Le sphinx et la précession des équinoxes

Posté par nofim le 2 août 2014

Une révoltion copernicienne  du symbolisme zodiacal

par  Jacques  Halbronn

 

En 1979, quand nous avons publié Aquarius ou la Nouvelle

Ere du Verseau (Ed Albatros) , nous avions choisi pour

illustration de couverture, un Sphinx, mettant ainsi en

avant les signes fixes dont faisait partie le signe du Verseau

lesquels signes constituaient cette créature connue sous le

,nom de Sphinx.

Ce n’est que 20 ans plus tard que notre intérêt pour les

étoiles fixes royales allait conférer une certaine forme de

prémonition à ce choix. Mais il aura fallu attendre encore

près de 15 ans pour  que nous comprenions que le Zodiaque

et le Sphinx constituaient deux  systémes traitant tous les deux

du cycle des saisons mais l’un sur un mode tropicaliste,

l’autre sur un mode sidéraliste, tout en se présentant comme

d’un seul tenant.

Mais par ailleurs, nous avions été fascinés par l’existence

de ces 4 « être vivants », comme on les appelle parfois- formant le

tétramorphe- et qui connurent une carrière séparée

(cf l’arcane majeur « Le Monde », le Livre d’Ezéchiel etc)

de celle qui les relia au symbolisme zodiacal  auquel on les

assimile à tort. Le rapport entre le « tétramorphe » et le Zodiaque fait

d’ailleursprobléme puisque l’on ne trouve pas de signe de

l’Aigle (la constellation de l’aigle est proche de celle du

Scorpion) alors qu’il y a bien parmi les signes « fixes », le lion,

le taureau et l’homme (Verseau), ce dont a tenté de

s’expliquer Volguine (Le symbolisme de l’aigle, 1960)

Il nous aura donc fallu bien des décennies pour percer le

mystère de ce tétramorphe  dans son rapport aux 4 saisons.

C’est  un beau jour que l’image jaillit sous notre plume ou

sur notre langue qui  associait le vol de l’oiseau au printemps

et ne dit-on pas qu’une hirondelle ne fait pas le printemps.?

Nous trouvons des traditions chinoises qui associent

non pas l’aigle mais l’épervier-il faudrait donc

éventuellement- remplacer l’aigle par l’épervier. On notera

aussi que les oiseaux incarnent fréquemment l’amour comme

dans le cas des perruche. Il est aussi question du pigeon

ou de la tourterelle qui se change en épervier.

A partir de cette prise de conscience, se forgea peu à peu

dans notre esprit l’idée d’un revirement à 180° du

symbolisme zodiacal., qu’il faudra par la suite reformuler

en distinguant deux roues zodiacales intriquées l’une dans

l’autre.

Mais si revirement, il y avait qui voulait que l’Aigle incarnât

le printemps, ne fallait-il pas, a contrario, que le Taureau

incarnât l’Automne,   ce qui remettait en question sinon

une tradition du moins une exégése devenue traditionnelle?

Pour s’en expliquer, il nous fallait bien connaitre l’iconographie

non pas tant du Zodiaque que des mois et que peu

d’astrologues connaissent bien qu’on la trouve dans le

Kalendrier des Bergers et dans les Très Riches Heures du

Duc de Berry. C’est ainsi qu’en novembre-décembre l’on

tuait le cochon (qui devenair porc  chez les anglais qui

distinguent l’animal vivant et l’animal abattu pour la

consommation:  ox/beef,  calf/veal, pig/pork, sheep/mutton,

le second terme étant français). Le boeuf, animal sacrificiel -

tradition maintenue dans la corrida et ses banderilles- qui

inaugure la nouvelle année. L’agneau  (pascal)

est aussi sacrificiel mais il aura été déplacé du fait de la précession des

équinoxes de l’automne vers le printemps tout comme le

taureau qui le suit ainsi que les astres qui lui sont

associés (les luminaires, soleil et lune)

Quel contraste entre l’aigle qui peut parcourir des distances

considérables et le taureau, le boeuf condamné à tourner dans

son pré. On voit à quel point le symbolisme zodiacal aura

été perturbé par la perte de la présence animale à l’automne

et par l’absence des oiseaux au printemps! Il ne semble

pas que les historiens du Sphinx ou du tétramorphe aient

réfléchi sur  la dimension zodiacale du probléme au prisme

des saisons, ne serait-ce qu’ au niveau analogique.

Selon nous, cette « roue » des 4 « vivants » aura bougé avec

la précession des équinoxes et au bout d’un demi-cycle, soit

12000 ans environ, tout s’est trouvé inversé.

Cela vaut aussi pour les luminaires qui initialement, selon

nous, étaient associés avec le solstice d’hiver et qui le sont

à présent avec le solstice d’Eté. La naissance  de Jésus, personnage

solaire, se fait au solstice d’Hiver et le taureau incarne bien

la jonction soli-lunaire avec ses cornes représentant un

croissant lunaire.Mithra, lié au taureau, nait le 25 décembre.(cf  Robert

Carré/ Le Sphinx et l’homme (Essai contributif à l’élucidatio d’un mythe, Paris

Maisonneuv et Larose, 1974)

La précession des équinoxes  est une donnée désormias bien ancrée en

astrologie avec un changement d’ère tous les 2160 ans, du fait du point vernal.

Plusieurs facteurs témoignent en faveur d’un tel glissement mais l’on n’avait pas

pris conscience de ce que ce glissement avait pu perturber l’agencement zodiacal, du

fait de l’existence d’une double roue, l’une étant fixe, l’autre mobile jusqu’au moment

où tout a fini par se figer. L’exaltation du soleil  était initialement en taureau et elle

a glissé vers le bélier. Notons aussi le décalage  des domiciles et des exaltations.  Les

deux luminaires devraient être séparés par un axe de symétrie (axe équinoxial,

axe solsticial) or cet  axe est décalé d’un signe. Le Zodiaque de Dendérah met

en avant le signe du Lion, ce qui a donné lieu au début du XIXe siècle à un vaste

débat..(The Zodiac of Paris. How an Improbable Controversy over an Ancient Egyptian Artifact Provoked a Modern Debate between  Religion and Science   Jed. Z. Buchwald et Diane Greco Josefowicz  Princeton & Oxford  2010, Albert Slosman  Le Zodiaque de Dendérah 150 ans avant JC ou 12000 ans? Rocher  Monaco, 1980

Les étoiles fixes royales sont liées à ces 4 « vivants » et  leur rapport avec les planétes

ne dépend pas de la précession des équinoxes. En fait,  en astrologie, seules ces

4 étoiles importent et non pas le zodiaque dans son ensemble. C’est le passage des

luminaires et leur « opposé » Saturne qui a les mêmes nombres que la Lune

(un jour pour un an) qui constitue la cyclicité astrologique.

On demandera donc aux astrologues et aux symbolistes -(comme Luc Bigé) de cesser

de chercher à associer le taureau avec le printemps. Quant au mouton, il est frappant

d’observer que la scène où on lui coupe sa toison se situe  à l’opposé de  celle où

le cochon est depecé. Dans les deux cas, l’on se sert d »objets contondants. Mais encore faudrait-il réintégrer le porc au sein du symbolisme zodiacal.(cf le porc dans le zodiaque chinois).

Quant au lion et à l’aigle, ils constituent un autre zodiaque.  Le taureau et l’Homme

sont communs aux deux zodiaques. On peut d’ailleurs penser qu’il a existé un

zodiaque à 8 secteurs qui s’est combiné avec un zodiaque à 4 secteurs, totalisant

aini  12  signes.

Ce type de renversement est également à observer avec  le passage du Descendant

pour calculer les maisons vers l’Ascendant., ce qui a brouillé la numérotation des

maisons. Il faut noter les maisons du descendant vers  l’ascendant, sous

l’horizon  et de  l’ascendant vers le descendant, au-dessus de l’horizon.

Rappelons que les Juifs ont maintenu la tradition de commencer l’année au début

de l’automne et la journée au coucher du soleil, que notre année civile commence

en janvier et notre journée à minuit.

Car tel est bien l’enjeu symbolique: le commencement d’un cycle n’est pas

diurne mais nocturne et on imagine les graves contresens que l’on peut

commettre quand on croit que la conjonction de deux astres amorce une phase

diurne et non nocturne, ce qui correspond  par rapport aux maisons astrologiques

à celles qui concernent le milieu familial, la vie privée. (sous l’horizon, donc

nocturne)

 

JHB

02 08 14

 

 

 

 

 

 

 

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