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Le piége de la fin des temps: femmes, israéliens, machines

Posté par nofim le 7 juillet 2014

Féminisme, sionisme, machinisme ou la manipulation des esprits

Par  Jacques  Halbronn

 

On sait que les Juifs du début du XXe siècle ont été manipulés par un prophétisme

Protestant anglo-saxon qui voyait dans le « retour » des Juifs en « Terre Promise/Sainte »  l’accomplissement  d’une attente apocalyptique et antéchristique (cf.  Le texte prophétique en France. Formation et fortune.  Ed  du Septentrion, 1999). On parle de Sionistes chrétiens plus royalistes que le Roi. On sait que Herzl envisagea pour les Juifs d’autres destinations que Jérusalem, même au sein du mouvement dit sioniste, sans oublier l’option argentine du baron de Hirsch (qui fit venir notre grand-père maternel Edmond Carcassonne dans la Pampa,  où naquit notre mère). Finalement, une occasion inespérée se présenta avec le démantèlement de l’empire ottoman, les arabes étant eux-mêmes instrumentalisés par les Britanniques (cf. Lawrence d’Arabie) en vue de vaincre l’ennemi turc, allié aux Allemands.

Mais quid du féminisme ? Si l’on connait la psychologie féminine, on sait que les femmes n’ont pas tendance à tout confondre. Elles mettent au contraire un point d’honneur à distinguer encore et encore, de façon plutôt pointilleuse, toute tentative de rapprochement qui irait à l’encontre des définitions et des classements en vigueur qu’elles tendent à prendre pour argent comptant. L’idée que les hommes et les femmes, ce serait « pareil » (paritarisme) leur serait, selon nous, étrangère. Il se trouve que l’industrie ayant besoin de main d’œuvre avait tout intérêt – notamment pendant la Première Guerre Mondiale mais déjà au siècle précédent- à persuader les femmes qu’elles pouvaient très bien faire l’affaire et « remplacer » les hommes. Solution fort ingénieuse mais qui nous semble « masculine » si l’on admet que le génie masculin tend  plus à rapprocher qu’à séparer,  à unifier plutôt qu’à diviser.

Dans les deux cas, nous avons affaire, selon nous, à des populations que l’on a influencées dans le sens de certains intérêts, spirituels ou matériels, peu importe et qui auront pris très au sérieux – peut être trop- les missions- « impossibles » ? -  qui leur furent imparties. Le fait est que de nos jours, ces deux processus comportent un certain niveau de nuisance et que l’on aura joué aux apprentis sorciers, ce qui fait parfois penser au golem ou à Frankenstein.  Bien entendu, un autre cas remarquable, apparemment quelque peu différent, est celui de l’instrumentalisation des machines sur lesquelles on aura également énormément fantasmé et sur lesquelles on aura fondé les espoirs les plus fous et qui, là encore, ne laisse de nous inquiéter.

On est là face à trois fléaux qui ne tiennent pas tant au départ aux créatures mais bien plutôt aux  créateurs. Nous allons revenir sur ces trois dossiers.

I  Le féminisme

Affirmer pour les besoins de la cause qu’hommes et femmes sont interchangeables relève de la philosophie tayloriste qui vise à décomposer le travail en tâches simples n’exigeant que peu de compétence et de formation. C’est le mot « simple » qui est souvent oublié en cours de route et qui change tout. De nos jours, les femmes ont oublié cet épithète et extrapolent volontiers en ne voulant  pas reconnaitre leurs limites.  Nous avons déjà traité des dysfonctionnements socio-économiques induits par de telles croyances égalitaires, qui confèrent à la machine le rôle central : les gens se définiraient d’après le poste qu’on leur attribue.

 

II Le machinisme

Nous avons tendance à ne penser le progrès qu’en termes technologiques. Les machines apparaissent comme des enfants qui  porteraient notre avenir sur leurs épaules. On a noté plus haut le lien entre féminisme et machinisme et  il est fréquent que la promotion de la condition des femmes au sein d’une société soit perçue comme un critère déterminant de progrès.

Nous avons distingué ailleurs technologie « interne » et technologie « externe » et la seconde l’emporte largement actuellement sur la première. Dans le cas des femmes, en effet, leur avancement semble devoir relever davantage de la technologie « externe » celle qui pose d’ailleurs le plus de problème au niveau écologique. C’est pourquoi les femmes ont un rapport difficile avec l’écologie dans son rapport avec l’exploitation des ressources « naturelles » alors que la technologie

Interne  ne pose de rapport avec la Nature qu’au seul niveau alimentaire, à celui de l’hygiène. De même sur le plan économique, la technologie externe est constamment confrontée avec la question de l’argent alors que la technologie interne s’inscrirait, selon nous, dans une logique de gratuité ;

 

III Le sionisme

Comme on l’ a dit, les Arabes ont été manipulés par les Britanniques – et les Français ( Accords Sykes-Picot) et un élément de l’accord était la création d’un Foyer Juif en Palestine. Ce « marché » est la continuation d’une politique qui datait déjà des années 70 du XIXe siècle visant à utiliser les dépouilles balkaniques  de l’empire ottoman- lequel avait commencé à se décomposer à partir de 1830 (Algérie, Grèce) et nous avons consacré notamment une étude au cas de la Roumanie et de l’Algérie (décret Crémieux) et cette même stratégie géopolitique vaut évidemment pour la Palestine.

La question de la présence « occidentale » -judéo-chrétienne au Moyen Orient nous renvoie aux Croisades mais bien avant les Juifs ont, selon nous, constitué une tête de pont de la « race » blanche, en Asie (Mineure), ce qui nous conduit à penser que Juifs et Arabes n’appartiennent pas au même « groupe » en dépit de l’adoption d’une langue sémitique par les Juifs (d’où l’expression étrange d’antisémitisme, basée sur des considérations linguistiques au départ).

La manipulation consiste ici à persuader les Juifs qu’ils seraient mieux ailleurs et notamment au Moyen Orient ou plus largement  dans les dépouilles européennes (les principautés roumaines)  de l’empire ottoman. Edouard Drumont applaudira à la parution de l’Etat Juif (titre français) de Theodore Herzl lequel parlait en 1896/97 d’une migration juive massive vers la Palestine ou vers l’Argentine. Mais on sait qu’avant sa mort, Herzl avait considéré la possibilité de la solution « ougandaise » en Afrique noire. Encore du temps d’Hitler,  il fut proposé d’envoyer les Juifs dans quelque colonie comme Madagascar. On peut parler ici  d’une « solution finale » – sous-titre de l’Etat Juif de Herzl, qui  traiterait collectivement du problème et non individuellement.

En pratique, la solution palestinienne (Déclaration Balfour 1917) avec le mandat britannique qui suivit, dans le cadre de la Société des Nations (League of Nations, Genève) se montra délicate à mettre en œuvre pour l’Angleterre qui était à la merci de ses autres engagements. Il eut été plus sage de confier le mandat à une puissance non coloniale. Il apparut ainsi que la Palestine ne pourrait servir que très partiellement et sporadiquement de « refuge », d’ »asile » pour les Juifs européens persécutés ou jugé indésirables et le nombre de Juifs admis à s’installer en Palestine allait se réduire comme une peau de chagrin. D’où la Shoah, orchestrée, dans les années  40,  par l’Allemagne nazie notamment dans les pays nouvellement conquis et comportant une population juive abondante. (Pologne etc.)

Il est vrai que d’une certaine façon, les Juifs ne font sens qu’au sein du monde arabe car en Occident, ils ne se distinguent qu’artificiellement du reste de la population blanche (on ne parle pas ici des émigrés arabes, noirs ou asiatiques)/ En revanche, face au monde arabe, ils apparaissent comme  racialement différents –du moins pour ce qui est des Ashkénazes.

L’Occident se voit  ainsi contraint d’intervenir au Moyen Orient – les Juifs d’Israël apparaissant parfois comme des otages-  et cela ne lui réussit pas trop, notamment pour ce qui est des Américains, dont on a dit plus haut qu’ils avaient été particulièrement motivés par le retour des Juifs à un Sion (Jérusalem) stricto sensu. Et quelque part, le phénoméne sioniste échappe à ceux qui l’ont instrumentalisé.

 

Conclusion : nous avons ainsi désigné trois enjeux majeurs pour le XXIe siècle qui correspondent

étrangement à trois représentations plus ou moins prophétiques  de l’avenir puisque dans les trois cas, il s’agit bien d’entreprises engagées au nom du Progrès et d’une fin  (dans tous les sens du terme) de l’Histoire.

 

JHB

07  07 14

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