Les malentendus entre hommes et femmes

Posté par nofim le 1 juillet 2014

Le champ clos du féminin  et l’infini du masculin

Jacques  Halbronn

 

Nous avons dans de précédents textes opposer le « micro » du féminin au « macro » du masculin, le début et la fin des cycles, l’enfance et la maturité mais il nous semble peut être plus heureux d’opposer ici – au sens phonologique du terme- le clos et l’infini.

On peut expliquer cette différence, ce dimorphisme au sein de l’espèce humaine, symbiose de deux espèces  Homos Sapiens et  Neandertal (depuis 2003) par le mode d’habitat. Les femmes seraient le fruit d’une évolution propre à une humanité ayant vécu dans des espaces clos et relativement restreints, étroits tandis que les hommes seraient les héritiers de société ayant eu à vivre dans des espaces sensiblement plus vastes.

La femme est assimilable à un aveugle qui connaitrait  son lieu de vie à force de l’avoir arpenté- le toucher prenant le relais de la vue, avec évidemment un rôle exacerbé de l’ouïe comme mode de communication et donc des mots propres  à une langue réservée à une certaine population et inaccessible à d’autres populations.

En revanche, l’homme serait le descendant d’humains vivant bien plus spacieusement et communiquant d’abord par gestes, par missives plutôt que par la parole. En ce sens, l’homme est branché sur l’infini, et ne supporte guère les cloisonnements, les espaces clos où il se sentirait à l’étroit.

C’est dire ce qui sépare l’homme et la femme dans nos sociétés comme dans toutes celles qui ont précédé depuis des millénaires rendant difficile la cohabitation.

On insistera notamment sur le fait que les femmes du fait de l’absence de visuel – ou plutôt restant marquées par une adaptation à un environnement qui au demeurant n’est plus ce qu’il était mais dont les effets n’en perdurent pas moins- investissent considérablement le champ de la parole, non pas tant comme message que comme médium. Ce qui est important n’est pas ce qui est dit mais le dire lui-même, indifféremment.  A  tel point que l’on n’écoute pas tant ce que dit autrui que l’on capte une certaine vibration. Or, cette vibration ne favorise pas la concentration mentale, même quand elle se réduit à un murmure, à un chuchotement. La concentration décroit avec le son de la parole alors que le silence la favorise. En ce sens, la parole incessante de la femme en société constitue une véritable nuisance. On notera que l’on bascule dans le monde féminin vers une attention « flottante », écouter l’autre se limitant à le laisser parler, en distribuant par exemple les temps de parole sur une base égalitaire (en recourant éventuellement à un sablier)

Nous avons souligné récemment que la malculture était due à une exigence esthétique, de symétrie qui conduisait à ne pas faire l’effort d’écouter pour réagir. Les cafés philo avec les prises de parole inscrites par avance favorisent un certain dialogue de sourds.

Rappelons que pour nous,  les femmes sont plus en phase avec le cours des choses  en début qu’en fin de cycle. Nous avons montré que le début de cycle était non pas diurne mais nocturne (selon la tradition juive) tout comme le début de l’année se situe à l’automne (dans le judaïsme) et au solstice d’hiver en Occident (Noël, jour de l’an) tout comme la « journée » débute à minuit, donc au milieu de la nuit et non à l’aube. Quand le cycle « vieillit », la multiplicité des « clôtures » fait de plus en plus

Problème et on bascule vers un processus d’aplanissement, d’abolition des cloisonnements, on passe  de la nuit au jour (cf.  notre étude sur les Mille et Une nuits et le vampirisme) qui est peu propice à l’expression féminine et conduit  à leur marginalisation.

En fait les femmes ne connaissent la réalité que par le biais de ce qui en est dit, leur en est dit. Elles ont un rapport biaisé avec le monde comme un aveugle qui ne sait des choses au-delà de ce qui lui est familier et proche, que ce qu’on veut bien lui en dire. D’où une réification du langage que l’on peut observer quand quelqu’un met sur le même pied de réalité une table et un concept.  Pour les femmes, les mots sont des objets qui ont un profil et un contour bien définis, comme le serait un arbre, une montagne, puisque l’aveugle ne voit pas l’arbre, la montagne.

Cet attachement est difficilement acceptable par les hommes pour qui les mots (signifiant) ne sont pas aussi chargés de sens (signifié) et qui peuvent à la limite en changer  selon les conventions et les circonstances. Là encore,  les causes de malentendus entre les deux sexes abondent.  Souvent, les femmes qui parlent d’une similitude entre le fonctionnement des hommes et des femmes  n’ont pas pris conscience des problématiques que nous avons soulevées et évoquées.

JHB

  1. 07. 14

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs