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Le Noble et le revival astrologique de la fin du XVIIe siècle

Posté par nofim le 16 juillet 2014

L’astrologie d’Eustache Le Noble  et le renouveau de la fin du XVIIe siècle.

Par  Jacques  Halbronn

 

Etudiant le volume qu’Etteilla consacra en 1785 à l’astrologie, (-Ed  Trédaniel  1993) nous avons été incités à revenir sur le traité astrologique d’Eustache Le Noble, alias  baron de Saint Georges (au privilége) dont on connait trois éditons entre les années 1690  et 1720, à Paris puis à  l’étranger sous le nom d’Uranie ou Les Tableaux des philosophes

Comme à notre habitude , ce qui retiendra notre attention concernera l’évolution et la diversité  propre au  corpus astrologique.  L’ouvrage de Le Noble parait 40 ans après les Remarques

Astrologiques de Morin de Villefranche (1654). Il se distingue en cela qu’il  intégre l’astrologie au sein d’un ensemble plus vaste, d’où son titre. Mais déjà Morin, au début de son Astrologia Gallicas (1661) avait produit des développements « philosophiques » (en latin)

Ce n’est qu’en 1697  que le volume consacré à l’Astrologie parait, trois ans après les deux premiers. Il

connaitra deux autres éditions dans le premier tiers du siècle suivant mais au sein des œuvres complétes et non sous une forme séparée comme en 1697.En 1718,  les Oeuvres complétes paraissent à Paris chez Pierre Ribou  et à  La Haye chez  P. Du Marteau.(libraire qui est

également signalé à Cologne et censé avoir publié certaines éditions de Pierre Bayle sur la Cométe de 1680. Une dernière édition, sans

mention de libraire nous est parvenue avec la date de 1726,  toujours avec la mention de La Haye.  (BNF  8° Z 5591 (17)

On notera que Lynn Thorndike  ne mentionne pas

cet auteur  dans  son chapitre consacré  à l’Astrologie

après 1650  (History of Magic and Experimental Science

Vol VIII,  XVIIe siècle pp. 307 et seq, Columbia University

Press  1958 ), ce qui fausse sensiblement sa perception

de la fin du dit siècle au regard de l’astrologie, alors que

Bayle fait référence à Le Noble dans ses textes sur la Cométe.

 

 

 

En cela,  Le Noble  sera plus chanceux que son contemporain, un autre aristocrate, le comte Henry de Boulainvilliers dont la production

astrologique en resta au stade du manuscrit  juqu’à ce que l’on édite au XXes siècle (Ed. du Nouvel Humanisme, 1947).

La partie astrologique se situe en fait à  cheval sur les deux parties (V et VI) du dit troisiéme volume car Le Noble a cru bon d’exposer les bases de l’astrologie séparément de ses applications en les associant à la partie astronomique puisque le dit volume associe astronomie et astrologie.

D’une certaine façon, l’on peut dire que Le Noble tente de réhabiliter l’astrologie et on peut dire qu’il inaugure une dynamique propre à l’astrologie française  que l’on retrouvera à la fin de chaque siècle, désormais, donc à la  fin du XVIIIe avec Etteilla, à la fin du XIXe siècle avec le polytechnicien  Choinard,  Selva (alias Vlés) et quelques autres et à la fin du XXe siècle, avec nos propres recherches. A chaque fois, l’on annoncera un renouveau de l’astrologie dégagée de ses scories.

En ce qui concerne Le Noble, à l’instar d’un Kepler (Tertius Interveniens) un siècle plus tôt et donc qui s’inscrit, lui aussi, dans cette dynamique de fin de siècle,  n’a pas de mots trop durs pour certains astrologues de son temps « qui ne peuvent souffrir qu’on retranche la moindre chose de leurs chimères parce que c’est leur ôter le fondement de toute la fumée qu’ils vendent aux dupes ». Il traite  l’astrologie d’ « art conjectural »

Le  Noble s’arrête assez longuement sur a théorie astrologique des aspects et l’apport de Kepler, justement, qu’il n’approuve pas et il s’en tient aux aspects du Quadripartit de Ptolémée et aux antisces.

« Kepler par une invention très ingénieuse a voulu aussi accommoder les aspects aux consonances

Harmoniques & après avoir approuvé les six (aspects) de Ptolomée il a cru qu’on devoit y ajouter

Le sesquiquadrat de 135° qui ne coupe point le cercle en parties égales & le quintile & biquintile, l’un de 72° & l’autre de 144° mais nulle expérience ne favorise son invention. Il faut donc s’en tenir au sentiment de Ptolomée » (Livre V). Le quinconce n’est donc  pas retenu dans son « Traité de la Science Céleste » On apprécira la « valeur » de l’argument de Le Noble  quant au verdict de la pratique. En effet,

s’il est une discipline qui doit, selon nous, s’en tenir, à un argument en amont, c’est bien l’astrologie car attendre le résultat final va

à l’encontre de toute démarche prédictive.

Le Noble  se référe également à Morin de Villefranche « dans son gros volume de l’Astrologie Française » (en fait Astrologia Gallica, La Haye 1661, en latin à moins qu’il n’ait existé une édition française inconnue)

Il annonce un commentaire (resté inédit)  de la Tétrabible » si je donne jamais au public ce que j’ai fait sur le Quadripartit de Ptolomée ou  je confonds quantité d’erreurs de ce Prince des Astrologues » En 1693, Le Noble avait publié une Dissertation Chronologique touchant l’année de la naissance de   Jésus  Christ (Paris   Claude Mazuel)  qui recourt à l’astrologie. Il la considérait comme le prélude son traité de 1697. C’est d’ailleurs à Paris, chez G. De luynes (mais imprimé par le même Mazuel) que paraitront les dits Tableaux.

Que dit Le Noble  sur l’astrologie à la fin de sa Dissertation consacrée à un sujet- celui de la naissance de Jésus –  dont ont traité Cardan et Jean-Baptiste Morin (après Pierre d’Ailly), qu’il mentionne. (pp. 193  et seq) Il répond ainsi aux  « ennemis jurés de l’astrologie » (dont Pic de la Mirandole) sur la division en 4 et en  12  du Zodiaque. « Cette division a même encore un fondement plus réel dans les douze révolutions synodiques de la Lune avec le Soleil auquel elle se joint douze  fois pendant qu’il fait le cours du Zodiaque »/ Le Noblr rejette en revanche le symbolisme zodiacal. Il expose ensuite la place des 4 Eléments  en astrologie et la question des trigones (trine) facteur de sympathie. Mais ile ne met pas en avant le fait que les signes de même triplicité sont de même sexe comme le fait Ptolémée. Le Noble associe le trigone aux conjonctions Jupiter-Saturne « ne se joignant l’un à l’autre que de vingt ans en vingt ans (…) se joindront  l’an 1703  dans le Bélier, l’an 1723 dans le Sagittaire et l’an 1743, ils reviendront ensemble dans le Bélier »’comme en 1683), soit autant de signes de feu.

Le Noble annonce- dans sa Dissertation comme le faisait Morin pour son Astrologia Gallica  dans ses  Remarques Astrologiques, la parution prochaine de son Uranie. (p. 230). « j’y montre que pourvu que  l’astrologue se renferme dans les bornes Physiques avec un dépouillement entier de toutes les fictions Arabesques, cette Science ne répugne pas à la plus sévére Théologie (..) La démangeaison de

prédire a emporté la plupart des Astrologues est ce qui l’a rendue blasmable »

Le cas Le Noble témoigne en tout cas d’une situation de l’astrologie à l’aube du XVIIIe siècle qui n’est pas celle d’une pratique interdite comme d’aucuns semblent vouloir le faire croire. Et on ne sera donc pas surpris qu’en 1785, Le Noble soit évoqué et cité  par Etteilla pour ses Tableaux des Philosophes. La démarche apologétique de Le Noble consiste à se démarquer de certains astrologues. Rappelons que si nous avons été mis sur sa trace, c’est grâce à Pierre Bayle dans les textes liés à ses Pensées sur la Cométe. Tel le phoenix, on voit que l’astrologie ne manque jamais tôt ou tard de renaitre de ses cendres mais cela signifie aussi qu’elle connait autant d’éclipses entre deux

renouveaux. Force est d’ailleurs de constater que la plupart des historiens de l’astrologie, avant nos travaux bibliographiques (CATAF) n’avaient connaissance ni de l’apport de Le Noble ni de celui d’Etteilla à la cause de l’astrologie et ne mentionnaient que la « renaissance » de la fin du XIXe siècle.

Au XVIIIe siècle, les Tableaux des Philosophes paraitront

au sein des Oeuvres complétes de cet auteur qui ne s’est

nullement limité au domaine de l’astrologie.

JHB

17  07  14

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Reconstitution et mode d’emploi des dispositifs astrologiques

Posté par nofim le 16 juillet 2014

Le mode d’emploi des  savoirs  astrologiques : maitrises/aspects

par  Jacques Halbronn

 

Il nous faut signaler qu’il ne suffit pas de retrouver la

logique interne d’un systéme mais qu’il convenait

également d’en restituer le mode d’emploi. Dans bien des

cas les astrologues péchent sur ces deux points.

Nous aborderons ici la « theorie des aspects » qui est un volet

aussi intéressant à aborder que celui des maîtrises que nous avons

traité à maintes reprises en débouchant sur cette question

ultime : comment s’en servir? C’est ainsi que l’on s’est

interrogé pour savoir si pour ce que l’on nomme aussi

communément  les « Dignités » et leur inverse les Débilités,

cela devait impérativement s’appliquer au cadre du

thème natal ou s’il n’était pas préférable de se situer

dans une dynamique cyclique avec des énergies qui se

succédaient plutôt qu’elles n’interféraient entre elles, comme

c’est. le cas du thème natal.

On ne reviendra pas ici sur notre analyse critique des

Dignités planétaires. La notion même de double domicile

est problématique et tardive.Elle se substitue, nous

semble-t-il, au diptyque domiciles-exaltations autour

des axes solsticiaux et équinoxiaux qui sont en carré ,

soulignons-le.. Nous avons récemment  montré que les

dispositifs en question  avaient été perturbés par certains

réformateurs désireux de prendre en compte la précession

des équinoxes si bien que l’axe de symétrie constitué  par

les luminaires s’en est trouvé décalé.

L’autre volet de notre réflexion concerne les aspects – point

que nous n’avions pas jusque là suffisamment approfondi

alors qu’il se situe d’emblée au sein même du dispositif

des dites Dignités.(cf Mathématiques Divinatoires, Ed

Trédaniel  1983) Comme on l’avait noté avec  Jean-Pierre

Rébillard (Speculum, cf vdéo sur You  Tube), les doubles

domiciles font apparaitre trois aspects, le semi-sextile, le

carré et le quinconce qui se caractèrisent, tous autant qu’ils

sont par une combinaison de deux signes de sexe différent,

et donc à la communication plus délicate qu’entre deux

signs de même sexe. Ces trois aspects sont donc au coeur

du dispostif de la Tétrabible (Livre Premier) alors même

que l’on ne trouve pas de sextile, de trigone ou d’opposition.

sauf entre domicile et exaltation des luminaires mais tout nous

indique qu’il y a eu permutation, ce qui donne Lune en

Bélier et Soleil en Taureau.

On notera que si l’on ajoute la conjonction à ces six

aspects, on obtient le nombre 7  qui est aussi celui du

« Septénaire » céleste, de la semaine.

Disposons les 7 aspects:

0

30

60

90

120

150

180

 

On note que le quinconce de 150°  a souvent été mis à part

sinon à l’écart sans que l’on connaisse vraiment la raison.

En revanche, on sait à quel point l’absence de cet aspect

déséquilibre tout le dispositif des aspects déjà mal en  point

par l’insistance récurrente à faire de l’opposition un aspect

« difficile » alors même qu’il offre les mêmes caractéristiques

que le sextile et le trigone, à savoir qu’il connecte deux

signes de même sexe,  tantôt masculin, tantôt féminin..

Autrement dit,  le dispositif des aspects  en sa présentation et

son interprétation actuelles ne sont guère satisfaisants et

ce d’autant qu’on les utilise selon nous à mauvais escient

au sein non pas d’une cyclicité mais au sein du ‘thème »

(natal, horaire, RS  etc).

Pourtant André Barbault et  Yves Lenoble n’ont-ils pas

situé les aspects au sein d’une dynamique cyclique tout

en attribuant à l’opposition un temps de crise et en

négligeant de s’intéresser au quinconce qu’ils ne rapprochèrent

pas, à tort du carré (et du semi-sextile),  brisant ainsi

l’alternance et la régularité des subdivisions au cours du

cycle.

Structurellement les six aspects, outre la conjonction qui

ne concerne qu’un seul et même signe., constituent un

ensemble d’un seul tenant

Deux  séries :

les mixtes 30, 90,  150

les unisex  60°  120°  180°

Cela  passe par 60° au sein de chaque groupe et cela passe

par 90°  entre éléments de groupes différents

30  + 90  = 120

60 + 90 =  150.

90  + 90  = 180°

 

On comprend, en vérité, pourquoi deux aspects ont vu

leur statut  se modifier. Dans le’ cas de l’opposition, on

a souvent pu lire que le « diamétre » ne pouvait être un

aspect « facile » et ce en dépit  du fait qu’il reliait deux

signes de même sexe (soit pairs, soit impairs) et dans le

cas du quinconce – et l’on pense à Kepler et à ses

polygones réguliers (cf vidéo avec Christophe de Céne,

Colloque de Nantes, sur You Tube). A contrario, Kepler

introduisait le quintile de 72° qui n’était pas un multiple de

30. Ainsi, à l’instar de Ptolémée,  un autre réformateur de

l’astrologie, Kepler vient renverser les dispositifs en y

introduisant des critères inappropriés.

On nous dit  aujourd’hui que l’important c’est que « ça marche »

comme s’il était si aisé que cela de valider au sein d’un

ensemble aussi touffu  et imbriqué que l’est un  » thème » la

valeur, la pertinence  de telle ou telle notion. Or, la

plupart des gens qui viennent à l’astrologie  pour l’étudier

ne le font pas parce que ça marche mais bien parce que le savoir

astrologique a une certaine « allure » et il est vrai qu’il a  de

« beaux restes » mais non sans quelques fissures que l’on

vient de pointer du doigt. Il serait nettement souhaitable

que l’on  proposât à l’avenir aux étudiants en astrologie

un savoir revu et corrigé tant sur le plan structurel que sur

celui de son application, à savoir non pas le cadre du

thème natal mais celui du « cycle planétaire ». Au niveau

du thème, la prise en compte de l’Ascendant  apparait

comme cruciale et -comme le propose Alan Leo en 1910

(4e édition) dans  Astrology for All (Vol . I, p. 12)

si l’on ignore l’heure de naissance, la position en signe

du soleil comme ascendant de substitution.

(substituted Ascendant)- pratique qui sera répandue

dans les horoscopes de presse, les maisons étant

numérotées à partir du signe solair ( maisons solaires)

JHB

16  07  14

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, LINGUISTIQUE, MUSIQUE | Pas de Commentaire »

La vie en play back

Posté par nofim le 15 juillet 2014

 

Pour une épistémologie de l’hybridité. Vers une culture « bio ».

Par Jacques  Halbronn

 

Que peut faire la science face à un objet, un phénomène hybride et comment savoir si l’on a

affaire à de l’hybridité ? Qui dit hybridité, dit interaction, dit mélange, mixité, symbiose, synthèse,

syncrétisme.

Pour le 14 juillet 2014, nous avons assisté devant la Tour Eiffel  au « Concert de Paris » qui préludait au  Feu d’artifice et il se  produisit un dysfonctionnement au niveau du play back.   Les chanteurs qui apparaissaient sur les grands écrans  n’étaient pas en phase avec le son censé leur correspondre/ Le résultat global était « désuni » et  on peut y voir une incarnation d’une hybridité qui se défait. Normalement, on aurait dû n’y voir que du feu si la technique avait été à la hauteur. Mais il y avait là une faille révélatrice du procédé, de l’imposture.

A  tout moment,  ce qui nous est montré comme ne faisant qu’un risque de se désunir, de se

désynchroniser.

Dans nos relations avec autrui, savons-nous faire la différence entre ce qui est proprement nous, ce qui est un « moi » s’adressant à l’autre et parlant la langue,  s’exprimant dans le langage de l’autre et ce qui émane de l’autre ?

Par épistémologie de l’hybridité, nous entendons la nécessité d’une certaine méthodologie. Face à

un phénomène qui se présente, au premier abord, comme étant d’un seul tenant, comment  débrouiller l’écheveau  des interactions  entre les différentes composantes ?

Selon nous, il importe de remonter à un stade où la combinatoire n’a pas encore eu lieu.

On prendra l’exemple des hommes et des femmes dans nos sociétés. Une partie de notre savoir – faire, voire de nos valeurs  ne fait sens que dans un rapport de communication avec autrui et vice versa  de la part d’autrui à notre égard.

Nous avons à maintes reprises abordé la question du dimorphisme hommes-femmes. Si l’on prend le cas du rapport sexuel, est-ce l’homme qui recherche celui-ci ou bien plutôt la femme ?

Selon nos thèses, le besoin de toucher, de sentir l’autre – dans tous les sens du terme- de le goûter,

serait typiquement féminin  et lié à un habitat ancestral originel marqué par l’absence ou l’extrême pénurie de lumière, ce qui exigeait  une grande proximité d’autant que la vie se déroulait dans un espace relativement restreint et  générant une certaine promiscuité.

Autrement dit, si l’homme a acquis un certain savoir-faire dans le domaine sexuel ; c’est avant tout pour communiquer avec les femmes et vice versa, les femmes seraient attentives à leur look pour

plaire aux hommes, avec des couleurs vives pour qu’on puisse les voir de loin, tant l’homme est marqué par le visuel et les grands espaces.

On conçoit donc que seule une  approche en amont permet de décrypter les tenants et les

aboutissants d’une telle interaction, tant à force d’exister pour l’autre, l’on finit par oublier que l’on a

adopté les valeurs de l’autre. On se demandera ainsi jusqu’à quel point les hommes sont instinctivement mus d’une impulsion vers les femmes avec le besoin de les toucher. Il s’agirait plutôt

d’une affaire d’éducation.

Un autre aspect de l’hybridité qui retiendra ici notre attention tient au langage. Le langage est par essence hybride, il est le fait d’un compromis entre le masculin et le féminin/ Certes,  le langage peut faire l’objet d’une forme d’écriture, donc de « visuel » mais ce n’est pas un visuel au sens plein du terme. C’est- un visuel aménagé, conditionné et qui d’ailleurs nous envahit toujours plus notamment pour ce qui est des téléphones mobiles. C’est un visuel en espace clos, limité à quelques centimètres carrés.  Ce n’est pas un visuel « pour de vrai », mais un visuel arrangé qui n’a rien de «naturel ». C’est un visuel qui se substitue au vrai visuel et qui émane de l’autre, qui est dicté par l’autre. On l’a dit ailleurs, le langage est une interface entre les hommes et les femmes, il permet de passer de l’image au son. Les femmes peuvent « prononcer » ce visuel en dépit de leur « cécité » au monde. Les femmes sont plus dans le

comment que dans le quoi, ce qui signifie qu’elles aiment

dire le comment d’un quoi qui leur est fourni.

L’illusion d’unité est au centre de l’hybridité. Dans le domaine musical,  l’interprété donne une impression d’unité qui  n’est que factice. Il joue de son instrument mais la musique qui en sort est

autonome, déconnectée par rapport au dit instrument car elle préexiste au moment de l’exécution qu’il nous propose. Comme une sorte de play back (cf supra).  On le voit jouer mais on entend quelque chose qui, quelque part, sonne faux ou du moins devrait sonner faux si nous étions suffisamment lucides, si nous y voyions suffisamment clair. Pour en revenir au concert du 14  juillet, certaines personnes n’auront pas remarqué le décalage.

L’exigence d’unité authentique passe par  l’improvisation, par le fait que celui qui joue ne joue pas un rôle mais est bien lui-même. Il se passe ce qui semble se passer, à savoir que l’instrument lui parle, s’exprime par lui, ici et maintenant. On n’est pas dans le simulacre, accentué lorsque l’interprète lit

une partition encore que dans ce cas la ficelle soit un peu grosse. Mais parfois, même dans ce cas, l’illusion persiste. Les gens en tout cas veulent encore croire à l’unité. Il est vrai que l’on peut jouer sur les mots : après tout, le son émane bien du jeu des mains sur l’instrument, n’est-il pas vrai ? Il y a là comme un tour de passe-passe ! Après tout, l’interprète choisit le morceau qu’il interprète mais quel rapport avec une véritable improvisation ?

Actuellement, avec l’essor des neurosciences, il devient possible de mesurer de telles différences car notre cerveau ne fonctionne pas de la même façon dans les divers cas signalés et cela ni chez le musicien ni pour son public (s’il y en a un). Une musique déjà composée et qui plus est ne l’est pas par l’interprète relève de la « mal-culture », d’une culture au rabais, dont la valeur nutritive ne

saurait être la même. On pourrait parler d’une musique « bio » comme on parle d’une alimentation

« bio ».(cf.  E. Pelegrin-Genel,  Des souris dans le labyrinthe)

L’écriture est, on l’aura compris, un support d’imposture. Elle permet à  ce qui est absent ou mort de donner signe de vie et le paradoxe c’est que celui qui recourt à un tel stratégéme  a lui aussi quelque

chose de  mort en lui qui l’empêche d’être pleinement présent comme quelqu’un qui lirait un texte devant un public au lieu de s’adresser directement aux gens.  D’aucuns répondront que c’est dans un souci de perfection, que l’on ne veut pas décevoir  en étant vraiment soi-même, en usurpant l’œuvre

d’un autre ou en relisant à voix haute ce que l’on a écrit auparavant.  A quand un match de foot en play back ? A quand un rapport sexuel en play Back ? Ce qui est triste, c’est que cette culture du

handicap est envahissante, intrusive, que la fausse monnaie chasse la bonne.

La musique, elle-même, ne saurait être assimilée au langage. Elle a une dimension universelle  que n’offre pas une langue dont l’intercompréhension est  limitée, cloisonnée. Le langage est un compromis  entre  le vrai visuel et le vrai « audio ».

Distinguer le bon grain de l’ivraie.

En tout cas, la musique est moins nocive que la parole  à

l’égard de notre aptitude à penser. Plus on parle autour de nous

et plus il nous est difficile de nous concentrer. Le silence de la

parole- c’est à dire l’absence de l’autre- est propice à une

réflexion profonde.

 

JHB

15. 07 14

Publié dans Culture, DIETETIQUE, LINGUISTIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

L’astrologie stellaire de Nicolas Bourdin

Posté par nofim le 14 juillet 2014

La conception de l’astrologie de Nicolas Bourdin

par  Jacques Halbronn

Nous avons rencontré l’ »oeuvre de Bourdin dans les années

70 du siècle dernier par l’intermédiaire de Morin de

Villefranche qui avait consacré des « Remarques

astrologiques » à la critique du long Commentaire (1651)

que le dit Bourdin avait consacré au Centiloque, lequel Bourdin

s’était déjà illustré par une traduction de la Tétrabible de

Ptolémée,  promise à une  certaine fortune.

Morin s’en prend souvent vivement aux positions du

Marquis de Villennes et il est intéressant de tenter de mieux

comprendre ce qui  oppose ces deux astrologues vivant

à la même époque à Paris, ce dont nous avons déjà

quelque peu traité dans notre nouvelle étude sur les dites

Remarques.(1654).

Comme à notre habitude, on se limitera à quelques ‘ »flashs »

qui nous interpellent en tant qu’historien de l’Astrologie.

(cf notre édition du dit Commentaire, Paris, Trédaniel, 1993

Etudes autour des éditions ptolémaïques de Nicolas de

Bourdin (1640-1651))

Nous retiendrons surtout la place que Bourdin accorde

aux étoiles fixes, si absentes de l’astrologie des 50 dernières

années, et qui servirent de bouc émissaire pour montrer

la faculté de l’astrologie du XXe siècle  à se réformer. En

renonçant aux étoiles fixes, l’astrologie serait entrée dans

la modernité. Nous pensons au contraire qu’elle se mettait

ainsi en porte à faux avec ses fondements. Rappelons

que les étoiles fixes ne posent probléme ni par rapport

à la précession des équinoxes ni par rapport aux aspects.

Une des raisons de la désaffection des astrologues modernes

est paradoxalment le fait qu’elles ne portent pas de noms

évocateurs sur le plan symbolique et/ou mthologique comme

le font planétes et signes zodiacaux. Rappelons que dans

le récit de la Création, on ne mentionne pas les planétes

mais seulement les luminaires et les étoiles (du firmament)

Ecoutons donc Bourdin dans son usage des  « fixes » dans

son commentaire de plusieurs aphorismes du Centiloque.

aphorisme XXV

« Ce que j’ai dit des Planetes se doit encor expliquer des

Estoiles fixes » Et de mentionner  le Grand Chien, les

Pléiades, les Hyades, Orion. « L’expérience annuelle  que

nous avons de la puissance redoublée aux estoiles  fixes,

lorsqu’elles sont  jointes au Soleil a bien plutost  de la

ressemblance  à la pierre d’aimant armée  et conjointe au fer

qui en fait plus  grand effet’ Et de donner l’exemple de la

Canicule ‘(petit chien)

La génération de Bourdin est d’ailleurs sous le coup des

découvertes de Galilée survenus au début du siècle.

Faut-il que l’astrologie en tienne quelque compte? Nous

rappellerons que pour nous l’astrologie est née dans un

certain contexte  scientifique mais qu’elle mettait celui-ci

au service d’un certain projet politique.  Ne confondons

donc pas les fins et les moyens,

Les astres ne sont qu’un moyen d’instaurer un certain

ordre social et comme l’on sait les moyens sont

interchangeables alors que les fins sont constantes. Cela dit,

il n’est donc pas question, paradoxalement, de substituer

des moyens à d’autres puisque cela n’est pas l’enjeu.

Bourdin s’interroge  en citant Galilée ‘(autour de l’aphorisme XXIX):

« Mais à présent qu’on a trouvé des yeux pour en voir des

troupes innombrables, où trouvera-t-on  des noms assez

dans la Fable et dans l’Histoire pour les  adapter? » La forme

des constellations s’en trouve perturbée par de nouvelles

observations quant au nombre d’étoiles qui les composent/

Probléme épitémpologique que les astrologues actuels n’ont

pas résolu en adoptant Uranus, Neptune ou Pluton ou

plutôt n’y sont pas parevenus,  ne serait-ce que sur le dossier

du statut de Pluton.

Bourdin  signale un argument  anti-stellaire :  »Parce  que

la  tardiveté de leurs mouvements   et les rares expériences

qu’on a de ce qu’ils produisent chez nous en rend la preuve

plus difficile, on admire les événements qu’ils ameinent qui

quelquefois sont  et grands et  remarquables  par

d’insignes félicitez »  Selon Bourdin, il importe de combiner

planétes (« errantes ») et étoiles, les planétes devant « seconder »

les fixes.  Noux partageons absolument un tel point de vue.

On sera peut être géné par nos prises de position qui

pourraint sembler incompatibles avec la distance que

l’on attendrait de la part de l’historien mais va -t-on reprocher

à un historien des sciences de rapprocher tel texte de telle

époque de ce que l’on sait de nos jours de tel phénoméne.?

Certes, on nous objectera que dans le domaine de

l’astrologie, il n’est aucune vérité établie mais tel n’est point

notre avis et nous pronons une approche historique fécondée

par les travaux de recherche sur ce que l’on a exploré de

certaines corrélations.

 

JHB

14  0 14

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, POLITIQUE, SCIENCE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Etteilla et sa compilation astrologique de 1785

Posté par nofim le 14 juillet 2014

Une  présentation  française de l’astrologie traditionnelle

à la fin du XVIIIe siècle

par Jacques  Halbronn

 

Quelle image de l’astrologie donnait -on à la veille de la

Révolution Française, au lendemaine de la découverte

d’une nouvelle planéte qui prendrait le nom d’Uranus

(1781) ? Nous revenons sur notre présentation

parue en  1993 (Trédaniel) parue sous le titre ‘L’Astrologie

du Livre de Toth ».  L’ouvrage daté de 1785dont il est ici

question est l’oeuvre d’un célébre occultiste, Alliette alias Etteila.

On l’a dit à propos de Dariot, et de son  Introduction au

Jugement des Astres (1558), il importe de distinguer entre

le contenu théorique et le mode de « tirage » qui permet

d’exploiter et d’appliquer le dit « savoir ».  C’est un peu

comme une langue ou famille de langues

qui peut s’écrire selon divers alphabets

(cf les langues slaves , partagées entre alphabet latin

(polonais, tchèque etc) et alphabet cyrillique

(serbe, bulgare, russe) en raison de clivages d’ordre

religieux (catholicisme, culte orthodoxe)

Etteilla recourt à toute une bibliothèque occultiste pour

produire une sorte d’encyclopédie astrologique Il fait appel

(cf p.153  et seq) à Eustache Lenoble (Uranie, Tableaux des

Philosophes) , cité  par Pierre Bayle, et dont nous avons été le

premier à signaler  l’importance à une date aussi tardive

que la charnière du XVIIe et du XVIIIe siècles. (cf l »étude

de Patrice Guinard dans la revue Astralis). Etteilla

met aussi (cf pp 180  et seq) à contribution le Traité

du Danois H. Rantzau qui fait d’ailleurs partie des auteurs

réédités au XXe siècle (Ed des Cahiers Astrologiques)

et sur lequel nous reviendrons, dont l’édition française

date de 1657 et est contemporaine des ouvrages de

Nicolas Bourdin et de Jean-Baptiste Morin (dit de

Villefranche). Il est aussi fait mention de Luc Gauric,

contemporain italien de Nostradamus (‘pp. 107  et seq)

A la fin du XVIIIe siècle, certes, on ne sait plu ou on ne

cherche plus

à consulter des éphémérides astronomiques mais est-ce à

dire pour autant que l’astrologie n’est plus « enseignée », du

moins par la voie du livre?  Ce qui est certain, c’est

qu’Etteilla a le sentiment de générer une renaissance

de l’astrologie, ce qui laisse entendre que dans les

décennies qui ont précédé,  celle-ci était quelque peu

tombée en désuétude.(cf notre étude accompagnant

la réédition en fac simile de 1993, « Recherches sur

l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot, cf aussi La Vie

astrologique il  y a cent ans, Trédaniel, 1992 avec P.

Curry  et N. Campion)

Etteilla situe l’importance du projet:

- »Mettre les sentimens des Philosophes  (sic) Astrologues

à la portée de tout le monde »

‘Voilà dira-t-on, l’Astrologie qui veutr reparaître »

« Etes-vous bien certain que l’Astrologie a quitté  notre

noble Contrée (…) depuis qu’elle a été calomniée? »

-L’astrologie est une science toute humaine »

Précisons que le public de lecteurs auxquels Etteilla

s’adresse est certainement en grande partie féminin et

que tout au long du XVIIIe siècle,  des formes simplifiées

d’astrologie auront eu la cote,  comme la géomancie.

Etteilla est un des premiers à utiliser la formule « thème natal »

à la place de « figure » ou « nativité (cf une

représentation d’un   »thème »dressé pour le 9 avril  1782, p. 38)

« Il faut dresser ce que nous nommons un thème en

Astrologie , c’est à dire  établir douze maisons ». Etteilla

ici se situe dans une astrologie « horaire » et se référe à

« horizon  dans lequel la question est faite »

En fait on retrouve l’expression dans le traité latin (début XVIIe)  du Danois

H. Rantzau dont la traduction française, (Paris, P. Ménard) comporte

en son titre Traité des jugements des thèmes génétliaques. (Réédition partielle  1947, Nice

Ed des Cahiers Astrologiques, Présentation Hiéroz)

On est à l’époque de Mademoiselle Lenormand

et bientôt plusieurs auteurs masculins adopteront des

pseudonymes  féminins pour s’inscrire dans ce créneau divinatoire.

Un siècle plus tard, fin XIXe siècle, une nouvelle « renaissance »  astrologique

sera annoncée laquelle sera notamment marquée, cette fois,

par une volonté de se démarquer de certaines alliances avec

d’autres domaines. L’astrologie voudra alors faire

cavalier seul pour tenter de conquérir d’autres publics avec

des bonheurs divers.

 

 

 

JHB

14  07  14

 

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Retour sur le traité astrologique de Claude Dariot

Posté par nofim le 14 juillet 2014

L’astrologie à la portée de tous de Claude Dariot

par  Jacques Halbronn

 

Nous avons récemment  consacré (cf Revue Française d’Histoire

du Livre 2013  un dossier à son oeuvre paracelsiste et

alchimique) et voudrions revenir ici sur Dariot astrologue

de confession protestante, contemporain de Nostradamus,

et médecin comme lui, auquel nous avions consacré une étude

(Ed Pardés début 1990, avec  Denis Labouré, qui a édité

par ailleurs un reprint de la traduction française de la

Tétrabible (1640 par Nicolas Bourdin)  dans le cadre de la relecture

d’un certain nombre d’ouvrages astrologiques ayant

fait l »objet d’éditions en langue française au cours du XXe

sièce et ayant été produits entre le Ier siècle et le  XVIIe

siècle. Nous aborderons ultérieurement les traités de

Nicolas Bourdin et d’Eustache Lenoble.

Dariot se caractérise par un grand souci pédagogique et

entend vulgariser l’astrologie par une méthode progressive

en recourant à une série de tableaux et illustrations..

On lit ainsi dans son « manuel pratique » des formules

comme « Une fois apprises et bien comprises

les premières significations  des maisons’ » ou « Comment

par les tables  mises aux  éphémérides   l’on pourra ériger

les douze maisons célestes à l’heure du jour  qu’on voudra’ »

ou encore « La figure étant dressée , il faut y placer toutes

les planères  avec la Queue et la Tête du Dragon. Ce qui

se fera comme suit’.Notons que la géomancie, qui est

une forme d’astrologie horaire, use des noeuds de la Lune.

Mais il s’agit au bout du compte d’un traité d’astrologie

horaire (ou encore des interrogations,  questionnaire)

qui n’exige pas la connaissance de l’heure de

naissance.  Dariot se référe en ce sens  au Centiloque (attribué à

Ptolémée , ce que contestera au siècle suivant un Morin

de Villefranche) D’où l’importance qu’il y a en astrologie à

distinguer l’exposé théorique et le mode d’application

pratique. Nous verrons qu’il en sera ainsi avec Etteilla

quand sa reprise un siècle plus tard de traités du XVIIe

siècle ’(Rantzau, Eustache Lenoble )

débouchera sur des procédés recourant au tarot.(1788)

Quel est le savoir  transmis et véhiculé par Dariot et qu’est

ce qu cela nous enseigne sur  l’évolution du dit savoir ? Dariot

classe les signes selon ls 4 Eléments mais rappelons

que ce n’est le cas ni de Manilius, ni de Ptolémée. On trouve

dans son traité  -Introduction au jugement des astres- la

question des noeuds de la Lune. On y apprend que

leur exaltatation se situe sur l’axe Gémeaux-Sagittaire, soit

deux signes n’ayant pas d’exaltation de planéte.

Dariot  inclut la  conjonction parmi les aspects aux côtés

de l’opposition, du carré, du trigone, du sextile.

. Il cite nommément  Firmicus Maternus qui ne semble pas

avoir considéré la conjonction comme un aspect, le mot

aspect -rendu aussi par « regard »- ne pouvant en principe

s’appliquer à deux astres qui sont l’un sur l’autre.. Il y a donc

5 aspects pour Dariot. Deux bons (amitié), deux mauvais

(inimitié) et la conjonction qui est « douteuse ».

On n’y trouve pas le quinconce dont nous avons montré

ailleurs l’importance structurelle…L’opposition est

« mauvaise » alors qu’elle relie  pourtant deux signes de même

sexe comme le sextile et le trigone.

Passons au chapitre sur les « douze maisons célestes » :

Dariot utilise le terme ‘maison’ dans deux acceptions

bien différentes,  soit pour désigner les domiciles ou

« maisons » des planétes soit pour désigner ce qu’on appelle

généralement les « maisons astrologiques ».

La maison II est une des moins bien comprises par

l’astrologie contemporaine  : « La seconde est la maison

de la substance, des richesses  et des ministres  (sic). C’est

pourquoi elle a été appelée Espérance’ et un peu plus loin,

Dariot  compléte : « la seconde  donne toujours  jugement de

la substance  de la précédente ». (maison I  la vie)

On notera que dans un systéme à 8 maisons (tel qu’exposé

dans la Mathesis de Firmicus Maternus), il y a une certaine

logique à ce que la maison VIII de la Mort précéde la maison I

dite de la Vie (cela donne un ouroboros). Or, à  partir du

moment où l’on élargit à douzemaisons, il  eût été cohérent

que la Mort fût associée à la maison XII et non plus

à la maison VIII.  Dariot est passé à douze maisons mais

on voit bien qu’il y a solution de continuité avec l’octotopos.

On note que chez Dariot, c »‘est la maison IV qui est celle des

héritages et non la maison VIII comme on lit de nos jours.

Maison IV qui est justement celle des pères  (sic pour parents).

Il semble que si la maison IX correspond à la religion, c’est

parce qu’elle portait le nom de « Dieu » face à la maison III

(déesse, intitulé dont se sert Dariot). De là toutes les

associations ultérieures  de la maison IX avec la spiritualité, ce

qui n’a rien à voir avec le Sagittaire, neuviéme signe!.

On ne saurait ainsi opposer maison II et maison VIII

car les 8 premières maisons forment un tout. Au delà de la 8e

maison, on opposera la IX et la Xe maison,  pouvoir

spirituel et pouvoir temporel et de façon assez

évidente la XI, maison des amis et la XII celle des ennemis.

Les « joies » des planétes – dispositif qui précise les rapports

planétes-maisons-  sous tendent le profil des maisons: les

maisons bénéfiques  V et XI  sont liées à Vénus et Jupiter,

qui sont des « fortunes » (petite et grande) tandis que les

maisons maléfiques  VI et XII sont liées à Mars et Saturne,

qui sont des « infortunes » (petite et grande)

On note que l’expression « thème natal » n’est pas en usage

en France aux XVIe -XVIIe siècles alors qu’elle est attestée

en  1785, in Manière de se récréer avec le  jeu de cartes

nommées  Tarots pour servir de quatriesme cahier  à cet

ouvragen p. 165, reprint  L’astrologie du Livre de Toth,

Trédaniel  1993). On parle aussi du « thème géomantique »

(ou écu) qui pourrait être à l’origine de l’expression bien

que d’aucuns soutiennent l’inverse.

On notera que l’astrologie moderne a évacué les

« triplicités »,  les « termes » ou « fins des planétes » et les « faces »

(décans) des signes qui font partie des « dignités essentielles ».

Elles sont « au nombre de cinq (…) nous les présenterons

tour à tour ». Cinq dignités donc et cinq aspects (cf supra)/

En ce qui concerne les triplicités, certes, l’astrologie

moderne a conservé les Eléments mais non les

correspondances planétaires. « La première triplicité

qui s’apppelle de feu  est régie  et gouvernée de jour par

le Soleil, de nuit par Jupiter  et tant de jour que de nuit

par Saturne. Pour cette raison, ce dernier est appelé

commun dénominateur de ces triplicité » etc. Le mode

de valorisation des planétes aura donc singulièrement

évolué/

Le manuel est accompagné  d’un « Traité des élections

propres pour le commencement des choses ». Dariot,

cette fois, se référé aux données de naissance : »  Avant

d’aller plus loin, je dirai qu’il ne faut pas faire d’élection

pour celui dont la nativité (ou l’heure de  l’Ascendant  de

la question) est inconnue. Car on  pourrait élire un

Ascendant contraire  à celui de la Nativité [ équivalent

de figure] » Mais on note que Dariot propose aussi

l’Ascendant de la question faute de connaitre l’Ascendant natal.

Rappelons que c’est nous qui avons signalé le premier

que l’ouvrage de Dariot, en dépit d’un titre assez vague,

comportait un exposé substantiel d’astrolgie horaire. (cf

notre postface)

JHB

14     07  14

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La rétrogradation annuelle de Saturne et ses effets politiques

Posté par nofim le 12 juillet 2014

 

Pierre Mendés France et De Gaulle   au prisme du cycle de 7 ans

Par  Jacques  Halbronn

 

Il y a  soixante ans,  PMF (Pierre Mendés France) devient Président du Conseil., en juin 1954 jusqu’en

Février 1955.  Saturne se trouve alors au début du signe du scorpion, soit au début de la phase 2  -il n’y a que deux phases- du cycle de 7 ans – le cycle de Saturne étant divisé par 4, à l’instar de celui de la Lune.

La courte durée de cette situation est sensiblement inférieure à notre découpage en périodes de 3 ans et demi. En revanche, l’on peut se servir du cycle annuel  de rétrogradation  de Saturne. En juillet 54, Saturne redevenait Direct, exactement d’ailleurs comme en 2014, à la même époque.

On a dit dans de précédents textes que cette « recto-gradation » de Saturne permettait de débloquer

les situations et  donnait de l’audace aux gens, pour le meilleur comme pour le pire.

Saturne allait redevenir rétrograde début Mars 1955.  C’est dire que le ministère PMF  aura duré

environ le temps de la non-rétrogradation de Saturne  si l’on tient compte du fait qu’avant le changement d’orientation, dans un sens comme dans l’autre, l’astre est dit stationnaire. Donc

PMF aura surfé sur la période « martienne » de Saturne le temps que Saturne échappe à la

Rétrogradation. D’où l’importance d’une certaine précision dans les dates,  la précision annuelle ne

suffisant point.

En ce qui concerne De Gaulle (cf Deux passions françaises Pierre Mendés France et Charles De Gaulle.   Dir  R. Franck et E. Roussel, CNRS  Editons  2014), qu’en est-il au niveau du scénario saturnien ?

En Mai 1958, Saturne est à la fin du Sagittaire, qui est la phase vénusienne de Saturne et qui est marquée, comme on s’en est expliqué plus d’une fois par un certain repli propre à tout début de cycle, où l’on commence petit.  En avril 58, Saturne est devenu rétrograde et donc garantit une certaine impunité à ce qu’il faut bien appelé une forme de coup d’état du fait d’un processus   d’inhibition. C’est au mois d’août que Saturne redeviendra direct et qu’il va falloir  se plier à certaines exigences.

Le Ier Juin 58, De Gaulle forme un gouvernement d’union nationale. La Constitution est rédigée pendant l’Eté  et le référendum du 28 septembre voit naitre la Ve République. Là encore, on se situe dans le cadre de la rétrogradation mais à l’envers. La phase héroïque se place en rétrogradation et la normalisation du fait du référendum en recto-gradation.(avec 80% de oui)

Si l’on prend le cas de juin 40, on note que Saturne est en phase 2- au début du taureau ( en 55  il sera au début du scorpion  dans la même configuration de l’Astrocyclon) et non pas en phase 1 comme en 58.  La phase 2  favorise les hommes qui voient loin et qui ont l’esprit large. L’armistice de juin 40 fait bouger les lignes – c’est le cas de le dire. (ligne de démarcation, frontières franco-allemandes, passage de  Paris à Vichy etc). On est par ailleurs en phase de recto-gradation, ce qui explique le geste audacieux du « général » De Gaulle, depuis Londres, au lendemain du dit  armistice entre Pétain et De Gaulle.

Autrement dit, le climat de 58 n’est pas du tout le même que celui de 40.  En 58, c’est le nationalisme  qui prévaut alors qu’en 40 c’est le supranationalisme. On a là un bel exemple d’une opposition, d’un passage de relais entre la phase 1 et la phase 2 du cycle de Saturne.  On notera que l’appel du 18 juin  est lui-même supranational et qu’il évoque les alliés :

« Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. »

Cette alternance de repli et d’ouverture correspond à la dynamique cyclique. Au début d’un cycle, on a une grande diversité qui cherche à se maintenir. Et à mi-parcours, cette diversité s’essouffle et l’on se dirige vers toutes sortes de  rapprochements plus ou moins improbables. Puis en fin de cycle, on rebascule vers la diversité, la multiplicité. Tout est à recommencer.

Pour en arriver à la période actuelle,  rappelons-en les données astrocycloniques à savoir que

Saturne est à 16° scorpion, donc en phase « terminale » du cycle de 7 ans et se prépare à redevenir

« direct » (D majuscule dans les éphémérides) vers le 20 juillet 2014.

Nous avons déjà pu relever des facteurs qui montrent que nous sommes en train de passer à la vitesse supérieure et à déborder certains garde-fous propres à la rétrogradation inhibitrice. On assiste là au contraire à une levée des inhibitions. Et c’est notamment le cas de ce qui se passe au Moyen Orient avec le conflit israélo-palestinien depuis quelques jours, autour de la question de Gaza.  La rétrogradation correspond ici à une dégradation mais elle ne fait qu’amplifier un processus identique à celui de juin 1940 (cf supra) avec un débordement des frontières.  L’idée de deux Etats  céde le pas à une conception plus ‘impériale ».  On rapprochera cela de ce qui se passe en Irak avec le nouvel Etat  Islamique(et du Levant)  doté d’un « calife des musulmans » de tous pays, donc à dimension supranationale.  On notera aussi le caractère supranational des cérémonies de commémoration notamment en ce qui concerne la Guerre de 14 et le Débarquement en Normandie.

En conclusion, il est difficile de prévoir ce qui va se passer dans le détail si ce n’est que le déroulement des événements devrait, en tout état de cause, aller dans le sens d’un élargissement des perspectives, pour terminer en feu d’artifice le cycle de 7 ans. En ce sens, le monde se masculinise et  met les femmes en porte à faux. Mais rappelons que notre astrologie travaille sur un court, tant pour le passé que pour l’avenir et que tout finit par recommencer. Il y a là une sorte de

paradoxe :  la nuit est courte mais elle revient constamment. L’idée de « longue durée » doit donc

être mieux précisée. Cela ne signifie pas des périodes longues mais une reconduction constante des périodes—ce qui implique des suspensions, des parenthèses. Le cycle court est par définition un cycle qui revient souvent au point de donner une impression de continuité.

 

JHB

12. 07. 14

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La société à deux vitesses: produits frais et produits secs

Posté par nofim le 12 juillet 2014

La tentation de l’imitation et l’ère de l’inspiration.

Par  Jacques  Halbronn

 

La perspective de la mort nous incite à mettre par écrit notre « création ». C’est  particulièrement vrai pour les compositeurs. L’essor  des enregistrements a  relativisé le passage obligé par la partition mais les ordinateurs seront de plus en plus capables de transcrire ce qui est audio en  imprimé. Le théatre se prête également à cette problématique avec le texte à interpréter (voire à traduire en une autre langue), et cela vaut évidemment pour l’opéra, l’opérette et la chanson. Il est vrai que la partition ne saurait être exhaustive et laisse une certaine marge à l’interpréte, au chef d’orchestre. En cet Eté, où tant de partitions et de textes vont être joués et rejoués pour la éniéme fois (on pense au Festival d’Avignon entre autres), cela vaut la peine de s’interroger.

Selon nous, il est peut être  temps de passer de l’ère de l’imitation à celle de l’inspiration. Certes, celui qui s’inspire d’une œuvre  -et cela peut aller jusqu’au plagiat, au remake- ne rend pas nécessairement un hommage formel à un auteur puisqu’il produit quelque chose  qui n’est pas l’œuvre d’origine. Mais  n’est-ce pas justement préférable au cas de l’interpréte qui entend se substituer carrément à l’auteur d’une sonate ou d’un drame ? Sur le plan linguistique, le probléme se présente également : une  chose est  d’apprendre une langue, une autre de lui emprunter des mots. Et il est clair qu’il est plus facile d’identifier une copie conforme à une  « importation » vouée à diverses tranformations.

Or, nous pensons que l’humanité a tout intérêt à passer de l’ancienne  ère vers la nouvelle et de s’en donner les moyens.  Il est clair qu’il n’y a pas de vrai progrés dans la répétition pure et simple du passé et que cela peut aisément tourner à une sorte de décadence où l’on célébre les auteurs des siècles passés  et on ignore ou méprise  ceux d’aujourd’hui.. On n’en est pas là dans le domaine scientifique et c’est heureux, ce qui n’empêche nullement de percevoir des filiations d’une génération à une autre, d’un siècle à un autre et dans ce cas il s’agit d’exemples à suivre mais non à

Imiter, stricto sensu. La notion d’intégrité de l’œuvre que l’on ne peut modifier doit laisser la place à une approche moins rigide mais exige un talent que n’ont pas les simples exécutants et c’est bien là que le bât blesse quand on entend tant d’interprétes déclarer qu’ils ne sont pas des compositeurs, en nous expliquant qu’ils n’ont pas été « formés » pour cela ! Il  y a là comme une usurpation sinon d’identité du moins de qualité, de titre.

Le rôle de l’historien est ici crucial : il lui revient en effet d’établir les filiations avec les implications

économiques et pécuniaires qui en découlent. Nous voyons l’historien du XXIe siècle  au cœur de la dynamique commerciale de demain en fixant les royalties, les droits d’auteur, du fait des emprunts non plus globaux mais ponctuels.

Nous avons dans notre post-doctorat sur  Giffré de Réchac  (2007) et dans nos dossiers parus dans

La Revue Française d’Histoire du Livre (2011) puis sur le site propheties.it (Halbronn’s Researches), montré que les quatrains attribués à Nostradamus avaient été reprise de sa prose. Entendons par là que les signifiants avaient été empruntés mais dans un ordre différent de l’original et dotés d’un signifié se prétant évidemment aux interprétations les plus diverses depuis plus de 400 ans. Le rôle de l’historien consiste ici à signaler l’emprunt par delà la question du sens. Ce qui  nous intéresse ici c’est que tant de mots de la prose de Michel de Nostredame se retrouvent dans des quatrains. Et c’est sur cette base que se situe l’enjeu « économique ». Autrement dit, l’emprunteur a toute latitude pour réagencer les mots à sa guise. C’est son droit mais c’est aussi le droit de la société de le taxer dans ce sens.  On aura compris qu’en tout état de cause, nous préférons un habile faussaire à un honnête interpréte qui ne « touche » à rien et qui est pour nous le véritable usurpateur, aussi paradoxal que cela puisse sembler.

Le XXIe siècle devrait donc abandonner une conception

indivisible des langues, des textes, des musiques et admettre

que l’on puisse emprunter une idée, une formule, des

élements et pas forcément la totalité. Même si l’on n’emprunte

qu’une partie d’un systéme, il est parfaitement possible de

faire ressortir qu’il y a dette tout comme lorque l’on importe

un produit d’un pays, on n’importe pas tout ce qu’il y a dans

le dit pays. Et encore une fois, nous ne condamnons aucunement

ce type d’emprunt qui peut tout à fait s’agréger à d’autres notions

qui lui sont totalement étrangère. On peut d’ailleurs parler

de citations (quotations). Qand l’anglais emprunte au

français, il « cite » des mots français mais que se passe-t-il

quand il y a plus de citations que de texte d’origine? Peu

importe, du moment que c »est correctement noté et

comptabilisé. Il y a de toute façon une solidarité

profonde entre tous les créateurs et les créations.

En revanche, ceux qui se contentent de récupérer mot

pour mot un texte pour le déclamer ou une partition pour

la rejouer  ne nous semblent pas être de leur époque et

font obstacle au progrès. Nous irons même plus loin, il

est possible que ceux qui s’inspirent librrement d’une oeuvre

fassent moins bien que leur modéle mais cela ne saurait

être une excuse pour mettre un point d’honneur à reproduire

à l’identique  un modéle, comme tant d’interprétes semblent

considérer que c’est la meilleure chose qu’ils aient à faire.

C’est ainsi que le christianisme a lourdement emprunté

au judaïsme mais il l’a fait non sans une certaine

originalité et l’accomodant avec d’autres notions qui lui

étaient étrangères. Nous ne dirons pas que l’un a trahi

l’autre mais qu’il s’en est inspiré et a ainsi innové. Ce qui

est plus sain que de faire du copier/coller. La langue anglaise

a parfaitement le droit de se founir de mots français, à la

louche, du moment qu’elle reconnnait et régle ce qu’elle

doit.

La valeur principale qu’il convient désormais de mettre en

avant en ce nouveau siècle, c’est celle d’originalité au sens

de quelque chose qui s’origine comme une naissance car

un enfant qui nait doit aussi beaucoup à ses ascendants

mais il n’en est pas moins la continuation et non la

duplication pas plus qu’un chercheur en mathématiques ou

en physique n’émerge ex nihilo.

Ce qui condamne l’interpréte, c’est qu’il n’est pas le premier

à jouer l’oeuvre qu’il  joue même s’il la joue forcément

différemment, par la force des choses. Ce qu’il conviendra de

valoriser plus que tout à l’avenir c’est ce qui nait sous

nos yeux, ce qui n’a jamais existé en tant que tel avant ce

jour de la représentation. Même un compositeur qui

rejouerait sa propre oeuvre ne ferait l’affaire.  Une fois passée

cette « première fois », on bascule dans la « seconde main » et

cela n’a plus du tout la même valeur qui est celle de l’inoui,

du jamais vu (contre le déjà vu). On sait que l’ingratitude

est un défaut  répandu et que cela pose probléme à

certains de remercier pour ce qu’ils ont reçu ou tout simplement

qu’ils ont pris sans demander la permission. Mais il ne

saurait y avoir d’impunité car  refuser, nier ce que l’on

doit -Rendons à César ce qu’on doit à César, lit-on dans

les Evangiles-  c’est être dans le tout ou rien. comme ces

gens qui croient que parce qu’il ne parle pas le français en

tant que tout indivisible, ils ne doivent rien au français. Il faut

être bien myope pour tenir de pareils propos. C’est nier les

filiations religieuses au sein du monothéisme, nier qu’il

y ait eu emprunt parce que le résultat diffère singulièrement

de la source.

En fait, certains ont intérêt à tout cloisonner: ils nous

disent ou bien c’est la même chose ou bien c’est autre chose.

Mais il y a un juste milieu et cela exige, on l’a dit, tout le

savoir faire des historiens pour expertiser chaque cas qui est

soulevé.

A l’ère de la physique quantique,  l’on ne peut plus penser

qu’il existe des ensembles, des entités d’un seul tenant.  Tout est flux mais

cela ne signifie pas que l’on puisse pirater le travail d’autrui sans

avoir  rien à  débourser. Si l’on ne procéde pas  à un réaménagement

des valeurs,  l’on va dans le mur.

La récente affaire des contrats en dollars de la BNP a mis en

avant le fait que les Etats pouvaient se faire payer pour  ce

qui au départ émane d’eux.  Nous pensons que chaque Etat

a vocation à recevoir des rentrées liées à son patrimoine

culturel tout autant sinon plus qu’à se faire payer pour les

ressources de son sous sol lesquelles sont bien antérieures

à l’émergence du dit Etat. Mais en même temps, chacun

peut faire ce qu’il veut de ce qu’il a payé, du moment qu’il a

payé.  Ces dettes ne concernent pas seulement le présent

car le présent est chargé,  lourd du passé et le perpétue sur

tous les plans.  Nous ne sous estimons nullement les

difficultés liées à la mise en place de cette nouvelle économie

virtuelle mais nous considérons que cela a une valeur

heuristique sur le plan quantitatif comme sur le plan

qualitatif.

Le mot clef est Fraîcheur par opposition  à ce qui est

défréchi.  Toute la question de la malbouffe et de ce

que nous appelons, pour notre part, la malculture, tourne

autour cet impératif de la fraîcheur du produit tant sur le

plan diététique que culturel. La fraicheur d’un produit

intellectuel, est comparable à celle des primeurs. Dès lors que

quelque chose est stocké, ce qui est le cas de tout ce que l’on

trouve dans les bibliothèques, les musées – qui sont autant

de « silos »- on renonce à ce principe de fraicheur. On

retrouve cette notion de stockage dans le songe de Pharaon

interprété par Jacob avec les sept années de vaches grasses

suivies de sept années de vaches maigres. Joseph

conseilla au maître de l’Egypte de stocker les récoltes pour

les revendre lors de la disette et ainsi s’approprier les biens

de la population en échange. On imagine qu’il s’agissait

essentiellement de céréales faciles à conserver.

Société à deux vitesses que celle qui se divise entre

les populations qui vivent de produits frais et les

autres qui se nourrissent de produits « secs » et l’on pourrait

dire de produits vivants (vifs) et de produits morts. Or, de nos

jours, si cette dualité est toujours active, elle nous apparait

largement déséquilibrée au profit de la seconde option et

ce dans la plupart des domaines. Une majorité de la

population se comporte comme ayant renoncé à la fraîcheur

avec des produits réchauffés tant sur le plan alimentaire

que culturel, phénoméne aggravé par la technologie qui

repasse en boucle les mêmes programmes, inlassablement.

C’est le signe d’une civilisation décadente..

 

 

 

JHB

12 07  14

.PS Pour la petite histoire, on signalera que notre père, Pierre  Halbronn (1905-1070), en se qualité de sous-directeur puis de directeur adjoint de l’ONIC (Office National Interprofessionnel des Céréales) était très concerné par les silos à blé et que très jeune nous étions abonné au journal « Le Petit Meunier »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’astrologie de la Mathesis de Firmicus Maternus

Posté par nofim le 11 juillet 2014

Réflexions autour de la Mathesis de Julius  Firmicus Maternus (Ive siècle)

Par  Jacques  Halbronn

 

Pour faire suite à nos récentes études autour de Manilius (Ier siècle de notre ère) et de Ptolémée (IIe siècle), nous proposerons quelques sondages, à notre manière,  effectués au sein de la Mathesis de Julius Firmicus Maternus  (IVe siècle)  en le situant aussi par rapport à Abraham Ibn Ezra (XIIe siècle) et Morin de Villefranche (XVIIe siècle) On se servira de l’édition bilingue de P.  Monat   (Ed. Les  Belles Lettres, 1992). On s’intéressera surtout  ici  aux questions techniques en notant que l’ouvrage en question  a une dimension apologétique et réplique aux arguments d’un « accusateur des astrologues », d’un « contradicteur » (Livre I). Le Livre II de la Mathesis retiendra particulièrement notre attention.

Sur le Soleil et la Lune : « le Soleil est maître d’un signe masculin (Lion), la Lune d’un signe féminin  (Cancer)» Et d’ajouter « Quant aux cinq autres astres (…) ils ont chacun (en domicile) deux signes, dans lesquels ils exercent l’absolu de leur pouvoir : des deux signes que chacun possède, l’un est masculin (masculinum en latin), l’autre féminin (femininum) » L’auteur place donc le sexe des signes au cœur du dispositif : «  Saturne  a un domicile dans le Verseau et un dans le Capricorne, de ces deux signes, le Verseau es  masculin, le  Capricorne féminin » et ainsi de suite. Quant aux exaltations, l’auteur donne un degré précis, comme le 21° de la Balance pour Saturne. Les planètes occupant des signes opposés ont les mêmes degrés d’exaltation ou peu s’en faut, ce que ne note pas Firmicus Maternus : Saturne en balance (21°)  face au soleil (19°) en bélier, Mars à  28° capricorne  et Vénus à 27°Poissons,   Jupiter à 15° Cancer et Mercure à 15° Vierge, la Lune étant isolée à 3° taureau, puisqu’il y a un septénaire. On note que les degrés rétablissent les couples des domiciles mais ne les

mettent pas systématiquement en opposition mais plutôt en sextile lequel ressemble d’ailleurs à

l’opposition en ce qu’il relie deux signes de même sexe. Selon Firmicus Maternus, les Babyloniens ne

distinguent pas domiciles et exaltations et alignent les premiers sur les seconds. L’auteur ne note pas qu’il y a dualité sexuelle entre domiciles et exaltations puisqu’il associé la Lune au taureau en exaltation et au cancer  en domicile, soit deux signes en sextile. Rappelons que c’est le carré qui instaure cette dualité sexuelle en dehors du quinconce (150°) et du semi-sextile (30°).  Avec Firmicus

Maternus,  on suit Ptolémée et les dieux référés aux signes sont bien des planètes, ce qui n’était pas le cas chez Manilius.

Si l’on examine la présentation des 12 signes, l’on note que les Quatre Eléments n’y sont pas mentionnés.  Cette tradition est décidément arabe.

C’’est chez Maternus qu’il est question des  « huit lieux » (de octo locis) et cela se termine par la mort pour le huitième et dernier lieu, à partir de l’Ascendant (Horoscopus) soit la série : vitae, spaei, fratrum, parentum, filiorum, valitudinis, coniugis, mortis : vie, espoir,  frères, parents, fils,  santé ; épouse (sic), mort. On observera que l’on parle de l’épouse, ce qui laisse entendre que le thème concerne l’homme. La maison II est celle de l’espoir, ce qui ne correspond pas à  ce qu’on lit dans

La littérature astrologique « classique » Il faut comprendre que ces 8 maisons sont coupées en deux

par l’horizon : ce qui donne un clivage après la maison IV. Les quatre premières maisons  correspondent selon nous au cadre dans lequel on nait, soit les frères et sœur (fratrie), les parents

On passe à l’âge adulte avec les enfants, les maladies, le mariage et la fin de vie (qui  précède la maison I, la Vie). Tel est le chapitre XIV du Livre II.

Mais, cela n’empêche pas l’auteur de traiter des « douze lieux » toujours dérivés de l’Ascendant

Livre II  Chapitre (XIX  De duodecim locorum potestatibus)  et cette fois l’on trouve les définitions traditionnelles des 12 maisons.  Maternus  décrit la maison II  de ce système comme lié à l’espérance mais aussi  à  l’enrichissement (possessionis incrementa)  On trouve les deux séries chez Ibn Ezra si ce n’est que l’astrologue espagnol  ne traite pas de la division des maisons en huit mais en douze. Etrangement,  Maternus emploie le même terme « locus » (lieu)  dans les deux dispositifs.  Il s’agit là des maisons égales.  On  a l’impression que ces 4 maisons supplémentaires sont à rapprocher du réaménagement produit par l’intégration de nouvelles planètes en astrologie, soit un dépassement non pas du huit mais du sept. On note que Maternus ne note pas que les 7 exaltations font double emploi avec les doubles domiciles (12) pas plus qu’il ne signale le double emploi des huit et des douze lieux/

Passons aux aspects (Chapitre XXI) à savoir ici  l’opposition, le trigone, le carré, le sextile.   Maternus ne revient pas comme le fait Ptolémée sur  le critère du même sexe pour étayer le caractère

harmonique du trigone. Dans chaque cas, il distingue le droit  et le gauche.

Le Chapitre XXV du Livre II   nous parle des divinités pour désigner les planètes, ce qui nous ramène au vocabulaire de Manilius et nous montre qu’il y a bien un passage d’une terminologie  à une autre.

Maternus parle des Antisces, ce qui conduit considérer des astres en quinconce comme balance et poissons.

Au livre IIII  Maternus  utilise volontiers le critère du masculin  et du féminin dans ses raisonnements.

Il passe ensuite à l’étude des planètes (De Saturni Stella etc.  qu’il faut traduire par l’astre de Saturne,

Ce que nous ne rappelons pas dans l’astrologie moderne quand nous disons « la planète Saturne »

L’auteur étudie les planètes dans le  12  lieux et non dans les signes.

Au Livre IV  Firmicus Maternus  se focalise sur la Lune, ce qui semble indiquer qu’elle joue un rôle absolument central dans son astrologie.

Au Livre V, on étudie les  signes ascendants ; ce qui donne lieu à un portrait assez étoffé que l’on retrouvera chez Ibn Ezra.  Mais ensuite on aborde le cas de chaque planète dans les 12 signes du Zodiaque.

Au Livre VI, on  étudie les aspects entre planètes.

Au  Livre VII,  on a une sorte d’encyclopédie où les différentes questions qu’un client peut se poser sont examinées  astrologiquement.

Au Livre VIII ce sont les constellations zodiacales qui sont traitées. On a  affaire à une astrologie

constellationnelle. Les degrés sont ainsi répartis sur l’ensemble de la figure de chaque

Constellation.

Par exemple  « Sur le sixième degré du Taureau se trouvent les Pléiades »

Il s’agit là avant tout des constellations qui se lèvent au moment de la naissance, ce qui montre que l’idée même d’ascendant suppose qu’une étoile se lève et que l’on puisse la voir (horoscopus) et en renonçant aux étoiles, on aboutit à un ascendant abstrait/ On a là un moyen de rectifier l’heure de naissance. Là encore Maternés fait se suivre deux exposés de techniques assez proches.

Cette diversité des techniques qui laisse le choix à l’astrologue  s’est maintenue de nos jours où l’astrologue dispose de plusieurs procédés de rechange. En établissant un lien entre les signes, les maisons, les planètes, l’astrologue moderne a trois manières d’introduire telle notion en recourant à des modes de calcul différents. Si l’on cherche du cancer,  on a  la tonalité zodiacale, celle de la maison IV, celle de la Lune associée au cancer. L’astrologue a donc trois chances de « prouver » ce qu’il entend prouver.  L’on peut même envisager une quatrième méthode consistant à associer tel aspect à telle subdivision en 12, comme a peut-être été tenté de le faire un Kepler qui ne jurait que par les Aspects.  La distribution des Eléments entre les 12 signes permet de créer des connexions

supplémentaires : si l’on ne trouve pas- dans notre exemple- du cancer, on peut toujours trouver un

autre signe d’eau qui fera tout aussi bien l’affaire. Mais répétons-le, il n’est pas question des Quatre Eléments dans la littérature astrologique antérieure à l’astrologie médiévale, point que semble-t-il

André Barbault n’ a pas mis en évidence dans son ouvrage  sur ce sujet (Ed Traditionnelles)

JHB

11. 07. 14

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Les femmes et la tentation régressive

Posté par nofim le 11 juillet 2014

Les femmes et le risque  de régression

Par  Jacques Halbronn

 

Il est des situations qui nous font régresser, ce qui est très intéressant pour ceux qui cherchent à

reconstituer  le passé, des états, des stades antérieurs à partir du présent. On étudiera ici les facteurs et  les causes de régression chez les femmes,

I quand elles se retrouvent entre elles,

II quand il y a peu de lumière

III  quand elles sont face à des hommes « immatures » au prisme d’une éducation inaboutie, mal maîtrisée.

Dans le premier cas,  on observe que les femmes changent de comportement selon qu’elles sont entre elles ou en présence d’hommes.  Chassez le  naturel il revient au galop ! Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. Quand les hommes ne sont pas là, les langues des femmes se lâchent, se dénouent de façon assez compulsive. Cela devient vite une sorte de flux ininterrompu et incessant de paroles qui leur apparait probablement comme un signal fort de vitalité.

Dans le deuxième cas,  lorsque la lumière baisse ou fait défaut, les femmes renouent avec des sensations ancestrales qui remontent à l’âge des cavernes. On sait que l’absence de lumière élimine la dimension visuelle et revalorise d’autres sens dont l’ouïe mais aussi le toucher, l’odorat, le goût qui n’ont pas besoin d’éclairage pour s’exercer. Cela explique probablement pourquoi les hommes  savent qu’il est bon de fréquenter les femmes dans des lieux peu éclairés s’ils entendent faire évoluer leur relation vers des liens plus intimes, impliquant une plus grande proximité. Or, quand la lumière fait défaut,  la relation à distance ne peut plus guère fonctionner.

Dans le troisième cas,  lorsque la relation avec un homme prend tournure, il  y a un risque de  régression conduisant la femme à « materner » l’homme qu’elle identifie à un enfant dont il faut faire ou refaire l’éducation et cela peut faire écran avec sa perception globale de l’homme en question.

La relation peut ainsi basculer quand la femme s’est mise en tête de « former » son partenaire à des fondamentaux comme la propreté  du corps, des vêtements, de l’habitat, de la cuisine, d’où des interventions touchant à la vaisselle, à la  lessive, aux manières de table bref  de tout ce qui vient perturber ses sens, notamment du fait de la proximité olfactive. En fait, il est conseillé pour éviter  un tel travers susceptible de  parasiter la relation de ne pas se rendre dans le lieu de vie du partenaire masculin. On a vu ainsi se produire des métamorphoses conduisant une « amoureuse » à   traiter son partenaire de « porc » après l’avoir appelé « mon prince ». Mieux vaut encore que cette femme lui envoie une femme de ménage et qu’elle préserve la qualité de sa relation pour éviter que cela ne dégénère.  Cela dit, il revient aux hommes d’éviter les provocations en heurtant la « sensibilité » ou en tout la sensorialité de leurs partenaires. On peut cependant se demander si certaines relations de couple ne commencent pas sur de telles bases pour évoluer par la suite  vers d’autres registres.

Mais est-ce que la réciproque n’est pas vraie ?  Une femme qui est trop en désordre dans sa tête, dans le domaine intellectuel, psychique -non pas donc à l’extérieur mais à l’intérieur- peut aussi inciter un homme à faire certaines intrusions censées aider celle-ci.  On aura compris que les lacunes et les carences des deux partenaires peuvent causer  un déséquilibre de la relation  par ignorance des valeurs de l’autre sexe. Au-delà d’un certain seuil, il y a le risque que l’homme ou la femme – ou les deux- se mettent en tête de « réformer » leur partenaire en les « formant » à telle ou telle technique de nettoyage interne ou externe. Il est possible que cela soit là comme un passage obligé à condition de ne pas en rester là car c’est une source d’humiliation qui peut très facilement virer à un rapport  sadomasochiste.

Les femmes sont instinctivement branchées sur les premières années de la vie et donc ont tendance – l’occasion faisant le larron- à s’imaginer que  certaines «priorités » sont incontournables en faisant abstraction de l’âge de leur interlocuteur. Il ne s’agit certes pas de baisser les bras face à certaines

insuffisances chez autrui – qui aime bien châtie bien- mais de relativiser car un adulte ne peut retomber impunément en enfance.  Inversement, certains hommes n’admettent pas qu’une femme puisse être limitée, ait besoin de certains repères – on pense à l’usage des dictionnaires, à un côté un peu trop scolaire – qu’ils ont pour leur part dépassés. Ce qui revient à  passer du petit bain au grand bain. Partager les valeurs de l’autre est une condition de survie pour le couple et quand nous disons l’autre, ce n’est pas tel ou tel individu mais bien deux populations. L’éducation ne devrait pas insister

sur ce qui fait converger hommes et femmes mais aussi en quoi ils fonctionnent autrement et pas seulement sur le plan anatomique et physiologique. Le problème, c’est que le public ne dispose pas, à notre connaissance, d’un modèle largement reconnu, même si les ouvrages de John  Gray, Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus – qui valent ce qu’ils valent – connaissent un certain succès et permettent une certaine prise de conscience.

 

JHB

11. 07 14

Publié dans FEMMES, Médecine, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

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