Le rapport acontextuel des femmes aux mots
Posté par nofim le 30 juillet 2014
Le grand exode des femmes et la question du langage
pat Jacques Halbronn
Les femmes fonctionnent-elles comme les hommes? That
is the question! Ont-elles les mêmes comportements partout
et toujours? Tel est certainement l’enjeu majeur des
neurosciences et des sciences humaines en général pour le
XXIe siècle restant et au delà. Car le fait que l’on en reste encore
à dire tout et n’importe quoi à leur sujet montre bien que l’on
n’a pas vraiment prise sur un tel sujet comme autrefois l’on
pouvait assigner n’importe quelle vertu aux planétes lointaines..
En fait, on se heurte ici à certains obstacles épistémologiques
qui sont liés au rapport des femmes au langage avec un
phénoméne d’écho. On pourrait caricaturer en disant que
les femmes sont ce qu’on leur dit qu’elles sont comme un
aveugle qui ne se verrait pas dans le miroir et qui devrait se
fier à ce qu’on lui raconte et qui n’a pas les moyens de
vérifier le bien fondé des propos qui lui sont tenus, qui se le
tient pour « dit » et ce qui est dit est dit…Peut-on parler de
programmation?
Nous avons déjà expliqué que le langage bien qu’il fasse appel
à la vue et à l’ouie ne mobilise pas pleinement ces sens et l’on
pourrait parler d’un succédané de vue et d’ouie. Comment en
effet pourrait-on comparer la vue d’un paysage et la lecture d’un
texte, l’écoute d’une musique et celle d’une chanson? Nous
pensons d’ailleurs que cela ne mobilise pas les mêmes zones
du cerveau. On notera que de nos jours, ces sens de
substitution sont de plus en plus mobilisés dans le domaine
de l’usage technologique. Nombreux sont ceux qui se
répérent mieux sur un écran(c’est le virtuel) que dans la
réalité ne serait-ce que parce que l’écran est a priori plus
ergonomique.
On observera que les femmes tendent à se conformer à ce
qu’on leur dit, d’où l’importance qu’elles accordent à
l »éducation, aux acquis à commencer par tous les
équipements et appareillages qui feraient, d’après ce qu’elles
en disent, la différence. Elles en sont à s’imaginer que nous
serions tous, autant que nous sommes, le jeu de ce que l’on
nous dit à notre sujet. Il suffirait donc de changer le
discours, les mots pour changer les gens tant le
conditionnement est chose puissante. Ce qui compterait, c’est
ce que nous devenons et non d’où nous provenons. Les
femmes raisonent plus comme des consommatrices que
comme des créatrices. Même une pianite consomme la
musique qu’on lui fournit par écrit, donc par le biais d’un
langage, de « notes ». Le lecteur consomme de la lecture. Celui
qui parle consomme des mots mais ces mots ne relévent pas
d’une vraie sensorialité. Nous appelons ici langage ce qui renvoie
à quelque chose qui n’est pas lui. C’est ainsi qu’unepartition
de musiqu renvoie à une musique qui est d’une autre essence
que le papier de la dite partition, qui est un objet repérable
visuellement. En fait, on a affaire avec le langage à une sorte
de braille en ce sens que les femmes ne sont pas handicapées
en ce qui concerne le toucher. Tout se passe comme si l’on
avait inventé des supports qui sont utilisables par des gens
qui psychiquement verraent mal et entendraient mal..Ils
ont des yeux mais ne voient pas….(Evangile) et cette
difficulté à percevoir, à capter ce qui ne s’adresse pas à elles
fait probléme. Le hic, c’est que parfois elles peuvent
recevoir des messages qu’elles ne décryptent pas
correctement et elles passent à l’action sur cette base
fausse du fait qu »elles ont du mal à contextualiser les
dits messages. En fait, le probléme, c’est que les femmes n’ont
pas accés au contexte ou du moins elles ne connaissent que
celui qu’on veut bien leur donner. Les sources de
« malentendu », de « quiproquo » abondent alors que chez
les hommes, les erreurs sont plus facilement corrigées du
fait d’un plus grand nombre de recoupements possibles.
Chez les femmes, les mots se suffisent à eux -mêmes car
ils s’incarnent, ils ont une corporéité, ils sont LA réalité. Et
nous avons souvent surpris des femmes affirmant que les
mots correspondant à des abstractions sont aussi chargés que les
mots les plus liés à du concret.
En conclusion, nous dirons que les femmes ont le plus grand
mal à situer correctement la réalité par le moyen des seuls
mots. La réalité ne leur parle pas directement sinon par le
truchement du langage mais ce langage leur est délivré par
les hommes, il n’existe pas par lui-même mais par celui
qui l’utilise et qui en est à la fois le sujet et l’objet.
Les femmes, dès lors, sont-elles si différentes des machines
dans leur mode de fonctionnement? Elles en différent en
ce qu’elles ressemblent – pour des raisons historiques -
physiquement aux hommes et donc tendent à s’identifier à eux. D’où la revendication de parité
(être pareil). Les femmes se reproduisent, pas les machines.
Mais l’essor des machines est la première cause de leur
exode vers le monde masculin, à la façon des populations
refluant lors des Grandes Invasions. La condition féminine
moderne est marquée par un tel Exode. Les femmes sont
prises en sandwich entre une technologie en pleine expansion
et une masculinité créatrice dont elles dépendent au niveau de
leur programmation.
On ne comprend pas le phénoméne féminin sans repenser la question du
langage et cela vaut aussi pour la question des machines servant à produire du son,
les « lecteurs », comme on dit. Nous dirons qu’il y a un langage qui désigne des objets
concrets et l’on peut dire que les objets sont déjà en soi du langage, peut être même
un langage premier, matriciel. Tout se passe comme si les femmes n’accédaient au
langage abstrait, « figuré », que par l’intermédiaire du langage écrit en ce sens que
cela donne une forme aux idées, aux notions. Les termes abstraits acquièrent une
substance en s’incarnant dans la forme écrite et comme nous le disions plus haut, ils
acquièrent ainsi le même statut que les objets, sont en quelque sorte deviennent
aussi tangibles. Le seul probléme, c’est qu’encore faut-il savoir les utiliser à bon
escient. Le fait d’écrire un mot – et de le « prononcer »- n’est pas équivalent au fait
de voir un arbre et de dire « c’est un arbre ». Les femmes ont donc besoin qu’on leur
dise quel mot employer quand il ne s’agit pas de désigner un objet concret d’où leur
fascination pour l’astrologie en ce que celle-ci constitue un mode d’emploi pour les mots
et un mode d’emploi qui est déterminé non point par les hommes mais par les
astres, on échappe ainsi à l’horizontalité pour accéder à la verticalité offerte par le
cosmos. L’astrologie permet d’échapper à la promiscuité horizontale.
JHB
31. 07 14
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