Le systéme divinatoire de Ptolémée

Posté par nofim le 28 juillet 2014

La divination dans la Tétrabible de Ptolémée

par  Jacques  Halbronn

 

Nous poursuivons notre relecture du Tetrabiblos et constatons

que les commentateurs n’ont pas pris la pleine mesure de ce

que ce texte nous révéle quant à l’Histoire de l’Astrologie.

Il arrive que l’on parte sur de fausses pistes, l’important étant

que l’on s’en aperçoive assez vite. Cent fois sur le métier

remettez votre ouvrage.

Nous avions précedemment laissé entendre que Ptolémée

s’était démarqué de la pratique des maisons astrologiques

en introduisant les significateurs plantaires.Or, il semblerait

qu’il faille opter pour un autre scénario.

Le dispositif des maisons  pourrait être postérieur à la pratique

préconisée dans la Tétrabible, une sorte de formalisation

de sa typologie par domaine que l’on aurait greffée sur la

course quotidienne des astres divisée en 8 puis en 12 « lieux ».

Autrement dit, au départ,  ces « lieux » (topoï en grec) n’auraient

pas comporté les attributions telles que nous les connaissons

dans la « Tradition » astrologique sans que nous puissions dire à q

quoi cela servait initialement..

Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse au premier chef ici:

ce que nous relevons, c’est que Ptolémée ici ne propose rien

moins qu’un systéme divinatoire s’articulant sur les positions

des planétes dans un « thème », d’où l’importance accordée

aux doubles domiciles des sept planétes formant le Septénaire.

Selon nous,  avec Ptolémée, l’on quitte une astrologie

cyclique « naturelle » basée sur le rapport de Saturne avec les

4 étoiles fixes royales avec des cycles de 7 ans comportant chacun

deux phases, l’une nocturne, l’autre diurne. Ptoléme lui

substitue une astromancie ou une astronomomancie se servant

d’une pluralité de planétes qui sont connectées entre elles

par le fait de la date choisie pour dresser le thème (natal ou

autre). Ptolémée a besoin – comme cela est évident à la

lecture des livres IV et V de la Tétrabible- de ses 7 astres et

de leurs combinatoires pour répondre aux questions, aux

« interrogations » qu’il énumére et qui sont bel et bien celles

que l’on retrouvera pour les maisons astrologiques mais

dans un autre ordre, moins satisfaisant et à l’évidence

bousculé.

On en arrive à ce résultat paradoxal que du fait que

Ptoléme accorde une telle importance aux significateurs

planétaires (soleil et lune inclus), cela montre bien qu’il a besoin

de cette diversité pour faire fonctionner son systéme

divinatoire.

Cela dit, l’on peut aussi supposer qu Ptolémée connaissait

le dispositif des maisons astrologiques qui n’exigeait pas

de recourir au septénaire mais pouvait fonctionner avec une

seule planéte indiquant à quel stade d’un cycle

on se trouvait à un moment donné et qui recourait

éventuellement aux étoiles fixes, ce dont témoignerait

la pratique de l’Ascendant (ou Horoscope) qui est liée

au passage de telle étoile (et non planéte) sur l’horizon au

moment de la consultation ou de la naissance. Il est donc

possible que les maisons astrologiques étaient activées

par les étoiles.

Ptolémée aurait ainsi décidé  -mais il n’est pas forcément

le premier- de mobiliser les planétes et non plus les étoiles

non plus dans le cadre des maisons astrologiques mais

dans le ciel, tout simplement, et donc forcément positionnées

dans le Zodiaque, d’où les domiciles des dites planétes. Il y a

donc là une confrontation entre plusieurs formes d’astrologie

qui se servent du ciel de différentes manières. Mais ce que

nous voulions souligner ici c’est le fait que l’usage de pluseurs

planétes, nécessare dans l’approche propre à la Tétrabible est

marquée par la mise en place d’une mancie planétaire. Sans

cette mancie, l’astrologie peut fonctionner sur la base des

étoiles fixes en connexion avec une seule planéte  comme on en

a gardé le souvenir avec l’imporance accordée à la position

de la lune et/ou du Soleil dans le zodiaque, ce qui donne le

« signe ». (en Occident, c’est le Soleil qui est le marqueur, en

Orient la Lune). La dualité des « signes » qui a été vulgarisée

dans les années Cinquante ( Collection du Seuil, dirigée

par F. R. Bastide) ne fait que perpétuer la coexistence de

deux astrologies, l’une axée sur  les étoiles fixes (Ascendant

et maisons qui en dérivent) et l’autre sur les « planétes »

(signe solaire, lunaire),  si ce n’est que la première n’est plus

articulée sur les étoiles, ce qui donne l’illusion d’une unité

de l’Astrologie, du fait de l’évacuation des étoils fixes mais

non de l’Ascendant ni des maisons quui faisaient partie

initialement, selon nous, du dispositif stellaire. Rapplons

que le nom ‘ »horoscope »  qui sert à désigner le thème natal

est liée aux étoiles fixes que l’on voyait (scope) se lever

(ou se coucher) et que les maisons sont déterminées à

partir de ce point, souvent sur une base « égale » de 30°. En

fait, le thème ne fait sens que par rapport aux maisons et

‘l’importance de l’heure de naissance ne joue réellement

que pour le calcul de l’Ascendant et des pointes de maisons.

Dans l’astrologie de la Tétrabible, l’heure de naissance

n’est en revanche  pas déterminante. (sauf pour la Lune du

fait de sa rapidité)

 

 

 

JHB

28. 07. 14

 

 

 

 

 

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