L’importation de manuels astrologiques d’Outre Manche

Posté par nofim le 5 août 2014

 

Apprendre l’astrologie dans les traductions de l’anglais

Par Jacques Halbronn

Ce n’est  pas d’hier que les Français apprennent l’astrologie grâce à des ouvrages traduits de

l’anglais. En 1987, nous avons réédité chez Trédaniel  la série des petits volumes d’Alan Leo et de son

Equipe parus avant la Première Guerre Mondiale.(sur  Alan Leo cf Ellic Howe,   Le

monde étrange des astrologues, Ed R. Laffont,  1968  pp/ 81  et seq)

 

 

Dans l’entre deux guerre, on a traduit Tucker. Dans les années 80 , ce fut le tour de Charles Carter. Plus récemment, on put s’initier grâce à Julia et Derek Parker (Sélection du Reader’s Digest ; 1998) et dès 1987  chez Solar avec  Nicholas Campion.

 

Nous ne retiendrons que des développements qui nous auront semblé assez

remarquables et qui manquent en France du moins dans  une initiation à l’astrologie.

« 

En ce qui concerne  Nicholas Campion , nous avons apprécié son propos sur l’astrologie dite

« horaire » (pp. 130  et seq). Nous avions publié en 1992 une étude  dans le volume

« La vie astrologique il y a cent ans » (Ed  Trédaniel) ainsi qu’un texte de Patrick

Curry.

Le chapitre s’intitulé « L’astrologie horaire : poser des questions »

« Dans le passé, écrit-il dans son manuel, alors que les naissances étaient rarement

enregistrés les astrologues étaient consultés pour des questions précises au cours

de l’existence, ce qui donne lieu à l’établissement d’horoscopes ponctuels qui avaient

le mérite d’être aussi détaillés qu’un thème natal: les horoscopes (sic) horaires. »

Campion ajoute : » Faire tourner la charte (sic). Cette pratique est abandonnée en

astrologie natale. Mais elle est essentielle en astrologie horaire. Le principe est que

chacune des 12 Maisons peut  revêtir  n’importe laquelle des  significations de

n’importe quelle maison (..) Une question souvent posée concerne le ou la

partenaire. Le conjoint d’une manière générale est indiqué par la maison VII. Cette

Maison VII devient  alors la première maison du partenaire. La maison VIII de la

charte est sa maison II et ainsi de suite » (p. 132) C’est ce qu’on appelle les « maisons

dérivées »

Chez le couple Parker que nous avons bien connu, on s’arrêtera sur le chapitre

intitué « Périodes de changement » (pp. 184 et seq)

Ce chapitre comporte un tableau très remarquable intitulé « Les retours »

« Il y a des périodes où l’individu subit des influences astrologiques qui

l’incitent à reconsidérer  sa vie présente, à réfléchir sur son passé et son

avenir. Le résultat de ce processus se traduit souvent par des changements

frappants dans la manière de conduire  sa vie. Certaines de ces influences se

produisnet pour chacun d’entre nous au même âge tandis que d’autres sont tout

à fait personnelles, en relation avec les thèmes progressés, par exemple  lorsque

l’Ascendant ou le Milieu du Ciel change de signe ou quand le Soleil progresse

d’un signe au suivant ».

Les auteurs détaillent :  » Les retours. Ce sont les étapes de prise de conscience dont

tout le monde fait l’expérience et qui incitent à des changements importants:

1 Le premier retour de Saturne, aux environs de 29 ans.

2 Le demi-retour d’Uranus autour de  40 ans

3 Le deuxiéme retour de Saturne à l’approche des 60 ans

4 Le retour completr d’Uranus à environ 84 ans

5 Le troisiéme retour de Saturne vers 90 ans

(…) La Lune progressée:

« Par progression, la Lune fait le tour du cercle zodiacal en 28 ans approximativement (..)

La première progression lunaire intervient un peu avant le premier retour de

Saturne. Les deux influences se complétent   (..) La deuxiéme progression  a lieu

plusieurs années  avant le deuxiéme retour de Saturne et souvent cette

influence incite les individus vers 55 ans à penser à leur vie  quand ils  seront à la

retraite

 

Voici nos commentaires sur ces deux extraits.

Campion ne fait pas l’impasse sur l’astrologie horaire à la différence de nombre

de « traités » d’astrologues de l’école française lesquels n’en recourent pas moins

aux maisons astrologiques qui sont spécialement conçues pour répondre à des

questions. et qui souvent utilisent le thème natal comme s’il s’agissait d’un

thème « horaire », ce qui est une solution somme toute assez paresseuse.

(cf notre étude sur Claude Dariot; Ed Pardés, 1990). Campion n’hésite pas, on l’a vu,

à préconiser les maisons dérivées/ On se demandera simplement s’il ne serait pas

souhaitable de corriger le système  en rétablissant un ordre rationnel des

domaines des maisons et en numérotant celles-ci  à partir du descendant et non

de l’ascendant/

Cela dit,  le fait de se démarquer du thème natal nous semble astrologiquement

une bonne chose car nous sommes d’abord concernés par les configurations du

moment plutôt que par celles de naissance.

En ce qui concerne le manuel de Julia et Derek Parker,  l’idée d’indiquer que nous vivons

les prises de conscience aux mêmes âges va dans le bon sens, à savoir le fait

que nous sommes semblables au regard de l’astrologie en tant qu’êtres humains.

Cela évite même de consulter les éphémérides, à la limite. Nous apprécions

évidememnt cette interrelation bien mise en évidence entre la Lune (progressée) et

Saturne.

 

Cela dit,  au regard de l’astrologie que nous préconisons en cette deuxiéme décennies

du XXIe siècle, nous nous démarquons sensiblement de cette astrologie du siècle dernier.n

On note que l’idée que nous pourrions vivre des situations non pas au même âge

mais au même moment n’est guère évoquée bien qu’en astrologie horaire l’astrologue

aura en gros le même thème à interpréter pour ses clients successifs, si ce n’est

que la disposition des maisons se modifie très rapidement. Là encore, nous

préconisons que l’astrologue assume le fait que ses clients qui viennent le consulter

à la même époque connaissent des problémes et des enjeux comparables.

En conclusion,  ces ouvrages restent étrangers en grande partie – sauf à aborder

l’Astrologie Mondiale qui pourrait mettre l’accent sur un vécu collectif, en commun-

à l’idée d’une véritable synchronie qui cesse de considérer chaque personne comme

un cas à part. Le fait de relativiser l’importance du thème natal va dans le bon sens.

Si l’astrologie du XXe siècle reste marquée par l’image d’une astrologie qui place

chacun sur sa petite planéte,  nous pensons que le XXIe siècle  devrait passer à un

autre discours qui est au contraire celui  d’une prise de conscience d’une condition

humaine partagée  dans un même ici et maintenant.

 

 

JHB

05. 08. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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