L’astrologie écartelée entre le 12, le 7 et le 4.

Posté par nofim le 8 août 2014

 

 

L’astrologie des 4 étoiles fixes  royales  écartelée entre les 12 mois de l’année et les  cinq planétes plus les luminaires

Par  Jacques  Halbronn

 

La lecture des deux ouvrages du Britannique William Tucker, traduits en français, nous inspire des réflexions  sur l’influence des 12 mois de l’année comme une des matrices principales de l’astrologie.

Selon  Tucker,  avant Ptolémée, on  ne distinguait que 11 constellations, celle de la  Balance aurait été  prise sur une partie de celle du Scorpion.

Le fait que nous pensions que l’important était la rencontre de Saturne avec  quatre étoiles fixes royales n’est nullement affecté par  la question de la précession des équinoxes ou par celle du découpage du Zodiaque, c’est-à-dire de la « piste » sur laquelle circulent tous les  astres du système  solaire.

Nous pensons qu’il y eut diverses tentatives pour aligner l’ensemble du savoir astrologique sur les 12 mois de l’année, ne serait-ce qu’analogiquement. C’est ainsi que l’on voulut que la piste zodiacale sur laquelle passait le septénaire fut divisée en 12, d’où l’ajout de la constellation de la Balance.

Tucker écrit à ce sujet :

« Le Zodiaque  ne comptait que  onze signes,  chiffre que Ptolémée fit passer à douze en scindant

en deux le septième signe  dont il nomma la première moitié  « Les Pinces » (du Scorpion). Dans

la Paraphrase  en grec de Proclus on trouve le mot  (…) qui veut dire « Pinces » et dans la traduction

latine du Tetrabiblos celui de Chelae, dont la signification est la même. » (cf.  1981 p 51  L’astrologie de Ptolémée Ed  Payot  ( Ptolemaic Astrology 196)).

Ailleurs, Tucker (cf. Tucker Principes d’astrologie scientifique,  Payot  1939, pp. 19 et seq) note que « les Anciens écrivains comme Eudoxe, Eratosthène et Hipparque ne mentionnaient que onze signes du zodiaque. (…)Ptolémée lui-même ne parle du signe que nous appelons  Libra (la Balance) que comme les « Pinces du Scorpion ».  La première mention de Libra se trouve dans les écrits de Geminus et de Varron et désigne l’équinoxe d’automne ; son nom s’explique de lui-même par  l’égalité des  jours et des nuits à cette époque de l’année. La consécration officielle  lui fut donnée par Sosigéne  d’Alexandrie qui l’introduisit  dans le calendrier Julien

Selon nous, ce que Tucker ne signale pas assez, ce sont les étoiles fixes –et notamment les Royales- qui intéressent les astrologues et non les constellations ou les signes, si ce n’est à des fins de localisation tout comme d’ailleurs les aspects qui permettaient d’indiquer l’écart entre une planète  mobile et une étoile fixe dont la dite planète se rapprochait ou s’éloignait. (cf. aussi Tucker, Principes d’astrologie, op. cit p. 40)

Tucker  aborde certes la question des « fixes » (L’Astrologie de Ptolémée op  cité pp 51 et seq) mais dans le cadre des constellations alors que les dites étoiles  n’en dépendent qu’accessoirement. Il ne signale pas  que dans la Tétrabible, il n’y a aucun lien entre les signes et les 4 Eléments, même si l’on parle des « triplicités ». (pp/ 70  et seq)

On ne s’étonnera pas que l’ajout se soit produit à cet endroit du ciel si l’on accepte l’idée selon laquelle c’était là le commencement du Zodiaque, le mot même de balance évoquant pour nous l’Ouroboros. Les  Juifs célèbrent le début de l’année en septembre. Mais on notera que le lien balance-équinoxe vaut aussi  en principe pour le bélier.

Tout le travail de Ptolémée aura consisté à  articuler le savoir astrologique sur le 12 car la division en  12 constellations n’est intéressante qu’au regard de l’astrologie et non de l’astronomie. C’est ainsi que dans la Tétrabible il  dédoubla les domiciles pour qu’il y ait pour chaque signe une planète assignée. On sait que par ailleurs, on passera de 8 à 12 maisons de l’horoscope.(calculées à partir de l’Ascendant) Selon nous,  le septénaire a fort bien d’abord fonctionné sur une division en 8 et non pas en 12.

Mais comme le note Tucker, le fait de s’intéresser au Zodiaque, inspiré d’ailleurs de la symbolique des mois de l’année, donc des saisons directement ou indirectement, ne signifie pas pour autant que l’astrologie devait  accorder quelque importance  à la dite symbolique  au niveau de l’interprétation.

En tout état de cause,  ces diverses  divisions d’un cercle en un certain nombre de secteurs (ou maisons)- tant au niveau de la journée (ascendant/descendant)  que du mois (lune) ou de l’année-(soleil) ne faisaient qu’indiquer une progression du cycle mais nullement une influence de ces secteurs par eux-mêmes.

Que nous dit Rupert Gleadow un autre  historien anglais également  traduit en français (Stock) dans ses Origines du Zodiaque ? (The Origin of  the Zodiac  1969)  L’auteur traite largement des 12 dieux, dont le lien avec les 12 mois nous semble tout à fait évident. (cf. aussi les 12 tribus d’Israël  voir le Monde Juif et l’Astrologie  Ed Arché 1985)  Ces auteurs n’insistent pas assez sur  le passage des dieux aux planètes, phénomène d’autant plus délicat que le nombre de dieux dépasse très largement celui des planètes. On note que des 6 déesses, seule Vénus (et la Lune)  donnent leurs noms à des planètes, du moins jusqu’au début du XIXe siècle de notre ère, par le zèle des astronomes  modernes.

On a donc deux processus qui pèsent  chacun de leurs côté sur la formulation de l’astrologie : deux « faits » : d’une part les 12 rencontres  de la lune avec le soleil   sur un an  et de l’autre cinq planètes s’ajoutant aux luminaires, ce qui donne le Septénaire.  L’astrologie se trouve ainsi écartelée entre ces deux  séries, ce qu’illustre bien la Tétrabible avec ses doubles domiciles (Livre premier). En réalité, l’astrologie n’a que faire de ces deux séries, du moins en son origine. Elle s’articule sur le passage des luminaires sur les 4 étoiles fixes royales, qui divisent le cycle solaire en 4 avant même que l’on s’intéresse aux 4 saisons. On peut dire que c’est ce « fait » là qui compte principalement et non le nombre de mois ou de planètes. Mais à l’évidence, cette  première astrologie va  se disloquer. Ce fait là n’est au départ aucunement lié aux saisons. Il apparaissait comme une structure en soi qui permettait de baliser tout cycle de planètes ou de luminaires, de par sa fixité même. Mais par la suite, le fait d’avoir donné à ces 4 étoiles  les noms  que l’on connait sous le terme de « tétramorphe »  (taureau, lion, homme, aigle) correspondit à la réalité saisonnière de l’hémisphère nord. A ce moment-là   l’étoile qui correspondait au printemps fut appelée Aigle et celle en face qui correspondait à l’automne fut appelée Taureau.  Selon nous l’Aigle symbolise en effet le printemps, l’envol de la Nature et le Taureau l’animal de sacrifice que l’on tue à l’automne (tout comme le porc ) Le fait qu’actuellement  l’Aigle qui est rapproché d’une autre constellation, celle du Scorpion, corresponde à l’automne, nous indiquerait que  12000 ans se sont écoulés, soit la moitié du cycle de précession des équinoxes. (25920 ans).  On note par ailleurs que le Scorpion et la Balance (cf. supra) ont remplacé  l’Aigle. Volguine explique (Le symbolisme de l’aigle) ce phénomène  en rappelant que l’Archer était comparé à un « scorpion » du fait du dard de ses flèches, notion que l’on retrouve dans le signe suivant du Sagittaire. Cette  région du zodiaque est  la seul e qui soit marquée par des armes vouée à tuer. Cela fait penser à Héraclès qui fit grand usage  de l’arc, y compris dans le « travail » lié aux Oiseaux du Lac de Stymphale où il se serait servi de cymbales pour  faire s’envoler les dits oiseaux. C’est dire que le Zodiaque sur le plan de son symbolisme est depuis longtemps corrompu. ayant perdu l’Aigle entre autres. Il existe en  fait deux zodiaques, l’un qui  reste lié au cycle saisonnier à 12 secteurs et l’autre qui s’est figé et est décalé de 12000 ans à 4 étoiles. Mais ce décalage n’est d’aucune incidence sur la pratique astrologique telle que nous la concevons puisque chacun des cycles de 7 ans est identique dans son processus, qu’il soit lié à l’une ou l’autre des 4 étoiles fixes royales. (de par la conjonction de Saturne, octave supérieure de la Lune).

Selon nous,  le zodiaque tel que nous le connaissons a dû être

mis en place  à une période relativement tardive, d’où un

Ayanamsa d’environ 24° par rappor au point vernal.  Mais

il existait déjà une structure bien plus ancienne  correspondant

aux 4 étoiles fixes qui  correspondait  à un  cycle saisonnier

qui avait eu le temps de s’inverser. Le Zodiaque tel que

nous le connaissons est un mélange de ces deux séries.

On lit chez Gleadow  (reprenant probablement Cyril Fagan)

un passage étonnant sur les  quatre

étoiles fixes royales: l’auteur cite Aldébaran, Antarés,

Régulus mais propose Spica au lieu de Fomalhaut! Ce qui ne

permet aucunement de former un quadrilatère comportant

des côtés à peu près égaux, la constellation de la Vierge faisant

suite à celles du Lion.  Rappelons ce que dit Marguerite  Mertens Stienon dans

l’Occultisme du Zodiaque( ed Adyar 1939, pp/ 43 et seq; Rééed) et qui n’est pas assez

signalé dans les traités astrologiques actuels : Le « quaternaire primitif est représenté aux

cieux par les quatre étoiles dites royales  (…) placées dans les quatre signes fixes du

Zodiaque » . Mais étrangement,  l’auteur ne relie pes ces 4 signes fixes avec les « êtres

vivants » du Livre d’Ezéchiel qui comporte l’aigle et non le Scorpion. On a bien là

la preuve de l’existence de deux dispositifs qui sont en interférence.

 

 

 

JHB

08. 08 14

 

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