Les dialectiques zodiacales

Posté par nofim le 10 août 2014

Réflexions sur les polarités zodiacales et la précession

des équinoxes;

par  Jacques  Halbronn

Les astrologues ont coutume de relier le Zodiaque au

cycle des saisons mais en réalité, ils se contentent le plus

souvent  de plaquer une quelconque cyclicité sur les symboles

zodiacaux  plutôt que de s’intéresser directement aux dits

symboles et pour cause. On peut raisonnablement douter de la

cohérence  et des raisons de leur succession.

Nous nous intéresserons ici à la mise en évidence d’un axe

symbolique qui ne nous semble pas avoir été signalé

jusqu’à présent du fait du désordre que nous signalions.

Cet axe nous est apparu lors d’une récente étude concernant

les vignettes des douze mois de l’année, dans le Kalendrier

des Bergers qui est selon nous,  en rapport avec une tradition

bien plus ancienne à la source même des symboles zodiacaux.

Nous mettrons donc en paralléle la scéne de la tonte des

moutons et celle du dépeçage du porc, placées l’une au

printemps,l’autre en  automne.On peut y voir une sorte

d’ouroboros.

L’opposition serait selon nous la suvante: dans le premier

cas, l’animal donne quelque chose sans en mourir et dans

l’autre il perd la vie dans l’opération. Les hommes auraient

ainsi deux types de rapports avec les animaux domestiques et ce

alternativement.

D’un côté, on a des animaux qui nous livrent leur toison

(mouton), leurs oeufs (volaille) et de l’autre des animaux

qui nous livrent leur chair (boeuf, porc), .Les uns donnent plus

d’eux-mêmes que les autres.

Il y aurait donc selon nous une opposition radicale entre

le mouton et le boeuf alors que la tradition zodiacales les

associe dans un même cadre, celui du printemps. Nous avons

expliqué cette anomalie par le fait que nous avons affaire ici

à deux zodiaques qui ne fonctionnenet pas de la même façon.

L’un est construit à partir du point vernal et donc n’est pas

tributaire de la précession des équinnoxes alors que l’autre

est constitué à parir d’une certaine étoile fixe laquelle dépend

de la dite précession. Cela expliquerait pourquoi le boeuf

aurait fini par cotoyer le bélier, en parcourant tout un

diamétre, ce qui correspond à  douze mille ans environ, la

moitié de 25920 ans, grosso modo. A contrario, l’oiseau
(l’aigle du tétramorphe) serait passé du printemps à

l’automne et donc serait lui aussi en décalage par rapport

aux animaux qui sont abattus.. Pour nous, l’oiseau nous donne

ses oeufs mais non son corps, ce qui le rapproche du mouton

avec sa laine dont la perte ne menace pas son intégrité

physique..

Il s’agit là de considérations qui ne relévent pas de

l’astrologie mais du cycle saisonnier tel qu’il est vécu

par les sociétés humaines et qui a servi aux astronomes pour

situer les astres dans le ciel les uns par rapport aux autres.

Quand on étudie le Tetrabiblos, aux Livres III et IV

on observe que les planétes sont associées aux significations des dieux dont ils sont

la demeure (on disait autrefois l’étoile de tel ou tel Dieu). On

a même un développement sur la Lune directement ancré

sur les significations zodiacales (Ch IV De l’action) :

« Mais si la Lune regarde (aspecte) ceux qui dominent

l’action lorsqu’elle sort de sa conjonction avec le Soleil et

qu’elle est avec Mercure au Taureau, au Capricorne et dans le

Cancer, elle fera les poétes, les prétres et ceux qui

prophétisent par le moyen d’un bassin plein d’eau. Mais au

Sagittaire et aux Poissons, elle fait ceux qui prophétisent par

le discours qu’ils ont avec les morts et les démons. Et à la

Vierge et au Scorpion, les magiciens, les astrologues qui

disent les choses cachées et qui prédisent les futures. A la

Balance, au Bélier et au Lion, ceux qui sont divinement

inspirés, les faiseurs de songes et ceux qui conjurent les

esprits » (trad. N. Bourdin, p. 206  Ed  Culture, Arts, Loisirs,   1974)

Il nous semble que nous avons dans les deux derniers livres

de la Tétrabible une présentation de l’astrologie qui

diffère singulièrement de celle du Premier- le plus souvent

cité-  qui semblait vouloir se démarquer  de toute forme

de symbolisme.  Il n’est pas indifférent de noter que c’est

avec la Lune que l’accent est le plus fortement mis sur la

symbolique zodiacale, ce qui tient probablement au fait

d’une astrologie lunaire axée sur le passage de la Lune dans

les différents signes, eux-mêmes associés à des divinités.

(cf Manilius)

Revenons sur le cas du taureau qui est bien représenté comme

un animal de sacrifice comme le rappelle Marguerite

Mertens Stiénon (L’Occultisme du Zodiaque, Ed. Adyar

1939): « Nous pouvons   saisir clairement la signification

du  taureau  égorgé par Mithra »,  le « corps du  taureau immolé »

(p 75), que ‘ l’on retrouve dans la corrida.

Le zodiaque automnal est marqué par le « fer » qui tue : c’est

le Sagittaire avec son arc, et selon Volguine, le scorpion

désignerait aussi l’archer (sagitarius).  A la fin de l’Eté,

c’est le moment de l’abattage des bêtes, de leur

« crucifixion »  quand on se prépare à les dépecer, scéne qui

s’oppose à celle, plus pastorale, du mouton dont le fer ne

menace que la toison laquelle est vouée à repousser (à

l’instar des plantes que l’on consomme). Au printemps, le

mal n’existe pas car  rien n’y est irréparable puisque cela

répousse, puisque les poules pondent quotidiennement. En

revanche, à l’automne, c’est le capital et non les intérêts

qui sont  en jeu et la responsabilité pése plus lourd.

 

JHB

10 08  14

 

 

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