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Sensorialité et sexuation

Posté par nofim le 20 juillet 2014

Les interactions sensorielles et la symbiose hommes/femmes

par Jacques  Halbronn

Ce qui rend difficile la caractérisation des comportements

distincts tient à une interaction

pouvant prêter à confusion et faire  le jeu d’un certain déni

de l’évidence visuelle.

Il conviendra donc  de distinguer plusieurs niveaux et cela vaut

pour  la distinction entre le vrai et le faux., l’inné  et l’acquis.

Notre inaptitude à capter certaines nuances génére des.

malentendus par exemple dans ce qui distingue  une

improvisation d’une éniéme interprétation d’une même

pièce de théatre ou de musique. Cela fait de nous des

victimes d’impostures toutes trouvées.Selon nous, les

hommes  savent mieux observer le monde que

les femmes qui sont plus à leur aise dans le langage, donc

dans le virtuel. Mais en même temps, le  visible est une

chose banale, et  ordinaire tout comme la parole chez les

femmes.

Paradoxalement, les hommes  peuvent sublimer le son et

les femmes transfigurer ce qui est à voir , justemen

parce que cela implique un dépassement de soi ; c’est

ainsi que les plus grands compositeurs sont des hommes

et que les femmes sont  d’une grande beauté visuelle.

JHB

20  07  14

 

 

 

 

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Publié dans Culture, FEMMES, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Les effets pervers de la domesticité

Posté par nofim le 19 juillet 2014

Education et domesticité. Problématique économique de l’emploi

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons déjà  mis en cause la dynamique du plein emploi et le mot même d’emploi qui implique que nous ayons besoin de l’aide

d’autrui, d’être complété et donc de nous cloisonner. Dans la question même que l’on pose aux enfants sur ce qu’ils veulent faire « plus

tard », il y a cet impératif du choix, de la spécialisation qui est  engrammée dans leur esprit.

Nous mêmes avons connu dans notre enfance la présence d’une certaine domesticité (bonnes, gouvernante) et avons pu constater

que cela avait eu des effets pernicieux en laissant autrui faire les choses à votre place en passant « derrière vous ». On ne saurait

recommander cette pratique de l’aide dans l’éducation des enfants et notamment des garçons pour des raisons déjà exposées

ailleurs.

A cela vient s’ajouter le fait que  l’enfantr n’est aucunement motivé à prendre modéle sur cette domesticité chargée des

« basses besognes » et payée pour le faire. Nous avons déjà souligné à quel point toute la problématique de l’emploi était en fait fondée sur le fait que certaines populations vivent au crochet d’autres en les persuadant que les unes ont besoin des autres et vice versa/  Il faudrait voir ce qu’en dit Roussea dans l’Emile.

L’idée d’êtres autosuffisants doit être modulé par le fait que chaque personne doit avoir des activités limitées à sa compétence.  Qui peut le plus peut le moins.

On nous objectera que cette notion de limite est précisément ce contre quoi nous nous dressons. Cela nous conduit à distinguer les hommes et les femmes. Selon nous, les hommes n’ont pas de limites tandis que les femmes en ont. Cela conduit à des

stratégies de vie diamétralement opposées. Les hommes doivent éviter toute limitation- ce sont les « seigneurs » alors que les femmes doivent se spécialiser. Soit deux conceptions antagonistes de l’économie, de l’emploi./ Les hommes sont donc voués à s’échapper, à sortir

des cages alors que les femmes ont tendance à vouloir enfermer les gens avec telle ou telle étiquette, tel classement socio-professionnel.

Ce sont des sirénes (Ulysse) qu’il ne faut pas écouter et suivre. Et pour les deux sexes, il y a des moments de tentation qui conduisent

à imiter l’autre sexe, à en épouser les valeurs,  le mode de vie.

On nous objectera que l’on ne sauait concevoir une économie de l’auto-suffisance car cela  nuirait au flux du marché, de l’emploi. Et si

chacun est auto-suffisant, il n’y aura pas d’échange qui est la clef de l’économie. Force est de constater que nous sommes confrontés  à deux modéles, le masculin et le féminin qui selon nous alternent (cf nos travaux en cyclologie, un domaine que l »économie a investi )

Cela pose le probléme de la productivité et du chomage.

L’économie socialiste serait ainsi féminine et l’économie libérale masculine. De nos jours l’économie libérale l’emporte même si

l’économie socialiste maintient et perpétue certains avantages acquis.

D’une certaine façon, nous dirons que l’auto-suffisance n’exige pas le recours à l’argent puisqu’il ne s’agit pas d’échanger. La logique

d’une économie libérale est l’intégration de tous les niveaux, de façon verticale. L’homme complet n’a pas besoin de se payer des aides,

des services extérieurs même s’il est sollicité dans ce sens par les tenants d’une économie de l’échange. Renonce à  faire ceci ou cela, crée -toi un handicap, une carence, tel est le conseil donné par l’économie féminine. Mais cela passe par  le recours à l’argent. Ce n’est pas par hasard si les « aides  » ménagères et autre personnel de compagnie sont pour la plupart des femmes. Elles sont programmées dans ce sens.

En effet,  du fait d’une déficience visuelle, comme nous l’avons expliqué ailleurs,  elles embrassent plus lentement les informations et elles

ne maitrisent de ce fait que des champs étroits. C’est un cercle vicieux. Elles n’ont dès lors d’autre choix que de se limiter et donc

de compter sur autrui pour se compléter.

Si l’on connait bien l’économie féminine très largement illustrée par les divers économistes, la thèse d’entités autonmes est moins

familière. Cela exige en fait d’exploiter au maximum ses propres potentialités. C’est une économie de l’imitation, de l’émulation et non de l’emprunt.  On observe l’autre (vue), on ne lui porte pas atteinte dans sa matérialité, on ne lui demande que d’exister et de se montrer.. Ce qui ne coûte rien. Chacun d’entre nous est porteur d’exemples pour l’autre mais un tel échange est gratuit. Il ne consiste pas à donner

à l’autre ce qu’il n’a pas synchroniquement mais seulement diachroniquement, c’est à dire que nous représentons l’avenir de l’autre.

On retrouve là les critères d’âge qui sont déterminants et qui nous empêchent de nous figer dans le temps. Apprendre n’est pas

prendre.  J’apprends ce que j’ai à devenir.

 

 

 

 

 

JHB

19. 07. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

19. 07. 14

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Nostradamus lecteur de Roussat

Posté par nofim le 19 juillet 2014

 

Richard Roussat et le prophétisme astrologique au milieu du XVIe siècle

par  Jacques  Halbronn

En 1981,   il y eut réédition en reprint du Livre de l’Estat et Mutation des Temps, Lyon, 1550 (Présentaton J. P. Brach, Ed  gutenberg).

Comme à notre habitude, nous  examinerons cet ouvrage contemporain des almanachs de Nosrtradamus  au regard de l’Histoire de l’Astrologie, comme nous le faisons systématiquement pour toutes les rééditions d’ouvrages astrologiques anciens. Notre idée est

de comprendre comment un tel ensemble hétéroclité de rééditions a pu marquer le développement de l’astrologie dy XXe siècle, de par

son intrusion dans le cours normal de la production en ce domaine..

L’auteur attache la plus grande importance au cycle des grandes conjonctions de Jupiter avec Saturne et donc aux triplicités -quatre éléments- qui en constituen la variable récurrente. Or, l’on sait toute l’importance des Quatre Eléments dans la pratique astrologique de

la seconde partie du XX e siècle et au delà. Le changemennt de tripliciété tous les 200 ans environ, donc au bout d’une dizaine

de  conjonctions, à raison d’une tous les  20 ans, est censé annoncer des changements majeurs.

Roussat est un lecteur d’Abraham Ibn Ezra  et du Liber Rationum mais en fait cet ouvrage ne doit  pas être confondu avec

celui dont nous avons fait la traduction de l’hébreu. Tous les 354 ans, on change de maître planétaire. On trouve chez Nostradamus

des références à un tel dispositif, notamment en ce qui concerne le régne de la Lune et en effet l’on considére Roussat comme une des

sources du corpus nostradamique ( tant ce qui est authentique que ce qui est ajouté) Mais Roussat reprend de son côté le Période du Monde de Pierre Turrel.

Le XXe siècle aura par ailleurs été le théatre de nombre de rééditions de textes de Nostradamus, en dehors même des Centuries.

Ce fut notamment le cas au tout début du siècle. Un des documents les plus précieux est, selon nous,  l’édition d’un manuscrit qui serait

le brouillon d’un imprimé disparu mais traduit par ailleurs en itaien.  Il s’agit de l’almanach pour 1562 dont on n’aurait conservé en

imprimé qu’une édition tronquée, censurée.

Ce manuscrit  (cf  Reproduction  très fidéle d’un manuscrit

par M. de Nostredame , dédié à S. S. Le pape Pie IV,

Magdebourg, 1906 (Bibl. Mun. Lyon La Part Dieu)

nous révéle un autre visage de Nostradamus qui n’est ni celui du faiseur besogneux d’almanachs, ni du poéte illuminé

des Centuries. Et c’est en cela que le rapprochement entre Roussat et Nostradamus fait sens. Car force est de constater que les Centuries

ne correspondent aucunement  à l’image que l’on peut se faire de Nostradamus  dans les années Cinquante-soixante, si l’on fait abstraction

des dites Centuries. Nostradamus est un homme de calculs qui situe systématiquement ses propos dans le temps, celui des dates  terrestres comme célestes. Or, le dit manuscrit  vient pleinement confirmer un tel  jugement de notre part. Nostradamus, notamment,

s’intéresse à une éclipse et à celui qui naitra sous  ladite éclipse, en 1566. Il dit même que ce personnage portera le nom de

Marcelin qu’il rapproche de Macelin, en italien un boucher, terme que l’on retrouve dans les Centuries. On a là la preuve que

les Centuries ont mis en vers des textes en prose de Nostradamus, tant ce terme est étrange. Il ne saurait s’agir d’une coincidence.

Cela dit, le quatrain ne fait guère sens (cf notre étude sur Shakespeare et Nostradamus), ce qui n’est pas son but, de toute façon.

En 1999 (Ed du Seuil),  B. Chevignard publiera la première partie d’un  recueil manuscrit (Receuil des Présages prosaïques) qui correspond au manuscrit des almanachs de Nostradamus..  On n’y trouve point l’almanach pour 1562 du moins   dans sa forme augmentée d’un « mémoire ».

Si ces rééditions nous restituent un « vrai » Nostradamus, la réédition à partir des années 80 de fausses éditions des Centuries,

prétendument premières en date) datées de 1555,  1557 et 1568, aura saturé le corpus Nostradamus  de contrefaçons.

 

 

JHB

19. 07. 14

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, POLITIQUE, prophétisme | Pas de Commentaire »

L’astrologie sous la Révolution et la Restauration

Posté par nofim le 19 juillet 2014

La survivance de l’astrologie par l’histoire des religions et

la Kabbale (de la Révolution à la Restauration)

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons signalé la parution en 1785 d’un traité

astrologique d’Etteilla (cf L’Astrologie du Livre de Toth,

Ed  Trédaniel  1993). Dix ans plus tard, l’astrologie trouve une

place dans l’Origine de tous les Cultes de Charles François

Dupuis. En 1823, Lazare Lenain  n’oubliera pas l’astrologie

dans sa  Science Cabalistique de Lenain (Lazare), rééditée

avec la bénédiction de Papus et  notamment en 1972  aux Ed. Taditionnelles.

On signalera donc ici les données astrologiques qui sont ainsi

véhiculées en depit d’un certain « divorce » d’avec l’astronomie qui

ne justifie aucunement de parler d’une interruption de la transmission et donc de la tradition, par delà la conservation des ouvrages dans les bibliothèques.

On trouve donc chez Lenain  une « Table des 28 maisons de la Lune » qui découpent le zodiaque à partir du début du Bélier. L’auteur

se référe d’ailleurs aux « anciens astroogues indiens et chaldéens ». On note qu’en 1823, on utilise encore le mot « écrevisse »‘ » et non

le latin « cancer » dont on ignore pourquoi il n’est pas traduit de nos jour à l’instar des autres signes.

On trouve un peu plus  l’ Explication des Quatre Triangles,  en rapport avec les Quatre Eléments.

Lenain puise , de son propre aveu; une partie de ses connaissances  astrologiques

chez Dupuis et son Origine de tous les Cultes.  le- Idem pour les « trônes » des planétes. Malgré la

récente découverte d’Uranus, il n’est pas encore question de lui faire une place au sein des dispositifs traditionnels. (cf La Vie Astrologique, il y a cent ans. Ed Trédaniel 1992)

Ce que nous retiendrons, c’est l’importance que Lenain accorde aux « anges ». En effet, selon nous,  l’astrologie ancienne s’intéressait

aux divinités sans se référer pour autant aux planétes qui vont par la suite porter le nom de certaines d’entre elles, du fait

d’une reprise en main de l’astrologie par l’astronomie, notamment dans la Tétrabible de Ptolémée. De nos jours, les astrologues ont pour réflexe de référer toute donnée symbolique à l’astronomie (Zodiaque, planétes) Mais la lecture de Manilius (Ier siècle)

témoigne d’une autonomie de l’astrologie par rapport à l’astronomie.

Voyons quel savoir  astrologique véhicule Charles François

Dupuis. Il expose que les Douze travaux d’Hercule s’expliquent

par la clef  zodiacale. Mais surtout il s’intéresse à la

précession des équinoxes en expliquant que le point vernal

se déplace d’une constellation à une autre, notamment

de celle du Taureau vers celle du Bélier qu’il assimile à un

agneau (pascal).  C’est en effet à la fin du XVIIIe siècle

que se développe en France la théorie précessionnelle

du cycle des religions (avec Volney et De Laulnaye) qui

conduira à l’attente de l’ère du Verseau.

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros;

1979)  Dupuis entend, non sans arrière pensée antichrétienne

fonder les sciences religieuses sur le socle  du

symbolisme astrologico-astronomique et notamment sur

une cetaine forme de cyclicité qui prend le relais de

la théorie médiévale des Grandes Conjonctions Jupiter-Saturne

d’Albumasar.

.  Dupuis publie en 1795 son magnum opus L’origine de tous les cultes, ou

la religion universelle, en trois volumes de textes et un volume de planches

in-4, ou douze volumes in-8 abondamment illustrés (1795).

Réédité en 1822 et en 1835-1836.

suivi en  1798 d’un Abrégé de l’origine de tous les cultes

Dupuis ne semble pas avoir compris que l’exaltation du soleil

se déplace en rapport avec la précession des équinoxes et

qu’initialement l’exaltation du soleil était en taureau et non

pas, comme par la suite, en bélier. Pourtant Dupuis

s’intéresse au  tétramorphe   (cf son Abrégé de l’Origine

de tous les cultes) « Les quatre figures étaient le lion, le

taureau, l’homme du verseau et l’aigle qui partageaient

tout le Zodiaque en quatre parties (..) Les étoiles  qui

y répondaient  s’appelaient les quatre étoiles’ » (Royales)

On retrouve ici les traces d’une astrologie originelle

divisant le cycle d’une planéte « reine » en 4 temps.  On

n’oublierapas non plus l’engouement pour le Zodiaque

égyptien de Dendérah -à la suite de la Campagne d’Egypte

de Bonaparte, qui fut installé au Louvre/(cf  A. Slosman

Ed du Rocher) et dont on se servira abusivement pour

établir une chronologie  surdimensionnée fondée sur la

position du point vernal, chaque  ère couvrant plus de

2000 ans.. Cette astrologie stellaire que ressuscite Dupuis

ne se référe guère aux planétes mais bien plus donc aux

étoiles. Etrangement, elles cohabitera au XXe siècle avec une

astrologie  qui se détourne des constellations et des étoiles

fixes.

Il ne fait pas de doute que Dupuis ait été perçu en son temps  comme un avocat de l’astrologie :un de ses adversaires

Destut de Tracy écrit à son sujet en 1799: « L’astronomie et la métaphysique ont produit l’astrologie et la théologie en s’égarant

mutuellement dans leur enfance et de nos jours, elles anéantissent ces prestiges par leur secours réciproque qu’elles se donnent dans

leur maturité. C’est sous ce rapport que le citoyen Dupuis a traité ces deux sciences dans son immortel ouvrage de L’Origine de tous

les cultes. (Analyse de l’Origine de tous les culyes et  de l’Abrégé qu’il donne à cet ouvrage », Paris, Agasse, An VII. (p.7). C’est dire que l’oeuvre de Dupuis semble annoncer un retour en force de l’Astrologie faisant alliance avec la Religion pour asseoir sa légitimité à l’aube

du XIXe  siècle.

 

 

 

JHB

19 07. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

18. 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

18. 07. 14

 

 

La véritable importance des maisons

au sein du savoir astrologique

par  Jacques  Halbronn

Nous avons récemment posé la question du mode d’emploi

des dispositifs astrologiques et avons mis en garde contre

certains a priori dont il est difficile, d’ailleurs, de ne pas

être peu ou prou victimes. C’est ainsi à une reconsidération

du statut des « Dignités » planétaires et au delà de cela de la place

des symbolismes zodiacal et mythologique en astrologie que nous

procéderons.

 

 

 

 

Le passage à l’acte de la fin de la rétrogradation

par  Jacques  Halbronn

Récemment, nous avions signalé, suffisamment à l’avance,

les échéances de la fin du mois de juillet 2014 du fait de la

fin annuelle de la rétrogradation de Saturne, notion qui

ne fait point partie de l’arsenal actuel des astrologues et que

nous avons donc été le seul à pointer correctement, en

connaissance de cause et non après coup,comme c’est

la coutume désormais.

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, judaîsme, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION | Pas de Commentaire »

Nostradamus et Shakespeare

Posté par nofim le 19 juillet 2014

La filiation burlesque  entre Nostradamus et Shakespeare

par  Jacques Halbronn

 

Ces derniers jours,  France Culture a consacré certains programmes à Shakespeare (Looking for Shakespeare) et certains propos

nous ont inspiré la thèse d’une filiation entre ces deux auteurs européens majeurs, quant à  la fortune de leurs oeuvres, à laquelle nous n’avions  pas songé jusques alors. Il apparait en effet que dans certaines pièces, (comme dans  Falstaff) la langue anglaise est singulièrement pervertie ou plutôt subvertie.

Or, n’est-ce pas le cas des quatrains des almanachs et des centuries , publiés sous le nom de Nostradamus, qui bouleversent

sans vegogne la prose d’origine de Michel de Nostredame?

Si l’on s’en tient à la chronologie,  l’idée d’une filiation n’offre rien d’inconcevable. Shakespeare naquit deux ans avant la mort de

Nostradamus/

D’une part, certains almanachs de Nostradamus

sont traduits de son vivant en anglais, accompgnés de leurs quatrains (vers 1559 notamment), d’autre part, les Centuries ont

certainement été lues en Angleterre dans leur original français, étant donné la parenté lexicale entre l’anglais et le français. (cf notre

DEA à   Lille III  en littérature anglaise sur la traduction anglaise du traité  astrologique d’Auger Ferrier)

Ce rapprochement permet d’ailleurs de mieux comprendre la fortune des Centuries dont la publication posthume, selon nous, doit se situer  à partir de  années 1585-1595 donc à une époque créative pour Shakespeare Hamlert esr  représenté entre 1598 et 1601

(. Le texte fut publié en 1601)/ donc  à l »époque où les Centuries atteignent leur expression terminale (cf R. Benazra, Répertoire

Chronologique Nostradamique, Ed Trédaniel 1990)

Il conviendrait en tout état de cause de s’interroger sur une telle mode ayant pu marquer divers auteurs.

On peut penser que le succés initial des Centuries n’aurait pas été à caractère prophétique si  ce n’est sous une forme satirique, burlesque

avant de  réintégrer avec le Janus Gallicus (1594) une

dimension  plus historique que prophétique/ Mais là

encore, on nous montre une Histoire de France réduite

à quelques quatrains étranges, comme une sorte de miroir

déformant.

Un autre point commun entre Nostradamus et  Shakespeare,

c’est évidemment les doutes sur la paternité de leurs

oeuvres respectives. Serge Hutin nous rappelle l’hypothèse

Francis Bacon à propos de la composition des pièces de

Shakespeare. Quant au véritable auteur des Centuries, nous

ne hasarderons pas ici  à faire des propositions. Il aura

utilisé le matériau constitué par des imprimés mais aussi

probablement des manuscrits de Nostradamus pour le

transmuter à un galimatias qui ne s’en prête pas moins

au commentaire ou qui s’y préte d’autant plus.

Ni l’existence de Michel de Nostredame

ni celle de William Shakespeare ne sont mises en dout, c’est

ce qu’on leur attribue qui fait probléme dans un cas

comme dans l’autre.

C’est ainsi que non seulement le texte se voit distordu mais

aussi l’identité de l’auteur est mise à mal.

En jouant sur les mots, l’on pourrait mettre comme

dénominateur commun le concept même

d’interprétation qui se préte aussi bien au rapport avec

les quatrains qu’avec les pièces de théatre.

Nous n’exclurons donc pas, pour notre part, l’idée que les

quatrains des almanachs  constituaient une sorte de

charade, d’amusement (entertainment), de loufoquerie.Et

le genre sera illustré largement dans le domaine des

almanachs sous toutes sortes de noms avant de donner lieu

à des centuries de quatrains, sorte de poésie burlesque,

bouffonne, ubuesque que l’on retrouve  notamment dans

le Falstaff de Shakespeare.

 

JHB

19 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

18  07 14

Publié dans divination, NOSTRADAMUS | Pas de Commentaire »

Sexe et sens au regard de l’économie

Posté par nofim le 18 juillet 2014

 

Energie du visuel et énergie de l’audio/ Pour une approche économique.

par  Jacques  Halbronn

Dans le cadre de nos recherches sur la sensorialité qui nous ouvrent des perspectives  sur la connaissance du masculin et du féminin

tant au niveau diachronique que synchronique, tant dans la compréhension du monde actuel que d’époques fort éloignées quand deux espéces humaines se cotoyèrent avant de fusionner, tout en maintenant leurs différences par le biais de la sexuation, nous ferons part

de quelques réflexions de type en quelque sorte energétique voire économique.

Il semble ainsi assez évident que le contact visuel est bien moins couteux en énergie, en temps que la relation par le biais auditif.

 

On fera d’abord remarquer qu’il faut beaucoup moins de temps pour capter des données visuelles que des données auditives dans la vie

quotidienne. En un simple « coup d’oeil », l’on peut capter énormément d’information et donc dans le même laps de temps traiter un

bien plus grand nombre de cas. D’où un énorme gain de temps pour celui qui est correctement équipé pour ce faire, ce qui n’est en

effet pas forcément donné à tout le monde. Bien plus, ceux qui sont ainsi observés dépensent eux aussi beaucoup moins d’énergie

puisqu’ils n’ont rien à faire, sinon de se laisser regarder durant quelques instants. C’est une relation gagnant/gagnant.

On peut donc penser qu’une société qui « marche » au visuel  sera plus opérationnelle qu’une société qui fonctionne à l’audio.

Parallélement, les hommes dépensent moins de temps et d’énergie lors du processus de procréation que la femme/ Si l’on rappelle que

pour nous l’audio est lié  à la femme, l’on ne peut que conclure que l’économie féminine est plus consommatrice d’énergie et de temps

que l’économie féminine.

Il est donc tentant pour les femmes de recourir à des apports « techniques » susceptibles de compenser  un tel handicap que nous

qualifierons de prévisionnel. Car la sensorialité  constitue  avant toute chose notre équipement  prospectif. Les sens nous renseignent

et nous préviennent quand il y a problème en perspective même s’il ne s’agit que d’une probabilité de risques. Nous sommes comme

Monsieur Jourdain pour la prose des statisticiens qui ne s’assument pas comme tels.

Comment pourrait–on, d’ailleurs, survivre si nous n’étions pas individuellement et collectivement prévoyants, ce qui implique que nous

ayons des « préjugés », ce que l’on ne saurait nier sans une bonne dose d’hypocrisie et d’ingénuité?

Nos sens ne sont point là pour nous apporter du plaisir mais du déplaisir. Dire que tout va bien signifie qu’il n’y a rien à signaler.

Le contraire du malheur, ce n’est pas le bonheur mais le fait que les choses suivent leur cours normal, à savoir que nos sens n’ont rien à redire. Ce qui dépend de la structure de notre équipement sensoriel, lié à notre appartenance sexuelle.

Les femmes seront attirées par toutes sortes de méthodes qui compensent la lenteur et donc le coût  de leur processus cognitif.

L’astrologie en fascine plus d’une par les informations que ce « savoir » entend, prétend fournir et délivrer et il n’est pas rare que l’on

capte des réflexions du type « c’est tellement rapide », ‘cela fait gagner du temps! », ce qui est révélateur du probléme que nous avons

soulevé. L’astrologie apparait comme ‘la » solution rêvée qui permet de prévoir, de savoir « à l’avance », bref d’apporter un plus venant

compenser ce qui est ressenti et vécu  comme un handicap, à savoir la lenteur de la tortue par opposition à la vélocité du lièvre (La Fontaine)

Un autre sens est intéressant, celui du toucher. Les femmes ont besoin de toucher de par leur absence de visuel ou si l’on préfére du

fait qu’elles ne savent pas décoder le visuel. Elles ont des yeux mais elles ne voient pas. Or, il est clair que la nécessité, le besoin de

toucher complique les choses et est dévoreuse de temps. Quand des gens se rencontrent, ils n’en viennent pas, selon les pratiques sociales en vigueur dans nos sociétés, à se toucher sans avoir franchi un certain nombre d’étapes. Ce qui genére des délais, sauf dans les cas de

prostitution et bien entendu la relation de couple autorise un  recours fréquent  au toucher .

. . En comparaison,  les relations entre chiens passent bien plus vite, en général, par le toucher.

Le fait que beaucoup de femmes aient des chiens n’est peut être pas, en ce sens,  indifférent.

En revanche, l’équipement visuel de l’homme ne le contraint pas à passer par l’ouie ni par le

toucher, ce qui lui permet de multiplier considérablement les « contacts » visuels qui lui apportent un

certain assouvissement relationnel à peu de frais si l’on admet que nos sens nous apportent une certaine forme de nourriture,

d’énergie. L’homme est comme un olivier, il peut se développer sur une terre pauvre, ingrate alors que la femme aura besoin de

conditions plus favorables et donc plus rares pour  y parvenir. On connait la rengaine des femmes sur les « mauvaises » conditions qui

ne leur auraient pas permis de réaliser ceci ou cela. Elles ne se rendent pas vraiment compte que les hommes peuvent fonctionner dans

un environnement peu propice. S’il fallait comparer les humains à des plantes, on dirait qu’ils n’ont pas tous besoin du même

type d’environnement. Une femme qui bénéficiera de tout ce dont elle a besoin aura eu beaucoup de chance d’où la rareté de

l’excellence au plus haut niveau chez les femmes. Elles sont prises par le temps et leurs tentatives n’aboutissent pas avec le risque

de la tentation de raccourcis qui ne sont bien souvent que des leurres. En ce sens, les femmes sont à la merci de charlatans qui

exploitent leurs frustrations face  à la réussite masculine

au sommet.

On ne saurait ignorer la complexité et la polysémie du sens

de la vue: car une chose est de voir et une autre d’être vue.

L’aveugle ne voit mais sait qu’on le regarde. Dans le rapport

hommes-femmes, la femme peut envoyer un signe visuel

à l’homme même si elle-même n’est pas réceptive aux

signaux visuels. Et précisément, il revient aux hommes qui

savent capter ces « messages » visuels emis par les femmes

de se situer dans le registre féminin de la parole et du

toucher (ce qui inclut les autres sens de proximité que sont

le goût et l’odorat). De même l’homme, s’il n’est pas sensible

aux odeurs dans la même mesure que la femme doit être

conscient qu’il dégage, sans le vouloir, sans le faire « exprés »

des messages gustatifs (baiser), olfactifs, tactiles. On

retiendra que ce qui compte, c’est avant tout la réceptivité

plus que l’émission. Les astres sont vus mais ils ne nous

voient pas.

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L’homme rouge des tuileries et l’astrologie sous le Second Empire

Posté par nofim le 18 juillet 2014

 

 

L’astrologie au milieu du XIXe siècle en France au prisme de l’oeuvre de P. Christian.

par Jacques  Halbronn

 

Le  savoir astrologique, on l’a vu avec  Dariot comme avec  Etteilla peut  s’accomode des modes de « tirage » les plus divers.  Les astrologues qui se piquent d’histoire

de l’astrologie ont le défaut de juger les pratiques astrologiques succesive à l’aune de leurs

convictions personnelles. Peut-on ainsi déclarer que l’astrologie française était inexistante sous la Révolution ou sous le Second Empire et qu’elle serait réapparu à la fin

du XIXe  siècle?  Pour notre part, nous aurions tendance à dire « blanc bonnet et bonnet blanc » tant les diverses fomes d’astrologie qui se sont succédé nous semblent

faire problème.

Nous pouvons ainsi apprécier chez tel auteur dont les modes

de tirage ne recourent guère aux données astronomiques réelles, certaines

de ses formulations quant au savoir astrologique stricto sensu.  C’est ainsi que, dans l’Homme Rouge des Tuileries paru en 1863

P.. Christian(alias Pitois)  retient notre attention sur les aspects  (p;  103):

« Il y a 7 aspects ou rayonements des planétes sur le cercle astrologique  » à savoir la conjonction, le dodectile (ou semi-sextile), le sextile, la quadrature, le trigone, l’aspect

quinconce », l’opposition.  Toutefois, Christian a sauté

le paragraphe précisant son interprétation du quinconce mais

force est de constater qu’il fournit une liste compléte des

aspects, sans que l’on sache si cela est dû à

ses sources ou à son propre raisonnement.

En  effet,  avant toute appliction, il importe que les

dispositifs présentés  (systéme au repos dirait Robert Jaulin)

offrent une certaine cohérence  au niveau, dirons-nous,

visuel. Condition nécessaire sinon suffisante et rarement

remplie dans les traités astrologiques..

Nous pensons que le mode de tirage n’a pas grande

importance  pour les mancies  comme il importe que l’on

s’exprime dans une langue ou dans une autre.

C’est ainsi que le mode de calcul des maisons peut

énormément varier selon les auteurs. Ainsi l’on peut

remplacer l’ascendant ou horoscope lié à l’heure de

naissance par le signe solaire (maisons solaires) voire

par un systéme de correspondance entre figures

géomantiques et signes zodiacaux ( voire de lames de

tarot) sans parler du processus de domification (Campanus,

Regiomontanus,  Placidus, Koch,  maisons égales etc)

En 1870, le même Christian  publie une Histoire de la Magie  (rééditée en 1986 par

Artefact (lié à Henry Veyrier) , où nous mêmes nous avons publié, la même année, une réédition de l’Histoire de

l’Astrologie de Serge Hutin)/ On y trouve un  »Livre » (VI)  intitulé  Théorie Générale de l’Horoscope et un autre (VII)  »Clefs générales de l’Astrologie » qui reprend en partie les exposés de l’Homme Rouge des Tuileries, paru 7 ans plus tôt. Même mélange de tradition

« orthodoxe » (cf Etteilla) quant aux dispositifs théoriques et de pratique  non astronomique « cabalistique ». Cela dit;  nous pensons qu’un tel

mélange est constitutif de l’astrologie originelle que l’on dit, bien à tort, intimement liée à l’astronomie alors qu’une telle vision est le

fait d’un réformise tardif. (Tétrbible, IIe siècle de  notre ère).

Tout ce qui concerne les rapports planétes-signes se retrouve à l’instar des exposés de la Tétrabible.(cf pp. 308 et seq de l’éd. 1986)

On peut dire que les éléves de Christian  étaient ainsi rodées à un mode d’interprétation du thème fort proche de celles qui se pratiquera par la suite, si l’on fait abstraction des moyens utilisés pour élaborer le dit thème et en ce sens,  c’est la même gymnastique qui est requise quelle que soit la façon dont on dresse le thème et c’est d’ailleurs cela qui fonde l’unité des pratiques astrologiques d’interprétation par delà des différences de calcul que l’on peut considérer comme aléatoires au regard des enjeux divinatoires fondés sur l’idée de support qui ne serait pas une fin en soi mais un moyen d’accéder à une certaine appréhension du monde. On comprend que les traités  astrologiques

du XVIIe siècle (comme celui de Rantzau) aient pu être recyclés pour les deux siècles suivants même si certaines terminologies peuvent

dépayser. . Le fait de se servir du nom de la personne plutôt que des astralités de sa naissance ne s’avère pas, au bout du compte,

déterminant et n’autorise pas à parler d’une éclipse de l’astrologie dans la France entre  le Premier et le Second Empires/

En tout cas, Christian  nous donne une interprétation  « astrologique » de la vie de Napoléon Ier qui est balisée selon un certain

systéme planétaire, certes fictif mais qui a le mérite de la simplicité et de la clarté (on pense aux dasas de l’astrologie hindoue) et qui n’a rien à envier aux explications alambiquées de l’astrologie actuelle, comme l’avait bien compris un Robert Amadou. Dans l’Homme Rouge, Christian avait étudié le thème de Napoléon III.

Dans le Livre VII de son Histoire de la Magie- dans laquelle l’astrologie se trouve ainsi comprise-, l’auteur mentionne Julius Firmicus

Maternus, les commentaires de Junctin de Florence et la « Doctrine apotélésmatique » de Ptolémée de Péluse. (la Tétrabible), ce qui

illustre bien  que des pratiques de « tirage » différentes peuvent puiser au sein d’une même littérature. Peut-on même parler de

solution de continuité?

Les Mystères de l’Horoscope d’Ely Star (reprise d’un intitulé figurant dans l’Homme Rouge des Tuileries parus en 1888 (Dentu)

sont marqués par la même astrologie que celle de Christian mais  différent-ils réelleement sur le fonds du Manuel d’astrologie

sphérique et judiciaire de Fomalhaut, publié 9 ans plus tard  lequel nous fait passer dans une astrologie plus « moderne » (mentionnons

aussi dès 1895 le traité d’Abel Haatan)  au regard de nos critères du XXe siècle?

Ce que l’on peut dire, en revanche, c’est qu’un tel ressourcement astronomique va  permettre à l’astrologie de

sortir de son ghetto occultiste mais n’est-ce pas là plus qu’une apparence, qu’une façade, qu’un gage? On pourrait en effet

percevoir derrière un tel masque  la pérennité d’une astromancie axée sur les maisons astrologiques et les connexions(par les

maîtrises) entre celles-ci. Paradoxalement, l’astrologie du XXe siècle sera marquée par un rapport très fort au symbolisme, par le biais

du Zodiaque et de la Mythologie qui ne correspond pas selon nous à l’esprit de l’astrologie comme nous l’avons expliqué ailleurs.

L’astrologie des maisons astrologiques très marquante au XIXs sièce – quel que soit le mode de calcul des maisons et donc de

l’horoscope- était un outil relativement performant avec un classement des activités humaines relativement clair. L’astrologie du XXe siècle nous apparait comparativement des plus baroques.

 

 

 

 

JHB

18 07 14

 

 

 

 

 

 

 

manuscrit de Maître  Guyon

 

Influence Etteilla

 

degrés monomères

 

L’oeuvre que je publie

 

Auger Ferrier   Jean(sic)  Morin

 

les observations kabbaistiques des  50  siècles  in prospectusw

 

 

17 07 14

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Fortune du revival astrologique du tournant du XXe siècle

Posté par nofim le 17 juillet 2014

Le « retour » de l’Astrologie   vers 1900

par  Jacques  Halbronn

Nous avons récemment développé une nouvelle thèse selon laquelle à chaque fin de siècle, se déployait un certain

réformisme astrologique.  Kepler entendra refondre l’astrologie autour de 1600 avec son De fundamentis Astrologiae.  et en allemand son Tertius  Interveniens.  Un siècle plus tard, Eustache Le Noble, en France, aura une même ambition de renouveau et de  » retour ».

A la fin du XVIIIe siècle, nous avons signalé les tentatives d’un Etteilla. La fin du XIXe siècle

ne fera pas exception avec un nouveau projet de relance, nettement exprimé par  Fomalhaut alias  Charles  Nicoullaud   en 1897

chez Vigot (réédité en 1933, ibidem), soit 200 exactement après la parution de l’Uranie de Le Noble, à Paris.

Le Manuel d’astrologie sphérique et judiciaire comprend un

passage célébre annonçant la prochaine découverte de Pluton(cf La vie astrologique il y a cent ans  Paris, Trédaniel, 1992), nom de code de la transneptunienne, ce qui vient infirmer la thèse selon laquelle

le nom de Pluton aurait été donné à la suite d’une proposition postérieure à la découverte de cet astre.

*Voici comment Nicoullaud situe l’astrologie en cette fin de siècle :  » Abandonnée malheureusement depuis de longs siècles (elle) est devenue la proie des ignorants et

des charlatans (..)  Il n’est pas douteux qu’étudiée avec la

puissance de pensée et de travail qui a donné

dans d’autre branches de signalés et de si bons résultats, elle ne reprenne la place qui lui est due et qu’elle a déjà occupé à la  tête des autres sciences  qui toutes ont

besoin de son appui et de son concours »

Quant à Selva , dans son  Traité théorique et pratique d’astrologie, paru en 1900  ( dédié à  Barlet (en date de 1897) il déclare

« Venir traiter d’astrologie  en cette fin du XIXe siècle (…) paraitra à beaucoup d’esprits oeuvre de mauvais plaisant  ou de fou (…)

Le renouveau des sciences occultes qui se manifeste si puissamment depuis plusieurs lustres a aussi ramené l’attention  des esprits curieux sur l’astrologie ». Pour Selva  (alias Vlés) rien ne vaut « l’épreuve de l’expérience »

Quant à Paul Choisnard, polytechnicien)  qui écrivit d’abord sous le pseudonyme de Flambart, il   pense que l’astrologie a tout intérêt  à se

rapprocher de l’astronomie pour en quelque sorte se ressourcer. C’est son éloignement d’une telle matrice qui expliquerait

la « répulsion » à son égard. (Langage astral  1902. Traité Sommaire d’astrologie scientifique).  Choisnard prône aussi un

rapprochement avec la psychologie bien plus qu’avec l’événementiel qui pousse l’astrologie vers la divination. ‘(cf l’Homme Rouge des Tuileries de P. Christian 1863, chez l’auteur, Reed.   Dorbon Ainé  1937  et Trédadaniel  1977)

Ces « médecins » qui se placent ainsi au chevêt d’une astrologie envahie par l’onomancie (cf  Ely Star  Mystères de l’Horoscope, 1888),

préconisent divers traitements. Celui du polytechnicien est le plus radical ^Selva met en avant l’ »expérience mais l’on sait que cela conduit à la validation de la tradition.

L’annonce d’un retour  est  aussi un aveu d’une chute dont on chcrche  se relever. Un siècle plus tard,  il semble que la situation de l’astrologie en France ne soit pas beaucoup plus brillante qu’en 1897 et ce en dépit d’un  recours intenstif aux éphémérides, une

chasse  systématique aux données de naissance – un facteur qui était alors considéré comme vital par certains des avocats de sa  réhabilitation.

On a l’impression que de telles apologies  laissent entendre que le déclin de l’astrologie serait dû à ses échecs. Mais, selon nous, il ne s’agit pas de cela: son déclin serait selon nous lié à sa présentation  qui laisse beaucoup à désirer.Pour restaurer l’astrologie, on

ne peut faire l’économie d’une approche historique exigeant une méthodologie archéologique permettant de retrouver son mode d’emploi. Car  là se situe le vrai débat :à

quoi sert l’astrologie?

Le problème, c’est que chacun arrive avec sa définition., son

« idée » a priori » de la destination de l’astrologie, ce qui l’aura motivé à s’y intéresser. Autrement dit,  il va

s’en tenir à sa définition pour maintenir sa motivation. C’est

un cercle vicieux!  On n’échappe pas à

quelque idée préconçue de l’astrologie que ce soit pour  s’y

intéresser ou pour la rejeter.

Il serait plus  sain selon nous d’aborder le sujet  sans projeter  quelque attente  que ce soit.  L’astrologie  est un objet dont il faut trouver le mode d’emploi sans chercher à l’instrumentaliser au bénéfice de quelque idéologie. Ainsi, plusieurs des dispositifs figurant au sein

du corpus astrologique méritent que l’on s’interroge sur leur raison d’être.  Affirmer que l’astrologie est un commentaire du système solaire est un a priori que l’on n’a aucune obligation d’accepter et à un autre niveau pas davantage la thèse selon laquelle

l’astrologie traiterait de l’individualité ou de l’errance  de l’âme!  C’est en tout cas selon ces termes que nous pensons  envisager un nouveau réveil de l’Astrologie, au tournant de l’An 2000 et peut être cette fois sera-t-elle la bonne? Cela correspond à une position

de ‘neutralité » revendiquée par Kepler conseillant de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

L’écueil principal – il faudrait dire le piége- tient au fait que l’on parte du principe que l’astrologie, c’est ce que l’on connait sous le nom d’astrologie.  On ne peut faire l »économie d’un travail de décantation, de  restauration des plus délicats à mener à bien.

C’est ainsi  que, selon nous, les significations des

maisons astrologiques sont le coeur de l’astrologie alors que le

symbolisme zodiacal et planétaire serait purement

instrumental.C’est ainsi que les systémes de dignités

planétaires (relations planétes/signes) ne serviraient qu’à

relier les maisons astrologiques entre elles qui serait le seul

dispositif réellement opérationnel. La technique des « maîtrises »

fonctionne en effet à partir du signe où se trouve la cuspide

(pointe) de telle maison, dont la planéte maîtresse se trouve

presque toujours dans un autre signe, d’autant que chaque

signe dépend de plusieurs planétes (en domicile, en exaltation)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

-18 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Autour de la géomancie astronomique de Girard de Crémone

Posté par nofim le 17 juillet 2014

La Clef de la Géomance de Girard de Cremone par Luc Antoine Salerne.

par jacques Halbronn

En 1661 , l’année de la parution posthume de l’Astrologia

Gallica de Jean-Baptiste Morin (dit de Villefranche), parait

une traduction  de la Géomancie  Astronomique de Girard (sic)

de Crémone pour  scavoir les choses passées, les présentes et

les futures.  Chez  le sieur de Salerne (Luc Antoine  Salerne), admirateur du Comte

de Pagan, une des figures de proue de l’astrologie française du

siècle, lequel  Salterne   est aussi le  traducteur

de ce texte médiéval (en fait de Gerard  de Sabionettta)  et qui y ajoute une « Clef pour

faire  les Figures et en juger facilement, qui servira aussi

pour avoir une parfaite intelligence des Horoscopes, avec

deux alphabets de Nomancie, aussi pour deviner toutes

choses »". D’autres éditions suivront en 1669 (BNF  V 21848) , toujours chez Salerne  et en 1687 ( cette fois chez

Laurent  d’Houry, BNF V 21818) L’éditoion de 1669 comporte une Epitre à Gaspard Marie Crollalanza, de l’ordre des  Théatins

(datée de Mai 1669)  absente de l’édition de 1661 (frontispice reproduit en fac simile dans la réédition de 1946)

Nous poursuivons notre panorama des ouvrages réédités

au cours du XXe siècles et parus au cours des siècles

précédents. Cet ouvrage est le premier que Volguine publia,

dès 1946 dans une collection qui allait connaitre un certain

succés « Les maîtres de l’occultisme » et dont nous avons déjà

évoqué l’existence à propos du traité des jugements des

thèmes généthliaques de Rantzau qui paraitrait

l’année suivante et qui était paru en français en 1657, à

Paris.   Interessante cohabitation qui annonce le traité d’

Etteilla de 1785 déjà abordé.(L’Astrologie du Livre de Toth

Ed Trédaniel 1993)

Le lecteur peu averti ne peut qu’être   interpellé par le recours à une

terminologie astrologique dans un traité de géomancie.

D’entrée de jeu l’auteur du traité  déclare « L’Astronomie est

une science  trop longue et trop difficile pour pouvoir en tirer

un jugement convenable. Les yeux de l’entendement ont de

la peine d’en  regarder  seulement une partie  et peu de

personnes sont  aujourd’hui  capables d’en faire de vraies

prédictions. Nous avons composé cet ouvrage et lui avons donné

le nom de Géomancie Astronomiquee pour enseigner  avec

moins de travail et de peine la manière de bien juger car, dans

cette science, il n’est pas nécessaire d’observer’ l’Ascendant  ni

l’heure de naissance  comme il se pratique dans l’Astrologie »

Il es proposé de faire un tirage géomantique qui fixe

l’Ascendant et par là les douze  maisons de l’horoscopen dès lors

qu’à une figure géomantique correspond analogiquement un

signe du zodiaque. On retrouve ce principe dans les maisons

solaires, calculées d’après la position du soleil, mois par mois, ce qui .

qui évite de devoir déterminer l’Ascendant et donc de se

priver du dispositif des maisons astrologiques. De la même

façon, l’on situera les planétes dans les maisons par le biais

d’un tirage géomantique, sans aucun respect d’une quelconque

vraisemblance astronomique.(question des élongations de

Mercure et de Vénus). On ne renonce donc pas à l’Ascendant

mais on le calcule autrement, ce qui revient d’une certaine

façon à une forme d’astrologie « horaire » que rejetait le dit

Morin et que pronait en revanche outre Manche un William

Lilly (Christian Astrology, cf notre postface à l’édition du

traité de Claude Dariot, Ed Pardés 1990)  Pour actionner

le systéme en question, on doit notamment recourir aux

Dignités planétaires car il y est questiion du « Seigneur »

de telle maison  dans telle maison – ce qui recoupe

la technique des « maîtrises » encore en usage  chez une

grande partie des astrologues français actuels (comme

Didier Geslain, voir sur You Tube) L’intérêt de cette

technique est de relier les maisons entre elles et donc

d’asseoir le propos divinatoire.

En  réalité l’essentiel du volume est constitué par l’apport du

tradducteur. Examinons le récapitulatif  du savoir/jeu  astrologique

figurant dans sa  Clef   de la géomancie par Salerne qui fait suite.. On relève que- la queue et lâ tête du Dragon sont

ajoutées au Septénaire.  En ce qui concrne les noms des

signes du zodiaque à la fin du XVIIe siècle, on notera

que le Bélier est souvent désigné comme Mouton, les

Gemeaux comme Bessons, le Cancer comme l’Ecrviesse

le Sagittaire comme l’Archer.

Par ailleurs, les domiciles des planétes -diurne et

nocturne- sont appelés « maisons ». L’exil (à l’opposé

du domicile) se nomme « détriment ». Le trône,

contrairement à la pratiqu actuelle, n’est pas synonyme

de domicile mais désigne le domicile le plus favorable

le taureau pour Vénus,  la vierge pour Mercure (bien

qu’aussi son signe d’exaltation),  le verseau pour Saturne, le

Sagittaire pour Jupiter et le scorpion pour Mars. Les joies

sont également rappelées:  Soleil en maison IX, Lune en

maison III,   Vénus en V,  Mercure en I,  Jupiter en XI,

Saturne en XII et Mars en VI.  Les Quatre Eléments sont

Signalés en rapport avec les « triplicités » tout comme les

signes masculins et féminins. On nous indique aussi

l »Amitié et inimitié des planétes entre elles »

Il nous apparait, en tant qu’historien et ethnologue des

pratiques astrologiques que le « thème » est avant tout

constitué de la relation entre maisons et planétes et que

les signes ne servent ici que d’articulation entre maisons.

En effet, dire que telle maison est liée à telle autre tient

au fait que la planéte qui domine le signe où se trouve la

« pointe » (cuspide) de la dite maison (ou lieu)se trouve dans telle

autre. En fait, on peut même dire que seule importe la

connexion entre les douze maisons du thème et non la

nature de la planéte ou du signe, si ce n’est en raison du

lien entre signes et planétes.

Autrement dit, les rapports planétes-signes ne sont

qu’un processus de mise en rapport des maisons

astrologiques entre elles. Même dans le cas de l’Ascendant,

le signe n’est pas interprété mais on regarde quelle est

la planéte qui est « seigneur » du dit signe.

Une telle façon de procéder se retrouve étrangement

dans l’utilisation des Quatre Eléments en Astrologie, où

l’on comptabilise le nombre de planétes non pas dans

chaqu signe mais dans chaque triplicité, la nature des

planétes étant indifférente.

On serait donc  face  à une astrologie des Eléments et des

Maisons bien plus que face à une Astrologie des Planétes

et des signes.

17  07. 14

 

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Observations sur le traité du Danois Henrik Rantzau.

Posté par nofim le 16 juillet 2014

La « modernité » du Traité des thèmes généthliaques de Rantzau

Par  Jacques Halbronn

Volguine fut bien inspiré de rééditer en 1947 (année de notre naissance) le traité de Rantzau (mort en 1598)– le seul ouvrage d’astrologie « classique » qu’il ait d’ailleurs jamais réédité/ On  y trouve en effet des données qui annoncent l’astrologie contemporaine. La traduction française date de 1657 : Traité astrologique des jugemens des thèmes genetliaques pour tous les accidens qui arrivent à l’homme après sa naissance, pour cognoistre des temperamens et inclinations, selon tous les meilleurs et plus anciens autheurs, colligé par l’industrie de Henri Rantzau,… Fait françois par Jacques Aleaume,… Mis en ordre et augmenté d’aphorismes et annotations universelles sur les douze signes par les douze maisons célestes, colligées de divers autheurs, et traduit par Alexandre Baulgite. Cette traduction est donc contemporaine des dernières publications de Morin de Villefranche mais le texte latin d’origine est bien antérieur et date du début du XVIIe siècle.  Tractatus Astrologicus de genethliacorum thematum iudiciis pro singulis nati accidentibus ex vetustis et optimus  quibusque auctoribus collectus. C’est en fait un recueil, une sorte d’anthologie, que reprendra en partie en 1785 Etteilla dans le volume qu’il consacra à l’astrologie (cf notre réédition ‘L’astrologie du Livre de Toth » de 1993 chez Trédaniel).

Dans bien des cas, l’on se demande en effet de quand date telle expression, telle formulation usitée en astrologie contemporaine.

Pour ce qui est du terme « thème »,  on note qu’il était employé dans le monde de l’astrologie

Germanique d’expression latine au début du XVIIe siècle pour ne pas remonter plus haut. Cependant, Morin de Villefranche ne s’en sert pas. Selon nous, l’expression n’est attestée en français que dans la

traduction de Rantzau et on la retrouve chez Etteilla en 1785, lequel est un lecteur du dit Rantzau.

Un autre point que nous découvrons  à la lecture du Traité de l’astrologue danois – qui avait bien d’autres activités que l’astrologie, au demeurant, concerne le rapprochement entre signes et maisons. En effet, la plupart des textes que nous avons étudiés  ne proposent pas de telles connexions qui semblent aller de soi de nos jours.  Les textes que nous avons récemment repris n’établissent point un tel lien/ Or,  chez Rantzau –on nous parle de « co-significateurs » zodiacaux  (consignificatores en latin) avec les maisons astrologiques . Bélier et maison I, Taureau et maison II et ainsi de suite. Il y a là un processus d’harmonisation des différents pans du savoir astrologique qui confère aux astrologues une grande souplesse de manœuvre. Ce qu’ils ne trouvent pas dans les maisons, ils le trouvent dans les signes mais aussi dans les correspondances planétes-signes, planétes-maisons.

Rantzau nous enseigne que les planétes ont un signe de préférence :

Saturne préfére le verseau au capricorne,  Jupiter le sagittaire aux poissons, Mars le scorpion au bélier, Vénus le taureau à la balance, Mercure la Vierge à aux Gémeaux. Or, au XIXe siècle, c’est le verseau que l’on attribuera à Uranus. Selon ce tableau, il eut mieux valu attribuer le capricorne à la nouvelle planéte.

Etrangement,  le traducteur français  utilise le mot « maison » dans diverses acceptions, tantôt pour

Désigner ce que nous appelons les « domiciles » (du latin domus : maison) tantôt pour traiter de ce que l’on appelle couramment de nos jours les « maisons astrologiques ».  Cela rend parfois difficile la lecture des ouvrages astrologiques du XVIIe siècle.

On note aussi que Rantzau ne parle pas de l’exil des planétes à l’opposé des « maisons » c’est-à-dire des é « domiciles » mais uniquement de la « chute » des planétes à l’opposé des « exaltations ».   On ignore quand le mot « maison » a été remplacé par  « domicile », ce qui évitait la confusion. Mais on rappellera que les planétes ont aussi  une « maison » qui leur convient particulièrement, c’est ce qu’on appelel la « joie », ce dispositif étant largement tombé en désuétude au XXe siècle.

Un autre volet du traité de Rantzau est  consacré aux étoile fixes et notamment aux étoiles fixes royales auxquelles nous avons accordé, pour notre part,  une place centrale dans notre modèle. Il s’agit là, on le sait, d’un domaine largement déserté par les astrologues du XXe siècle mais qui devrait jouer un rôle éminent dans le cadre de la nouvelle renaissance  astrologique du XXIe siècle.

Le traité de Rantzau connaitra plusieurs éditions latines en 1602, 1615, 1633 si l’on s’en tient au fonds de la BNF. :

 

JHB

16. 07  14

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