Les critères visuels et l’organisation sociale

Posté par nofim le 8 juillet 2014

Pour une anthropologie sociale du visuel (appliquée au terrain du monde ésotérique.)

par  Jacques  Halbronn

 

Une société fonctionne autour de facteurs visuels et cela confère à l’âge, au sexe, à la race et éventuellement aux mesures (taille, poids) la base de   »préjugés » significatifs.  Le rôle de la parole est en comparaison relativement second.

En fait, il y a un conflit entre deux populations l’ »une qui investit dans le visuel et

l’autre dans le seul audio. C’est dans la seconde que l’on trouve évidemment toutes celles qui sont dans le déni de l’âge, du sexe, de la race et qui veulent donc imposer au monde leurs valeurs liées à leur héritage sensoriel, ce qui est au coeur du dimorphisme de l’Humanité.

C’est ainsi qu’un groupe humain constitué de femmes d’un certain âge émet un signal spécifique et ce quelles que soient les activités mises en avant. Comme on dit, ce qui se ressemble s’assemble. Ces critères visuels sont comme ignorés, relativisés par une population

marquée par l’ouie. Et  ce clivage  n’est nullement lié, on s’en doute, à nos conditions de vie actuelle ni même à celles qui auront

présidé dans les premières nnées des membres du groupe. Il s’agit d »un atavisme pluri-millénaire.

Nous voudrions aborder dans cet article le critèe de l’âge qui appartient à la série du « visuel ». On perçoit immédiatement, par delà tout « long discours » ce facteur et cela va influer quelque part. Nous portons notre âge sur notre visage, notre « figure » de façon plus ou moins accentuée par la fatigue ou la maladie ou le stress. Ronsard disait « quand vous serez bien vieille »" à une des femmes qui l’avaient repoussé.

Et il est vrai qu’à la différence du sexe ou de la race, l’âge est un facteur qui évolue, qui ne correspond pas à une constante

individuelle mais à un phénoméne générationnel.

On sait que l’un de nos terrains est le milieu astrologique mais ce n’est là qu’un exemple exemplaire. On étudiera la question depuis

les lendemains de la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à nos jours.

L’interview que nous avons faite de Marc Lalvée autour de la vie et de l’oeuvre de Serge Hutin (cf You Tube) nous a fait prendre

conscience des chances qui furent accordées aux jeunes il y a un demi siècle et plus. Que l’on songe que Hutin (1929-1997) publia ses premiers  Que Sais-je sur l’ésotérisme au début des années Cinquante du siècle dernier et qu’il poursuivra sur sa lancée pendant une

vingtaine d’années, au vu de sa bibliographie.  Un autre « jeune loup » fut Michel Gauquelin qui fait paraitre en 1955, alors qu’il est né

à peu près au même moment de Serge Hutin, une oeuvre majeure, L’influence des astres (Ed Du Dauphin, à compte d’auteur semble-t-il)/ Mais avant Hutin, il y avait eu le précédent Robert Amadou, son ainé de cinq ans qui avait lui aussi fait ses preuves à un âge très précoce.

Quant à André Barbault, il lui faudra attendre ces mêmes années cinquante pour sortir du rang alors qu’il a déjà atteint la trentaine.

Il s’illustre non seulement dans les publications (Grasset publie en 1955 sa Défense et Illustration de l’Astrologie et le Seuil

accueille  son travail d’équipe sur le Zodiaque avec les membres du CIA (Centre Internationel d’Astrologie) dont il était devenu le

Vice-Président. En  1954, Barbault prend même  la tête d’une Fédération des Astrologues (avec notamment le Collége Astrologique

de France, à la mort de Néroman). Jean-Pierre Nicola  n’entre dans l’aréne de l’édition que dans les années soixante . Né en 1928, il

a 36 ans quand parait sa Condition Solaire. Il n’est donc plus tout jeune.

Une nouvelle vague de jeunes se manifestera dans les années soixante-dix dont les deux principales vedettes furent Patrice

Louaisel  et Jacques Halbronn, tous deux nés dans les années 40.. Début  1976, à 27 ans, le signataire de ces ligne  publie

Clefs pour l’Astrologie, aux éditions Seghers, qui ont à peu près le même statut que la Collection des Que sais-je aux PUF

Presses Universitaires de France. Mais parallélement, il crée le MAU (Mouvement Astrologique Universitaire) qui va jouer pendant

plusieurs années un rôle central notamment de par son aptitude à organiser et à animer des Colloques. On parlera alors d’un âge d’or de

l’astrologie française. Quant à Louaisel, il avait fondé un an plus tôt l’associatin GERAS  (Groupe de Recherche en Astrologie

Scientifique) et joue un rôle important dans la création de groupes locaux en province. On pourrait certes citer le cas d’Yves Lenoble, né

en janvier 1947 au Mans (cf la vidéo des Dimanche Liberté de Didier Geslain, sur You Tube) mais il n’atteindra à un certain  leadership

que dans sa quarantaine. Quant à Maurice Charvet, également né en 1947, il  prend en quelque sorte la succession de Louaisel, parti au

loin (Ile de la Réunion)  et fondera en 1986 à près de 40 ans le CEDRA (Centre d’Etude et  de Recherche en Astrologie, Lyon).On notera

d’ailleurs que ni Lenoble ni Charvet ne publient chez des éditeurs ayant pignon sur rue, ce qui les distingue d’un Hutin, d’un Gauquelin, d’un André Barbault ou d’un Halbronn.

Etant donné que notre étude est concernée par l’arrivée météorique  des jeunes dans le milieu astrologique, ce n’est pas l’année

de naissance qui  importe ici mais l’âge de l’ascension irrésistible. Après l’heure, ce n’est plus l’heure. Un autre natif de 1947 est

Alain de Chivré qui ne sort du rang qu’au milieu des années 90- en fondant la FDAF (Fédération des Astrologues Francophinesà

donc vingt ans plus tard que Halbronn.

On peut dire que le phénoménne « jeunes », c’est à dire 20/30 ans chez les leaders du milieu astrologique ne concernera pas ceux

qui sont né  dans les années cinquante et suivantes et qui arrivent à la trentaine dans les années 80. Trois  cas retiennent toutefois notre attention, celui de Denis Labouré, celui de Patrice Guinard, et celui de Roger Héquet nés dans les années 50 et donc ayant dix ans de moins que Halbronn et consorts. Patrice guinard ne crée le CURA (Centre d’Etude et de Recherche en Astrologie) qu’en 1999, il est dans

sa quarantaine et s’est rapproché de Halbronn avec lequel il organise à la fin de 2000 un Colloque important.. Quant à Roger Héquet, il lui faut attendre 50 ans pour fonder TV Urania qui ne connaitra qu’une carrière éphémère du fait du lancement par Jacques Halbronn en mai 2008 de Teleprovidence, lequel avait travaillé avec Héquet.

. Grâce aux éditions Dervy, il entre dans le club des astrologues qui publient sur des supports reconnus, ce qui ne sera pas le cas ni d’Yves Lenoble, ni de Patrice Guinard(parailleurs docteur en philosophie en 1993, quand il n’a pas encore 40 ans, sur le sujet de l’astrologie). Enfin, Denis Labouré  retient notre attention par son importante production qui n’est pas sans faire songer au

cas de Serge Hutin par son ouverture vers les sociétés

secrétes. On mentionnera aussi les noms de Jean-Luc

Caradeau et surtout de Luc Bigé, qui est actuellement

mis en avant par le média vidéo Baglis TV de Frank Agier.

Nous n’avons pas abordé la question cruciale de l’apport des ces jeunes recrues à l’avancement de l’astrologie et plus largement

des études dans le domaine ésotérique. La question s’est d’ailleurs posée lors de notre entretien avec Marc Lalvée à propos de Hutin.

On retiendra de cette étude forcément incompléte l’aspect du visuel.

.  Incontestablement on sera passé entre les années soixante-dix et la seconde décennie du XXIe siècle d’un leadership  jeune et masculin à un leadership âgé et féminin. Le tournant a peut être été les années 80 quand les deux fédérations

qui se constituèrent alors furent présidées par des femmes, Daniele Rousseau et Denise

Daprey (qui avait alors une soixantaine d’années). Ce leadership de la femme d’un certain âge, on le retrouve de nos jours bien en place

avec  Josette Bétaiolle à  Bordeaux, Catherine Gestas à Paris, Anne-Marie Roussel à Antibes et  ce serait encore le cas à Lyon si

Yvette Mollier Giroud n’avait pas décédé. Ce qui correspond bien au profil du public.

 

 

Conclusion:  cette étude est consacré à l’afflux d’un sang jeune dans le milieu astrologique et au delà – car Hutin n’est relié que

très accessoirement au milieu astrologique bien qu’en 1975-76 il ait enseigné dans le cadre de la Faculté Libre d’astrologie de Paris

de Jacques Halbronn (qui rééditera chez Artefact  en 1986 son Histoire de l’Astrologie parue en 1968 chez Marabout). Force est

de constater qu’aujourd’hui l’hypothèse d’un apport « jeune » significatif semble quasiment inconcevable. On est dans une

gérontocratie avec d’anciens « jeunes » comme Jacques Halbronn.  On a beaucoup parlé ici des jeunes hommes. Peut-on parler

d’un apport des jeunes femmes de 20-30 ans comme d’une perspective réaliste? Un des cas les plus intéressants est probablement

celui de Lune Soleil  et  de Fabienne Forel, organisatrice pendant plusieurs annéess de journées astrologiques dans les Cévennes?

Il nous semble que le phénoméne étudié refléte davantage un certain état du milieu astrologique qu’un probléme propre à la société française en général.  La raréfaction du « jeune loup » dans ce milieu nous apparait comme un signe négatif  lié au passage d’un pouvoir

des chercheurs à uu pouvoir des enseignants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Héquet, né dans cette même décennie est accueilli par les éditions Dervy et lance la télévision astrologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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