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Le septénaire, un amalgame entre les facteurs masculins et féminins

Posté par nofim le 6 août 2014

 

 

Le subterfuge du septénaire

Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

 

On oppose souvent les tenants du septénaire à ceux qui intègrent les « transsaturniennes » dans le clavier astrologique mais  le septénaire lui-même fait problème en ce qu’il associe deux types d’astres bien différents aux yeux des Anciens, à savoir d’un côté les luminaires et de l’autres les 5 planètes et c’est par abus de langage que l’on parle des  7 planètes  chez les astrologues, plaçant les luminaires sur le même pied que les planètes proprement dites qui n’ont été décelées que bien plus  tard. C’est ainsi que le récit de la  Création nous parle d’un cosmos comportant les luminaires et les étoiles (fixes) mais sans mentionner les étoiles « errantes » (en  grec planètes).

Il s’agit en fait d’un véritable contresens car on sait par ailleurs que la tradition consistant à dire que l’on est de tel ou tel signe passe par la position du soleil ou de la lune, selon les astrologies. Les luminaires sont des marqueurs et sur leur parcours, ils passent d’un secteur à un autre, chaque secteur pouvant être associé à une divinité, masculine ou féminine qui, au départ, n’est nullement associée à une planète, comme le montre la lecture de Manilius .(Ier siècle de notre ère, un siècle avant la Tétrabible de  Claude Ptolémée, deux ouvrages parus dans  les années 70 dans la Bibliotheca

Hermetica  de René Alleau). Ce n’est que lorsque l’on découvrit l’existence des 5 planètes, que l’idée vint  d’associer certains dieux aux dites planètes.  L’Astrologie Chinoise  (cf. l’ouvrage d’Eulalie Steens,  Rocher) nous parle d’une astrologie des 5 planètes associées à 5 Eléments (le métal en plus des 4

Eléments que l’on connait, cf  R. Gleadow  qui  fournit un

tableau avec le bois pour Jupiter, le feu pour Mars, la terre

pour Saturne, le métal pour Vénus et l’eau pour Mercure

(Les origines du Zodiaque, Ed Stock cf  aussi Jean-Michel Huon de Kermadec,  Les huit

signes de votre destin. Introduction à la pratique astrologique chinoise. Ed Asiathèque

1981, pp 27 et seq)

. On voit que les relations entre astrologie et astronomie sont passées par des stades successifs et qu’il est faux de dire qu’à l’origine l’astrologie et l’astronomie ne faisaient qu’un, c’est là une réécriture fallacieuse du passé comme il y en a  eu une  quant à la genèse des Centuries attribuées à Nostradamus. Quand un historien tient certains propos, il devient un faussaire qui contrefait le passé.

Le dispositif des domiciles et des exaltations nous apparait donc comme déjà tardif puisqu’il entérine une astrologie du Septénaire, ce qui  brouille la dialectique entre deux catégories d’astres, ceux qui  sont des  « pointeurs » qui désignent   successivement tel ou tel signe et ceux qui  sont symboliquement associés  à l’un ou l’autre des 12 signes. Autrement dit,  les luminaires n’ont pas à être  associés à un signe en particulier puisqu’ils ont vocation  à passer d’un signe à l’autre. Ne confondons pas planètes masculines /mâles et planètes féminines/femelles (comme en électricité) Or c’est ce qui se passe quand on parle d’un Septénaire  ou d’un septénaire augmenté de planètes au-delà de Saturne sans parler des astéroïdes  (dont Pluton fait d’ailleurs désormais partie)

Selon nous,  il convient aussi de ne pas placer Saturne au sein  du groupe des 5 « planètes » car  cet astre, le plus lent du groupe,  a été selon nous assimilé au statut des luminaires en raison de ses similitudes numériques avec la Lune, ce qui explique que la Lune progressée  corresponde en gros à un cycle de Saturne. Saturne serait donc un « marqueur » à l’instar des luminaires, ce qui donne un groupe de 3 marqueurs face à un groupe de 4  « signes » ce qui  convient fort bien  à une division en 4 de l’espace qui nous apparait comme une donnée récurrente de toute la structure astrologique.

Nous pensons donc qu’une astrologie à trois marqueurs a du exister qui se réfère directement à une réalité astronomique, et qui  exige la connaissance réelle de ce « trio » au regard de l’astronomie alors que les dieux asso ciés aux « planètes »  ne sont que des « signifiés » et non des signifiants, ce qui fait qu’à l’origine, leur   réalité astronomique était  sans importance pratique. C’est avec  le Septénaire que  cette distinction s’est perdue et que l’astrologie s’est mise à placer ces 4 « planètes »  sur le même pied que les  trois  « marqueurs ». C’est dire que déjà au stade du septénaire, l’astrologie était déjà  sur une mauvaise pente.  Le septénaire n’est aucunement  fondateur. Il est une déviance au même titre que l’intégration de nouvelles planètes à partir de la fin du XVIIIe siècle, dans la foulée de la lunette de Galilée (début XVIIe)

Si l’on a bien suivi notre propos, force est de conclure que les disposiitifs des exaltatiions  et des domiciles correspondent déjà  à un stade tardif de l’astrologie du fait qu’ils placent les luminaires dans le zodiaque ainsi d’ailleurs que Saturne.  L’idée d’une astrologie comportant 4  stades successifs

correspondant à Mars, Jupiter, Mercure et Vénus nous parait de bon aloi avec deux planétes « intérieures » (Mercure et V énus) et deux « extérieures ( Mars et Jupiter), ce qui donne deux couples intéressants : Mars- Vénus et Mercure-Jupiter . (et non Jupiter-Saturne comme le proposait André Barbault dans les années Cinquante).

On ne peut pas être au four et au moulin :  on ne met pas dans le même sac les luminaires ( et  Saturne qui est la véritable octave supérieure de la Lune comme l’a bien compris Rudhyar)  et les 4 « dieux planétaires » dont la position dans le ciel  ne fait sens que lorsqu’ils sont  « transités » par l’un ou l’auitre des trois marqueurs non pas en tant que planétes mais en tant que « maîtres » de secteurs.

 

 

 

 

JHB

06 08  14

 

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