Kepler et la théorie des aspecs astrologiques

Posté par nofim le 7 juillet 2014

 

Résurgence du quinconce  comme aspect astrologique

Par  Jacques Halbronn

On sait que Kepler, il y a 400 ans avait entendu réformer l’astrologie – comme Luther avait réformé le

Christianisme- en s’attaquant à la théorie des aspects dont il voulait faire le cœur de sa nouvelle

Astrologie. Il proposa (aspects » mineurs ») notamment une division du cercle en 5, ce qui donna le quintile (72°). Il nous semble qu’il ne comprit pas ce qui était le fondement de la théorie  des Aspects astrologiques, qui-comme on l’a déjà exposé ailleurs- s’articule sur les signes masculins et féminins et non sur les triplicités (4 Eléments) et quadruplicités  ( 3 modes).

La lecture de la Tétrabible nous a révélé que les 4 Eléments n’y étaient nullement présentés comme  les base des trigones/ Notons d’ailleurs à ce propos que l’idée de  trigone ne semble pas alors concerner les relations entre planétes mais bien entre signes et donc sans accorder d’importance aux degrés. Or, la notion d’aspect nous semble bien fonction de l’écart entre deux astres et selon nous une planéte et une étoile.

Mais restons-en pour l’heure à l’enseignement de la « somme » de Claude Ptolémée. Un trigone y est dit relier des signes de même sexe (et non de même élément). A contrario, il nous apparait que le carré, pour sa part, relie des signes de sexe différent. Il y a déjà bien longtemps (cf Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers 1976), nous avions posé comme principe que si une planéte est domicilée dans un signe masculin, elle devait être exaltée dans un signe féminin et vice versa. Cela nous avait conduit notamment à la permutation des deux luminaires en exaltation de façon à obtenir Lune exaltée en bélier et domiciliée en cancer, Soleil exalté en taureau et domicilié en Lion.

On comprend mieux dès lors ce qu’il y a de plus aisé à gérer des relations entre deux astres de même sexe qu’entre deux astres de sexe différent. Psychologiquement, cela semble même aller de soi.

Pour notre part, nous mettons en évidence 4 aspects dont l’un le quinconce (150°) semble avoir été occulté puisque, encore de nos jours, son statut n’est pas des plus clairement établis. Or, la parenté ente le carré et le quinconce est assez évidente. Tout comme le carré, le quinconce relie deux signes de sexe/genre différent. On a ainsi un quinconce entre le bélier et la vierge ou entre le bélier et le scorpion et ainsi de suite.  Le domicile de Vénus en taureau est au quinconce de son autre domicile en balance et idem pour Mars avec le bélier et le scorpion.

Le sextile est au trigone ce qu’est le quinconce au carré.  L’écart dans les deux cas est de 60° :

Sextile = trigone -60°

Quinconce = carré + 60°

On se demandera donc en quel honneur le quinconce est-il passé sous silence dans la littérature astrologique antique alors que très vraisemblablement cet aspect a du avoir la place qui lui revenait dans le dispositif originel des aspects tel que nous pensons l’avoir reconstitué (cf notre série vidéos sur la reconstitution du passé et ses méthodes)

On notera aussi que l’opposition relie deux signes de même genre et donc ne devrait pas être classé, comme c’est le cas comme si c’était un carré. La conjonction, bien entendu n’implique pas non plus de tension puisque l’on ne change pas de signe du tout. D’ailleurs André Barbault dans son graphique de l’indice de concentration planétaire considère de facto que l’opposition entre planétes est un signal de détente puisque les planétes ne sont plus concentrées  sur un seul pan du zodiaque, créant ce  faisant un déséquilibre.

Nous avons donc la série suivante :  60-90-120-150. On voit donc que le quinconce  s’inscrit dans le prolongement d’une progression de 30 en 30.  On notera aussi que le semi-sextile devrait être un « mauvais » aspect puisqu’il relie deux signes de genre différents à l’instar du carré et du quinconce. Or il ne nous semble pas que les astrologues actuels considérent l’écart de 30° comme dissonant ! Il  y  a là un hic ! Il ne nous semble pas que ni Barbault, ni Lenoble n’aient accordé la place qu’il eut convenu pour leurs travaux  sur les cycles  au quinconce, comme un point délicat entre le bon aspect de 120° et le bon aspect (eh oui !) d’opposition.

Il nous semble très logique que les aspects alternent de 30° entre bons et mauvais aspects. En ne procédant pas ainsi, les aspects découpent le cycle de façon inégale. Entre le bon aspect de 120°   et le bon aspect suivant de 60°, il y a 120° puisque l’opposition n’y est pas signalée comme favorable. (on parle ici du cycle planétaire et non du cas particulier de l’indice cyclique qui est un systéme de synthèse).

En fait, selon nous,  Kepler avait raison  en conférant aux aspects un rôle crucial. Il avait compris, nous semble-t-il, que les aspects faisaient double emploi avec le zodiaque (dont il se déleste, cf

Gérard Simon. Kepler, astrologue  astronome Ed Gallimard, 1979). Selon nous le cycle commence avec la conjonction entre deux facteurs et cela constitue en soi un “zodiaque” dont c’est le point de départ et il n’est donc pas utile de faire intervenir le zodiaque comme une structure à part ni de s’intéresser à la précession des équinoxes.

L’élimination du quinconce s’explique assez aisément:

on aura  cru bon d’introduire  un critère géométrique lié

aux polygones réguliers -  Kepler est lui-même très marqué

par eux- et on aura divisé le cercle en trois, en quatre et en

six. Kepler ajoutera le quintile qui n’est pas un multiple de

30. Or cette référence à 30 est cruciale ici et le quinconce

est bien un multiple de 30. Etrangement,  Kepler remplace

le quinconce par le quintile, c’est à dire 5 x 30 par 360/5.

On aura compris que cette éviction du quinconce est

antérieure à la Tétrabible et s’explique par le fait, comm on

a dit, que le quinconce n’est pas une division du cercle. Nous

avons là un exemple de perturbations qu’aura subies le

savoir astrologique du fait que l’on y aura plaqué, en

plusieurs endroits, des critères inadéquats.

Au Livre I de la Tétrabible, nous avons confirmation de

cette idée (ch 14  trad. Bourdin,  1640, réédition 1974)

« Entre les parties du Zodiaque, celles qui  ont  d’abord

entre elles quelque familiarité sont celles qui sont en

aspect. Ce sont premièrement celles qui sont en  aspect

diamétral,  contenant  deux  angles , droits, six  signes et

180°. Deuxiémement  celles qui sont  en aspect  trigone

contenant  un angle droit et un tiers, quatre signes et 12

degrés (sic! pour 120°). Troisiémement  celles qui sont en aspect

quadrat, contenant un angle droit , trois signes et 90 degrés.

Enfin , celles qui constituent  un sextile  contenant deux

tiers  d’un angle droit, deux signes et  60 degrés »

Et de demander « :Pourquoi ces intervalles sont seuls  admis? »

On y donn une explication musicale.  On retiendra ici

ce passage:  » Parmi ces aspects,  les trines et sextiles sont

appelés  harmonieux parce qu’ils sont  composés de signes

de même nature, soit entièrement  féminins soit  entièrement

masculins ;  au contraire  les quartiles  et oppositions ne

conviennent pas ensemble parce qu’ils sonr  constitués de

signes opposés ».  La démonstration est bancale:  d’un côté

on nous dit que sont des aspects harmonieux ceux qui

relient des signes de même sexe et de l’autre, on s’attendrait

à ce qe l’on nous fise que sont en désaccord les aspects qui

relient des signes de sexe différent. Au lieu de cela – et on voit

bien que le texte est corrompu- on nous explique  que les

signes reliés par le carrré sont des « signes opposés ». C’est

vrai pour l’opposition  qui néanmoins relie des signes de

même sexe comme le trigone et le sextile. On introduit ici

un autre critère qui est celui du diamétre, qui prévaudrait

sur le fait que ce sont des signes de même genre qui sont

ainsi reliés. Mais en quoi le carré obéit-il à ce principe???? Cela

ne tient pas debout!

Ainsi, on nous présente un dispositif bancal  avec

60° bénéfique

90°  maléfique

120° bénéfique

180° maléfique

L’opposition se substitue ici au quinconce et ce faisant

le dispositif est de guingois car on ne respecte plus la

progression de 30 en 30°. Rappelons que les signes impairs

sont masculins et les signes pairs féminins et que donc

ils alternent.

 

JHB

07. 07 14

 

 

 

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