutons que

le passage de 8 à 12 maisons astrologiques a également été perturbant car les 4 dernières maisons

ont été rajoutées au delà de la maison VIII de la Mort.

 

Pour nous résumer, l’astrologie, selon nous , n’avait emprunté à l’astronomie que Saturne (et

bien entendu les luminaires) et cela suffisait à ses besoins. Par la suite, les astronomes croyant

bien faire ont voulu que l’astrologie se servît de tout l’arsenal astronomique, ce qui aura

conduit à l’instauration du thème natal, commentaire astrologique de la carte du ciel en

un instant T, et provoqué une saturation qui brouille le message de l’astrologie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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De la malbouffe à la malculture

Posté par nofim le 6 juin 2014

Le double combat: malbouffe et malculture

par  Jacques  Halbronn

 

Cela faisait déjà un certain temps que nous cherchions un terme qui fasse pendant, sur le plan

intellectuel à celui de malbouffe. Désormais, nous proposons de désigner le phénoméne qui nous

intéresse sous celui de Malculture.

Le concept de culture n’a cessé de nous interpeller déjà en terminale, dans les annéess soixante,

en classe de philo, nous avions été attirés par la phénoménologie de la culture.

Une définition que nous avions fini par proposer au fil des années était la mise en place de repéres.

Ce qui signifiait a contrario que celui qui est en manque de repéres aurait un défaut de

culture, une déficience au niveau du quadrillage, du balisage du monde. La malculture, nous la

définirions comme une culture de mauvaise aloi, qui donne faussement une impression,

une illusion de satisfaction, d’assouvissement, qui remplit; à l’instar de la malbouffe, sur un

autre plan. Mais mieux vaut une tête bien faite que bien  pleine (Montaigne).

La malculture ne  nous permet pas d’apprécier les choses et les gens à leur juste valeur et

produit donc des erreurs de jugement et de perspective.Autrement dit, la malculture sous tend souvent

de mauvaises causes comme la parité hommes-femmes.

Celui qui manque de repéres – dont le systéme immunitaire est un tant soit peu perturbé et

faussé- risque fort d’être victime de quelque phénoméne sectaire qui enferme l’individu dans des

représentations erronées du réel. C’est un probléme d’hygiéne mentale qui fait pendant à

celui de l’hygiène physique, lié à la malbouffe.

Ne nous voilons pas la face: la malbouffe est le cas général tout comme la malculture et cela tient

à des données socio-économiques. Car derrière malbouffe et malculture se profile toujours une

affaire d’argent, même si cela n’est pas reconnu d’emblée. Parfois, cette question d’argent ne fait plus

sens pour la personne mais se perpétue au niveau de ses réflexes, de ses habitudes, hors de tout

contexte qui pourrait l’excuser.

Malbouffe et malculture  sont plus économiques à gérer et c’est d’ailleurs pour cela que cela

persiste. Cela passe souvent par des raccourcis, des panacées, des raccourcis. On peut parler de

pauvreté à l’arrière plan de ces procédés.

L’enfance est souvent atteinte par de tels maux. L’enfant prendra de mauvaises habitudes

alimentaires qui sont liées à un impératif de propreté édicté par la mère.  Car la vraie « bouffe »

salit plus que la malbouffe tant sur soi qu’autour de soi. Les gens préférent prévenir qu’intervenir

après coup pour réparer, pour « guérir ».  Ce refus de la dialectique salir/nettoyer conduit à la

malbouffe. Car la nourriture pauvre est plus séche que fraîche et ce qui est frais tâche plus que ce

qui est sec.

En ce qui concerne la malculture, celle-ci  a l’avantage sur la vraie culture d’être concentrée, localisée

alors que cette dernière est bien plus dispersée et difficile d’accés., donc plus couteuse. C’est ainsi que

l’un des traits de cette malculture est l’importance accordé au langage, à savoir un savoir en

commun, contenu dans les dictionnaires. Or, la carte n’est pas le territoire (cf sémantique

générale), elle n’en est qu’un simulacre.  Celui qui s’en contente est en plein dans la

malculture. Il faut un sevrage pour renoncer au confort sémantique du langage. On pense aussi

à la « carte du ciel », au « thème astral » qui reléve de cette même problématique réductrice et qui

donne l’impression d’un savoir compact et complet.

Selon nous, les femmes sont moins vouées à la culture générale, meilleur antidote contre

la malculture que les hommes car l’immensité du monde leur donne le vertige et les décourage, ce qui

les incite à trouver des solutions de remplacement qui confinent et entretiennent la malculture.

On aura compris que la malbouffe et la malculture se développent dans des espaces, des milieux

clos,  où l’on se contente de produits faciles à conserver, à stocker. Rien de frais, que du réchauffé.

La malculture, c’est préférer le CD au live,  tout comme la malbouffe c’est préférer le micro-ondes au

panier du marché en plein air.

 

 

 

 

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JHB

06  06 14

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, DIETETIQUE, LINGUISTIQUE, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Du caractère éducatif des langues

Posté par nofim le 5 juin 2014

 

L’enfant et l’apprentissage de « sa » langue. Didactique des langues.

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons signalé que le XXIe siècle  serait très exigeant à l’égard de tout ce qui est

véhiculé par la Culture. Or,  celle-ci est grévé, dans son ensemble, par des dispositifs branlants, ce

qui est du à une déperdition de sens (cf Guénon). Il est pourtant, dans bien des cas, de

restaurer les structures dans leur cohérence originelle. Cette cohérence est matricielle pour

l’esprit humain. La question n’est pas si si l’on est dans le « vrai » mais dans le « beau » car

la culture est fondée sur une certaine esthétique dont la technique est d’ailleurs l’expression et

la projection. On ne peut donc laisser le « culturel » dans un état de délabrement. Une politique de

la culture s’impose qui mette fin au grand n’importe quoi.

Nous prendrons pour exemple les enjeux linguistiques parce qu’on touche là à certain tabou. On

voudrait nous faire croire que les langues se développent comme elles peuvent et qu’il ne faut

pas interférer dans ce « jardin secret » de l’Humanité, qui devrait en quelque sorte, échapper à

tout contrôle.

Un tel positionnement est paradoxal quand on sait à quel point les langues, même les plus

mal en point, sont structurées et c’est justement cette  armature, cette architecture qui se sont

maintenues bon an mal an  qui nous incitent à déclarer que les langues sont bien au

contraire porteuses d’un contenu éducatif non pas tant au niveau du signifié que du

signifiant.

Cependant, il n ‘est nullement question ici d’idéaliser les langues et de les prendre comme elle »sont ».

Une approche ingénieurique est ici requise qui passe par un remodelage de celles-ci, une sorte

de ravalement. Nous sommes particulièrement sensibles au cas de l’anglais, en raison même

de la position centrale qu’il a su conquérir tout au long du XXe siècle.  Une langue est un outil

et doit être appréhendée comme tel et donc c’est bien du « procés » de l’anglais qu’il s’agit, à

nouveau, ici même si aucune langue n’échappe aux effets d’une certaine incurie  Mais pas au même

degré!

La question qui se pose  est justement celle de la possibilité pour telle ou telle langue de se

réformer, de se re-former, de reprendre forme. Il en est pour les langues comme pour les gens:

certaines sont à terme condamnées car trop atteintes alors que d’autres peuvent, sans trop

poser de problémes pour leurs locuteurs, procéder à quelque « lifting ».

Mais ce sur quoi nous voudrions ici spécialement sensibiliser nos lecteurs, c’est l’angle

éducatif et nous rappellerons que notre grande mère maternelle (Claude Jonquière)

fut l’auteur d’une méthode d’orthographe (restée inédite mais dont nous avons le manuscrit)

Un enfant doit pouvoir circuler tout seul au sein d’une langue sans avoir constamment à

demander son chemin. Ce qui correspond au passage du signifiant au signifié et à la question

scabreuse des synonymes, c’est à dire des mots qui ne se ressemblent pas mais qui sont

censés quand même  dire la même chose.

Il faut que l’enfant puisse  deviner le sens des mots en les voyant utilisés et non parce qu’on lui

aura dit que tel mot signifie ceci ou cela.  On distinguera évidemment les mots qui désignent des

objets bien précis car cela ne s’invente pas pas plus que les noms « propres ». Mais cela ne doit

pas être considéré comme le coeur  actif de la langue et relévera plus de la mémoire que du

raisonnement.

Il sera donc souhaitable de donner à l’enfant  un outil performant et toutes les langues, on l’a dit,

ne se valent pas, ce qui peut avoir des effets importants sur le développement mental des

locuteurs et notamment sur leur autonomie et leur autosuffisance. Encore faut-il ajouter que

même des locuteurs recourant à une langue particulièrement cohérente – et pas seulement au regard

de ses conjugaisons et de ses déclinaisons- peut ne pas porter ses fruits si elle est par trop

contaminée par le poids de sa périphérie, c’est à dire les noms « communs » d’objets, de lieux.

D’où la nécessité de ne pas exposer l’enfant à de l’information brute qui est un élément

important de la « culture générale ». Tout ce qui est de l’ordre de la mémoire, de la mémorisation

appartient plus au signifié qu’au signifiant.  Nous serons donc, on l’aura compris, en faveur

d’un environnement linguistique protégé du moins lors des premières années, ce qui peut exiger que

les enfants ne soient pas mis au contact de la société  de façon brutale. Une langue est donc

soumise à plusieurs menaces, l’une interne, l’autre externe. L’une interne tient à sa

déstructuration plus ou moins avancée, l’autre externe au parasitage tant du fait des objets

et des personnes à désigner  que du fait des emprunts de telle langue à telle autre/ On sait que nous

avons souvent dénoncé  le rôle de l’emprunt linguistique mal conduit dans la perturbation de

certaines langues, à commencer par le cas de l’anglais, de ce qu’il est devenu.

L’autre jour nous pensions à ‘adjectif  « anglais »: mortal et nous compariosn son cas avec le

français « mortel » qui est équivalent mais dans un environement bien différent. En français,

mortel renvoie d’office – au niveau du signifiant, de sa forme écrite et sonore- à mort, à mourir.

En revanche, en anglais,  « mortal’ , du moins en tant que signifiant, ne renvoie à rien d’autre

qu’à lui-même (sinon à mortgage, hypothèque (gage mort)  à la forme latine « post mortem »).. Il est

évident que l’anglais « mortal » vient du français et donc ne peut être saisi qu’en liaison avec  cette

langue si ce n’est que par le jeu des « signifiés »,  le locuteur aura appris que « mortal » est

l’adjectif qui correspond à ‘dead », à « death ».L’effort que l’enfant devra accomplir pour « deviner »

que mortal et death sont liés est supérieur, à l’évidence à celui qui lui est demandé pour relier

« mortel » et « mort »/. Entendant « mortal », l’enfant connectera ce mot avec mort qu’il aura déjà

entendu par ailleurs, ce qui nous renvoie à une langue beaucoup plus accessible avec un nombre

somme toute assez limité de « modules ». Bien entendu, il sera loisible à l’enseignant de fournir

à l’enfant toute la série des mots appartenant à une même « famille » et ayant réellement un

air de famille.  A lui ensuite d’en concevoir l’usage sans qu’on ait même à lui préciser le sens

des mots de telle ou telle famille. Le  contexte doit suffire à découvrir de quoi il s’agit. Chaque

enfant est ainsi invité à décrypter la langue, à la façon d’un petit Champollion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

05  06  14

Publié dans Culture, divination, ECONOMIE, FEMMES, LINGUISTIQUE, machine, Technologie | Pas de Commentaire »

La complexification du modéle en astrologie

Posté par nofim le 5 juin 2014

L’astrologie: du simple au complexe

par  Jacques  Halbronn

Nous pensons qu’il est raisonnable de placer ce qui est simple au commencement d’un

processus et ce qui est complexe à son prolongement, sachant qu’à un certain stade, cette

complexité tue le modéle et le sature, ce qui conduit à un recommencement.

Le probléme, pour l’astrologie actuelle, c’est que si elle est très bien fournie en matière de

complexité et de « stade terminal » et fort dépourvu en matière de simplicité et de stade initial.

On ajoutera que ce qui est initial est global car en « puissance », plein de « potentialités et donc

faiblement déterminé, défini  alors qu ece qui est « terminal » devient de plus en plus

spécifique et individuel, d’où sa complexité et ses diverses limitations.

Nous avons montré au niveau prévisionnel que l’astrologie devait se doter urgemment de

l’outil que nous avons institué et restitué, à savoir l’Astrocyclon. Sur cette base, on peut

évidemment greffer d’autres facteurs qui viendraient poncturer et « préciser » le modéle.

Mais parallélement, nous avons expliqué que la base de l’astropsychologie, il n’y avait

pas le thème natal qui est tout sauf  « simple » mais tout bêtement le sexe, masculin ou fémin tout

comme dans l’Astrocyclon, il  n’y a que deux phases, associées d’ailleurs  aux hommes et aux femmes.

Là encore, rien n’empêche l’astrologue de greffer sur cette dualité  originelle

des facteurs de  complexification.

Nous pensons que poser la complexification dès le stade initial  constitue une grave erreur qui

plombe toute la pensée astrologique contemporaine. Mais cela n’est pas là un exercice

innocent! Laisser croire que ce qui est terminal est initial fait probléme.(cf notre vidéo

sur cette imposture en astrologie et pour les Centuries). Les gens sont probablement

demandeurs d’un tel  « service » qui tend à les déculpabiliser puisque ce qu’ils sont devenus

serait déjà « décidé » dès le départ, ce qui viendrait ainsi légitimer  leurs choix, leurs orientations

et en fait leurs limitations. Selon nous, les femmes sont plus enclines que les hommes à  se

mettre des étiquettes, à se présenter au prisme d’un « métier », d’une « fonction ». Elles sont

plus portées vers le second  stade d’un cycle que vers le premier, elles sont mal à leur aise

dans ce qui est embryonnaire, encore indéterminé, ce qui limite d’autant leur impact social  ce

qu’elles ne font souvent que poursuivre  sur une voie déjà initiée. Elles sont rarement à

l’avant garde mais plutôt à l’arrière-garde.

En bref,  il est indispensable qu’un astrologue ait une bonne connaissance du masculin et

du féminin, ce qui est très loin d’être le cas actuellement puisque l’on met trop souvent

la charrue avant les boeufs,  en sautant,   en brûlant  les étapes. L’astrologue ne doit pas

penser qu’il trouvera nécessairement la réponse à cette question au sein de son savoir

astrologique, perçue comme une sorte de panacée universelle. Ce qu’il parviendra à

grapiller dans la tradition astrologique serait à la fois insuffisant et bien souvent incorrect, nous

en avons fait maintes fois la démonstration.  Il ne pourra pas non plus s’appuyer sur les discours qui

circulent actuellement sur le sujet et qui visent plus à brouiller les pistes – marqués au coin

d’un scepticisme affiché- qu’autre chose. Mais croire qu’en posant le thème natal comme point

de départ, il aura résolu le probléme, serait bien malvenu!  Nous vivons actuellement dans tout

le champ des sciences humaines comme une crise de la dualité qui devient en quelque sorte

impensable et c’est pourquoi nos travaux sont voués à combler cette lacune, tant au niveau

de la cyclicité  que de la féminité. Le probléme, c’est que bien des personnes qui viennent

à l’astrologie sont  justement motivées par leur refus de la dualité, notammen chez les femmes

qui sont très majoritaires parmi les astrophiles. . Ils espérent trouver en

l’astrologie une autre voie qui ne les confronte pas/ plus  à cette dichotomie et l’existence même des

douze  signes et des descriptions non sexuées ne peut que les rassurer et les réconforter car ils n’y

trouveront pas leur « bête noire », à savoir le Deux (le Diable).  Le signe remplace le sexe. Quand

on lit dans un livret sur un signe zodiacel tel ou tel trait, ce qui compte, c’est que le ton du dit

livret est « unisexe »; ce qui est un grand soulagement. L’astrologie nous délivrerait du sexe.. Même

quand on s’intéresse à la compatibilité entre un homme et une femme ( synastrie), ce qui

comptera ce sera la conjugaison des facteurs des deux thèmes et non leurs sexes, ce qui serait

évidemment bien trop simple. Il y a là selon nous une certaine forme d’escroquerie

intellectuelle à nous présenter un monde utopique d’où la sexualité serait marginalisée et

n’aurait pas droit de cité dans le champ psychosociologique et socioprofessionnel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

05 06  14

 

 

 

 

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Publié dans ASTROLOGIE, Culture, divination, FEMMES, PSYCHOLOGIE, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Mithra et le soleil en taureau

Posté par nofim le 5 juin 2014

Le  Soleil en Taureau ou le rétablissement de l’ordre zodiacal

par  Jacques  Halbronn

L’astrologie cesse d’être une clef pour la compréhension de la religion et donc des

sciences religieuses, dès lors qu’elle se corrompt et une des causes d’une telle dégradation

tient au fait qu’elle a parfois trop suivi la voie et la voix de l’astronomie laquelle a induit un

certain type de « progrés » dont les effets peuvent avoir été désatreux (c’est le cas de le dire)/

Que dire en effet d’une astrologie qui attribue la Lune au Taureau alors que tout indique que c’est

le soleil qui doit être associé à ce signe. La seule explication tient à la prise en compte de la

précession des équinoxes avec ce glissement qui d’ailleurs aurait du se poursuivre et dans ce

cas le soleil devrait être exalté aux poissons voire, selon certains calculs  au verseau (Aquarius)

Etrangement,  l’on s’est arrêté en chemin, ce qui est la pire des options puisque cela ne

correspond ni à l’état d’origine, ni à l’état actuel.

L’idée selon laquelle, l’astrologie se devait de se décaler au fur et à mesure que se mouvait

le ciel aura été catastrophique pour le symbolisme astrologique et selon nous, cela ne fait guère

sens,  le jeu n’en valant pas la chandelle. En bref, l’astronomie est la source de tous les maux

dont est affecté le symbolisme astrologique, c’est là un faux ami de l’astrologie. C’est, comme on

le signalait dans un précédent exposé (oral et écrit),pour cette raison que le domicile de Mercure

initialement en sagittaire s’est retrouvé en gémeaux de façon à respecter l’ordre des vitesses

des planétes.

A un certain stade, on a introduit l’idée du « thema mundi », pour rendre compte des « Dignités »

planétaires. On voulut que les 7 « planétes » constituassent une carte du ciel, quitte à « corriger »,

à modifier les attributions d’origine.(cf supra) concernant les domiciles. C »est pourquoi

Mercure et Vénus ont leurs domiciles à proximité de celui du Soleil.  Mais ce n’est pas le cas

pour le dispositif des exaltations, resté inchangé et ne comportant pas de doubles positions,

quant à elles. Mercure exaté en vierge ne peut raisonnablement pas s’inscrire dans une

quelconque vraisemblance astronomique quand le soleil se place en bélier  (ou en taureau).

Laissons la parole à  A. Gasquet  (Essai sur le Culte et les Mystères de Mithrea.  Paris, A/ Colin  1909)

Les  anciens astrologues  »  fixaient la naissance du monde au moment où le soleil était entré

dans le Taureau et lui assignaient  pour fin le moment où le soleil  rentrerait dans  ce signe » (p. 23)

Gasquet  note:

« Ce système ne répond pas au plus  ancien calendrier chaldéen, à celui qui avait présidé

aux vieilles cosmogonies. Il était  disposé d’après l’exaltation du soleil  dans le Taureau, date

à laquelle , pour les théologiens de Perse et de Chaldée avait commencé le monde. Le Taureau

et le Scorpion  étaient alors les points  équinoxiaux; le Lion et le Verseau les points

solsticiaux »

Ce qui confirme que le soleil est fortement lié au Taureau est à prendre, on s’en doute, dans

le culte solaire de Mithr (Maitreya), dieu fortement lié à cet animal; Mithra étant présenté- avec une

riche iconographie) comme le « dieu tuant le taureau ». (cf  Attilio Mastrocinque,  Des Mystères

de Mithra aux Mystères de Jésus    2009,  Franz Steiner Verlag. Stuttgart, Robert Turcan  Mithra

et le Mithracisme  Les  Belles Lettres, Paris,  2000)

Le taureau fait partie d’un « quatuor » qui comporte notamment le lion qui est en astrologie le

domicile du Soleil. A la différence des exaltations, où le soleil est passé du taureau au

bélier, en revanche, il est reste en lion. Cela s’explique vraisemblablement par le fait

que les exaltations sont liées aux équinoxes et donc plus affectées que les domiciles par la

précession des équinoxes. Le cas du Scorpion laisse cependant perplexe: pourquoi l’Aigle

a-til laissé sa place au Scorpion  un  oiseau  est fort bien représenté notamment dans le sphinx ailé. (cf

aussi le tétramorphe dans le Livre d’Ezéchiel). L’absence d’oiseau dans le Zodiaque est assez

troublante.(comme celle du porc d’ailleurs) alors qu’elle est attestés dans les Travaux

d’Hercule avec les Oiseaux du Lac de Stymphale. Notre explication serait que le Scorpion

représenterait un archer (l’homme-scorpion, doté d’un dard)(cf A Volguine,  Le symbolisme de l’aigle,  Nice  Cahiers Astrologiques   1960, pp; 45  et seq)) ce que l’on retrouve dans le signe voision du Sagittaire (Saguitarius, en latin, l’homme qui tire à l’arc). Pour résumer la scéne de l’oiseau abattu par une fléche, on se sera  contenté de faire figurer l’arme et non sa cible. Il est assez fréquent qu’un seul élément renvoie

à une scéne entière, comme dans le cas du vase du Verseur d’Eau qui est un élément d’une

scéne de banquet (cf les Très Riches Heures du Duc de Berry). On trouve le même procédé,

d’ailleurs, dans les quatrains attribués à Nostradamus, où un texte en prose est réduit à quelques

mots qui en sont issus mais qui ne permettent pas nécessairement de restituer la source dans son

état global. Le Verseau correspond justement à l’une des figures du tétramophe, l’Homme (Adam)

Cette fois, au contraire, c’est l’objet qui prend la place du sujet.

Nous regrettions que l’astrologie sous la malfaisante influence de l’astronomie ait en quelque

sorte perdu de sa substance en échange d’une certaine orthodoxie scientifique dont elle n’avait

que faire.  C’est ainsi que l’on en arrive – comme on l’a déjà signalé ailleurs – à placer le Bélier

du côté du printemps alors qu’il est l’ultime signe du zodiaque initialement. La mort de Jésus,

qui est à rapprocher de celle de l’agneau (pascal) mais aussi du porc crucifié sur une échelle

(cf les représentations des mois d’automne dans certains livres d’heures) est suivie de

sa résurrection, qui se fait au Taureau.

LNous pensons que les maitres d’un même signe doivent

être de sexes différents, en domicile et en exaltation tout comme nous pensons que si une

planéte est domicilée dans un signe impair, elle sera en exaltation dans un signe impair et

vice versa. On en a l’exemple avec Jupiter en cancer et en sagittaire, Mars en bélier et en

capricorne,  Vénus en  Gémeaux (cf notre reconstitution) et en Poissons. Et cela vaut donc

pour le Soleil en taureau et en Lion ou pour la Lune en bélier et en cancer. Le carré est l’aspect

structurel par excellence, ce qui avait été occulté par le glissement du soleil du taureau vers

le bélier et de la Lune du bélier vers le taureau. Il est incompréhensible que les astrologues

en soient arrivés à faire du carré un aspect dissonnant (cf notre vidéo sur ce sujet, sur You Tube)

 

 

 

 

 

 

JHB

05.  06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

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Hommes et femmes au lit et à table

Posté par nofim le 5 juin 2014

 

Deux lieux sensibles du rapport hommes-femmes: le lit et la table

par  Jacques  Halbronn

 

On notera que tant le lit que la table se composent essentiellement d’une planche placée

à l’horizontale et recouverte généralement de nos jours d’une nappe ou d’un drap. Mais par delà

une telle similitude  hommes et femmes entretiennent des rapports très différents dans les deux cas.

Nous mettrons ici en évidence les causes de confrontation et les lieux de rencontre priviligés ainsi

constitués.

Nous résumerons notre approche en disant que la femme domine l’homme à table et est

dominée par lui au lit, d’où la nécessité d’un certain équilibre du fait d’une certaine

complémentarité. Le lit sans la table et la table sans le lit, cela génére des frustrations chez l’un ou

chez l’autre.

I  Le pouvoir féminin et la table

Le domaine de la table est liée à celui de la cuisine alors que celui du lit reléve en principe

de la chambre à coucher.  Le savoir vivre est très axée sur les manières de table. Il faut manger

« proprement »,  éviter de faire des « saletés » sur la nappe ou par terre,  évidemment ne pas

tâcher ses affaires. Il y a toute une éducation qui sous -tend le comportement à table, autour de

la table. Il faut savoir se « tenir » à table. En bref, les femmes ne manqueront pas d’occasions de

faire toutes sortes de « remarques » sur la façon dont on se « conduit » à table, n’hésitant pas à dire

qu’Un Tel « ‘mange comme un porc », ce qui peut ne pas plaire à un homme un peu susceptible.

Bien évidemment, la vaisselle est un moment important dans la vie du couple et les femmes

apprécisent que les hommes participent sans pour autant qu’ils prennent le pouvoir. Il est vrai que

les femmes sont censées mieux s’y connaitre que les hommes lesquels se trouveront ipso

facto en situation subalterne sinon d’infériorité, qui peut être vécue comme humiliante.

L’aspect alimentaire n’est pas non plus second et nous pensons que les nourritures à base

de céréales sont plus prisées par les femmes que par les hommes, ces derniers préférant des

choses simples comme les fruits et les grillades et de préférence en plein air, ce qui ne crée

pas les mêmes contingences de propreté, surtout si l’on se sert de vaisselle jetable. (barbe cue), cela

implique évidemment qu’il fasse beau (pique nique en plein air), ce qui correspond à la belle saison, alors que les femmes s’accomodent fort bien de  l’Intérieur, de la maison. La nature même des mets est

moins estivale qu’hivernale chez les femmes: on préférera les tartes et les gateaux aux fruits, et cela

vaut notamment pour les enfants auxquels on donnera des viennoiseries; des biscuits,

plutôt que des péches ou du melon, propreté  oblige.

En bref,  la table est un espace fortement investi par les femmes qui y  imposent leur loi et

entendent bien que les hommes, petits et grands, s’y soumettent tant dans la forme  que dans

le fond.

Mais comme on l’a laissé entendre, le joug de la table dojt être compensé par celui du lit qui se

présente sous des auspices bien différents et généraleùment se situe dans la suite des

événements. Il y a bien là une certaine binarité qui se manifeste dans la division

habituelle d’une soirée en deux temps, celui où  l’on bouffe et celui où l’on couche et de toute façon,

après le dîner on va, tôt ou tard, au lit et non l’inverse, sauf si l’on prend en compte le petit

déjeuner  (p’tit déj) qui inverse la chronologie. On rappellera aussi que dans les manières de table

se pose la question de ce qui se mange ou ne se mange pas « avec les doigts ». Quelque part, nous

pensons que les hommes se passent plus facilement de « couverts » que les femmes et cela passe

éventuellement par la présence de « rince-doigts » plutôt que par une interdiction formelle de

manger  de façon plus « primaire ».

 

II  Le pouvoir masculin et le lit

Si la femme est très sourcilleuse sur la propreté liée à l’alimentation, elle est vouée à une

plus grande tolérance quant à la souillure   secrétée par le rapport sexuel (cf l’immaculée

conception).

Donc, lorsque l »on « passe » au lit (ou au divan), de la position verticale de la table à la

position horizontale- en schématisant quelque peu- c’est à l’homme qu’il revient, en principe, de

montrer ce qu’il sait faire. Mais cette fois, on ne fera pas appel à un apport extérieur (achat

de vivres) mais bien à une dynamique intérieure, pas à  de l’électro-ménager mais à un processus

physiologique assez mystérieux au demeurant et qui est organique et non instrumental, stricto

sensu, donc plus écologique; moins « appareillé ».

On n’aura pas de mal à comprendre que le rapport est sensiblement différent au lit  et à table et

qu’il y a de fait une certaine complémentarité souhaitable pour l’équilibre du couple. On notera

que la viande et les fruits s’inscrivent mieux symboliquement dans le rapport sexuel que les

préparations laborieuses à base de pâte. Le baiser s’apparente assez bien par exemple au fait

de déguster un fruit et offre une humidité comparable. Quant à la viande, elle secréte un jus à

l’instar du sexe.  Si à table, il faut se réapprovisionner, donc se déplacer dans l’espace (aller

acheter des produits ce qui passe par l’argent) , au lit, on se recharge naturellement, ce n’est

qu’une question de temps et on est dans la gratuité.

Il est clair que les deux performances alimentaires et sexuelles ne sont pas exactement

comparables, même si l’on peut faire des compliments dans les deux domaines : un « cordon

bleu », un « bon amant » etc.  On a d’ailleurs ainsi le couple idéal dès lors que chacun joue sa

partition et accepte le jeu de l’autre. Tous les sens sont convoqués autour de ces deux « modules »:

la vue, l’ouie, l’odorat, le goût et le toucher. Il faut qu’il y ait un plaisir des sens.

Cela dit, l’on peut toujours soutenir que la table est un lieu plus incontournable que le lit, du

moins que le sexe.

Nous avons pu remarquer que l’équilibre entre la table et le lit était essentiel dans les relations

de couple ou dans les préliminaires  à une telle relation. Une relation qui stagnerait au niveau

de la table et n’évoluerait pas en direction du lit témoignerait d’une volonté de la part de

la femme de ne pas se soumettre à l’homme et donc d’un certain blocage. Inversement, une relation

qui se réduirait au seul rapport sexuel ou dans laquelle l’homme ne se conformerait point, à

table, aux attentes de la femme, en matière de « bonne tenue », serait assez mal vécue et générerait des

« sentiments » contradictoires du type Dr Jekyll et Mister Hyde, de fascination et de rejet.

On se met à table comme on  se met au lit et autrefois, l’on installait la table comme on « faisait » le lit

sans qu’il y ait des lieux bien distincts, la même pièce pouvant accueillir alternativement les deux

opérations.

 

 

 

 

 

 

JHB

05. 06  14

 

 

 

 

 

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Publié dans Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, machine, Médecine, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Symbolisme astrologique et Ouroboros

Posté par nofim le 4 juin 2014

Polarités planétaires et ouroboros:  un concept négligé

par  Jacques  Halbronn

 

La notion d’ouroboros  a été trop longtemps négligé et cela aura produit un grave retard  au regard de l’Histoire de l’Astrologie mais il

n »est jamais trop tard pour bien faire. La thèse que nous développerons ici concerne notamment deux couples, Soleil et Lune d’une part

et Mars et Vénus d’autre part.  Selon nous, l’ouroboros est la jonction de la fin d’un cycle avec le début d’un autre. C’est le serpent qui se

mord la queue.

Par voie de conséquence, il est hors de question que l’ouroboros ne se situe pas de part et d’autre d’un axe ou si l’on préfére qu’il se situe d’un seul et même côté d’un axe. Or, si l’on admet que soleil et lune sont constitutifs d’un Ouroboros, il est clair qu’ils ne peuvent être

associés au sein d’un ensemble unique. Or c’est doublement le cas, tant au niveau des domiciles, en cancer et en lion qu’à  celui

des  exaltations, en bélier et en taureau.

La même anomalie est à observer pour l’autre ouroborors que constituent Mars et Vénus que là encore on ne trouve pas de

part et d’autre d’un axe mais d’un seul et même  côté  dans le  dispositif des doubles domiciles exposé dans la Tétrabible de

Ptolémée (IIe  siècle de notre ère) avec  Bélier Taureau  et  Balance Scorpion

Pour nous l’ouroboros relie deux saisons  successives entre elles,, il correspond aux équinoxes et aux solstices. Dans nos travaux antérieurs,  nous avons négliger de pointer une telle étrangeté et donc nous n’avons pas averti les astrologues au cours des 40

dernières années, d’où des  retards pris dans ce domaine par exemple chez Luc Bigé ‘(sur Baglis TV)

Le terme Ouroboros indique bien cette idée de fin de cycle et de début d’une nouvelle ère (cf Drunvalo Melchizédek  Ouroboros Maya. La

maturité  d’un grand cycle d’évolution.  Ed Ariane; Québec, 2013) et il est pour le moins étonnant qu’un tel concept n’ait pas été

correctemenr intégré et compris en Astrologie, qu’il soit en tout cas aussi peu opérationnel et marginal alors qu’il devrait être

absolument central. Cela explique notamment pourquoi l’astrologie est décentrée et en dysfonctionnement structurel et donc

incapable de se réformer, au sens de retrouver sa forme normale.

C’est en effet tout le discours planétaro-zodiacal de l’astrologie qui se trouve en défaut et qui est à revoir de fond en comble. Nous avions eu quelque pressentiment mais nous n’étions pas parvenus à dépasser une certaine démission de l’intellect face à une tradition millénaire

et nous avions docilement entériné l’idée que finalement il n’y avait rien à redire sur cette double anomalie des deux luminaires en tête

respectivement des deux premiers signes de l’Eté, en domicile, et des deux premiers signes du Printemps en exaltation alors que tout

aurait du nous conduite à relever un décalage d’un signe. Même les astrologues « sidéralistes » n’avaient pas signalé une telle anomalie.

Bien pis, quand nous avons opté pour les 4 étoiles fixes royales, il y a une quinzaine d’années pour ancrer notre cyclologie, nous n’avions

pas suffisamment relevé le fait que celles-ci correspondaient aux 4 signes fixes lesquelles se trouvaient en fait non pas au milieu des quartes zodiacales mais bien au début. Il nous aura donc fallu encore bien du temps pour tirer toutes les conclusions structurelles

qui s’imposaient. Mais désormais, les choses sont claires,  ce sont les 4 étoile fixes royales  qui inaugurent les 4 « quartiers »  saisonniers.

Les signes cardinaux sont dès lors rétrogradés de la première  à la troisiéme place, ils correspondent à des fins de cycles. Le fait que sur

ces signes, on trouve le bélier, animal  voué à être immolé par excellence, sous la forme du mouton et plus encore de l’agneau (pascal). On

retrouve cet animal lors du Sacrifice qu’Abraham se prépare à faire de son fils pour complaire à son Dieu. Au dernier moment, un animal

à cornes prendra sa place tant dans la tradition  juive qu’islamique.  On retrouve peu ou prou  dans l’histoire de Jésus avec la mort et

la  résurrection la problématique de l’Ouroboros.

Dans les couples planétaires, il nous semble donc que Mars correspond à une fin de cycle et Vénus à un début de cycle tout comme la Lune

correspond à un cycle qui se termine et le  Soleil à un cycle qui commence. Mais cela ne peut se faire que si – comme on s’en est expliqué-

le bélier et le cancer sont rétrogradés comme signes de fin et non de début, ce qui place  le taureau et le lion comme des signes qui

amorcent une nouvelle cyclicité.

On a pitié de ces astrologues qui nous expliquent que le bélier est le premier signe du zodiaque et qu’il est le marqueur du printemps

alors qu’il est le dernier signe du zodiaque, qui se termine par la mort de l’agneau (qui est aussi la mort de Jésus), la mort étant ici

synonyme de fin tout comme dans les maisons astrologiques, la dernière maison du systéme à 8 secteure  est celle de la Mort. Mars est une

planéte de l’automne et de l’hiver, en scorpion et en bélier et n’a aucunement à figurer, à aucun titre, au Printemps.  La Lune qui selon

nous est exaltée en bélier -et le  soleil en taureau, et la permutation qui s’est perpétuées bien trop longtemps, correspond à un

dysfonctionnement de l’ouroboros. Il revient au soleil de contrôler les signes de début de printemps et d’Eté que sont le taureau et le lion,

les deux principales composantes du Sphinx. Quant à la Lune, elle incarne à l’instar de Mars, la fin d’un cycle, tant en hiver (bélier) qu’au

printemps (cancer), si l’on considére son  exaltation et son domicile.

D’ailleurs, c’est étrangement en écoutant certains astrologues insister sur la dualité des luminaires que nous avons été choqués par l’idée

qu’ils puissent se suivre, sauf si entre eux passait un axe, ce qui est la définition  même de l’Ourobors, terme incontournable quand on

parle de cycle (et dont ne se sert pas Yves Lenoble, par exemple). Quelle situation insolite que de voir ces astrologues parler

des équinoxes et des solstices d’une part,  de la dualité Soleil Lune et Mars- Vénus de l’autre  sans s’apercevoir du décalage et donc du

déphasage! C’est dire à quel point il y a un manque d’esprit critique tant chez les astrologues que chez les historiesn. En 1899, Bouché-Leclercq , dans son Astrologie  Grecque, ne signale pas le probléme. C’est justement parce que nous sommes exigeants envers l’astrologie

et que nous sommes convaincus qu’au dépar, elle était fondé sur une structure parfaitement cohérente que nous avons creusé le sujte

plus que d’autres qui se sont arrêtés en chemin/

Signalons que nous avons 4 modes d’ouroboros: outre les luminaires et Mars-Vénus, on a aussi Mercure-Jupiter et  Saturne-Uranus

(comme nous nous en sommes expliqués dans de précédents textes)/  Mercure Jupiter est à l’opposé des positions de Mars et Vénus

tandis que Saturne- Uranus l’est  face aux luminaires.

Si Saturne exalté en balance s’oppose à la Lune en bélier (fin d’hiver), tout comme Saturne en capricorne par rapport à la Lune en cancer (fin de printemps), l’autre polarité ouroborienne  Mars Vénus est moins bien documentée face à Mercure-Jupiter. Mais nous avons

des indices qui peuvent nous aider.   Mars exalté en capricorne fait face à Jupiter exalté en cancer et Vénus exaltée en poissons fait

face à Mercure en vierge. Donc deux dialectiques Mars-Jupiter et Vénus-Mercure. C’est au niveau des domiciles que régne une certaine

confusion car  si Mars est domicilié en bélier, il doit faire logiquement face à Jupiter en balance et  dans le cas de Vénus en taureau, elle doit avoir en face  Mercure en Scorpion, ce qui place logiquement Mercure et Jupitern, côté à côte en face de Mars et Vénus. Jupiter

termine ici  l’Eté en balance  et Mercure commence l’Automne.-en scorpion. Or, ce quatuor  Mars-Vénus -Mercure-Jupiter a une

particularité à savoir qu’il y a un signe intercalaire  entre Mars et  Vénus comme entre Mercure et Jupiter en exaltation -ce qui est attesté dans la Tétrabible, Livre I ch. 20. Nous pensons qu’il doit en être de même pour les domiciles,  ce qui déplacerait  Vénus en  Gémeaux en

domicile au lieu du Taureau et Mercure en Sagittaire, par voie de conséquence, Jupiter se trouvant domicilé en balance. On notera que toutes les positions de domicile d’une planéte sont ainsi au carré de ses positions d’exaltation. Dans le cas de Vénus en Gémeaux, nous avons depuis longtemps souligné le caractère Vénus du signe des Gémeaux dont  l’iconographie atteste de l’idée de couple

qui est ainsi  incarnée. (-cf les Enfants  des planétes (Kinderplaneten) de Vénus dans l’iconographie mythologique).  Si Vénus est domicilée en Gémeaux, Mercure le sera en Sagittaire au carré de son exaltation en vierge.  On pense au sage Chiron (-donc Hermés)  tué par la fléche d’Hercule (sagittaire, l’archer, Mars).  Si  Mars est domicilé en bélier,  Jupiter le sera en Balance (donc à la fin de l’Eté)  au carré de son exaltation en cancer, à la fin du printemps. Jupiter apparait ici avec la balance comme le Juge (Justice) et en hébreu, le nom de Jupiter est Tsédeq (la

Justice)

Une question reste posée:  est-ce  à dire que cette astrologie originelle était ancrée sur le cycle des saisons? Il y a assurément une

correspondance qui est ainsi établie. Le signe désormais vénusien des Gémeaux correspond au mois de Mai, le temps des amoureux, du

« compter fleurette » (flirt) comme on le voit dans les Très Riches  Heures du Duc de Berry.  Il est clair que le systéme zodiacal est calqué sur

les saisons mais il est tout aussi clair  que la cyclologie planétaire est liée aux 4 étoiles fixes royales qui correspondent aux débuts des 4 saisons (en signes fixes). Mais ce serait une erreur que de croire que les dites étoiles furent choisies du fait qu’elles coincidaient avec les

équinoxes et les solstices. En effet, le quadrilatère ainsi formé constitue une constante qui n’offre aucune flexibilité et qui n’est pas

interchangeable avec un quelconque autre quadrilatère. Il faut donc s’en tenir  à un simple principe d’analogie qui ne va nullement dans le sens d’une astrologie tropicaliste.  L’astrologie  a bel et bien pour socle les fixes royales/

En tout état de cause, les 4 ouroboros planétaires  que nous avons mis en évidence  (le cas d »Uranus a été abordé dans une précédente étude, il semble que l’on ait connu cette planéte mais qu’on en ait ensuite perdu la trace, mais cet astre redécouvert seulement  en 1781,  est bel et bien visible à l’oeil nu).

Jésus incarne bel et bien la problématique de l’Ouroboros avec sa Mort immédiatement suivie de sa Résurrection. La mort est liée aux

signes cardinaux et la Résurrection aux signes fixes. Mais nous avons vu que Vénus ne se situe pas initialement au taureau mais aux Gémeaux, le Taureau étant réservé au Soleil; d’où  le décalage d’un signe.

Ci desssous un tableau récapitulatif du Taureau jusqu’au Bélier:

Taureau:   Soleil (exalté)

Gémeaux : Vénus (domicile)

Cancer  Jupiter (exalté), Lune (domicile)

Lion  Soleil (domicile)

Vierge Mercure (exalté)

Balance Jupiter-(domicile) et Saturne (exalté)

Scorpion:  Uranus (exalté)

Sagittaire:  Mercure(domicile)

Capricorne   Mars(exalté) et Saturne (domicile)

Verseau  Uranus -domicile

Poissons  Vénus  (exalté)

Bélier – Lune (exalté)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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