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L’homme rouge des tuileries et l’astrologie sous le Second Empire

Posté par nofim le 18 juillet 2014

 

 

L’astrologie au milieu du XIXe siècle en France au prisme de l’oeuvre de P. Christian.

par Jacques  Halbronn

 

Le  savoir astrologique, on l’a vu avec  Dariot comme avec  Etteilla peut  s’accomode des modes de « tirage » les plus divers.  Les astrologues qui se piquent d’histoire

de l’astrologie ont le défaut de juger les pratiques astrologiques succesive à l’aune de leurs

convictions personnelles. Peut-on ainsi déclarer que l’astrologie française était inexistante sous la Révolution ou sous le Second Empire et qu’elle serait réapparu à la fin

du XIXe  siècle?  Pour notre part, nous aurions tendance à dire « blanc bonnet et bonnet blanc » tant les diverses fomes d’astrologie qui se sont succédé nous semblent

faire problème.

Nous pouvons ainsi apprécier chez tel auteur dont les modes

de tirage ne recourent guère aux données astronomiques réelles, certaines

de ses formulations quant au savoir astrologique stricto sensu.  C’est ainsi que, dans l’Homme Rouge des Tuileries paru en 1863

P.. Christian(alias Pitois)  retient notre attention sur les aspects  (p;  103):

« Il y a 7 aspects ou rayonements des planétes sur le cercle astrologique  » à savoir la conjonction, le dodectile (ou semi-sextile), le sextile, la quadrature, le trigone, l’aspect

quinconce », l’opposition.  Toutefois, Christian a sauté

le paragraphe précisant son interprétation du quinconce mais

force est de constater qu’il fournit une liste compléte des

aspects, sans que l’on sache si cela est dû à

ses sources ou à son propre raisonnement.

En  effet,  avant toute appliction, il importe que les

dispositifs présentés  (systéme au repos dirait Robert Jaulin)

offrent une certaine cohérence  au niveau, dirons-nous,

visuel. Condition nécessaire sinon suffisante et rarement

remplie dans les traités astrologiques..

Nous pensons que le mode de tirage n’a pas grande

importance  pour les mancies  comme il importe que l’on

s’exprime dans une langue ou dans une autre.

C’est ainsi que le mode de calcul des maisons peut

énormément varier selon les auteurs. Ainsi l’on peut

remplacer l’ascendant ou horoscope lié à l’heure de

naissance par le signe solaire (maisons solaires) voire

par un systéme de correspondance entre figures

géomantiques et signes zodiacaux ( voire de lames de

tarot) sans parler du processus de domification (Campanus,

Regiomontanus,  Placidus, Koch,  maisons égales etc)

En 1870, le même Christian  publie une Histoire de la Magie  (rééditée en 1986 par

Artefact (lié à Henry Veyrier) , où nous mêmes nous avons publié, la même année, une réédition de l’Histoire de

l’Astrologie de Serge Hutin)/ On y trouve un  »Livre » (VI)  intitulé  Théorie Générale de l’Horoscope et un autre (VII)  »Clefs générales de l’Astrologie » qui reprend en partie les exposés de l’Homme Rouge des Tuileries, paru 7 ans plus tôt. Même mélange de tradition

« orthodoxe » (cf Etteilla) quant aux dispositifs théoriques et de pratique  non astronomique « cabalistique ». Cela dit;  nous pensons qu’un tel

mélange est constitutif de l’astrologie originelle que l’on dit, bien à tort, intimement liée à l’astronomie alors qu’une telle vision est le

fait d’un réformise tardif. (Tétrbible, IIe siècle de  notre ère).

Tout ce qui concerne les rapports planétes-signes se retrouve à l’instar des exposés de la Tétrabible.(cf pp. 308 et seq de l’éd. 1986)

On peut dire que les éléves de Christian  étaient ainsi rodées à un mode d’interprétation du thème fort proche de celles qui se pratiquera par la suite, si l’on fait abstraction des moyens utilisés pour élaborer le dit thème et en ce sens,  c’est la même gymnastique qui est requise quelle que soit la façon dont on dresse le thème et c’est d’ailleurs cela qui fonde l’unité des pratiques astrologiques d’interprétation par delà des différences de calcul que l’on peut considérer comme aléatoires au regard des enjeux divinatoires fondés sur l’idée de support qui ne serait pas une fin en soi mais un moyen d’accéder à une certaine appréhension du monde. On comprend que les traités  astrologiques

du XVIIe siècle (comme celui de Rantzau) aient pu être recyclés pour les deux siècles suivants même si certaines terminologies peuvent

dépayser. . Le fait de se servir du nom de la personne plutôt que des astralités de sa naissance ne s’avère pas, au bout du compte,

déterminant et n’autorise pas à parler d’une éclipse de l’astrologie dans la France entre  le Premier et le Second Empires/

En tout cas, Christian  nous donne une interprétation  « astrologique » de la vie de Napoléon Ier qui est balisée selon un certain

systéme planétaire, certes fictif mais qui a le mérite de la simplicité et de la clarté (on pense aux dasas de l’astrologie hindoue) et qui n’a rien à envier aux explications alambiquées de l’astrologie actuelle, comme l’avait bien compris un Robert Amadou. Dans l’Homme Rouge, Christian avait étudié le thème de Napoléon III.

Dans le Livre VII de son Histoire de la Magie- dans laquelle l’astrologie se trouve ainsi comprise-, l’auteur mentionne Julius Firmicus

Maternus, les commentaires de Junctin de Florence et la « Doctrine apotélésmatique » de Ptolémée de Péluse. (la Tétrabible), ce qui

illustre bien  que des pratiques de « tirage » différentes peuvent puiser au sein d’une même littérature. Peut-on même parler de

solution de continuité?

Les Mystères de l’Horoscope d’Ely Star (reprise d’un intitulé figurant dans l’Homme Rouge des Tuileries parus en 1888 (Dentu)

sont marqués par la même astrologie que celle de Christian mais  différent-ils réelleement sur le fonds du Manuel d’astrologie

sphérique et judiciaire de Fomalhaut, publié 9 ans plus tard  lequel nous fait passer dans une astrologie plus « moderne » (mentionnons

aussi dès 1895 le traité d’Abel Haatan)  au regard de nos critères du XXe siècle?

Ce que l’on peut dire, en revanche, c’est qu’un tel ressourcement astronomique va  permettre à l’astrologie de

sortir de son ghetto occultiste mais n’est-ce pas là plus qu’une apparence, qu’une façade, qu’un gage? On pourrait en effet

percevoir derrière un tel masque  la pérennité d’une astromancie axée sur les maisons astrologiques et les connexions(par les

maîtrises) entre celles-ci. Paradoxalement, l’astrologie du XXe siècle sera marquée par un rapport très fort au symbolisme, par le biais

du Zodiaque et de la Mythologie qui ne correspond pas selon nous à l’esprit de l’astrologie comme nous l’avons expliqué ailleurs.

L’astrologie des maisons astrologiques très marquante au XIXs sièce – quel que soit le mode de calcul des maisons et donc de

l’horoscope- était un outil relativement performant avec un classement des activités humaines relativement clair. L’astrologie du XXe siècle nous apparait comparativement des plus baroques.

 

 

 

 

JHB

18 07 14

 

 

 

 

 

 

 

manuscrit de Maître  Guyon

 

Influence Etteilla

 

degrés monomères

 

L’oeuvre que je publie

 

Auger Ferrier   Jean(sic)  Morin

 

les observations kabbaistiques des  50  siècles  in prospectusw

 

 

17 07 14

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